Trinite-et-Tobago


Trinite-et-Tobago

Trinité-et-Tobago

Republic of Trinidad and Tobago (en)
République de Trinité-et-Tobago (fr)
Drapeau de Trinité-et-Tobago
(Détails)
Devise nationale : « Together we aspire, together we achieve » (Même idéal, même ouvrage)
carte
Langue officielle anglais
Capitale Port of Spain
Plus grande ville Port of Spain
Forme de l’État
 - Président
- Premier ministre
République
- George Maxwell Richard
- Patrick Manning
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 162e
5 128 km²
Négligeable
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 151e
1 229 953 hab.
240 hab./km²
Indépendance
 - Date
Du Royaume-Uni
31 août 1962


Gentilé Trinidadiens


IDH (2004) Augmentation 0,809 (élevé) ( 57e)
Monnaie Dollar de Trinidad-et-Tobago (TTD)
Fuseau horaire UTC -4
Hymne national Forged From The Love of Liberty
Domaine internet .tt
Indicatif
téléphonique
+1-868
Trinidad-et-Tobago carte fr.png

La République de Trinidad-et-Tobago (ou Trinité-et-Tobago) est un État caribéen situé dans la mer des Antilles, au large du Venezuela. Membre du Commonwealth, la langue officielle est l’anglais. Trinidad-et-Tobago sont composées de deux îles distantes de 32 km : Trinidad et Tobago. La capitale de ce pays est Port of Spain. Scarborough est le chef-lieu de l’île de Tobago.

Sommaire

Histoire

700 ans avant la découverte de Trinidad-et-Tobago par Christophe Colomb, l’île était peuplée par de nombreux indiens Caraïbes ou Arawaks. Au moment de la colonisation par les Espagnols, on comptait 40 000 Amérindiens. Pour cette population, l’île de Trinidad servait de transit entre l’Amérique du Sud et la Caraïbe.

La colonisation

En 1498, Christophe Colomb découvre l’île de Trinidad. En 1532, l’Espagne s’empare de l’île et débute la période de la colonisation espagnole. L’origine diverse de ses habitants donne naissance à une culture particulière à l’île, dont le carnaval qui est un élément essentiel. Deux langues coexistent sur l’île : la langue créole et la langue française qui devient la langue véhiculaire. En effet, cette île est à prédominance française malgré sa colonisation par les Espagnols. Ce phénomène va faire dire à Eric Eustace Williams, historien trinidadien et premier ministre de son pays 1962 à 1981 : « L’Espagne règne, mais la France gouverne[1] ».

En 1797, Trinidad-et-Tobago sont conquises par les Anglais à qui elles sont officiellement attribuées en 1802. Tobago fait partie de la Windward Islands Colony (la colonie des îles-du-Vent) jusqu’en 1899, où elle est rattachée à Trinidad pour former une seule colonie, afin de lui apporter une plus grande stabilité financière. Tobago devient alors une annexe de l’île de Trinidad.

L’indépendance de l’île

En 1962, Trinidad-et-Tobago devient un État indépendant. Le début des années 1970 marque pour cette île une période de grave crise économique et sociale. Le choc pétrolier de 1973 engendre une hausse rapide des revenus pétroliers du pays. Au début de l’année 1975, le taux de chômage atteint 17 % et celui de l’inflation 23 %.

En 1976, le pays devient une république au sein du Commonwealth. Dans les années 1990, l’île vit un essor économique grâce aux revenus du pétrole.

Géographie

Réunis depuis 1889 sous une même administration coloniale et obtenant l’indépendance en 1960 au sein du Commonwealth, Trinidad-et-Tobago sont les plus méridionales de toutes les îles de la Caraïbe. Ces îles des Antilles sont localisées à 12km au large du Vénézuela, à proximité du golfe de Paria. D’une superficie totale de 5 128 km2, cet état comprend deux îles (Trinité-et-Tobago), distantes de 32 km ayant respectivement pour superficie 4 827 km2 et 303 km2.

L’île de Trinidad est constituée de trois chaînes sédimentaires plissées, de direction est-ouest, entre lesquelles s'étendent deux plaines drainées par la Caroni au nord et l'Orthoire au sud. Quant à l’île de Tobago, c’est un plateau d'origine volcanique creusé de nombreuses vallées.

Les principales villes sont Port of Spain avec 50 076 habitants, San Fernando (30 115 habitants) et Arima (29 483 habitants). L’État compte plus de 1,3 million d’habitants. L'une des principale agglomération est l'East-West Corridor qui regroupe 41 % de la population.

Trinidad-et-Tobago est divisée en neuf comtés (Diego Martin, San Juan, Arima-Tunapuna-Piarco, Chaguanas, Couva-Tabaquite-Talparo, Sangre Grande, Siparia, Peñal Débé et Princes Town), en trois municipalités (Port of Spain, Point Fortin et San Fernando) et une section (Tobago). Le pays est occupé par trois chaînes de montagnes dans la partie nord qui sont la continuité de la cordillère vénézuélienne, Northern Range et Southern Rande. L’altitude maximale du pays est atteinte par le mont Aripo qui culmine à 940 mètres.

Démographie

Trinidad and Tobago.png

En 2009, Trinidad-et-Tobago compte environ 1 220 000 habitants. La plupart des habitants (94,2%) communiquent en anglais trinidadien. La densité de la population s’estime à 240 hab./km². Le taux de fécondité est estimé à 1,27 enfant par femme.

Le taux de mortalité est proche de 10,5 pour mille et 4,3 pour mille pour le taux de mortalité infantile.

L’espérance de vie des hommes est inférieure par rapport à celle des femmes (73 ans contre 80,7 ans).

Le taux d'homicides a été en 2008 de 44,3 homicides pour 100 000 habitants.

Concernant la population par tranches d’âge, 25,6 % de la population ont moins de 25 ans, 58,1% ont entre 25 et 64 ans et 16,3 % ont plus de 65 ans.

Le taux d’urbanisation reste faible (50,8 %) par rapport à la moyenne. Très peu d’habitants sont analphabètes (0,3% des hommes et 0,4% des femmes).

Économie

Avec un PIB de 18 milliards d’euros en 2007, Trinidad-et-Tobago est l’un des États les plus dynamiques de l’espace Caraïbe grâce à l’essor depuis 1907 de son secteur pétrolier.

Malgré certaines difficultés dues au premier choc pétrolier (1973), elle connaît au XXIe siècle une situation florissante grâce aux nouveaux investissements étrangers.

Trinidad-et-Tobago renferme également des gisements de gaz naturel ainsi que de l’asphalte (production qui s’élève jusqu'à 26 000 tonnes par an). Ces dernières années, ce pays s’est beaucoup développé dans le secteur énergétique suite à l’intervention de l’entreprise Amoco, qui, en 1997 et 1998, a découvert d’importantes réserves de gaz et de pétrole.

Au XXIe siècle, le secteur pétrolier et gazier permet à ce pays de se placer cinquième producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), ainsi que premier fournisseur en GNL pour les États-Unis, ce qui représente 72% des importations américaines. La production de gaz est ainsi exportée à environ 50 % sous forme de GNL.

Ces ressources naturelles ont permis de développer en grande partie l’industrie pétrochimique, ce qui place ainsi Trinidad-et-Tobago en tant que premier exportateur mondial de méthanol et d’ammoniac.

Le secteur de l’énergie représente donc à lui seul 40% du PIB et 86% du total des exportations du pays.

En 2005, la république de Trinité-et-Tobago a refusé de s’associer à une alliance nommée « Petrocaribe ». Composé de 12 pays du CARICOM, cette alliance permet d’acheter le pétrole à des conditions de paiements préférentielles.

Les ressources en gaz naturel ont aussi permis le développement des industries de l’acier et de l’aluminium. D’autres ressources, comme le charbon, le fer ou le gypse, sont trop limitées pour jouer un rôle économique.

Le tourisme est un secteur en pleine expansion, mais comparé aux autres îles de la région, il est relativement faible : alors que la République dominicaine attire chaque année près de 2,8 millions de visiteurs, Trinidad-et-Tobago n’en accueille que le tiers.

L’activité agricole est assez importante. La production de canne à sucre était auparavant pratiquée dans ce pays mais elle a cessé depuis 2007 laissant place à la production d’autres produits tels que le cacao, le coco, les agrumes…

Malgré de nets efforts dans l’économie de ce pays, il reste cependant de nombreuses inégalités. Le gouvernement trinidadien s’est fixé comme objectif d’atteindre d’ici 2020 le statut de pays industrialisé. La réalisation de cet objectif dépend principalement de la découverte éventuelle de gisements de gaz.

Politique

Trinidad-et-Tobago est une République dont le régime politique est inspiré du système britannique.

Historique

Après la découverte par Christophe Colomb de l’île de Trinidad (Trinidad en l’honneur de la Sainte Trinité) et Tobago (nommé Bella Forma), l’Espagne prit possession des lieux en 1532 et l’économie de Trinidad compta un grand nombre de plantations de canne à sucre et de cacaotières.

Conquise par les Britanniques en 1797, l’île de la Trinidad leur fut concédée définitivement en 1802 (traité d’Amiens). Quant à l’île de Tobago, elle passa successivement sous tutelle espagnole, britannique, néerlandaise et française.

En 1889, celle-ci est rattachée à Trinidad afin de lui garantir une plus grande stabilité financière. Trinidad-et-Tobago fit partie de l’éphémère fédération des Indes-Occidentales à partir de 1958 avant de devenir un État indépendant et membre du Commonwealth en 1962.

En 1976 remplaça la Reine d'Angleterre par un président à la tête de l’État.

Pouvoir exécutif

Le Président de la République est élu par un collège électoral composé des membres des deux chambres. Celui-ci nomme le Premier ministre parmi les parlementaires.

Pouvoir législatif

Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement. Celui-ci est composé de deux chambres :

  • la Chambre des représentants qui compte 36 membres élue au suffrage universel tous les cinq ans (scrutin majoritaire à un tour),
  • le Sénat qui compte 31 membres, dont 16 issus du parti au pouvoir et nommés par le Premier ministre, 6 issus de l’opposition nommés par le chef de l’opposition et 9 indépendants nommés par le Président.

Partis politiques et élections

En 2008, deux partis dominent la scène politique : le People’s National Movement (PNM), actuellement au pouvoir et dont l’électorat est majoritairement d’origine africaine, et l’United National Congress (UNC), qui recrute pour l’essentiel parmi la population originaire du sous-continent indien.

Politique extérieure

Trinidad-et-Tobago est membre de : l’ONU (Organisation des Nations Unies), l’OEA (l’Organisation des États américains), l’AEC (Association des États de la Caraïbe), la CARICOM (Communauté caribéenne) et le Commonwealth.

Trinidad-et-Tobago est un pays à revenu intermédiaire qui est en bonne santé économique. Cela lui donne donc vocation à consolider son rôle à l’échelle régionale au sein de la CARICOM, dont le Secrétaire général est depuis 1992 trinidadien (M. Carrignton), et au sein de la direction des pays d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud avec lesquels le pays est lié par des accords commerciaux et de coopération.

Des ambassades de Trinidad-et-Tobago devraient être prochainement ouvertes non seulement au Costa Rica ou à Cuba mais également en Malaisie ou encore en Ouganda, afin que le pays étende sa couverture diplomatique.

Le Premier ministre trinidadien, lors du 8ème Sommet de l’Union africaine de janvier 2007, a proposé à 7 pays (Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Nigeria, Congo, Cameroun et Angola) l’expertise trinidadienne en matière énergétique.

Trinidad-et-Tobago accueillera en 2009 le sommet des Amériques et le sommet du Commonwealth.

Le pays est également un des initiateurs de l’Association des États de la Caraïbe dont le secrétariat général se trouve à Port of Spain.

En ce qui concerne la crise haïtienne Trinidad-et-Tobago a adopté une attitude assez ouverte et s’est attaché à ce que la communauté caribéenne puisse apporter une aide au peuple haïtien. C’est ainsi que des ingénieurs de la compagnie Trinidadienne Petrotrin se sont rendus à Port-au-Prince en mai 2005 pour évaluer les besoins du pays en matière énergétique.

En matière de lutte contre la drogue, le pays collabore activement à la coopération régionale et accueille le siège du secrétariat du Groupe d’action financière des Caraïbes (GAFIC) : Le pays organisé le 22 et 23 mai 2007 la neuvième réunion à haut-niveau du mécanisme de coordination et de coopération UE- Amérique latine-Caraïbes sur les drogues, permettant l’adoption d’une déclaration fixant pour les années à venir de nouveaux axes de coopération entre les deux régions.

De plus, Trinidad-et-Tobago a signé un accord, en septembre 2005, avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime. Il permettant aux personnels des services de police, de l’immigration et des douanes de bénéficier d’un programme de formation en matière d’application de la loi.

Les États-Unis et Trinidad-et-Tobago entretiennent une relation privilégiée : la majeure partie des investissements provient de cette puissance mondiale. C’est notamment pourquoi, lors du dernier sommet des Amériques qui s’est tenu à Mar del Plata en novembre 2005, Trinidad-et-Tobago s’est montré partisan du projet de zone de libre échange des Amériques (ZLEA).

Dans le cadre du 10e FED (Fond européen de développement de 2008 à 2013), la programmation de l’aide de l’Union européenne se monte à 25,9 M€ et se fixe comme priorités le soutien à la transition économique et l’appui à la bonne gouvernance.

Sports

Le sport est un élément capital sur les deux îles. Trois sont très populaires dans le pays : l’athlétisme, le football et le cricket.

Ato Boldon à gauche.
  • En athlétisme, le plus célèbre athlète est Ato Boldon qui a remporté de nombreuses médailles dans les catégories du 100m et du 200m avec notamment une médaille d’argent sur le 100m aux jeux Olympiques de Sydney en 2000 et une médaille d’or sur 200m aux championnats du monde d’athlétisme de 1997 à Athènes. Actuellement de nombreux athlètes trinidadiens sont reconnus internationalement en athlétisme comme Marc Burns, Darrel Brown ou encore le vice-champion olympique au 100m Richard Thompson.
Dwight Yorke.
  • Le football est un sport qui est populaire à Trinidad-et-Tobago, surtout depuis la qualification historique du pays pour sa première participation à une coupe du monde de football en 2006. Il était alors le plus petit pays représenté lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne. Si cette qualification a été possible c’est grâce au joueur Dwight Yorke, un attaquant trinidadien qui a évolué plusieurs années dans l’équipe de Manchester United dans laquelle il a remporté de nombreux titres dont celui de meilleur buteur de la Ligue des Champions (compétition européenne de football).
Brian Lara.
  • Le cricket est également très populaire sur les deux îles. Bien que n’ayant pas d’équipe représentant le pays sur la scène internationale, il existe de grands joueurs de cricket, dont Brian Lara qui a longtemps été considéré comme le meilleur batteur du monde.

Culture

Le carnaval

Il existe à Trinidad-et-Tobago un carnaval, le plus célèbre de la Caraïbe. Il est un élément essentiel de la culture du pays. Il se déroule chaque année jusqu'au mardi gras dans les rues de Port of Spain. Cet événement est très important pour les habitants, il présente toute une tradition.

Celle-ci a des origines françaises. Elle remonte à l’arrivée sur les îles des premiers colons catholiques français invités par les Espagnols à la fin du XVIIIe siècle. Les colons français ont acclimaté la tradition du carnaval, des bals costumés et des grandes fêtes se déroulant juste avant le Carême. Les esclaves travaillant dans les plantations de café et de cacao ont parodié leurs maîtres à travers des fêtes secrètes pour oublier la dureté du travail. Aujourd'hui, c’est toute la population du pays qui est touchée avec cet événement dans lequel un autre aspect de la culture trinidadienne y est fortement représenté : la musique. Ce carnaval se déroule au son du calypso donné par les steel bands et de la soca, plus énergique, particulièrement plébiscitée par les jeunes. Le calypso est un style de musique local dans lequel le chanteur ou la chanteuse improvise, c’est un style qui a pour origine les temps d’esclavages ou encore de guerres. Le "steel pan" est un instrument de musique fabriqué initialement avec des fûts de pétrole vides. Lors des années de la période 1930, l’idée de l’instrument est née : les habitants ont commencé à frapper sur des récipients en métal. Cela apportait une sonorité totalement différente des tambours de peaux tendues déjà bien connus. Au fil des années, l’instrument a évolué notamment grâce à des personnalités comme Winston Spree Simon ou encore Elie Mannette. Ils ont beaucoup contribué à son changement et aussi à son amélioration technique. Aujourd’hui, mondialement connu, il est utilisé lors de nombreux évènements musicaux . Conçu et fabriqué à partir de bidons de pétroles, il peut produire des tonalités différentes.

Le créole trinidadien

Le créole trinidadien, proche du créole martiniquais, est désormais aujourd'hui peu employé et, de là, moins compris. Cependant, au sein de certains villages du nord du pays, des personnes le parlent encore couramment.

Noël

Lors des fêtes de fin d'année, des groupes de parang jouent dans leurs quartiers. Traditionnellement, les musiciens munis d'instruments à cordes et de chachas interprètent des chants religieux en espagnol. Peu à peu l'Anglais, la soca et les rythmes indiens se mélangent à cette musique.

Héritage indien

Au XIXe siècle, une forte immigration indienne fut organisée pour remplacer les esclaves dans les plantations. En conséquence, La culture trinidadienne comporte un important héritage indien. Il se retrouve notamment dans la musique et la cuisine.


Fêtes

    • Saint-Sylvestre (le 1er janvier)
    • Le jour de la libération (le 30 mars)
    • Anniversaire de l’arrivée des premiers Indiens (30 mai)
    • Fête du Travail (19 juin)
    • Fête de l’émancipation (1er août), célébrant l'abolition de l'esclavage de 1838 et l'émancipation des noirs.
    • Jour de l’indépendance (31 août)
    • Boxing Day (26 décembre)
    • lundi et mardi gras (fête mobile)

Galerie photos

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Notes et références

Liens externes

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