Bactrocera dorsalis

Mouche orientale des fruits

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Mouche orientale des fruits
 Bactrocera dorsalis
Bactrocera dorsalis
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Hexapoda
Classe Insecta
Sous-classe Pterygota
Infra-classe Neoptera
Ordre Diptera
Sous-ordre Brachycera
Infra-ordre Muscomorpha
Famille Tephritidae
Genre Bactrocera
Nom binominal
Bactrocera dorsalis
Hendel, 1912
Synonymes
Chaetodacus ferrugineus (Fabricius)
Chaetodacus ferrugineus dorsalis (Hendel)
Chaetodacus ferrugineus
var. okinawanus (Shiraki)
Dacus dorsalis (Hendel)
Strumeta dorsalis (Hendel)
Répartition géographique
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La mouche orientale des fruits (Bactrocera dorsalis) est une mouche de la famille des Téphritidés des régions de l'Asie du Sud-Est et du Pacifique.

Sommaire

Synonymes

L'espèce a aussi pour nom vernaculaire mouche orientale des arbres fruitiers et mouche des fruits asiatique en français, Oriental fruit fly en anglais, Orientalische Fruchtfliege en allemand et mosca oriental das frutas en portugais.

Description

L'individu, long de huit millimètres et un peu plus grand que la moyenne des mouches des fruits, a un thorax foncé sur le dos passant au brun-orangé et pâle à foncé sur l'abdomen. Celui-ci porte une bande foncée longitudinale médiane qui forme un T avec l'autre bande foncée présente à la base du segment III[1]. Les ailes sont longues de 7,3 millimètres et l'ovipositeur est proéminent.

L'espèce peut être confondue avec B. carambolae, B. papayae, B. philippinensis et B. occipitalis mais est facilement identifiable grâce aux deux taches noires présentes sur le bout des antennes.

Habitat

L'espèce est originaire de l'Asie du Sud-Est (Indonésie, Malaisie, Philippines, Myanmar, Thaïlande, Laos, Viêt Nam et Cambodge), est présente en Asie tropicale (Émirats arabes unis, Pakistan, Inde, Sri Lanka, Bangladesh, Népal, Bhoutan, Sud de la Chine et Taïwan) et en Océanie (Hawaii depuis 1945, îles Mariannes du Nord, Micronésie, Polynésie française depuis juillet 1996 et Palaos depuis septembre 1996)[2],[1].

L'espèce a été éradiquée en 1965 dans les îles Mariannes du Nord (présente depuis 1935 ou 1936) et à Guam (présente depuis 1947 ou 1948), en 1999 à Nauru (présente depuis les années 1980)[2],[1], en 1987 en Floride et en Californie (États-Unis) et en 1985 dans les îles Ryūkyū. Elle a également été capturée dans un piège sur l'île Maurice en juin 1996[3] et réaperçue en Californie en août 2002 et épisodiquement en Floride.

La mouche orientale des fruits est une espèce tropicale dont les adultes entrent en torpeur à des températures inférieures à 7°C et meurent en-dessous de 2°C.

Biologie

Le développement de la ponte au stade adulte dure seize jours durant l'été mais se déroule tout au long de l'année.

Les œufs de la mouche orientale des fruits sont pondus sous la peau des fruits, préférentiellement mûrs. Blancs, elliptiques et mesurant 1,17 millimètres de longueur pour 0,21 millimètres de diamètre, ils éclosent au bout de un à trois jours. Les larves, blanc crème et longues de dix millimètres, se développent en se nourrissant de la chair du fruit durant 9 à 35 jours si les températures sont supérieures à 13°C. Une fois achevée sa croissance, la larve quitte le fruit et passe au stade de pupe sur le sol durant une à deux semaines. L'adulte qui en sort en général entre sept et huit heure du matin met neuf jours a atteindre la maturité sexuelle.

Dans des conditions optimales, la femelle peut pondre 3 000 œufs durant sa vie mais la moyenne se situe autour de 1 200 à 1 500.

Comportement

L'espèce s'attaque aux fruits cultivés et sauvages en y pondant des œufs, rendant toute consommation humaine impossible. C'est une des espèces les plus nuisibles du genre Bactrocera. Elle sévit sur 117 espèces hôtes (76 genres et 37 familles) en Asie et 173 à Hawaii[1]. Les fruits les plus attaqués sont l'avocat, la mangue et la papaye mais l'espèce s'en prend aussi au citron, psidium, banane, nèfle du Japon, tomate, cerise de Cayenne, fruit du jamrosat, fruit de la passion, kaki, ananas, pêche, poire, abricot, figue et café.

En Polynésie française, elle affecte l'avocatier, le badamier, le bananier, le carambolier, le châtaignier de Tahiti, le corossol, le goyavier, le manguier, l'oranger, le pamplemoussier, le papayer et le prunier de Cythère.

Les mâles sont attirés par le méthyle eugénol[2],[1].

Impact économique

La mouche orientale des fruits est l'une des cinq espèces les plus nuisibles au monde[1],[2].

Études

Des études sur la tolérance à la chaleur de cette espèce sont menées à Hawaii[2].

Méthodes d'éradication

Des pièges au méthyl eugénol sont confectionnés dans la méthode dite d'éradication des mâles : des pièces de bois, de bourre de coco ou de tissus sont trempés dans un mélange de méthyle eugénol et d'insecticide et cloués sur les arbres ou éparpillés sur de grandes surfaces[1]. Un renouvellement du mode opératoire tous les deux mois pendant six à huit campagnes suffit en général à éradiquer l'espèce[1]. Cette méthode fut efficace à Guam, aux îles Mariannes du Nord et à Nauru mais moins en Polynésie française[1].

Les fruits (plus particulièrement la mangue, le psidium, la châtaigne tahitienne, le jamrosat et le badamier) sont surveillés[2]. Des moyens de prévention comme le ramassage des fruits tombés à terre, la limitation du transport des fruits, leur emballement et leur mise en quarantaine sont aussi efficaces[2].

Voir aussi

Lien externe

Bibliographie

  • Allwood, A.J., Chinajariyawong, A., Drew, R.A.I., et. al. (1999) Host plant records for fruit flies (Diptera: Tephritidae) in south east Asia. Raffles Bulletin of Zoology Supplement 7:1-92.
  • (en) Drew, R.A.I. & Raghu, S. (2002). The fruit fly fauna (Diptera: Tephritidae: Dacinae) of the rainforest habitat of the Western Ghats, India., rapport de The Raffles Bulletin of Zoology 50(2):327-352. PDF page 336

Sources

Références

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