Serquigny

49° 06′ 38″ N 0° 42′ 48″ E / 49.1105555556, 0.713333333333

Serquigny
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Haute-Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Canton Bernay-Est
Code commune 27622
Code postal 27470
Maire
Mandat en cours
Lionel Prévost
2001-2008
Intercommunalité Communauté de communes de Risle-Charentonne
Démographie
Population 2 139 hab. (2006)
Densité 188 hab./km²
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 38″ Nord
       0° 42′ 48″ Est
/ 49.1105555556, 0.713333333333
Altitudes mini. 66 m — maxi. 155 m
Superficie 11,4 km2

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Serquigny est une commune française, située dans le département de l'Eure et la région Haute-Normandie.

Sommaire

Géographie

Serquigny est un nœud ferroviaire, au cœur d'un triangle dont les trois branches se dirigent vers Rouen via Oissel, Caen via Bernay et Lisieux, et enfin Paris via Évreux et Mantes-la-Jolie.

Toponymie

La plus ancienne mention qui soit conservée de Serquigny remonte au Xe siècle sous la forme latinisée Sarchinneium, puis Sarchinneio avant 1131, Sarquigny en 1206. Ensuite, on trouve Cerquigny, jusqu'à sa graphie actuelle attestée pour la première fois en 1785.

Il s'agit d'une formation de basse latinité du type *SARCHINIACU, composé du nom de personne germanique Sarchinus suivi du suffixe -i--ACU ou Sar(a)cho[1] suivi du suffixe allongé -INIACU.

Ce genre de formation gallo-romane ou mérovingienne en -ACU composée avec un nom de personne germanique est fréquente, notamment le type Glatigny, le plus représenté en Normandie avec le nom de personne germanique Glatto / Glattinus

Le passage de /ar/ à /er/ est commun (cf. la forme normande d'« argent » : ergent).

Histoire

Lorsque les Romains envahirent ce qui allait devenir la Normandie, ils affrontèrent dans la région les tribus gauloises qui s'étaient établies à la confluence de la Risle et de la Charentonne. Après avoir triomphé de leurs adversaires, les Romains décidèrent d'établir un poste militaire afin de prévenir d'éventuels troubles[réf. nécessaire]. Il était situé entre Brionne et Bernay[réf. nécessaire], sur les hauteurs, afin de surveiller le débouché des vallées, non loin du point de passage obligé des deux voies romaines. S'il ne fait aucun doute que dès le Ier et le IIe siècle, Serquigny fut un lieu important grâce à la confluence des rivières, les invasions le ruinèrent. Avec l'effondrement de l'Empire romain, les routes devinrent moins sûres, et les vallées furent remontées par des vagues successives d'envahisseurs attirés par la renommée des lieux qu'ils traversaient. Les broussailles dissimulèrent les traces d'habitation et les bois regagnèrent du terrain.

Ce n'est que sept ou huit siècles plus tard, après l'an mil, que Serquigny allait à nouveau entrer dans l'histoire. Passant en 911 dans la mouvance des ducs de Normandie, après le traité de Saint-Clair-sur-Epte par lequel Charles le Simple abandonnait à Rollon ce qui allait devenir la Normandie, Serquigny devait être un simple lieu-dit, sans église ni seigneur. Ce n'est qu'au début du Xe siècle qu'il sort de l'anonymat, lorsque Richard II de Normandie, épousa un peu après l'an mil la fille de Conan le Tors, duc de Bretagne. Il lui offrit à cette occasion de nombreuses terres afin de lui assurer un revenu et il semble que Serquigny ait fait partie de cette donation. Quelques années plus tard, Judith fondait l'abbaye Notre-Dame de Bernay et, dans un élan de charité chrétienne octroyait leur liberté à tous les esclaves et serfs qui vivaient sur son domaine. Elle leur accorda dans le même quelques terres qui prirent le nom de communaux.

Le territoire de Serquigny ne resta que peu d'années dans les mains de l'abbaye. Les terres excitaient la convoitise de bien des gens et principalement celle des seigneurs de Pont-Audemer. Ainsi, le propre beau-frère de Richard II, Onfroy, seigneur de Pont-Audemer, usurpa la terre de Serquigny. Le domaine fut divisé en deux ensembles, et il conserva la plus grande partie. Son neveu Anquetil, seigneur d'Harcourt reçut la terre de Maubuisson qu'il érigea en fief.

Pendant près de 600 ans, une partie de la paroisse englobant le grand château et la majeure partie du bourg allait relever du comté de Beaumont, tandis que l'autre partie, étendue vers le nord entre le bourg et le hameau du Petit Nassandres, allait dépendre du comté d'Harcourt.

Recevant au XIIe siècle le fief de Maubuisson, la famille d'Erneville n'allait pas disposer d'une seigneurie spécifique puisque leur terre relevait de la seigneurie d'Harcourt et dépendait, au spirituel, de la paroisse de Serquigny. Ce fief restera dans leurs mains jusqu'au début du XIXe siècle siècle, et la plupart des membres de cette famille, véritables soldats, portèrent le titre de seigneur de Maubuisson.

Les seigneurs de Serquigny étaient eux aussi de véritables soldats. Le plus valeureux d'entre eux fut sans conteste Charles d'Aché qui eut l'honneur d'être fait chevalier par François Ier au soir de la célèbre bataille de Marignan, le 14 septembre 1515. Par ses descendants, le domaine s'étendit considérablement incluant les paroisses de Serquigny, Marbeuf, Fumechon, Villequier et Bliquetuit. Ils portèrent alternativement le titre de seigneur de Serquigny ou de Marbeuf.

Au-delà du jeu de pouvoir que se partageaient les deux seigneurs, les terres de Serquigny et de Maubuisson formaient un tout puisqu'elles dépendaient de la même paroisse dont l'origine semble remonter aux premières années du Xe siècle à l'époque de Judith de Conan. De nombreux procès opposèrent les habitants et les seigneurs qui tentaient de récupérer les terres qui échappaient à leur ban ou pouvoir de commandement. La révolution, en détruisant le pouvoir féodal, allait permettre aux habitants de disposer librement de leurs terres. L'une des principales conséquences de la Révolution française fut, pour les habitants, le partage de la terre et les droits qu'ils retrouvèrent sur les communaux.

Emportée depuis près de 2 000 ans par une tourbillonnante « légende des siècles » qui a laissé une empreinte durable dans le paysage communal comme en témoignent la solennelle sentinelle du menhir du Croc, la belle église Notre-Dame ou le grand château, Serquigny était devenue un véritable bassin de vie sous l'effet de la révolution industrielle. La création de la Filature Sainte-Marguerite en 1843, la construction de la mairie et des écoles quelques années plus tard ou l'ouverture des lignes de chemins de fer vers Paris en 1855 puis en direction de Rouen dix ans plus tard, en avaient été les premières étapes. Ces étapes conjuguées avaient transformé un petit village rural de 723 habitants en 1841, en un centre industriel de 1 384 personnes, soit près du double, vingt-cinq ans plus tard. Elles allaient être poursuivies sans discontinuer à partir de la seconde moitié du XIXe siècle afin d'aménager ce dynamique centre industriel en un espace agréable à vivre doté des plus indispensables infrastructures

C'est au tournant des années 1860 que se situe le passage d'une commune rurale à une commune industrielle. Sur les 1010 Serquignassais recensés en 1861, la moitié vivait directement ou indirectement de l'agriculture. Tous bien évidemment ne possédaient pas la terre qu'ils travaillaient puisque l'on dénombrait 55 exploitations.

L'autre moitié de la population était répartie en parts égales entre l'industrie, le petit commerce et l'artisanat. Trois filatures de coton faisaient vivre 25% de la population, et l'on dénombrait 39 artisans et commerçants, six maçons, cinq bouchers, deux tailleurs et sept cafés restaurants. Malgré l'effondrement du nombre d'exploitations agricole, la ville ne connut pas d'exode rural puisque la population agricole était absorbée par les filatures. Un nouvel établissement avait été créé et les quatre filatures faisaient vivre près de la moitié de la population contre 25% cinq ans auparavant.

L'éclairage urbain au gaz fit son apparition succédé par l'installation des premières lignes téléphoniques.

Avec l'arrivée des premiers réseaux électriques, la distribution fut confiée à la Société Normande d'Électricité qui allait s'occuper d'étendre progressivement le réseau dans toute la commune. La question du quatrième réseau, concernant la distribution d'eau dans tous les foyers, ne fut pas abordée avant la fin des années trente. En 1910, la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest projetait d'établir une gare de triage et demandait deux ans plus tard à la municipalité l'autorisation de faire construire des logements pour satisfaire des cheminots de plus en plus nombreux.

La Première Guerre mondiale, avec le départ des forces vives de la commune, vint briser cet essor.

Les années de l'entre-deux-guerres furent marquées par un dynamisme sans précédent qui allait, tant à partir du développement des entreprises que de l'essor du chemin de fer, transformer le paysage urbain, modifier le cadre de vie et conduire les différentes municipalités à deux nouveaux aménagements confortés la croissance. Les activités ferroviaires étaient passées au premier plan puisque, au milieu des années trente, la gare, la gare de triage et le dépôt où stationnaient une dizaine de locomotives employaient près de deux cent cinquante cheminots. On dénombrait aussi pas moins de trois hôtels à Serquigny, de nombreux commerces et plus d'une dizaine de cafés-restaurants.

La Seconde Guerre mondiale n'épargna pas Serquigny. Bombardée au matin du 10 juin 40, la commune entra dans la guerre par le décès d'une dizaine de personnes. Nombre d'habitants quittèrent la commune à la nouvelle de l'approche de l'armée allemande, annoncée quelques jours plus tard. Les soldats s'installèrent un peu partout; les officiers furent d'abord logés au château de Maubuisson, puis dans différentes maisons. Les allemands très méfiants instituèrent à partir de l'été 1941 une petite milice composée de Serquignassais enrôlés d'office qui étaient chargés d'effectuer des rondes de nuit dans le village et de surveiller les lignes de chemin de fer. La résistance s'organisa dans la commune. Le réseau était composé de trois groupes dont l'un était chargé de recueillir les pilotes alliés abattus pour les faire passer en Angleterre et coordonnait nombres d'actions. En juillet 1943, trois pilotes américains étaient hébergés chez des habitants en attendant de rejoindre l'Angleterre. Les différents pilotes allaient être transférés lorsque tout le réseau fut démantelé par la Gestapo dans la semaine du 10 janvier 1944. Ce fut la plus sévère atteinte portée à la résistance dans l'Eure puisqu'il y eut 84 arrestations suite aux révélations ou aux aveux de l'un des membres du groupe. Il ne restait le 18 janvier presque plus rien du réseau à l'exception de quelques personnes trop isolées pour agir au moment où l'on commençait à redouter les bombardements alliés à cause de la position stratégique de la commune. Le village faillit être entièrement détruit à la suite d'un bombardement. La commune avait au total essuyé trente-deux attaques.

Les premiers soldats canadiens arrivèrent par la route de Bernay en mettant fin à quatre années d'occupation. Le bilan matériel était catastrophique et la guerre avait fait vingt et un morts dont huit tués lors des bombardements.

La reconstruction fut une tâche difficile à laquelle se consacra dès le 3 septembre 1944 la nouvelle municipalité suite aux élections organisées par le comité local de Libération de Serquigny. Pour parer au plus urgent, quelques baraquements en bois furent installés. De nombreux projets de restauration furent menés en parallèle de nouvelles installations comme l'adduction d'eau qui démarra dès 1946 avec la commune de Nassandres.

Le plan de reconstruction avait aussi prévu, en limite de Serquigny et de Launay, la création d'une zone industrielle qui vit s'installer la société Organico avec son centre de recherche. Cette société, aujourd'hui devenu Arkema, est l'une des plus importantes entreprises de la communauté des alentours avec la société Ercelab.

Toute cette renaissance, entreprise en moins d'une dizaine d'années, se terminait en 1957 par la construction de la nouvelle gare.

Ce renouveau économique, héritage d'une longue tradition industrielle, engendra, par un mécanisme identique à celui qu'avait connu la commune au milieu du XIXe siècle, une croissance économique soutenue. La population doublait en effet en l'espace d'une génération, passant de 1 227 habitants en 1946 à 2 230 en 1982. Un vaste projet de création d'un nouveau centre urbain fut mené de 1966 à 1978. Avec l'implantation d'une nouvelle gendarmerie, l'aménagement d'un terrain de sport, l'édification d'un bureau de poste, l'agrandissement du groupe scolaire et le développement de quelques commerces, de nombreuses constructions de résidences virent le jour.

Avec l'édification de l'hôtel de ville, la construction du gymnase intercommunal et la future médiathèque, Serquigny continue sur une dynamique qui contribue au devenir économique, social et environnemental d'un carrefour naturel sculpté par le temps et forgé depuis 2 000 ans par des hommes dont l'œuvre transporte dans le souvenir et regarde vers l'avenir.

Château de Serquigny

Élevé au milieu de la grasse vallée de la Charentonne qui en alimente les douves, le château s’appuie sur les fondations de l’ouvrage construit par la famille Mauvoisin, qui possédait la seigneurie depuis la fin du XIe siècle.

Construit sur un terre-plein rectangulaire, à l’origine accessible, par deux ponts-levis, le château, dit Le Grand Serquigny, doit son caractère monumental au parti original adopté pour sa façade. De part et d’autre, des chaînes de pierre encadrent les travées, séparées par d’étroits panneaux de briques.

La façade arrière présente une ordonnance analogue, mais elle est encadrée de tours rondes en forte saillie, légèrement dissymétriques, relevées sur des fondations du Moyen Âge ou du XVIe siècle. On attribue la construction du corps de logis actuel à Pierre Pecqueult, président trésorier de France à Alençon, adjudicataire de la terre en 1681.Quant aux tours rondes, ce serait les vestiges de la résidence de Charles d’Achey et de Jean, son fils, capitaine de Tancarville (1590) de même que les pavillons isolés, placés au centre de la cour d’honneur. À l’intérieur, ont été préservés des boiseries, trumeaux et cheminées Louis XV, remontant aux modernisations opérées au milieu du XVIIe siècle.

Dans l’ancienne basse-cour, au sud des douves, trône un beau colombier cylindrique en briques et silex.

Léguée à Pierre-Louis et Léonard de Malhortie, la terre de Serquigny échut vers 1770 à Pierre-René de la Roque, qui parvint à préserver le domaine des menées révolutionnaires. Sous Louis-Philippe lui succéda le marquis de Groix (1803-1874) propriétaire des forges voisines et de plus de 2 000 ha de bois et terres. À sa fille Blanche, comtesse Amédée d’Andigné, succéda sa petite-fille Marie-Josèphe qui, sans enfant de son mariage avec le comte Adalbert de Vogûé, laissa Serquigny et Courcelles à sa sœur Louise, marquise de Keroüartz.

Un beau parc à la française parfaitement ordonné jouxte une partie de celui-ci travaillé à l’anglaise. Une belle écurie modernisée précède un petit bois qui longe la rivière Charentonne.

Située dans le pays d’Ouche, près de la belle ville de Bernay et du château de Beaumesnil, le château du Grand Serquigny est un joyau de la campagne basse-normande, si riante et si appréciée pour sa gastronomie inspirée du terroir et de la mer située à peine à trois quarts d’heure de celui-ci.

Château de Maubuisson

Un aqueduc de 2 km y amenait les eaux pour alimenter une villa gallo-romaine, tandis que sur le haut de la colline deux feux allumés nuit et jour surveillaient les alentours.

Vers le début du XIe siècle, Maubuisson devient propriété de la famille d’Erneville où un château féodal y est bâti en lieu et place de la villa « ravagée par les diverses hordes barbares » et pour se protéger des invasions normandes. Le décès de Adrien Joseph d’Erneville, le 3 août 1810 met fin à la présence de cette famille à Maubuisson après plus de huit siècles.

Le domaine féodal est vendu et M. Gattier, préfet de la Manche et y fit construire à la place le château actuel.

Héraldique

Armes de Serquigny

Ces armes peuvent se blasonner ainsi aujourd’hui :

écartelé, au premier et au quatrième de gueules au deux léopards d'or passant l'un sur l'autre, au deuxième d'or à deux fasces de gueules, au troisième d'or à trois chevrons de gueules

Industrie pétrochimique

Serquigny abrite un site de production et de recherches de la société Arkema. C'est dans cette petite ville que fut mis au point le polyamide 11 qui porte le nom commercial de Rilsan. Nom inspiré par le nom de la rivière passant sur cette commune : la Risle. L'usine Arkema fabrique du Rilsan. C'est la plus importante usine de polymérisation de ce produit au monde.

Une ancienne usine chimique ayant traité de la monazite stocke 2 000 mètres cubes de remblais contenant de l'uranium[2].

Des déchets radioactifs sont aussi entreposés sur le site d'une ancienne usine de production de nitrate de thorium[3].

Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900   Paul Rolier   ingénieur
mars 1989   Lionel Prévost PS Vice-Président du Conseil général
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999
1 635 1 794 2 112 2 236 2 197 2 053
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Cet ingénieur des Arts et Métiers est nommé capitaine à 26 ans dans Paris assiégé par les Allemands, en 1870. Porteur d’un courrier urgent pour l’armée de la Loire, il s’envole de la gare du Nord et atterrit en Norvège. Cet exploit inspirera Jules Verne pour son roman, L'Île mystérieuse. Il crée par la suite une fabrique de papier à Serquigny et devient maire de cette commune avant de s’éteindre à Paris en 1918.

Source bibliographique : C Laroze auteur de Valéry Paul Rolier, un Curtinien au destin exceptionnel aux éditions de l'écluse, Chatillon Coligny - Loiret.

Notes et références

  1. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, 1981, 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3) (OCLC 9675154), p. 193 
  2. Alerte à la pollution nucléaire, revue Capital, octobre 2008
  3. La France nucléaire: matières et sites, par Mary Byrd Davis, 19/08/01

Voir aussi

Liens externes


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