Ratatouille (Film)


Ratatouille (Film)

Ratatouille (film)

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Ratatouille
Image associée au film

Titre original Ratatouille
Réalisation Brad Bird
Acteurs principaux Patton Oswalt
Ian Holm
Peter O'Toole
Brad Garrett
Scénario Brad Bird
Jan Pinkava
Jim Capobianco
Musique Michael Giacchino
Décors Harley Jessup
Photographie Robert Anderson
Sharon Calahan
Montage Darren T. Holmes
Production Brad Lewis
Budget 150 millions de dollars américains[1]
Format Dolby Digital SRD/DTS EX (son)
2.35 : 1 CinemaScope (projection)
35 mm (production)
Durée 106 minutes[2]
Sortie 2007
Langue(s) originale(s) Anglais
Pays d’origine États-Unis États-Unis

Ratatouille est le huitième film d'animation en images de synthèse de Pixar Animation Studios, filiale de la Walt Disney Company. Il est sorti en salles à partir du 28 juin 2007.

Il raconte les aventures mouvementées d'un rat, nommé Rémy, qui est séparé de sa famille lors d'une fuite en catastrophe de sa colonie, délogée de son lieu d'établissement. Rémy s'installe alors dans les cuisines de Chez Gusteau !, un grand restaurant parisien[3].

Le film a été réalisé par Brad Bird, déjà réalisateur pour Pixar du long métrage oscarisé Les Indestructibles, d'après une idée originale de Jan Pinkava, également détenteur d'un Oscar reçu en 1998. Pinkava était le réalisateur originellement en charge du projet Ratatouille, mais il a été démis de cette fonction pour devenir simplement coréalisateur.

Ratatouille est le premier long métrage des studios Pixar dont la distribution ne comprend pas Joe Ranft. En effet, ce dernier est décédé le 16 août 2005. Il était surnommé le « Cœur de Pixar »[4].

Sommaire

Synopsis

Les égouts de Paris, où Rémy s'imagine en train de parler avec Gusteau.

Rémy, un jeune rat, vit dans la capitale française avec son père, Django, son frère, Émile, et un clan de rats, dans le grenier de la maison de Mabel, une vieille dame à la retraite. Contrairement aux membres de sa famille, Rémy est un grand admirateur de la cuisine française. Le jeune rat réussit à mettre instinctivement des ingrédients dans des plats divers, les rendant meilleurs, et subtils. C'est pourquoi, furtivement, il se rend, le soir, dans la cuisine pour lire un livre de recettes du chef cuisinier aux cinq étoiles, Auguste Gusteau, mort récemment après la perte d'une de ses étoiles à cause d'un critique, Anton Ego, qui s'opposait à l'idée fondamentale de Gusteau selon laquelle tout le monde peut cuisiner.

Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Un soir, avec son frère Émile, Rémy y retournera pour concocter une recette qu'il avait lue un autre jour. Mais la propriétaire de la maison les prend sur le fait : les rats sont contraints de fuir, et Rémy est alors séparé de sa famille. Il est seul dans les égouts, sans rien pour se mettre sous la dent.

Seul, le petit rat rêve de parler avec le maître Gusteau, qui le console et le guide. Sous l'influence de Gusteau, un jour, il sortira des égouts, et se retrouvera sur le restaurant du chef cuisinier décédé. Quelques jours avant l'arrivée de Rémy au restaurant, un nouvel employé, commis, nommé Alfredo Linguini, avait été embauché comme commis aux poubelles. Mais Skinner, le nouveau chef cuisinier du restaurant, le méprisait du fait qu'il était le fils de la petite amie de Gusteau.

Rémy se rend compte que le commis essaie de cuisiner et s'apprête à gâcher irrémédiablement une soupe. Le petit rat va alors s'infiltrer dans les cuisines pour sauver le plat. Alors que tout le monde vaque devant sa casserole, le rat rajoute des ingrédients dans une soupe, la rendant succulente, mais Linguini l'aperçoit et l'enferme sous une passoire. Skinner voit à son tour Linguini à côté de la soupe, et vient alors le réprimander : Linguini ne devait pas s'occuper des plats préparés, car il n'avait aucune formation de cuisinier. Heureusement, le petit rat n'a pas été vu par Skinner, ni par les autres employés.

Quelques minutes passent, et la soupe est servie à Solène Leclerc, critique culinaire. Skinner s'apercevant que la soupe servie était celle que Linguini avait modifié, tente de l'intercepter, mais n'y parvient pas. Skinner s'apprête alors à licencier le nouveau commis, mais la critique surprise par l'appétissante soupe fait parvenir au chef ses félicitations. Et aidé par Colette, Linguini ne sera pas mis à la porte. D'ailleurs, il ne s'occupera plus des poubelles mais des soupes à présent.

Pendant ce temps, le rat avait eu le temps de s'échapper de la passoire, mais à peine cherche-t-il une issue qu'il est intercepté par des cuisiniers qui décident ensuite de le jeter dans la Seine, enfermé dans un bocal. C'est Linguini qui est chargé de cette tâche. Mais alors qu'il s'apprête à le jeter dans le fleuve, il se rend compte que le rat comprend ses paroles et qu'il peut l'aider. Ils acceptent alors de travailler ensemble. Pendant ce temps, Colette est chargée de s'occuper de l'apprentissage de Linguini aux différentes tâches de la cuisine : mais, Skinner, décidé à le virer, lui demande de préparer à nouveau une soupe, certain que le commis n'y parviendra pas.

Le jour suivant, le rat s'entraîne à commander Linguini, en lui tirant les cheveux. Pratiquant la même tactique au restaurant, le rat se cache sous la toque de Linguini. Le commis réussissant ses tâches avec succès, est pris de l'envie de révéler son secret à Colette, mais le petit rat s'y oppose et l'oblige à l'embrasser à la place.

Plus tard, Émile retrouve son frère par hasard, à la sortie du restaurant, et Rémy, voyant son frère manger n'importe quoi, va voler dans la réserve du restaurant et tenter de lui apprendre à savourer ce qu'il mange.

Puis, Rémy découvre les liens de parenté entre Gusteau et Linguini, Gusteau souhaitant que son fils soit son successeur en cuisine. Il réussit à récupérer de justesse les preuves de ces liens pour les sauver des griffes de Skinner, et les donne à Linguini qui devient alors le chef-cuisinier légitime du restaurant paternel. Mais les autres cuisiniers sont étonnés du succès de Linguini dans l'art culinaire, lui qui ratait tous ses plats auparavant. Linguini finit par leur avouer la vérité. Et tous décident de le quitter, y comprit Colette, le soir même où l'horrible critique Anton Ego leur rendait visite.

Le « Confit Byaldi » préparé par Rémy

Désemparé, Linguini ne sait plus que faire. Mais la famille de Rémy qui avait une dette envers lui vient l'aider.

Colette, sur sa moto, extrêmement en colère contre Linguini, est à deux doigts d'avoir un accident lorsqu'elle voit alors dans la vitrine d'une librairie le livre d'Auguste Gusteau Tout le monde peut cuisiner et décide de venir en aide à Linguini et aux rats. Ce soir-là, en effet, dans les cuisines du restaurant, de nombreux petits rats se partagent les tâches pour concocter les plats, tandis que Linguini assure le service. Rémy avait décidé de préparer une ratatouille (Confit Byaldi) pour le critique. Et lors de la dégustation, la profusion de saveurs fait revenir chez Ego le souvenir de la ratatouille de son enfance. Subjugué, il veut remercier le chef et Linguini lui avoue que c'est un rat qui a préparé le plat.

Le lendemain du repas, le critique publie un article sensationnel sur Linguini et sur le mystérieux petit cuisinier, habilement, il écrit de nombreuses phrases à double sens, sans toutefois en dévoiler sa nature. Malheureusement, les services d'hygiène ont été avertis par Skinner de la présence de rats dans l'établissement, et ces derniers ferment le restaurant.

Mais Linguini, aidé de Colette, résolument amoureuse, crée son nouveau restaurant nommé La Ratatouille en l'honneur de la ratatouille servie à Ego. Linguini s'occupe du service, et Colette fait la cuisine aidée de Rémy. Depuis ce jour, Ego a été lui-même licencié, mais revient chaque jour manger dans le restaurant de Linguini, appréciant cette ratatouille.

Fiche technique

Transcription du titre pour aider la lecture des anglophones.

Distribution

Voix originales

Voix françaises

Voix québécoises

Personnages principaux

  • Rémy : Rémy est un rat qui rêve de devenir un grand chef cuisinier. Mais ce rêve est d'autant plus difficile que Rémy est un rat. Pourtant, son odorat des plus fins, et sa capacité à mélanger les saveurs pour préparer les meilleurs repas lui permettront de réaliser son vœu. Il refuse sa vie de rat d'égoût, et se reconnaît en tant que créateur, et non comme fouineur de poubelles. Quand Rémy ne concocte pas de plat, il lit le livre de son idole : Gusteau. En tombant sur son restaurant, Rémy ne savait pas encore ce qui allait lui arriver.
  • Alfredo Linguini : Alfredo Linguini est un jeune homme roux timide et maladroit. Il a été embauché depuis peu, après plusieurs petits jobs, comme commis chargé des poubelles chez Gusteau, et il fait beaucoup d'efforts pour garder ce travail. Lorsqu'il rencontre Rémy, sa vie est bouleversée. Le succès lui tend les bras, et ce succès en devient suspect. Avec Rémy, il sera soumis à bien des épreuves face à son rival, Skinner.
  • Colette : Prête à tout, Colette (inspirée de la grande chef cuisinière Hélène Darroze) est une femme de caractère, d'ailleurs la seule part de féminité chez Gusteau. Son ardeur, et sa patience l'ont fait réussir dans ce milieu pourtant peuplé uniquement d'hommes. Et cette infériorité la déstabilise, mais en devant surveiller le nouveau commis, Linguini, elle va apprendre à connaître quelque chose qui lui était inconnu jusqu'alors.
  • Skinner : Petit, et rond, Skinner a horreur de se faire gouverner. Et après la mort de Gusteau, il devient le chef impitoyable du restaurant. Profitant de la renommée de son ancien patron, Skinner va placer quelques parts dans le commerce de la pizza et des burritos congelés. Transformant de ce fait le restaurant le plus chic de Paris en un grand centre commercial. Le personnage est lointainement inspiré de Louis de Funès[7].
  • Anton Ego : Anton Ego est un des plus puissants critiques culinaires de Paris. En son pouvoir, il peut faire ou défaire la renommée d'un restaurant, provoquant joie, ou malheur. De par son visage fin, et vicieux, il terrifie les cuisiniers, devenant à sa merci. Anton s'est habitué à ce pouvoir, et n'y prête plus attention. Sous ses traits, est révélé une ressemblance à Louis Jouvet[8].
  • Émile : Petit frère de Rémy, Émile est amoureux de la vie. Et s'il n'aime pas concocter des plats, il aime les savourer. Émile est prêt à tout pour soutenir son frère, lui remonter le moral quand ça ne va pas, ou dans sa chasse aux aliments insensés.
  • Auguste Gusteau : Auguste Gusteau est l'un des plus grands chefs cuisiniers de son temps. Pour faire connaître son génie, il a écrit un livre : « Tout le monde peut cuisiner ». C'est grâce à celui-ci que Rémy va pouvoir faire prospérer son savoir. Les plus célèbres viennent déguster ses plats, mais mystérieusement, Gusteau va mourir, après la perte d'une étoile pour son restaurant dû à Ego, redoutable critique. Le restaurant perdra encore une étoile suite à sa mort. Mais, même après sa mort, Gusteau reste présent dans l'esprit de Rémy.
  • Django : Django est le père de Rémy et Emile. Il ne veut rien de plus que son fils Rémy reste dans la colonie de rats, pour qu'il n'ait aucun rapport avec les humains. Il le mène alors devant une boutique de produits et poisons anti-rats afin de lui démontrer que les humains les haïssent et ainsi le dissuader de les fréquenter.

Bande originale

La bande originale de Ratatouille a été composée par Michael Giacchino, compositeur de Lost, les disparus, Mission : Impossible 3 ou encore des Indestructibles, avec Le Rat Band comme orchestre sous la gouverne de Tim Simonec. La bande originale est sortie le 26 juin 2007 sous le label Walt Disney Records. Elle comprend :

  • Festin (instrumental)
  • Welcome to Gusteau's (inst.)
  • This Is Me (inst.)
  • Granny Get Your Gun (inst.)
  • 100 Rat Dash (inst.)
  • Wall Rat (inst.)
  • Cast of Cooks (inst.)
  • Real Gourmet Kitchen (inst.)
  • Souped Up (inst.)
  • Is It Soup Yet? (inst.)
  • Remy Drives a Linguini (inst.)
  • Colette Shows Him le Ropes (inst.)
  • Spécial Order (inst.)
  • Kiss & Vinegar (inst.)
  • Losing Control (inst.)
  • Heist to See You (inst.)
  • Paper Chase (inst.)
  • Remy's Revenge (inst.)
  • Abandoning Ship (inst.)
  • Dinner Rush (inst.)
  • Anyone Can Cook (inst.)
  • End Creditouilles (inst.)
  • Ratatouille Main Theme (inst.)

Production

Jan Pinkava est à l'origine du projet, il en a créé le scénario, les costumes, les paysages : il est le noyau de Ratatouille[9]. Mais, en 2005, Pixar décide de le remplacer par Brad Bird[10],[11],[12]. Ce changement brutal est dû à la complexité de l'histoire imaginée par Jan[13], trop de personnages principaux et d'intrigues secondaires. C'est alors que Brad Bird s'est imaginé cette comédie, en renforçant la relation Rémy - Linguini[14], et le personnage de Colette, alors faiblement investi[15]. Le nouveau réalisateur modifia aussi l'esthétique des rats pour les rendre moins anthropomorphes[16], en imaginant une comédie axée sur le physique[17], dont le personnage de Linguini fournirait la base du travail[18].

Lorsqu'il eut fini de retoucher le scénario, le réalisateur, Brad Bird, le directeur de la photographie, Robert Anderson et plusieurs autres techniciens, se sont rendus à Paris. Durant une semaine, ils ont visité les monuments prédominants et mangé dans des restaurants chics parisiens[19] pour comprendre correctement l'environnement de la capitale : Brad désirait donner de cette ville une vision romantique[10].

De retour en Amérique, l'équipe s'est alors lancée dans la préparation du film. Par exemple, pour la scène de Linguini, qui saute dans la Seine pour sauver Rémy, il a fallu qu'un technicien, vêtu comme le commis, saute dans la piscine des studios et vérifie quelles parties des vêtements collaient à la peau[20], ainsi, la conception des personnages fut bien plus compliquée que lors de la création de la baleine bleue du Monde de Némo. C'est un travail minutieux et long que toute l'équipe de tournage a fourni, surtout lors des deux dernières années, après le départ de Jan Pinkava. Selon Brad Bird, c'est ce délai qui a motivé les techniciens, à leur faire tenter des choses qu'ils n'auraient pas fait autrement[21].

Quant au choix du titre, il est dû à Jan Pinkava, originellement réalisateur du film. Brad Bird a persuadé John Lasseter de le garder car il était typiquement français, mais contenait aussi le mot rat dans son titre[21].

Conception des décors et de la nourriture

Préparation du « Confit Byaldi », qui sera servi à Anton Ego dans le film

Ce fut un défi pour les cinéastes de créer tous les décors, surtout ceux qui avaient traits à la nourriture, créés par des ordinateurs : il fallait, selon le réalisateur, qu'ils apparaissent délicieux. Pour se faire, l'équipe de tournage a consulté plusieurs chefs gastronomiques, autant en Amérique qu'en France[22], et des animateurs d'écoles culinaires de la région urbaine de San Francisco[23] pour comprendre l'organisation d'une cuisine industrielle. Ils ont notamment rendu visite au restaurant Taillevent, à Guy Savoy, à Hélène Darroze, à La Tour d'Argent, à Cyril Lignac, au Café Procope et au restaurant Le Train Bleu. Michael Warch, l'un des nombreux techniciens du film, avait, avant de travailler pour les studios Pixar, suivi une formation d'école culinaire avant de tourner le film, ce qui lui permit d'aider les autres techniciens, concepteurs des décors[24],[25].

Le célèbre chef Thomas Keller a permis au producteur, Brad Lewis, de venir découvrir sa cuisine du French Laundry. Pour la conclusion du film, Keller a créé un plat fantaisiste, selon les souhaits du réalisateur, et en parallèle au titre du film, qu'il a nommé « Confit byaldi »[26]. La lumière utilisée dans Ratatouille pour mettre en valeur les fruits et légumes fut la même que celle utilisée dans Les Indestructibles pour la peau de la famille de super-héros[27], mais, de nouveaux programmes furent utilisés pour donner une texture organique[28]. Pour rendre le résultat plus réaliste, la musique, les dialogues et des images abstraites représentant les sensations des personnages lors de dégustation ont été utilisés. L'apparence des mets a été créée par l'animateur Michel Gagné, qui s'inspira du travail d'Oscar Fischinger et de Norman McLaren[29]. En dernier lieu, pour rendre un compost réaliste, le département d'art du film a photographié plusieurs sortes de produits alimentaires, tels que des pommes, des baies, des bananes, des champignons, des oranges, du brocoli, et de la laitue en fermentation[30].

Des noms de techniciens de tournage furent donnés à certains de ces aliments, comme « Les olives noires Goodman » du technicien d'animation Dan Goodman, ou « Le Café Stan » du monteur, Stan Webb.

Conception des personnages

D'après le concepteur, Jason Deamer, de Pixar, « la plupart des personnages étaient conçus lorsque Jan a quitté le tournage. Cet homme avait l'œil pour les reliefs[31] ». D'ailleurs, lors de la conception du personnage d'Anton Ego, Jan Pinkava le comparait avec un vautour[32].
Jan Pinkava dira, après son départ du projet :

« Les gens veulent toujours savoir d'où viennent les idées. La vérité est qu'un jour, je me tenais dans la cuisine avec ma femme, et que tout-à-coup j'ai eu cette idée : et si un rat voulait devenir un chef de cuisine ? Lorsque vous vous mettez à raconter cela aux gens, tout le monde rit. C'est vraiment une idée complètement folle ![33] »

Mais avant de concevoir ou de créer ces personnages sur ordinateur, Greg Dykstra les fabriquait en argile. Auparavant, il avait rencontré un expert des rats : B. F. Skinner, qui est d'ailleurs l'un des personnages du film. De son côté, Jan avait consulté Debbie Ducommun, une autre experte des rats, à propos de leurs habitudes et de leurs caractéristiques[34]. De plus, pour étudier les mouvements des rats, un an avant le tournage avait été déposé, à l'entrée des studios Pixar, une grande cage emplie de rats qui pouvaient ainsi courir, marcher, ou dormir[35].

Puis, il y a eu le choix des voix. Brad Bird a tout de suite choisi Patton Oswalt pour le personnage de Rémy après l'avoir entendu dans une de ses comédies[33]. Tous les acteurs donnant leur voix ont dû ensuite s'entraîner à se donner un accent français authentique. Cependant, John Ratzenberger, qui joue le rôle de Mustafa, n'y parvint pas, il s'exprime ainsi avec un accent italien[36].

Paris

Dans Ratatouille, ce n'est pas un Paris actuel, avec quelques traces de pollution dans le ciel, ni de longues files de voitures dans les rues, mais un Paris historique et symbolique qui apparaît, vue à travers des clichés enjolivés. En effet, dans le film, on aperçoit une Citroën 2CV et une Citroën DS à plusieurs reprises, ou même un Linguini à vélo. Ceci révèle une trace de romantisme dans la vue parisienne des producteurs hollywoodiens[37].

Cédric Klapisch dira à ce sujet :

« Dans ce Paris imaginé, on roule encore en 2CV ou en DS. Je trouve cela charmant quand on s'invente le Paris que l'on veut voir. Finalement, le Paris qui est décrit par Hollywood demeure un Paris historique et symbolique. Vous me direz, quand un Français va faire un clip en Californie, il y a toujours une fille en roller avec un milk-shake ! Tout le monde a des clichés sur tout le monde ![37] »

À la différence de la directrice de la photographie, Sharon Calahan, qui a déclaré rechercher une atmosphère d'octobre, idéal, pour le film :

« Quand nous sommes allés à Paris, il y avait du soleil, mais la lumière était argentée et diffuse, tout paraissait doux, chaleureux et accueillant. Je voulais retrouver cela dans notre film. Le film n'est pas éclairé avec une lumière fortement colorée et des ombres franches comme c'est le cas d'ordinaire, parce que je voulais vraiment célébrer cette couleur particulière que l'on ne trouve qu'à Paris[38]. »

Auguste Gusteau, entre réalité et fiction

Certains traits du personnage du chef cuisinier Auguste Gusteau n'ont peut-être pas été créés par Jan Pinkava mais plutôt inspirés de la vie d'un véritable chef cuisinier, Bernard Loiseau. Dans le film, Gusteau a disparu, des rumeurs circulent sur le fait qu'il semble s'être suicidé après la perte d'une étoile pour son grand restaurant car il cherchait toujours à atteindre l'excellence avec ses cinq étoiles. C'est aussi le cas de B. Loiseau.

Or, Bernard Loiseau était classé trois étoiles au Guide Michelin, et 1920 au Gault-Millau. Considéré comme l'un des plus grands restaurateurs français[39]. Il projetait d'ouvrir un hôtel de luxe et de caractère, mais suite à une rétrogradation de 19 à 1720 pour le Gault-Millau, et à des critiques poignantes disant qu'il ne cherchait plus la perfection, mais s'endormait sur ses lauriers[40], au détriment de sa qualité de créateur, d'innovateur, Bernard Loiseau se suicide le 24 février 2003[41].

Laissant une part de mystère sur sa disparition, ses antécédents le font comparer à Gusteau, qui disparu de la même manière, sans donner d'explications.

Sortie

La première mondiale de Ratatouille s'est déroulée le 22 juin 2007 à Los Angeles, au Kodak Theatre[42]. La sortie commerciale se déroula une semaine après, avec la nomination aux Oscars de Extra-terrien, le court métrage qui précèdait le film durant sa projection[43].

Marketing

Logo des bouteilles de vin commercialisées aux États-Unis d'Amérique durant le mois de juillet 2007

La bande-annonce de Ratatouille débute de la même manière que son prédécesseur : Cars. Une vue d'ensemble dépeint Paris, accompagnée d'une voix narrative décrivant la capitale.
Le spectateur assiste ensuite à une scène dans un restaurant, celui de Maître Gusteau. Puis, la caméra entre dans les cuisines, et nous donne à voir un rat qui assaisonne une soupe… mais le commis Linguini le prend sur le fait[44]. Cependant, les scènes que l'on peut voir ne sont pas présentes dans le film, comme tous les autres métrages des studios Pixar.

Toutefois, une seconde bande-annonce est sortie le 23 mars 2007[45]. Le Grand tour du fromage commença le 11 mai 2007 avec des démonstrations de cuisine et un extrait du film[46]. D'ailleurs, Lou Romano a participé à une séance d'autographe à San Francisco durant ce tour[47].

Comme la plupart des films Pixar, l'intrigue est mise en place dès le début de la bande-annonce, mais le suspense est toujours présent : le spectateur a le droit de se poser des questions en voyant ces images.

Autour du film, a ensuite été créé un vin français à l'image de Ratatouille, avec l'aide de Costco. Quelques bouteilles ont été commercialisées, mais suite à des plaintes déposées par l'institut de l'œnologie en Californie, tout a dû être arrêté. Le motif de la plainte venait du fait que ce produit dérivé allait attirer des buveurs mineurs[48].

Il existe aussi des peluches, des jouets, un jeu vidéo, plusieurs livres et albums.

Au Royaume-Uni, plutôt que de sortir une bande-annonce du film, un extrait commercial fut diffusé en salle comportant des scènes de Rémy et Emile pour décourager le piratage du film[49]. De même, toujours au Royaume-Uni, les protagonistes du film furent utilisés dans une publicité pour la Nissan Note. On peut y voir Rémy et Emile qui regardent eux-mêmes une publicité pour la Nissa Note, et disent « étonnamment spacieux »  c'est en quelques sortes une parodie publicitaire que Nissan s'attrait[50]

Les studios Disney et Pixar s'inquiétèrent de l'audience anglophone, et particulièrement de celle des jeunes, de par l'étrangeté et la prononciation du mot « ratatouille ». Le titre fut donc épellé phonétiquement lors des bandes-annonces et extraits, et sur l'affiche du film[51],[52].

DVD

Début février 2008, le DVD ainsi qu'une édition haute définition Blu-ray sortent en vente en France, et début novembre 2007 en Amérique[53]. Cette nouvelle sortie pour les studios Pixar se différencie des précédents DVDs, où apparaissaient dans le menu, différents jeux enfantins[54]. Seul, un menu intéractif de Disney Channel est mis en valeur, accompagné de deux courts métrages, régis par un son Dolby Digital : une histoire de rats, et l'extraction ratée d'un dormeur de sa maison par un extraterrestre maladroit. L'histoire de rats n'est autre qu'une histoire animée sur Rémy et Emile, intitulée Your Friend the Rat (Vos amis les rats), dans laquelle deux rats essayent de devenir amis avec des humains, démontrant les préavis des humains à travers plusieurs exemples[55]. Ce court métrage en 3D dure onze minutes. L'autre court métrage n'est autre que celui précédant Ratatouille, en salle : Extra-terrien.

On retrouve de plus, la conception des personnages, la recette de la ratatouille, quelques morceaux du storyboard, la constitution du Paris imaginé pour le film, et une discussion entre Brad Bird et Thomas Keller sur la réalisation du film, et des aspects culinaires du film.

Réception

Box-office

Lors de sa sortie nationale américaine, Pixar comptait près de 3 940 copies de Ratatouille qui démarra à la première place avec plus de 47 000 000 $[56], le plus petit départ pour un long métrage d'animation réalisé par Pixar depuis 1001 Pattes. Cependant, en France, lors de sa sortie nationale, le film a réalisé le meilleur démarrage pour un film d'animation[57]. Au Royaume-Uni, le film a aussi débuté premier au box-office avec près de 4 000 000 £[58].

Le 13 janvier 2008, le film avait engendré près de 206 445 654 $ aux États-Unis, et plus de 619 687 889 $ dans le monde, réalisant ainsi le troisième plus gros succès des studios Pixar, derrière Le Monde de Nemo et Les Indestructibles[59].

Pays Box-office Nbre de sem. Classement TLT[60] Date
Box-office Crystal Clear app package network.png Mondial[61] 621 404 947 $ 24 sem. 35e au 23 avril 2008
Box-office États-Unis États-Unis[62] 206 445 654 $ 20 sem. 77e au 11 février 2008
Box-office France France[63] 7 824 208 entrées 31 sem. 1er (2007) au 4 mars 2008
Box-office Paris[63] 1 446 391 entrées 15 sem. - au 4 décembre 2007
Box-office Suisse Suisse[64] 756 682 entrées - 14e en mars 2008
Précédé par Ratatouille (film) Suivi par
Les Bronzés 3 - Amis pour la vie
Numéro 1 du box-office annuel en France
2007
Bienvenue chez les Ch'tis

Succès et critique

Succès critique et public, Ratatouille est l'un des longs métrages les plus rentables que Pixar ait tourné jusqu'alors[59]. Le film a d'ailleurs été élu par le site internet Rotten Tomatoes[65], par exemple[66], meilleur film de l'année[67]. Et ce succès, c'est la Walt Disney Company qui en profite en créant par masse des produits dérivés comme des peluches, des jouets, des jeux vidéo, et même un vin français. Plusieurs livres ont aussi été commercialisés autour du film : des albums, des bandes-dessinées, ou des romans.

Avec ses 1 951 074 entrées, Ratatouille a réalisé le quatrième meilleur démarrage hebdomadaire français de tous les temps pour un film d'animation, il est aussi le film le plus vu dans les salles de cinéma en 2007.[68].

Les réactions critiques du film furent la plupart du temps unanimement positives. 196 personnes de Rotten Tomatoes, un critique en ligne, ont évalué à 96100 Ratatouille[69], de la même manière que Metacritic, dont 37 personnes l'ont aussi évalué à 96100, le sixième meilleur score de tous les sites internet en janvier 2008[70].

A. O. Scott, du New York Times, a parlé de Ratatouille comme d'« un film populaire impeccable, et l'un des portraits d'artiste les plus convaincants qu'il ait vu au cinéma[71] ». Roger Ebert, du Chicago Sun-Times, et Jeffrey Lyons, de NBC, ont quant à eux avoué qu'ils venaient de voir un film à la hauteur de leur espérance. Plusieurs revues[72] ont noté que la critique qu'émettait Anton Ego, à la fin du film, pouvait être prise comme une « claque sur le poignet » pour des critiques professionnels[73],[74].

Top 10

Durant sa projection, le film est apparu sur plusieurs classements des dix meilleurs films de l'année 2007 de magazines notables[75]

Récompenses et nominations

Ratatouille a été trois fois nommé aux Oscars 2008 : pour celui du meilleur film d'animation, celui de la meilleure chanson originale et celui du meilleur scénario. Il obtient aussi treize nominations aux Annie Awards dont neuf récompenses et une victoire aux Golden Globes dans la catégorie « Meilleur film d'animation ». Le film a pour l'instant remporté près de dix-huit prix internationaux et a été nommé pour divers autres prix à vingt-sept reprises[82].

Ratatouille détient le record du plus grand nombre de nominations aux Oscars pour un film d'animation en images de synthèse, détrônant ainsi Monstres et Cie, Le Monde de Nemo et des Indestructibles qui étaient nominés à quatre Oscars. Cependant, La Belle et la Bête détient le record du plus grand nombre de nominations de tous les films d'animations, avec six nominations, dont deux remportés.

2008Oscar du cinéma[82]
Oscar du meilleur film d'animation
Nomination à l'Oscar de la meilleure musique de film
Nomination à l'Oscar du meilleur scénario original
Nomination à l'Oscar du meilleur son
Nomination à l'Oscar du meilleur mixage de son
2008Annie Award[82]
Nomination au Meilleur film d'animation
Nomination au Meilleurs effets spéciaux
Nomination à la Meilleure animation des personnages d'un film d'animation
Nomination à la Meilleure conception de personnages d'un film d'animation
Nomination à la Meilleure réalisation d'un film d'animation
Nomination à la Meilleure musique de film
Nomination à la Meilleure production d'un film d'animation
Nomination au Meilleur storyboard d'un film d'animation
Nomination à la Meilleure voxographie dans un film d'animation dans un premier rôle masculin
Nomination à la Meilleure voxographie dans un film d'animation dans un premier rôle féminin
Nomination à la Meilleure voxographie dans un film d'animation dans un second rôle
Nomination au Meilleur scénario pour un film d'animation
2008British Academy of Film and Television Arts[82]
Nomination au Prix du meilleur film d'animation
2008Golden Globe Award[82]
Prix du Meilleur film d'animation
2008Grammy Award[82]
Nomination à la Meilleure composition pour une musique de film
2008Los Angeles Film Critics Association Awards[82]
Prix du Meilleur film d'animation
Prix du Meilleur film familial
2008Boston Society of Film Critics Awards[82]
Prix du Meilleur scénario
2008National Board of Review[82]
Prix du Meilleur film d'animation
2008People's Choice Awards[82]
Nommé au Prix du meilleur film familial

Analyse du film

Morale

La ratatouille, un plat typiquement français

Les Américains sont fascinés par la cuisine française, caractérisée par sa diversité, et la considèrent comme une des plus raffinées au monde[83]. Ratatouille est un long métrage riche en sensations, où la réalité est mise en scène. Dans ce long-métrage de Pixar, le réalisateur Brad Bird met en scène un petit rat plongé dans le dur univers des hommes. Les dessins sont tous précis et chaleureux, par exemple avec la luminosité de Paris, et la Tour Eiffel qui semble monter très haut dans le ciel.

Dans cet univers, plusieurs grands thèmes de la vie sont mis en jeu. On retrouve le courage du petit Rémy face à l'adversité des hommes, peut-être jaloux de son talent à associer les aliments pour former un plat. Mais sa capacité à se surpasser l'emporte, et il deviendra ainsi petit chef du restaurant La Ratatouille, sous la gouverne de Linguini. Ainsi, le dur caractère de l'homme est donc critiqué dans ce film. On retrouve aussi le thème de la simplicité avec la ratatouille servie à Anton Ego, et le bonheur de la cuisine.

Ratatouille est donc un film accessible à tous, où plusieurs grands thèmes de la vie sont traités comme dans beaucoup de films de Disney.

Protection animale

La boutique de dératisation de la rue des Halles à Paris apparaît brièvement dans le film.

Les studios Pixar

Les studios Pixar ont été conçus de sorte que tous les employés se rencontrent sans distinction de grade.
Le bâtiment est conçu symétriquement, avec les bureaux de chaque côté, et au centre, la seule toilette. Il n'est disposé qu'une seule toilette dans tout le bâtiment pour que les techniciens puissent échanger leurs idées et parler entre eux sans distinction de grade. John Lasseter les décrit comme un paradis pour l'homme[84].
Les bureaux sont éclairés par de large baies-vitrées, et à l'extérieur, sont installées une piscine, et une table de ping-pong.

Tout est prévu pour le confort des employés, qui lors de la conception d'un film d'animation, sont souvent bloqués par le temps. Ces lieux de divertissement sont aussi évoqués comme un oxygène pour ces concepteurs lorsqu'ils manquent d'idées, par John Lasseter[84].

Ainsi, lors du tournage de Ratatouille, les employés ont pu se détendre lorsque l'inspiration leur manquait. Effectivement, l'équipe de tournage ne disposait que de deux ans pour ré-écrire le scénario, concevoir les personnages, et réaliser le film. Brad Bird avouera que sans ces lieux de détente, ils n'auraient sans doute pas terminé le film à temps, en les décrivant comme une ressource[84].

Le film est dédié à Dan Lee, animateur de l'équipe mort en 2005 d'un cancer du poumon.

Polémiques

IF Magazine a désigné Ratatoing, un film brésilien d'animation en images de synthèse, créé en 2007, comme étant un « ripoff » (une contrefaçon), copie de Ratatouille[85]. Marcus Aurelius Canônico du magazine brésilien, Folha de S. Paulo, décrit le Ratatoing comme un dérivé de Ratatouille. Il s'est ainsi demandé si Pixar engagerait des poursuites judiciaires contre les concepteurs de ce film d'animation. Le Ministère de la Culture brésilien a d'ailleurs publié l'article de Canônico sur son site officiel[86].

Titres en différentes langues

Bibliographie

  • Nicole Seemen, Les Recettes de Rémy : Tout le monde peut cuisiner, Hachette Livre, France, 25 juillet 2007 (ISBN 2-0123-7318-6) 
  • Disney, Ratatouille : Des chefs cuisiniers, Hemma, France, 12 juillet 2007 (ISBN 2-8006-9526-9) 
  • Josette Gontier, Ratatouille, Hachette Livre, France, 25 juillet 2007 (ISBN 2-0146-2945-5) 
  • Disney, Ratatouille : Jeux et Coloriages, Hemma, France, 12 juillet 2007 (ISBN 2-8006-9528-5) 
  • DK Publishing, The Guide to Remy's World, DK Publishing, France, mai 2007 (ISBN 0-7566-2991-8) 
  • DK Publishing, Ratatouille Ultimate Sticker Book, DK Publishing, France, mai 2007 (ISBN 0-7566-2981-0) 
  • John Lasseter, The Art of Ratatouille, Cronicle books, Amérique, 27 juillet 2007 (ISBN 0-8118-5834-0) 

Voir aussi

Liens internes

Liens externes

(fr+en) Ratatouille sur l’Internet Movie Database

Sources

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ratatouille (film) ».

Notes et références

  1. (en) Ratatouille - The New York Times, , Michael Cieply, consulté le 2 février 2008
  2. a , b  et c (en) IMDb, « Ratatouille », consulté le 9 février 2008
  3. (en) version originale : Gusteau's
  4. (en) Cynthia Littleton, « Pixar's Ranft dies in crash », The Reporter, consulté le 3 février 2008
  5. (fr) Allociné, « Ratatouille - Fiche technique », consulté le 9 février 2008.
  6. (en) IMDb, « Ratatouille - Release dates », consulté le 9 février 2008.
  7. Interview de Brad Bird «Pour les mimiques de Skinner, le chef coq du Restaurant Gusteau où évoluent Rémy et son ami Linguini, nous nous sommes par exemple inspirés de Louis de Funès»Télémoustique
  8. Louis De Funès, Louis Jouvet, Charles De Gaulle… Le jour de gloire est arrivé. Et au diable les « freedom fries » ! - lesoir.be
  9. (en) Leo N. Holzer, « Pixar cooks up a story », The Reporter, consulté le 2 février 2008
  10. a  et b (en) Bill Desowitz, « Brad Bird Offers an Early Taste of Ratatouille », Animation World Magazine, consulté le 2 février 2008
  11. (en) Jim Hill, « Why For did Disney struggle to come up with a marketing campaign for Pixar's latest picture ? Because the Mouse wasn't originally supposed to release "Ratatouille" », Jim Hill Media, consulté le 2 février 2008
  12. (en) David Germain, « Pixar Perfectionists Cook `Ratatouille' », Washington Post, consulté le 2 février 2008
  13. (en) Steve Daly, « Brad Bird cooks up Ratatouille », Entertainment Weekly, consulté le 2 février 2008
  14. (en) Drew McKeeny, « Moriarty Visits Pixar To Chat With Brad Bird And Patton Oswalt About RATATOUILLE! », Ain't it cool News, consulté le 2 février 2008
  15. Helen O'Hara, Empire (magazine), First look : Ratatouille, page 62, juin 2007
  16. (en) Scott Collura & Eric Moro, « Edit Bay Visit : Ratatouille », IGN, consulté le 2 février 2008
  17. (en) Bill Desowitz, « Brad Bird Offers an Early Taste of Ratatouille », Animation World magazine, consulté le 2 février 2008
  18. Movie Trailer, consulté le 2 février 2008
  19. (en) Parlez-vous français ?, consulté le 2 février 2008
  20. (en) The technicial ingredient, site officiel, consulté le 2 février 2008
  21. a  et b Première, Sophie Grassin, numéro d'août 2007, page 60
  22. (en) Scott Collura & Eric Moro, « Edit Bay Visit: Ratatouille », IGN, consulté le 3 février 2008
  23. (en) Stacy Finz, « Bay Area flavors food tale: For its new film 'Ratatouille,' Pixar explored our obsession with cuisine », San Francisco Chronicle, consulté le 3 février 2008
  24. (en) Cooking 101, site officiel, consulté le 3 février 2008
  25. Kim Severson, « A Rat With a Whisk and a Dream », consulté le 3 février 2008
  26. (en) Stacy Finz, « For its new film 'Ratatouille,' Pixar explored our obsession with cuisine », San Francisco Chronicle, consulté le 3 février 2008
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  28. (en) Walt Disney Pictures, « Cooking up CG Food », comingsoon.net, consulté le 3 février 2008
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  31. (en) Barbara Robertson, « Fish, Rats, Chefs and Robots », CGSociety, consulté le 3 février 2008
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  33. a  et b (fr) Allociné, « Secrets de tournage - Genèse », consulté le 3 février 2008
  34. (en) Cynthia Hubert, « Rat fanciers hope animated film will help theri pets shed bad PR », Sacramento Bee, juin 2006
  35. (en) Anne Neumann, « Ratatouille Edit Bay Visit! », Comingsoon.net, consulté le 3 février 2008
  36. Parlez-vous français ?, movie trailer, consulté le 3 février 2008
  37. a  et b Ciné Live, février 2008, Cédric Klapisch, page 57
  38. (fr) Allociné, « Secrets de tournage - Atmosphère, Atmosphère », consulté le 3 février 2008
  39. (fr) Kelrestaurant.com, « Bernard Loiseau », Loiseau est comparé à Bocuse, consulté le 10 août 2007
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  60. Tous les temps - All times
  61. Mondiale : boxofficemojo.com
  62. États-Unis/Canada : boxofficemojo.com
  63. a  et b France et Paris : cbo-boxoffice.com
  64. Suisse : procinema.ch
  65. (en), Sarah Schieron, « The Best and Worst of the Year So Far… », Rotten Tomatoes, consulté le 5 août 2007
  66. Voir la section suivante, sur les présences dans le classement des dix meilleurs films de l'année pour d'autres magazines
  67. (en) Sarah Schieron, « Ratatouille (2007) », Rotten Tomatoes, consulté le 5 août 2007
  68. (fr) CBO Box office,. « Analyse du box office du 1er août 2007 », consulté le 14 août 2007
  69. (en) Rotten Tomatoes, « Ratatouille (2007) », consulté le 8 janvier 2008
  70. (en) Metacritic, « All-Time High Scores: The Best-Reviewed Movies », consulté le 8 janvier 2008
  71. (en) A. O. Scott, « Voilà! A Rat for All Seasonings », New York Times, consulté le 29 juin 2007
  72. (en) Roger Moore, « Ratatouille (3 stars out of 5) », Orlando Sentinel, consulté le 29 juin 2007
  73. (en) Stephanie Zacharek, « Ratatouille », Salon, consulté le 28 juin 2007
  74. (en) Tasha Robinson, « Ratatouille », AV Club, consulté le 28 juin 2006
  75. (en) Metacritic, « Metacritic : 2007 film Critic Top Ten Lists », consulté le 5 janvier 2008
  76. (en) Gene Seymour, « 2007 in movies : Gene Seymour's top 10 », Newsday, consulté le 9 janvier 2008
  77. (en) Rotten Tomatoes, « Rats scored big », consulté le 3 février 2008
  78. (en) Rotten Tomatoes, « rats scores big with public », consulté le 3 février 2008
  79. (fr) Ciné Live, top 15, février 2008, numéro 120
  80. (fr) Première, janvier 2008, n°371
  81. (en) MCN, « MCN Top ten », consulté le 3 février 2008
  82. a , b , c , d , e , f , g , h , i  et j (fr+en) IMDb, « Awards for Ratatouille », consulté le 3 février 2008
  83. (fr) Luc Bretones, critique gastronomique, « Auguste Gusteau », consulté le 10 août 2007
  84. a , b  et c « Pas de navets dans la ratatouille », Sophie Grassin, Première, nº 365, Juillet 2007, p. 58
  85. (en) IF magazine, « Clip of the Week: RATATOING - BRAZIL RIPOFF OF RATATOUILLE », consulté le 3 février 2008
  86. (en) Ministère de la Culture Brésilienne, « Vídeo Brinquedo faz sucesso com desenhos como “Os Carrinhos” e “Ratatoing” », consulté le 3 février 2008
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