Abbatiale Sainte-Glossinde de Metz
Abbatiale Sainte-Glossinde
Image illustrative de l'article Abbatiale Sainte-Glossinde de Metz
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbatiale puis église paroissiale
Rattaché à Évêché de Metz
Début de la construction 1752
Fin des travaux 1909
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Lorraine
Département Moselle
Ville Metz
Coordonnées 49° 06′ 47″ N 6° 10′ 25″ E / 49.113153, 6.17354449° 06′ 47″ Nord
       6° 10′ 25″ Est
/ 49.113153, 6.173544
  

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(Voir situation sur carte : France)
Abbatiale Sainte-Glossinde

L’abbatiale Sainte-Glossinde est l’église d’une ancienne abbaye bénédictine fondée vers 604 par Glossinde de Champagne (580610), dans la ville de Metz, alors capitale du royaume d’Austrasie. Elle a été remaniée au fil des siècles et existe toujours, l’abbaye étant le siège de l’évêché de Metz.

Histoire

Une partie des caves est constituée de cryptoportiques gallo-romains, ayant vraisemblablement servi d’entrepôts à l’époque romaine[1].

Aux environs de l’an 604, sous le règne de Théodebert II, une jeune fille de la noblesse franque d’Austrasie, Glossinde, fille du duc de Champagne Wintrio, chef des leudes d’Austrasie, établit à l’intérieur de la ville de Metz, non loin des murs, un pieux asile qui est bientôt peuplé par cent vierges consacrées à Dieu.

Glossinde meurt six ans plus tard, le 25 juillet, à peine âgée de trente ans. Très vite, ses reliques sont vénérées et l’on signale de grands miracles réalisés par son intercession. Primitivement conservées dans l’église des Saints-Apôtres, actuel mess des officiers, ses reliques sont transférées successivement à l’église Sainte-Marie-hors-les-Murs, puis dans l’église principale du couvent, où elles sont encore visible derrière l’autel de la chapelle actuelle.

Vitrail de saint Chrodegang.

L’abbaye Sainte-Glossinde est presque le seul monastère de la ville de Metz ayant toujours conservé son emplacement primitif.

Au Xe siècle, la communauté fut spoliée de ses biens et la misère s’installe, tandis que la vie religieuse laisse à désirer. L’évêque Adalbéron Ier ordonne la restitution des biens, met sa nièce Himiltrude à la tête du monastère et fait construire en 951 une église à l’emplacement de l’édifice actuel. Nul ne sait si c’est cette église qui perdurera jusqu’en 1752. En 1473, la ville menacée par les Lorrains, fait abattre toutes les maisons et édifice du monastère qui touchent la muraille.

En avril 1552, la ville (à l’instar ses voisines Toul et Verdun) est prise par les Français. Pour des raisons d’ordre militaire, le monastère est enseveli en partie sous des fortifications édifiées sur ordre du duc de Guise… En effet, l’empereur Charles Quint ne peut laisser une cité impériale être annexée par l’ennemi sans réagir. Il fait en vain le siège de la ville de Metz en octobre mais doit se retirer au cours de l’hiver.

En 1565, le clocher est partiellement abattu jusqu’à la hauteur des voûtes et en 1611, l’entrée située au sud, du côté de la porte Serpenoise, est bâtie à son emplacement actuel. L’église est également rénovée.

En 1648, Metz devient Française de jure (Traités de Westphalie). En 1674–1676, Vauban retire à l’abbaye une grande partie de ses terrains pour construire murs et fossés de défense et le chœur de l’église est sacrifié.

En 1717, la salle du chapitre, la cuisine et le réfectoire sont construites (seule subsiste la salle du chapitre). En 1752, l’abbatiale menaçant de tomber en ruine, Élèonore Hotman entreprend la construction de la nouvelle église le 12 octobre 1752. Les architectes sont Barlet et Louis[1], l’édifice sera achevé avec son nouveau clocher en 1756. Charles de Belle-Isle, gouverneur de la province des Trois-Évêchés durant cette période, participe à la reconstruction.

Exemple unique à Metz, l’église est de style rococo. La nef, très courte, était réservée aux moniales et le transept aux laïcs. Le décor sculpté est très raffiné, mais l’œuvre la plus remarquable est la fresque de la coupole peinte par Girardet, peintre du roi Stanislas. Le mobilier (autel, baldaquin, confessionnaux, lutrin, statues, etc.) est lui-aussi remarquable. Dans la crypte, on peut toujours lire les épitaphes funéraires de quatorze religieuses[1].

Durant les troubles révolutionnaires, le clocher est à nouveau détruit. Le 31 août 1792, les religieuses sont expulsées et le 7 septembre, l’église est vidée de son mobilier. Elle sert tout d’abord de dépôt puis on y loge les bœufs de boucherie pour l’armée du maréchal Kellermann. Les bâtiments annexes accueillent l’hôpital ambulant des armées. L’église est rendue au culte en 1802 et l’abbaye désaffectée fut attribuée au logement de l’évêque qui n’avait plus de demeure (la construction du palais épiscopal près de la cathédrale ayant été interrompue par la révolution)[1].

En 1816, l’architecte Derobe restaure l’abbaye et construit le nouveau portail d’ordre dorique qui s’ouvre sur la place Sainte-Glossinde. Une dernière restauration a lieu en 1909.

Aujourd’hui, en plus d’être le lieu de résidence de l’évêque, les bâtiments de l’évêché comprennent l’administration diocésaine (secrétariat, chancellerie, service des archives, service de la communication…), l’officialité (tribunal épiscopal, responsable par exemple des procès de nullité de mariage) et les bureaux des Pèlerinages diocésains.

La chapelle Sainte-Glossinde, les petit et grand vestibules, la chapelle de l’Évêque au premier étage et la salle du tribunal ecclésiastique (ancienne salle du Chapitre) avec son décor (rez-de-chaussée) font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 7 août 1978[2].

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Notes et références

  1. a, b, c et d Présentation de l’évêché de Metz—Église catholique de Moselle. Consulté le 11 novembre 2009.
  2. Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00106811 » sur www.culture.gouv.fr.

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