Histoire de l'olympique de marseille


Histoire de l'olympique de marseille

Histoire de l'Olympique de Marseille

Cet article présente l'histoire de l'Olympique de Marseille.

Sommaire

Genèse

Selon André Gascard, ancien joueur, entraîneur et dirigeant avant de devenir archiviste de l'OM, le club omnisports de l'Olympique de Marseille est fondé par René Dufaure de Montmirail[1] en 1892, bien que son nom actuel soit adopté en 1899. Le club est en fait issu de la fusion du Football Club de Marseille et du club d'escrime L'Épée. Les statuts du club sont adoptés en assemblée générale extraordinaire en août 1899 et reconnus officiellement par arrêté préfectoral le 12 décembre 1900[2]. Aux débuts du club omnisports, le rugby est le sport vedette, et c'est à ce moment que la devise du club Droit au but prend son origine. Affilié à l'USFSA depuis 1898, le football est pratiqué grâce à l'impulsion d'Anglais et d'Allemands véritablement à partir de 1902. De tous les clubs de football de la cité marseillaise, l'OM grâce à son organisation et son budget devient rapidement le club phare de la ville (reléguant le Sporting, le Stade ou la Phocéenne au second plan) et évolue au stade de l'Huveaune.

En 1904, l'OM remporte son premier championnat du littoral (concernant les clubs de Marseille et sa banlieue) et participe aux phases finales du onzième championnat de France. À cette époque, le terme « association » est le plus souvent employé tandis que le mot « football » désigne principalement le rugby, notamment en province.

Sur le plan national, l'OM n'arrive pas à franchir la dernière marche en tombant en demi-finales en 1904, 1905, 1906 et 1908, mais domine sans partage au niveau régional en décrochant cinq titres de champion de France d'affilée. Mais le club rival du Stade Helvétique de Marseille met fin à cette domination et accroche même trois titres de champion de France.

La Première Guerre mondiale va suspendre presque toute activité sportive. La paix revenue, une toute nouvelle épreuve qui va faire de l'OM son plus illustre représentant apparaît : la Coupe de France. Le premier match voit l'OM battre l'Herculis de Monaco sur le score de 7 buts à 0[3]. Au niveau national, l'OM échoue en finale du Championnat de France USFSA face au Havre AC (4-1). L'Olympique de Marseille réalise ainsi sa première grande performance au niveau national, même si la diversité des compétitions nationales relativise ce parcours.

Premières victoires nationales

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C'est à partir des années 1920 que l'Olympique de Marseille acquiert une renommée sur le plan national. Marino Dallaporta devient président en 1921 et débute une politique d'achat de stars, imitant ainsi la politique du grand rival sètois, en recrutant à Paris pour la nouvelle saison 1923-1924, Édouard Crut et Jean Boyer, le premier étant international militaire, le second ayant participé à la victoire historique de la France contre l'Angleterre en mai 1921 en marquant l'un des trois buts français[4]. L'OM remporte à trois reprises la Coupe de France en 1924[5] (succès 3-2 face au FC Sète), 1926[6] et 1927 [7], devenant ainsi le premier club de province à s'adjuger ce trophée. Marseille redevient la place forte du football régional en accrochant deux titres de champions du Sud-Est. L'OM poursuit sur sa lancée en remportant le championnat de France amateurs en 1929 contre le Club français[8].

Aux débuts des années 1930, l'OM continue sur ses succès, s'impose encore dans le Championnat Sud-Est et se livre à de grandes rencontres face à l'autre grand club de la région : le FC Sète. Tous ces succès permettent à l'OM d'adhérer au groupement des clubs professionnels et d'intégrer le nouveau Championnat de France professionnel créé en 1932. Cette adhésion, donnant le statut de club professionnel au club olympien, entraîne un remaniement de toute son organisation en nommant un président, un secrétaire général et un trésorier entre autres[9].

Entrée dans l'ère du professionnalisme

Ce championnat national est divisé en deux poules, l'OM terminera second[10] de sa poule derrière le futur champion de France, l'Olympique Lillois, bien qu'ils les aient battus en match d'ouverture sur un score sans appel de 7 buts à 0[11].

Les supporters attendent 1937 pour voir enfin l'OM remporter son tout premier championnat de France, ceci grâce à une meilleure différence de buts vis-à-vis du FC Sochaux (+30 contre +14)[12]. Le 13 juin 1937, l'OM prend ses quartiers au Stade Vélodrome, ayant alors une capacité de 35 000 places, lors d'un match amical contre le Torino (2-1)[13]. Entre-temps, l'OM assume avec succès sa réputation de « club de coupe » en remportant de nouveau la Coupe de France en 1935 (où ils deviennent le club le plus titré avec le Red Star[14]) et 1938[15], après avoir échoué contre le FC Sète en 1934[16]. L'équipe, malgré malgré le départ de son gardien Di Lorto pour le FC Sochaux[17], est renforcée par l'arrivée d'un jeune attaquant français, Mario Zatelli qui deviendra au fil du temps un personnage emblématique du club (comme joueur puis entraîneur), du brésilien Vasconcellos et du Marocain Larbi Ben Barek (surnommé la « perle noire »[18]). Les Olympiens, qui déménagent du stade de l'Huveaune pour jouer au Stade Vélodrome[13], sont vice-champions en 1938 et 1939.

Années 1940

Le football continue malgré la Seconde Guerre mondiale et en 1941 Marseille termine premier du championnat de la zone Sud ; ce titre n'est pas comptabilisé dans le palmarès olympien. En 1942-1943, l'OM fait parler la poudre ; 100 buts[19] sont inscrits en championnat dont 20 au cours d'un match contre Avignon sur le score de 20-2 et où Emmanuel Aznar inscrit 8 buts[20]. Dans le même temps, le club remporte, après un échec en 1940 face au RC Paris[21] (2-1), pour la cinquième fois la Coupe de France contre les Girondins de Bordeaux (4-0), ceci grâce à une bonne génération de footballeurs comme Roger Scotti ou encore Georges Dard. En 1945, l'OM dispute la Coupe de la Libération (renommée ensuite Coupe de la Victoire) et échoue en finale au Stade de l'Huveaune face au FC Metz[22].

En 1948, l'OM redevient champion de France, onze ans après le dernier titre, grâce à un match nul obtenu dans les derniers instants d'un match contre le FC Sochaux et deux succès contre le CO Roubaix-Tourcoing (6-0) et le FC Metz (6-3)[23]. En 1949 est lancée une seconde équipe professionnelle appelée Marseille II, qui deviendra une simple succursale de l'OM, et qui disparaîtra dans l'anonymat en 1951[24].

Années 1950 et premières descentes

En 1952, l'OM échappe de peu à la relégation grâce notamment à son buteur suédois Gunnar Andersson (qui terminera meilleur buteur de ce championnat) et réussit à sauver sa place lors des barrages contre le Valenciennes FC où l'OM perd 3-1 au match aller avant de s'imposer 4-0 au match retour[25]. L'OM reçoit aussi cette saison une véritable leçon de football de l'AS Saint-Étienne, venu s'imposer à Marseille 10-3[26].

En 1953, Gunnar Andersson conserve son titre de meilleur buteur en inscrivant 35 buts, soit 56% des buts marseillais[27], ensuite l'OM parvient à deux reprises en finale d'une compétition, celle de la Coupe de France en 1954 perdue 2-1 contre l'OGC Nice avec le retour de Ben Barek, et celle de la Coupe Drago en 1957 gagnée 3-1 contre le RC Lens.

Malgré ses coups d'éclats en coupes, l'OM n'y arrive pas en championnat. Après un maintien obtenu à la dernière journée en 1958[28], Marseille descend pour la première fois de son histoire en deuxième division en 1959. Même la Coupe ne réussit plus à l'OM ; ils tombent au premier tour face au dernier de D2. Les Marseillais font péniblement leurs débuts en deuxième division en terminant dixième. Après une première tentative en 1961, ls Marseillais remontent en 1962 mais redescendent de nouveau en 1963, après une piètre dernière place[29], avec une première participation en Coupe des villes de foires où ils tomberont dès le premier tour face aux Belges de l'Union Saint-Gilloise sur un score cumulé de 4 buts à 3 .

1965 : arrivée de Marcel Leclerc

Marcel Leclerc, natif de Marseille, décide de reprendre la tête de l'OM en 1965 alors que le club végète en deuxième division et vient de faire une saison des plus catastrophiques : les Olympiens terminent 14ème dans un championnat de D2 composé de 16 équipes, sont humiliés au sixième tour de la Coupe de France au Vélodrome contre les amateurs du Gazélec Ajaccio (1-5). Cette saison est aussi celle d'un match tristement célèbre pour les Marseillais, celle de la plus faible affluence au Vélodrome à ce jour : le 23 avril 1965, seulement 434 spectateurs sont présents à Marseille pour assister à la confrontation OM-Forbach[30]. Mario Zatelli, arrivé un an auparavant occupe le poste d'entraîneur. Progressivement, l'ambition de Leclerc permet au club marseillais de remonter en première division en 1966 puis de remporter sa sixième coupe de France en 1969[31] et après une magnifique lutte contre le rival stéphanois de décrocher le titre de champion de France en 1971 avec un duo d'attaquants composé de Josip Skoblar (qui marque 44 buts) et de Roger Magnusson[32]. L'OM frappe ensuite un grand coup en recrutant les Verts Georges Carnus et Bernard Bosquier.

En 1971, l'OM participe pour la première fois à la Coupe d'Europe des clubs champions[33], mais est éliminé une première fois au deuxième tour par l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff puis par la Juventus de Turin[34] en 1972, l'année où Marseille réalise pour la première fois de son histoire le doublé championnat-coupe[35].

Cette période reste ancrée dans la mémoire collective marseillaise, notamment caractérisée par son président Leclerc qui lui permit de redonner des titres à un club en perte de vitesse. C'est sous son ère que le public marseillais a la chance de pouvoir voir évoluer Josip Skoblar, Roger Magnusson, Jean Djorkaeff et Jules Zvunka. Mais Marcel Leclerc sera contraint de démissionner en 1972 et accusé de détournement de fonds[36]. Après une saisons difficiles avec une douzième place, notamment marquée par le départ de Roger Magnusson pour le Red Star et une élimination sévère face au FC Cologne en Coupe UEFA, le club finit vice-champion en 1975 avec les Brésiliens Paulo César Lima et Jair Ventura Filho (connu sous le nom de Jaïrzinho, qui terminera sa carrière dans l'Hexagone avec une suspension d'un an pour avoir bousculé l'arbitre en quart de finale de Coupe de France contre le Paris-SG[37] ) et gagne une neuvième victoire en coupe de France en 1976[38]. Les saisons suivantes, l'OM termine douzième puis quatrième et en 1979, le retour de Jules Zvunka fait remonter la pente à un OM malade[39].

1980-1986 : années noires

Stade Vélodrome

Le début des années 80 est plus que difficile pour les phocéens qui se voient relégués en deuxième division en 1980. La saison 1980-1981 est la saison noire de l'OM. L'Olympique de Marseille est mis en liquidation judiciaire en avril 1981. Tous les joueurs et le personnel sont mis au chômage. En deuxième division, la direction du club décide de mener une politique de promotion des jeunes en intégrant dans l'équipe première les Minots[40], vainqueurs de la coupe Gambardella deux ans plus tôt, où figurent notamment José Anigo, Éric Di Meco ou encore Jean-Charles De Bono. Ces jeunes évitent la relégation en troisième division en ne perdant aucune des six dernières rencontres de la saison, battant même Montpellier nouveau promu (3-1)[40]. Après deux saisons où les Minots frôlent la montée (ils terminent troisième puis quatrième), le président Jean Carrieu recompose en 1983 une équipe avec des recrues Zarko Olarevic, Saar Boubacar, François Bracci et le club retrouve sa place dans l'élite au terme d'une saison extraordinaire[41].
Le retour à l'élite est compliqué mais les Marseillais arrivent à accrocher le maintien et la saison suivante perd la finale de la Coupe de France 1986 face aux Girondins de Bordeaux (2 buts à 1 aux prolongations)[42].

1986-1994 : Tapie aux commandes

Arrivé à l'initiative du maire de Marseille, Gaston Defferre courant 1986, l'homme d'affaires Bernard Tapie prend les rênes du club avec une ferme intention : remporter la Coupe d'Europe[43]. Il est à l'origine de la page la plus glorieuse de l'histoire du club.

Ces années se caractérisent par de nombreux changements d'équipe-type et d'entraîneurs. À son arrivée, il engage Karl-Heinz Förster, qui avait disputé deux coupes du monde au sein de l'équipe d'Allemagne, et Alain Giresse, arraché aux rivaux bordelais. Autrement dit, Tapie se donne d'entrée les moyens de ses ambitions. Année après année, l'équipe est modifiée et améliorée de façon à être plus performante.

L'ère Tapie voit se succéder des joueurs tels que Jean-Pierre Papin, Chris Waddle, Klaus Allofs, Enzo Francescoli, Abedi Pelé, Didier Deschamps, Basile Boli, Marcel Desailly, Rudi Völler ou Eric Cantona et des entraîneurs de grand talent tels que Franz Beckenbauer, Gérard Gili ou Raymond Goethals. Sous sa présidence, le club remporte au niveau national, après avoir été le dauphin des Girondins de Bordeaux en 1987, quatre championnats de France de 1989 à 1992 et une coupe de France (1989). Cette coupe de France, qui offre un doublé à l'OM, est marquée par une finale de légende durant laquelle Jean-Pierre Papin inscrit un triplé crucifiant l'AS Monaco (victoire finale 4-3). Lors de la remise de la coupe, JPP fera même la bise à François Mitterrand[44]. Les Monégasques se vengeront en 1991 (défaite 1 but à 0).
Mais pourtant c'est bien au niveau européen que l'OM va vivre ses plus grandes heures. Le club atteint les demi-finales de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1988 face à l'Ajax Amsterdam de Dennis Bergkamp[45] ainsi que la demi-finale litigieuse en Coupe d'Europe des clubs champions face au Benfica Lisbonne en 1990 ; les Olympiens avaient gagné le match aller de la demi-finale 2-1 et le score du match retour était de 0-0 quand le lisboète Vata marqua un but de la main validé par l'arbitre[46]. En 1991, le club échoue en finale de Coupe d'Europe des clubs champions face à l'Etoile Rouge de Belgrade aux tirs aux buts (5-3)[47]. Un parcours européen 1991 marqué entre autres par l'élimination de l'AC Milan en 1/4 de finale, double tenant du titre. Ce grand Milan AC sera encore défait par l'Olympique de Marseille mais cette fois en finale de la très prestigieuse Ligue des Champions à Munich (1-0) le 26 mai 1993. Cette victoire est historique ; en effet pour la première fois de l'histoire du football français, un club remporte la Coupe d'Europe. De cette victoire émergera un nouveau slogan pour les supporters marseillais : « À jamais les premiers ».
Mais la grande ère Tapie s'arrête brusquement en 1994 avec l'affaire VA-OM.

Affaire VA-OM et conséquences

Article détaillé : Affaire VA-OM.

Le 22 mai 1993, le club de l'US Valenciennes-Anzin révèle l'existence d'une tentative de corruption. Le défenseur nordiste Jacques Glassmann a confié à son entraîneur Boro Primorac que Jean-Jacques Eydelie, un joueur de Marseille qui fut auparavant l'un de ses coéquipiers, l'a contacté par téléphone avant le début de la rencontre. Une somme d'argent aurait été promise par un dirigeant de l'OM à Glassmann et deux autres joueurs valenciennois, Jorge Burruchaga et Christophe Robert, pour qu'ils « laissent filer » le match et surtout que les Marseillais arrivent sans blessure à Munich pour la finale de Ligue des Champions face au Milan AC[48].

Suite à cette affaire, le conseil fédéral retire le titre de champion de France 1993 à l’OM et rétrograde le club en seconde division. L’UEFA exclut Marseille de la compétition européenne 1993-1994 (Ligue des Champions et Supercoupe d'Europe) et la FIFA retire à l'OM le droit de jouer la Coupe Intercontinentale[48].

Marseille finit deuxième du championnat en 1994 avec l’émergence d’un grand joueur qui marquera le championnat de France, Sonny Anderson. Mais le conseil fédéral rétrograde l’OM en deuxième division[48].

Après une brillante première année en D2, l’OM termine à la première place du classement (grâce notamment à De Wolf, Cascarino et Ferreri). Sur le plan européen, les Marseillais ratent de peu la qualification en huitièmes de finale de la Coupe UEFA en étant éliminés au deuxième tour face aux Suisses du FC Sion, après avoir passé l'obstacle grec de l'Olympiakos Le Pirée[49]. Néanmoins le club dépose le bilan et reste une année de plus dans l'antichambre de l'élite.

Cette année-là fut plus laborieuse avec un départ difficile, mais la seconde place est acquise sur la fin de la saison. L’OM allait à nouveau goûter à la première division en 1996-1997.

Arrivée de Robert Louis-Dreyfus

Le club retrouve la première division lors de l'exercice 1996/1997. L'entraîneur en place Gérard Gili bâtit une équipe ambitieuse pour que le club phocéen retrouve rapidement son glorieux passé. C'est ainsi que le club recrute le gardien champion du monde et d'Europe allemand Andreas Köpke, l'attaquant Xavier Gravelaine, le bulgare Yordan Letchkov , l'international français Reynald Pedros ou bien encore le milieu expérimenté Éric Roy. Mais le miracle tant attendu ne se produit pas. Le club termine à la 11e place en subissant lors de la dernière journée du championnat face à Lyon la plus lourde défaite de son histoire (0-8). Avant même la fin de la saison, Gérard Gili apprend qu'il ne sera plus l'entraîneur la saison prochaine et qu'il sera remplacé par Rolland Courbis.

Rolland Courbis est donc nommé entraîneur de l'OM en juin 1997 par le nouvel homme fort du club, le suisse Robert Louis-Dreyfus, qui veut faire de l'OM le "Bayern de Munich du Sud". Ce dernier fait signer Laurent Blanc, William Gallas, Claude Makélélé, Christophe Dugarry et Fabrizio Ravanelli ce qui permet au club de retrouver la Coupe UEFA grâce à l'obtention de la 4e place en championnat, meilleure performance du club depuis la remontée. Lors de la saison 1998/1999, l'OM fête son centenaire, et pour cette occasion le club investit dans de nombreux joueurs de talent : Robert Pirès, Florian Maurice, ou autre Peter Luccin. Avec cette équipe de stars, l'OM parvient à la deuxième place du championnat à l'issue d'un sprint final contre Bordeaux et atteint la finale de la Coupe UEFA qu'il perd contre le Parme AC (0-3).

La saison suivante, et à la surprise générale, le capitaine de l'équipe Laurent Blanc est plus ou moins poussé vers la sortie et rejoint l'Inter Milan. Malgré ce départ qui sera lourd de conséquence pour beaucoup, Rolland Courbis continue son marché et recrute le prometteur Stéphane Dalmat, l'espagnol Ivan de la Peña, l'argentin Eduardo Berizzo ou bien encore l'attaquant ivoirien Ibrahima Bakayoko. Victime d'un très mauvais début de saison, Rolland Courbis quitte l'Olympique de Marseille en novembre 1999 et est remplacé par Bernard Casoni. Après une défaite 5-1 face à Saint-Étienne, des "supporters" déçus par les résultats s'en prennent violemment à certains joueurs. Lors du mercato hivernal, l'OM perd deux joueurs importants : Christophe Dugarry et Fabrizio Ravanelli et enregistre les arrivées de Cyrille Pouget et de Jérôme Leroy. Le club marseillais continue sa chute en championnat et termine sa saison à la 15e place du classement évitant la relégation grâce au goal average.

Lors de la saison 2000/2001, le club perd de nombreux joueurs cadres et le brésilien Abel Braga est nommé entraîneur emmenant avec lui deux de ces compatriotes : Carlos Adriano de Souza Vieira et Marcelinho. Mais le club continue sur des mauvais résultats. Abel Braga quitte le club en novembre remplacé par un duo intérimaire composé de Albert Emon et de Christophe Galtier puis par l'espagnol Javier Clemente. Quelques mois plus tard, la crise est toujours présente et de plus en plus forte. Bernard Tapie est rappelé à la rescousse. Il est nommé directeur sportif du club et dans la foulée, il nomme Tomislav Ivić comme nouvel entraîneur. De nombreux joueurs sont aussi écartés formant bien malgré eux le "Loft Marseillais". Tout comme la dernière saison, et malgré la bonne volonté de l'attaquant George Weah, le club finit à la 15e place du classement. La saison suivante, l'ère "Tapie II" atteindra son paroxysme où les joueurs (Philippe Brunel, Jürgen Cavens, Ibrahim Ba, Franck Jurietti, Alberto Rivera Pizarro, Wilfried Dalmat, Alfonso Perez, Cyril Rool ou encore Pascal Nouma) et les entraîneurs (Tomislav Ivić, José Anigo, Josip Skoblar, Zoran Vujović et enfin Albert Emon ) se succéderont à une vitesse sidérante. Le club termine péniblement à la 9e place du classement et Bernard Tapie partira par la petite porte. Si le côté sportif est bien pâle, le côté financier n'est guère mieux. Robert Louis-Dreyfus est dans l'obligation d'effacer les dettes pour sauver le club.

Il faudra attendre la saison 2002/2003 pour que l'OM retrouve des couleurs et une certaine stabilité interne avec les arrivées de l'entraîneur Alain Perrin et du journaliste Christophe Bouchet comme nouveau président. Avec des joueurs comme : Frank Leboeuf, Daniel Van Buyten et Vedran Runje, le club réussi contre toute attente une belle saison en finissant 3e du championnat ce qui lui donne le droit de participer au tour préliminaire de la Ligue des Champions de l'UEFA.

La saison suivante, l'OM recrute de nombreux joueurs pour jouer sur plusieurs tableaux. Notamment l'égyptien Mido, le milieu Camel Meriem, le défenseur Habib Beye, l'international Steve Marlet et surtout l'attaquant Didier Drogba. A la mi-saison, le bilan est mitigé. Alain Perrin est remercié au mois de janvier et il est remplacé par José Anigo qui veut donner une chance aux jeunes. C'est ainsi qu'il impose dans l'effectif professionnel le "minot" Mathieu Flamini. Lors du mercato, Fabien Barthez fait également son retour au club après une période en disgrâce du côté de Manchester United. Si l'OM continue de faire un championnat en dents de scie, il en est tout autre sur le plan européen. Le club marseillais atteint la finale de la Coupe de l'UEFA après avoir éliminé le Liverpool FC, l'Inter Milan et Newcastle United. Malheureusement, le club perd sa seconde finale de la C3 de son histoire face au FC Valence (0-2).

L'OM aujourd'hui

Entrée du Stade Vélodrome.

Saison 2004-2005 et 2005-2006

Lors du mercato estival de 2004, le club continue de se renforcer en espérant enfin jouer les premiers rôles en championnat. Le club recrute le champion du monde 1998 Bixente Lizarazu, le brésilien Eduardo Costa et les internationaux français Benoît Pedretti et Frédéric Déhu. Du côté des départs, les supporters perdent leur chouchou Didier Drogba qui part à Chelsea FC pour un transfert évalué à 38 millions d'euros. Pour compenser son départ, le club continue son marché en recrutant Peguy Luyindula, Habib Bamogo et Fabrice Fiorèse. Mais une nouvelle fois, les résultats déçoivent. L'Olympique de Marseille entre fin novembre 2004 dans une nouvelle ère. En effet, l'entraîneur José Anigo ainsi que le Président Christophe Bouchet ont décidé de jeter l'éponge après une série de mauvais résultats. Philippe Troussier prend les commandes de l'équipe A. En janvier 2005, l'ancien manager général de l'OM, Pape Diouf, est nommé président du directoire pour succéder à Christophe Bouchet, et José Anigo est nommé directeur sportif, sous la houlette de Louis Acariès. Depuis juin 2005, Jean Fernandez est le nouvel entraîneur de l'OM, poste qu'il avait occupé ponctuellement en 1992. Prônant la stabilité de l'effectif, l'entraîneur quitte à la surprise générale le club à l'été 2006 pour rejoindre l'AJ Auxerre, victime d'une mésentente avec José Anigo, voire, selon les rumeurs, de pressions du « milieu » marseillais. Les rumeurs de départ de Franck Ribéry ne font qu'accentuer la colère des supporters.

Saison 2006-2007

Le 20 juin, Albert Emon déjà entraîneur de l'équipe phocéenne par intérim (en 2001 puis 2004), prend la place laissée vacante par Jean Fernandez. Le bilan est plutôt positif : l' Olympique de Marseille est dauphin de l'indéboulonnable Olympique lyonnais en championnat et échoue en finale de la Coupe de France face au FC Sochaux. La campagne européenne aura par contre été désastreuse avec une élimination au premier tour de la coupe UEFA face au modeste club tchèque du Mlada Boleslav. Le club traverse une longue période de passage à vide depuis plus d'une décennie, en effet depuis 1993, l'OM n'a plus remporté aucun titre.

L'« affaire » Kachkar

Le 16 janvier 2007, l'Olympique de Marseille, par la voix de son président Pape Diouf, annonce le début du processus de vente du club par Robert Louis-Dreyfus à Jack Kachkar. Canadien d'origine arménienne et PDG d'Inyx Inc., une société de produits pharmaceutiques basée à New York, Kachkar aurait mis « environ 115 millions d'euros[50] » sur la table. Le 1er mars 2007, Jack Kachkar annonce qu'il a officiellement racheté l'OM à Robert-Louis Dreyfus. L'homme d'affaires canadien fait paraître un communiqué pour confirmer l'information. Les deux parties signent un accord définitif de vente.

On apprend cependant quelques jours plus tard que Kachkar aurait du mal à réunir les fonds nécessaires au rachat du club phocéen. Selon le journal l'Equipe, l'agence de marketing sportif Sportfive serait même prête à mettre 40 millions d'euros pour aider l'investisseur canadien à boucler le rachat de l'OM.

Le 22 mars 2007 Robert Louis-Dreyfus lassé par les nombreux délais demandés par Jack Kachkar, et ne croyant plus aux futurs investissements promis pour assurer la pérennité de l'OM, décide ne plus vendre le club à l'homme canadien. (Info sur www.football365.fr).

Saison 2007-2008

L'Olympique de Marseille, après un recrutement qualifié par tous les observateurs de très bon, s'écroule complètement dès le début de saison avec une seule victoire en Ligue 1 — à Caen — au bout de 9 journées. Suite à la défaite face à l'AJ Auxerre, Albert Emon est limogé et remplacé par Eric Gerets. Sur le match suivant la nomination de Gerets au poste d'entraîneur, l'OM remporte une victoire historique en Ligue des Champions en s'imposant (1-0) à Liverpool, ce qu'aucun club français n'était parvenu à faire auparavant. Lors du match retour, les "Reds" infligent à l'OM sa plus large défaite de son histoire à domicile en compétition européenne (0-4). En finissant 3e de son groupe, le club phocéen est reversé en Coupe de l'UEFA et se fait sortir de la compétition dès les huitièmes de finale par le futur vainqueur de l'épreuve : le Zénith Saint-Pétersbourg d'Andreï Arshavin.

Sur le plan national, le club se fait éliminer en huitième de finale de la Coupe de France par le modeste club de CFA 2 de Carquefou (1-0) et en quart de finale de la Coupe de la Ligue face à l'AJ Auxerre (1-0). Le club arrive néanmoins à se qualifier in extremis pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions en finissant 3e avec 62 points au compteur lors de la dernière journée de championnat.

Le dimanche 11 mai 2008, lors de la 17e cérémonie des Trophées UNFP, six olympiens font partie de l'équipe type de Ligue 1 pour la saison 2007-2008. Parmi eux : Steve Mandanda, Laurent Bonnart, Taye Taiwo, Benoît Cheyrou, Mathieu Valbuena et Mamadou Niang. Steve Mandanda remporte également le trophée du meilleur gardien de la saison et Mathieu Valbuena celui du plus beau but.

Notes et références

  1. Historique de l'Olympique de Marseille sur om1899.com
  2. Alain Pécheral, La grande histoire de l'OM, Éditions L'Équipe, 2007, page 11
  3. fff.fr - Historique de la Coupe de France : 32èmes de finale de l'édition 1917-1918
  4. La Saison 1922-1923, L'OM recrute des vedettes, sur om4ever.com
  5. fff.fr - Finale 1924 de la Coupe de France
  6. fff.fr - Finale 1926 de la Coupe de France
  7. fff.fr - Finale 1927 de la Coupe de France
  8. Article sur om4ever.com - Finale du Championnat de France 1929 OM Club Français 3 à 2
  9. om4ever.com - La Saison 1931/1932, L'OM Champion du Sud-Est adhère au professionalisme
  10. rsssf.com France - First Division Results and Tables 1932-1998
  11. LFP.fr Première journée du championnat de France 1932-1933
  12. LFP.fr - Classement final de la D1 1937
  13. a  et b om.net - Le Vélodrome a 70 ans
  14. fff.fr - 1935 - Marseille rejoint le Red Star comme club le plus titré
  15. fff.fr - 1938 - La cinquième Coupe de l'OM en 14 ans !
  16. fff.fr - 1934 - Sète signe le premier doublé Coupe-Championnat
  17. Statistiques de Di Lorto
  18. Ben Barek, la perle noire de l'OM sur om4ever.com
  19. Championnat de France de 1940 à 1949 sur rsssf.com
  20. Statistiques OM-Avignon 1942-1943 sur om-passion.com
  21. Saison 1939-1940 de l'OM sur om4ever.com
  22. 1945-Historique du FC Metz sur fcmetz.com
  23. Saison 1948-1949 de l'Olympique de Marseille sur om-passion.com
  24. Marseille II La succursale de l'OM 1949/1951 sur om4ever.com
  25. om4ever.com - Saison 1951-52 de l'OM
  26. LFP.fr - Historique de l'Olympique de Marseille en Ligue 1
  27. om4ever.com - Saison 1952-53 de l'OM
  28. om4ever.com - Saison 1957-58 de l'OM
  29. LFP.fr - Classement de la D1 1962-1963
  30. 434 spectateurs au Vélodrome sur om4ever.com
  31. fff.fr : 1969 - Année Olympique
  32. Saison 1970-71 de l'OM sur om4ever.com
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  34. uefa.com - Premier tour de la C1 1972-1973
  35. fff.fr - 1972 : L'OM entre dans l'histoire
  36. L'Affaire Leclerc sur om1899.com
  37. Saison 1974-1975 de l'OM sur om4ever.com
  38. fff.fr - 1976 : Neuvième Coupe pour l'OM!
  39. Saison 1978-1979 de l'OM sur om4ever.com
  40. a  et b Saison 1980-1981 de l'OM sur om4ever.com
  41. Saison 1983-1984 de l'OM sur 1983-84
  42. fff.fr : 1986 - Bordeaux second Cru Classé
  43. Interview de Bernard Tapie dans le France Football du 4 février 1986
  44. 1989 L'OM bat Monaco 4 à 3, le Triomphe de JPP
  45. Histoire de l'UEFA : Demi-finales de la Coupe des Coupes 1988 sur uefa.com
  46. Résuméde la double confrontation OM Benfica 1990
  47. Histoire de l'UEFA : la Coupe dd'Europe des Clubs Champions 1990-1991 sur uefa.com
  48. a , b  et c L'Équipe.fr - L'affaire OM-VA en images
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  50. (AP) Kachkar évalue le rachat de l'OM à 115 millions d'euros.

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