Catherine Deneuve
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Catherine Deneuve

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Catherine Deneuve au festival de Cannes 1995

Nom de naissance Catherine Fabienne Dorléac
Naissance 22 octobre 1943 (1943-10-22) (68 ans)
Paris, Drapeau de France France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Films notables Les Parapluies de Cherbourg
Répulsion
Belle de jour
Les Demoiselles de Rochefort
La Sirène du Mississippi
Peau d'âne
Le Dernier Métro
Indochine
Ma saison préférée
Place Vendôme

Catherine Deneuve, née Catherine Dorléac le 22 octobre 1943 à Paris, est une actrice française.

Sommaire

Biographie

La famille de Catherine Deneuve

Son père, Maurice Dorléac, était acteur de théâtre et de cinéma mais également directeur de doublage à la Paramount Pictures. Sa mère, Renée Simonot, dont elle a utilisé le véritable patronyme, Deneuve, avait été pensionnaire du théâtre de l'Odéon, où sa grand-mère avait été souffleuse.

Elle est la troisième des quatre filles de Renée Simonot ; ses trois sœurs sont Danielle (née en 1937 du comédien Aimé Clariond), Françoise (née en 1942, morte dans un accident de voiture en 1967) et Sylvie (née en 1946).

Ses débuts au cinéma

Elle débute au cinéma en 1956, sous son nom (Catherine Dorléac), avec un petit rôle dans Les Collégiennes d'André Hunebelle. « Je joue en uniforme de collège, et c'est là que j'apprends à nouer des cravates[1]. » dira-t-elle.

Quatre ans plus tard, sa sœur Françoise lui dit : « Tu sais. Ce serait amusant que tu fasses des essais. Je dois tourner cet été un film qui s'appelle Les portes claquent et le réalisateur, Jacques Poitrenaud, cherche une jeune fille pour jouer ma sœur. Tu devrais y aller[2]. » Après avoir obtenu l'accord de ses parents, Catherine Deneuve passe des essais et elle est choisie pour le rôle. Elle n'est cependant pas intéressée par le métier[3]. Cet épisode l'amène pourtant à interrompre ses études, au cours de sa classe de seconde[4].

Le réalisateur Mel Ferrer lui trouve une ressemblance avec Audrey Hepburn et l'engage pour tourner L'Homme à femmes, avec Danielle Darrieux[3]. Les critiques saluent sa performance.

« La révélation du film, c'est une petite personne exquise qui s'appelle Catherine Deneuve. Discrète, sans être empaillée, proprette sans être banale, ingénue sans être niaise, et jolie, si jolie, sans avoir l'air de le savoir. Elle devrait être d'ici à trois mois la proie favorite des metteurs en scène fatigués du style Saint-Germain-des-Prés. »

— France Roche, France Soir (1960).

En 1962, elle rencontre Roger Vadim à l'Epi Club de Montparnasse. « Ce fut le coup de foudre. Vadim m'apprit à devenir femme, à me faire une personnalité et à vivre dans le bonheur[5] », pense Catherine Deneuve. Il lui offre un rôle dans Le Vice et la Vertu en 1962. Elle vit ensuite avec le cinéaste, de quinze ans son aîné, dont elle a un fils, Christian, né le 18 juin 1963.

Catherine Deneuve et Jacques Demy

En 1964, elle incarne le premier rôle féminin du film musical de Jacques Demy, Les Parapluies de Cherbourg, récompensé par la Palme d'or au Festival de Cannes et par le Prix Louis Delluc. Tout le monde ne parle que d'elle, de sa beauté, de sa grâce, de cette manière d'être à la fois légère et profonde, gaie et mélancolique. Elle est la révélation de l'année 1964 et devient l'incarnation de l'idéal féminin. La rencontre avec Jacques Demy est un tournant dans sa carrière puisqu'elle devient l'un des visages les plus emblématiques de l'univers poétique, enchanté et grave du réalisateur. Elle tourne encore trois films avec lui : Les Demoiselles de Rochefort dans lequel elle donne la réplique à sa sœur Françoise Dorléac, Peau d'âne et L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune. En revanche, elle renonce au rôle d'Edith dans Une chambre en ville, parce que Jacques Demy refuse qu'elle chante elle-même les dialogues. Cela entraine la suspension du projet, qui sera tourné sept ans plus tard avec Dominique Sanda dans le premier rôle[6].

Les rôles importants des années 1960

En 1965, Roman Polanski lui propose le rôle principal dans l'adaptation qu'il compte faire de la pièce de théâtre de Roland Dubillard, Naïves Hirondelles, mais elle refuse considérant qu'il s'agit d'un rôle d'idiote[7]. Néanmoins, elle regrette sa décision et accepte une nouvelle offre du réalisateur pour jouer dans son prochain film Répulsion. Le personnage qu'elle interpète, Carol, est une manucure qui souffre de schizophrénie et qui la conduit finalement à la folie meurtrière. La seule réserve qu'elle émet est de tourner nue et exige de jouer en chemise de nuit[8]. Lors de sa sortie, le film est un succès critique et public.

Elle accepte ensuite, par amitié pour Agnès Varda, de faire une apparition dans son film Les Créatures (1966)[9]. Le film est un échec cuisant, ce qui empêche Varda de faire d'autres films en France. Deneuve déclare à ce sujet : « Les créatures a été accueilli de façon très injuste, car on ne s'est pas seulement contenté d'assassiner le film mais aussi Agnès Varda qui n'a rien pu faire depuis en France ! Mais je préfère ne pas en parler, car cela me rendrait très agressive à l'égard de gens qui font de la critique de façon très méprisable[10] »

L'année suivante, elle retrouve Jacques Demy pour le film musical Les Demoiselles de Rochefort, dans lequel elle donne la réplique à sa sœur Françoise Dorléac. Le film raconte l'histoire de soeurs jumelles, professeurs de danse et de musique, qui rêvent de monter à Paris et qui saisissent l'occasion lorsqu'une troupe de forains passe en ville. Leur but est de chercher l'amour idéal. Bien qu'elle ne soit pas très proche dans la vraie vie, le film a beaucoup contribué, selon Deneuve, à les rapprocher[11]. Bien qu'elle adore le film, il reste pour Deneuve un souvenir malheureux[12]. En effet, Françoise Dorléac meurt dans un accident de voiture le 26 juin 1967. Pour Deneuve, la perte de sa sœur représente « la déchirure la plus importe de ma vie[11]. »

Avant le décès de celle-ci, Catherine Deneuve commence par refuser le scénario qu'elle reçoit pour l'adaptation du roman de Joseph Kessel, Belle de Jour, mais change d'avis lorsqu'elle apprend que le réalisateur est Luis Buñuel[13]. Elle interprète, aux côtés de Michel Piccoli, Pierre Clementi et Francis Blanche, l'épouse d'un interne en médecine qui, malgré sa richesse, se livre à la prostitution occasionnelle. Le tournage est pour elle extrêmement difficile. En effet, les producteurs, Robert et Raymond Hakim, refusent qu'elle parle avec Buñuel et servent d'intermédiaire. « Sur Belle de jour, on a eu affaire à des producteurs à l'ancienne et qui tenaient à ce que les acteurs restent dans leur coin et ne communiquent pas avec leur réalisateur. Privé de ce dialogue-là, j'ai vécu des moments vraiment douloureux[14]. » Le film est néanmoins un succès plus critique que public[n 1],[9], et selon François Truffaut, le film le plus important pour elle : « Ce film coïncidait merveilleusement avec la personnalité un peu secrète de Catherine et les rêves du public. C'était un film formidablement mystérieux qui lui convenait parfaitement[15]... »

Ce film lui donne une image de beauté froide, ambiguë et retorse à laquelle elle reste fidèle.

Suite au décès de sa sœur, Catherine Deneuve n'a qu'un seul but en tête : travailler.

« Très longtemps, je me suis sentie comme un zombie. Je n'ai pas arrêté de travailler, j'ai tourné des films, c'est vrai mais ce sont des souvenirs assez flous, je n'étais pas du tout en état d'analyser les raisons pour lesquelles je faisais les choses, j'étais anesthésiée. »

— Catherine Deneuve, « Elle s'appelait Françoise »

Elle a déjà accepté un rôle épisodique dans une comédie intitulée Benjamin ou les Mémoires d'un puceau de Michel Deville au moment de l'accident et elle se doit de continuer[n 2],[11]. Avec, entre autres, Michèle Morgan et Michel Piccoli, le film se déroule dans la France libertine du milieu 18e siècle et raconte l'éducation sentimentale et sexuelle d'un jeune homme élevé jusque là loin des femmes.

Son film suivant, Manon 70, est une adaptation contemporaine du roman-mémoires de l’abbé Prévost, Manon Lescaut. Même si elle considère le film raté, elle refuse de le renier[n 3],[10]. « J'ai beaucoup d'estime pour Jean Aurel (le réalisateur). Si Manon n'est pas une grande réussite, c'est sans doute parce que le metteur en scène n'était pas au meilleur de sa forme. Ni moi non plus. Je ne considère pas Manon comme un échec, ou si c'en est un, je ne veux en considérer que l'aspect instructif[16]. »

Après une adaptation du roman de Françoise Sagan, La Chamade, dans lequel elle joue une femme qui aime vivre d'oisiveté grâce à l'argent de son amant, Catherine Deneuve est dirigée par François Truffaut dans La Sirène du Mississipi (1968) et donne la réplique à Jean-Paul Belmondo. Elle interprète une chanteuse de cabaret, qui, après s'être mariée à un homme riche, lui vole son argent et s'enfuit. Le film est particulier et difficile pour Deneuve, puisque le film est tourné chronologiquement et Truffaut écrit les dialogues au fur et à mesure du tournage[17]. La Sirène est un échec, ce qui affecte beaucoup son réalisateur et son actrice. « L'échec du film m'a beaucoup attristée : un sujet très romanesque, une histoire d'amour... J'adorais ce film. Mais il était tellement contre les lois du genre, contre mon image habituelle et surtout celle de Belmondo. Le public n'a apparemment pas accepté que Belmondo joue un homme faible, qui subit. C'était une série noire vraiment noire. Mais je considère que c'est un film important[18]. »

La même année, Catherine Deneuve tourne sous la direction de Terence Young dans Mayerling, l'histoire d'amour entre Rodolphe d'Autriche et Marie Vetsera. Le film est un succès considérable. Cependant, bien qu'elle ne regrette pas de l'avoir tourné, elle estime qu'il est trop commercial. « Il y avait des choses à dire, il y avait certainement des images plus fortes à montrer. Quand il y a beaucoup d'argent, il y a tout de suite trop de choses à respecter. La liberté a un prix[9]... ».

Elle joue ensuite dans un autre film américain, Folies d'avril (1970), une comédie avec Jack Lemmon. «  Tourner une comédie américaine, sur le rythme des studios US, avec un acteur tel que Lemmon, c'est une expérience précieuse. Lemmon est l'invention, la finesse, l'amitié même. Mais c'est aussi un grand professionnel, qui ne laisse rien au hasard, qui n'est jamais pris au dépourvu quand il doit se perfectionner lui-même. Il a ceci de précieux : il sait vous entraîner dans son rythme, tout en respectant votre personnalité. Il ne dévore jamais ses partenaires. Et pour une débutante à Hollywood, c'est infiniment précieux[19]. » Le film est globalement un échec, car mal distribué selon l'actrice[n 4],[9].

Les années 1970

Buñuel l'invite alors à jouer le rôle titre de son prochain film, Tristana (1970). Malgré leur collaboration difficile sur Belle de jour, Deneuve accepte et se rend en Espagne pour interpréter une jeune femme recueillie par un notable de Tolède et qui finie aigrie, malade et amputée d'une jambe. Le tournage est merveilleux pour Deneuve. « Tristana est un de mes grands souvenirs. Le tournage s'est très bien passé. Buñuel était revenu en Espagne et j'étais attirée par le mystère de ce personnage féminin, son comportement, ses pulsions[18]. »

Pour la troisième fois, Deneuve retrouve Demy pour le film musical Peau d'âne inspiré du conte homonyme de Charles Perrault. Le film tient une place particulière dans sa carrière et est un succès considérable avec 2,2 millions d'entrées.

« J'y allais les yeux fermés. Heureuse de retrouver cet univers. Un univers où toutes les relations interdites sont transfigurées. Jacques savait créer le merveilleux avec un rien, son regard le suscitait. Où que j'aille, le film m'a poursuivie. Il y a des rôles qu'on oublie. Mais, là, c'est le film lui-même qui ne m'a jamais quittée. Souvent, des amis me demandaient si j'en avais une copie. Mais, pour moi aussi, le film avait disparu. Si bien que je suis la première enchantée de pouvoir le redécouvrir dans ses couleurs d'origine [20]! »

— Catherine Deneuve, « Catherine Deneuve nous conte Peau d'âne »

De retour à Paris après un bref séjour à Londres - au cours duquel Roman Polanski lui présente Marcello Mastroianni - elle lit le scénario de Ça n'arrive qu'aux autres que Nadine Trintignant a déposé à son intention chez sa concierge[21]. Devant cette histoire - celle d'un couple qui doit faire face à la perte d'un enfant - qu'elle trouve magnifique, elle accepte et suggère même Mastroianni pour lui lui donner la réplique[21]. Les deux acteurs se donnent donc la réplique et tombent amoureux sur le tournage.

Ils s'illustrent tous les deux ensuite dans Liza de Marco Ferreri. Elle joue le rôle-titre, une femme qui vient perturbé l'existence d'un homme retiré du monde. L'expérience est entièrement nouvelle pour Deneuve, qui, avec Ferrerri, apprend à à être totalement décontractée[9].

Enceinte de cinq mois de sa fille Chiara, elle accepte ensuite de faire une participation au film de Jean-Pierre Melville, Un flic[n 5]. Le but est de, entre le réalisateur et son actrice, de faire connaissance avant un prochain film qu'ils comptent faire[n 6],[18]. Malheuresement, Melville meurt peu de temps après (1973).

Pour son film suivant, L'Événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune, elle joue de nouveau face à Mastroianni et est pour la troisième et dernière fois dirigée par Jacques Demy. Le scénario, qui suit l'histoire d'un homme enceint, ne la satisfait pas[n 7]. De plus, elle est déçue par sa performance et est agacée chaque fois qu'elle revoit le film[n 8],[22].

Elle retrouve ensuite Ferreri pour Touche pas à la femme blanche !, toujours avec Mastroianni. Le film est une parodie de western, de la bataille de Little Big Horn (1876) et son célèbre général Custer, tournée dans le chantier du futur Forum des Halles, dans le centre de Paris. Deneuve s'amuse sur le tournage et estime que Ferreri, malgré son caractère bien trempé, est l'un des seuls cinéastes à écrire de très beaux personnages féminins[n 9],[23].

Elle est ensuite dirigée par le fils de Luis Buñuel, Juan Luis, pour La Femme aux bottes rouges (1974). Le film est un échec, mais reste apprécié de l'actrice[n 10],[9]. Elle devient ensuite co-productrice du film Zig-Zig de László Szabó dans lequel elle joue également aux côtés de Bernadette Lafont. Malgré le fait que le film soit un échec critique et public - elle est méprisée dans le personnage d'une prostituée - elle reste cependant très attachée au film[n 11],[24].

Elle est ensuite l'héroïne La Grande Bourgeoise de Mauro Bolognini, puis de L'Agression (1975) de Gérard Pirès dans lequel elle croise le jeune acteur Daniel Auteuil. C'est sous la direction de Jean-Paul Rappeneau qu'elle fait une nouvelle comédie, Le Sauvage. Le film, dans lequel elle vient perturbée l'existence d'un parfumeur (joué par Yves Montand) est tourné au Venezuela, ce qui l'empêche de voir les rushes. Mais contrairement à Belle de jour, cela ne lui pose aucun problème.

Elle accepte la même année un nouveau film américain, La Cité des dangers, avec Burt Reynolds. Elle se méfie tout d'abord du réalisateur Robert Aldrich dont la réputation avec les femmes n'est plus à faire. Il se montre charmant avec elle et Deneuve expérimente une nouvelle technique, la préparation avant le tournage, qui lui facilite grandement les choses[n 12],[9].

Pour Claude Lelouch, elle joue une femme qui fait la connaissance de son fils après seize ans passé en prison pour Si c'était à refaire puis elle joue dans deux autres films italiens, l'un avec Ugo Tognazzi et Jodie Foster, La Cabine des amoureux, l'autre sous la direction de Dino Rizzi, Âmes perdues.

En 1977, elle signe sans scénario définitif pour Il était une fois la Légion de Dick Richards avec Gene Hackman. Elle regrette rapidement sa décision et refuse de parler du film ou du réalisateur dans ses interviews parce qu'elle n'aime pas dire quelque chose de désagréable sur quelqu'un[n 13],[9]. Cette même année elle se voit proposer de donner la réplique à Philippe Noiret dans Coup de foudre que doit réaliser Robert Enrico. Le film, extrêmement coûteux, est arrêté au bout d'une semaine de tournage. Parce que c'est un projet qu'elle aime beaucoup, Deneuve se sent frustrée et ne tourne plus pendant près d'un an[n 14],[25].

En 1978, elle partage la vedette avec Jean-Louis Trintignant, Claude Brasseur et Michel Serrault dans L'Argent des autres de Christian de Chalonge. Elle se voit ensuite offert par un jeune réalisateur, Hugo Santiago, le rôle principal de Écoute voir. Elle y joue une femme détective privé qui, engagé par un jeune jeune châtelain et savant émérite (joué par Sami Frey), enquête sur de mystérieux individus qui se trouvent membres d'une étrange secte. Elle considère le film comme raté[26] et trouve son jeu trop sérieux[n 15],[27]. Néanmoins, elle considère avoir enrichi son expérience grâce au film et ne le considère pas comme un regret[n 16],[26].

Son film suivant est Ils sont grands, ces petits, une comédie de Joël Santoni. Claude Brasseur et elle se donnent la réplique en tant que frère et sœur essayant de déjouer les plans d'un promoteur immobilier pour sauver leur propriété. Le tournage se déroule à Nice et est un vrai bonheur pour l'actrice qui considère le film comme une « vraie comédie » comme elle n'en a pas fait depuis un moment[n 17],[28].

Elle retrouve ensuite Lelouch pour À nous deux (1979) dans lequel elle a pour partenaires Jacques Dutronc et Jacques Villeret. Puis, Yves Robert la dirige dans une autre comédie qu'elle adore, Courage fuyons (id.)

Les années 1980

Claude Berri lui offre ensuite le rôle principal de Je vous aime (1980) où elle joue face à Gérard Depardieu, Jean-Louis Trintignant, Alain Souchon et Serge Gainsbourg (avec lequel elle chante le titre Dieu est un fumeur de gitanes).

François Truffaut souhaite renouveler leur collaboration et lui confier un « rôle de maturité. » Il écrit donc le scénario de Le Dernier Métro à propos d'une femme comédienne qui tombe amoureuse de son partenaire qui se trouve engagé dans la Résistance. De tous ses films, Le Dernier Métro est celui dont elle est le plus fière[n 18],[29]. Le film est un gros succès et elle remporte à cette occasion son premier César de la meilleure actrice.

Elle joue par la suite la femme d'Yves Montand dans Le Choix des armes (1981) de Alain Corneau. C'est à cette époque qu'elle se sent lasse du cinéma et envisage de mettre un terme à sa carrière[n 19],[30].

Elle rencontre alors le réalisateur André Téchiné avec qui elle va collaborer à plusieurs reprises au cours de sa carrière. Leur premier film ensemble est Hôtel des Amériques (1981), une histoire d'amour pessimiste avec Patrick Deweare. Le fait que le film soit un échec commercial lors de sa sortie l'affecte, mais ne la surprend pas[n 20],[31].

Alain Delon joue de nouveau avec elle pour Le Choc (1982). Le tournage est, pour elle, difficile. En effet, elle ne s'entend pas pas le réalisateur, Robin Davis, et Delon se trouve obligé de réaliser les scènes où elle apparaît[n 21],[32].

Elle se rend ensuite en Afrique pour les besoins de la comédie de Philippe de Broca, L'Africain (1983), avec Philippe Noiret

Dans un registre différent, elle est une jeune femme rayonnante et débordante de vie dans La Vie de château de Jean-Paul Rappeneau.

Elle retrouve Buñuel avec Tristana, présenté à Cannes en 1970.

La suite de sa carrière

Elle tourne ensuite avec Michel Deville, François Truffaut, Claude Lelouch, Marco Ferreri, Dino Risi, Alain Cavalier et Philippe Labro puis embrasse une carrière internationale sous la direction de Stuart Rosenberg, Robert Aldrich et plus tard sous celle de Tony Scott et Lars von Trier.

Grâce au Dernier Métro de Truffaut qui l'avait déjà dirigée dans La Sirène du Mississippi, elle remporte le César de la meilleure actrice en 1981. Ce rôle de directrice de théâtre sous l'Occupation cachant son mari juif dans la cave avait été spécialement écrit pour elle. Le film obtient en record absolu neuf autres trophées dont ceux du meilleur film, du meilleur acteur pour Gérard Depardieu, du meilleur scénario et du meilleur réalisateur.

Hôtel des Amériques ouvre l'ère des collaborations avec André Téchiné qui la montre sous un nouveau jour dans Le Lieu du crime, Ma saison préférée, Les Voleurs et Les Temps qui changent entre autres.

Catherine Deneuve est aujourd'hui une star respectée qui alterne aussi bien les films grand public tels Fort Saganne d'Alain Corneau, Le Bon Plaisir de Francis Girod, Indochine et Est-Ouest de Régis Wargnier, Belle Maman de Gabriel Aghion ou encore Huit Femmes et Potiche de François Ozon, que des œuvres d'auteur artistiquement ambitieuses comme Drôle d'endroit pour une rencontre de François Dupeyron, Généalogies d’un crime et Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz, Le Vent de la nuit de Philippe Garrel, Pola X de Léos Carax et Je rentre à la maison de Manoel de Oliveira.

Son interprétation d'une propriétaire de plantation d'hévéas dans l'Indochine française vue par Wargnier lui vaut un nouveau César en 1993 et également une première nomination à l'Oscar de la meilleure actrice. Elle reçoit ensuite la Coupe Volpi de la meilleure interprète féminine à la Mostra de Venise en 1998 pour son rôle de joaillère alcoolique dans Place Vendôme de Nicole Garcia. En 2008, le jury du festival de Cannes, présidé par Sean Penn, rend hommage à son personnage de matriarche atteinte d'un cancer dans Un conte de noël d'Arnaud Desplechin ainsi qu'à l'ensemble de sa carrière par l'attribution d'un prix spécial.

Considérée dans le monde entier comme l'une des plus belles femmes et l'une des grandes actrices françaises de ces quarante dernières années, elle jouit d'une notoriété internationale et d'une filmographie exceptionnelles. La plupart des grands réalisateurs européens ont fait appel à elle, associant définitivement son nom à l'histoire du cinéma de la seconde moitié du XXe siècle.

En 1985, elle a prêté ses traits à la sculpture de Marianne, symbole de la République française.

En 1999, l'Unesco la choisit comme ambassadrice à la préservation du patrimoine cinématographique.

Vie privée

Elle a vécu avec le réalisateur Roger Vadim, dont elle a eu un fils, Christian (né le 18 juin 1963).

En 1965, elle épouse le photographe David Bailey, dont elle se sépare en 1967, mais le divorce n'est prononcé qu'en 1972.

Elle vit par la suite avec Marcello Mastroianni, dont elle a une fille, Chiara (née le 28 mai 1972, elle-même actrice), puis avec l'homme d'affaires Bertrand de Labbey, qui reste son agent et avec l'homme de médias Pierre Lescure dans les années 1980. Elle a également eu une liaison avec le réalisateur François Truffaut.

Elle vit à Paris, près de l'église Saint-Sulpice, et possède un château près d'Oulins, dans l'Eure-et-Loir, à moins de 20 km de Dreux et Vernon.[réf. nécessaire]

Interventions publiques

Droit à l'IVG

En 1971, elle signe le manifeste des 343 salopes affirmant, dans l'objectif d'en obtenir la légalisation, avoir pratiqué l'avortement. L'actrice déclarera des années plus tard au magazine Psychologie : « Oui, c’est une expérience qui fait partie de la vie des femmes de ma génération. Aujourd’hui, on ne s’en rend pas compte, on banalise cela, mais à l’époque… C’est un acte déjà effroyable en soi, mais quand, en plus, il est interdit et qu’il faut le subir dans des conditions compliquées, c’est très culpabilisant. Et la culpabilité, c’est terrible ! On apprend à vivre avec, mais on ne s’en remet pas »[33].

Combat contre la peine de mort

Dès les années 1980, Catherine Deneuve se joint aux mouvements pour l'abolition de la peine de mort. Elle prête sa voix à la version française d'un film d'Amnesty International contre la peine de mort et la torture et reverse à cette organisation la totalité des revenus dus au titre de la représentation de son image suite à la réalisation de son buste en Marianne. Au début des années 2000, l'actrice vient remettre à l'Ambassade américaine à Paris, les 500 000 signatures de Français demandant l'abolition de la peine capitale aux États-Unis. Elle participe en 2004 au second congrès mondial contre la peine de mort, organisé à Montréal.

Droits des femmes

En 2004, Catherine Deneuve préside le 10e gala "Musique contre l'oubli" d'Amnesty International pour soutenir une campagne contre les violences faites aux femmes.

Lors de la présidentielle de 2007, elle soutient Ségolène Royal en cosignant la pétition Un million de femmes s'énervent, contre le sexisme dont les signataires jugeaient que la candidate socialiste était victime[34].

Soutien aux dissidents cubains

En 2003, Catherine Deneuve participe, au Théâtre du Rond-Point, à une soirée de solidarité avec le peuple cubain "Cuba si, Castro no", organisée par Reporters Sans Frontières et l'association Sin Visa. Elle se déclare hostile au régime de Fidel Castro. Après une projection des images du procès de Arnaldo Ochoa Sánchez, Catherine Deneuve lit un extrait d'un discours de Fidel Castro prononcé en janvier 1959, rappelant ses contradictions et ses dérives dictatoriales[35].

Soutien aux otages français

En 2004, Catherine Deneuve enregistre des messages de solidarité destinés à Christian Chesnot et à Georges Malbrunot, détenus en otage en Irak.

L'année suivante, elle participe à une soirée de solidarité pour Florence Aubenas, enlevée en Irak.

Opposition à la loi Hadopi

Le 7 avril 2009, elle cosigne une lettre ouverte[36] s'élevant contre la loi Création et Internet, avec Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Gaël Morel, Victoria Abril, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni, Agathe Berman et Paulo Branco.

Handicap, douleur, et victimes civiles

En 2003, Catherine Deneuve enregistre un spot radiophonique encourageant les donations pour lutter contre la douleur dans le monde et aider les victimes des mines anti-personnel.

En 2005, elle enregistre des spot radio, TV et cinéma, dénonçant l’utilisation des BASM (bombes à sous-munitions).

Soutien aux sans-papiers et désobéissance civile

Catherine Deneuve signe l'appel contre la loi Debré, initié par des cinéastes français, au motif que le loi abrogeait « la tradition d'hospitalité et encourageait la délation », et qu'elle « flattait ce qu'il y a de moins beau chez les hommes ». L'actrice expliquera en 1997 : « Ce n'est pas un acte de désobéissance, c'est un refus d'obtempérer à une loi qui ne devait pas exister dans l'état où elle était projetée. Ne serait-ce que cette idée qui consiste à demander aux citoyens de se substituer à l'État. Si on est complice de ça, je ne vois pas pourquoi il n'y aurait pas une contagion, avec des vigiles, des comités de quartier, des milices privées légales ».

Travail d'actrice

Faisant le distinguo entre « vouloir être regardée » et « subir le regard des autres »[37], Catherine Deneuve a toujours refusé de jouer au théâtre, évoquant sa peur du public et du rapport frontal avec les spectateurs :

«  Je sais que c'est en contradiction avec mon métier, mais un regard posé sur moi me gêne. C'est sans doute pour ça d'ailleurs que je ne veux pas faire de théâtre. (...) Tous les acteurs que je connais, et qui font du théâtre, me disent que c'est un moment extraordinaire et merveilleux, en dépit du trac, quand ils montent sur scène. Moi, ça me semble une chose impossible, surhumaine[38]. »

Ironie du sort : lorsque l'actrice se résout enfin, en 2009, à monter sur scène pour une lecture de Je me souviens de Georges Perec lors d'un festival culturel en Toscane, elle est sifflée par le public. Les manifestations de mécontentement - qui nécessiteront l'intervention de la police - ne visaient pas la qualité de son jeu mais le fait que le spectacle soit proposé en langue française sans sous-titre, alors que les spectateurs ne s'y attendaient pas[39].


Sa défiance naturelle vis-à-vis du théâtre n'est cependant pas qu'anecdotique. L'actrice peut être considérée comme l'archétype de l'actrice de cinéma (en opposition à la comédienne de théâtre), et plus encore de la star - l'une des rares actrices françaises à pouvoir revendiquer ce statut. Le cinéaste Benoît Jacquot dit d'elle qu'elle « possède une puissance ­cinématographique à peu près sans égale »[40]. Son jeu est de nature plutôt minimaliste, préférant en faire moins que trop[41]. Arnaud Desplechin dit à ce sujet :

«  Dans ses manuscrits, Henri Beyle raturait chacune de ses phrases qui avait le mauvais goût de faire douze pieds ; il préférait retrancher un peu, ou ajouter une conjonction fade, pour obtenir neuf pieds ou treize, plutôt que la pompe d'un alexandrin et son hémistiche attendu. Voilà comment joue Catherine Deneuve[42]. »

Même si elle ne possède pas la formation académique d'autres comédiennes (elle n'a jamais été au Conservatoire, contrairement à nombre de ses consœurs – dont sa propre sœur), son jeu reste technique. Elle aime les contraintes et dit se sentir plus libre quand la scène à interpréter exige un plan séquence, de longs travellings ou des mouvements de caméra compliqués[37]. Sa voix (« la plus belle du cinéma français, avec celle de Jeanne Moreau, précise, grave comme il faut », a écrit Erik Orsenna[43]) est aussi l'un de ses outils privilégiés. L'actrice est connue pour son phrasé rapide et ses brusques changements de rythme. Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau dit d'elle qu'elle est « la personne capable de dire le plus de mots dans le moins de secondes possible tout en ne perdant pas une seule syllabe »[44] et André Téchiné précise que « dans certains films, ses partenaires – et, parfois, ses metteurs en scène – ont du mal à la suivre : ils ne vont pas assez vite. Elle dit ses répliques à toute allure et, en même temps, les module. Elle a, donc, la rapidité et le contraire de la rapidité »[45]. L'actrice dira à ce propos :

« Truffaut avait une théorie sur mon débit de voix, qui était aussi celui de ma sœur Françoise : l'idée qu'on était d'une famille nombreuse (nous étions quatre filles), et qu'il y avait une telle concurrence pour placer un mot dans les conversations familiales qu'il y avait eu une accélération[46]. »

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Récompenses et nominations

Oscars

BAFTA

Césars

David di Donatello

Festival de Venise

Festival de Berlin

European Film Awards

Autres

  • Prix d'honneur du 25e Festival du film de Bruxelles
  • Ours d'Or pour l'ensemble de sa carrière, Berlin 98
  • 1999 : Prix pour l'ensemble de sa carrière (Le Caire)
  • 2003 : Prix pour l'ensemble de sa carrière (Las Palmas)
  • 2005 : Palme d'honneur (Cannes)
  • 2006 : Prix pour l'ensemble de sa carrière (Bangkok)
  • 2008 : Prix du 61e Festival de Cannes pour l'ensemble de sa carrière (avec Clint Eastwood)
  • Prix d'Honneur du 35e Festival des films du Monde de Montréal (28 août 2011)

L'œuvre de Catherine Deneuve

Filmographie complète

Années 1950

Années 1960

Signature de Catherine Deneuve

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

En 2010, à l'avant-première du film Potiche

Années 2010

Box Office

Films avec Catherine Deneuve ayant attiré plus d'un million de spectateurs en France.

Films Réalisateur Années France (entrées)
1 8 Femmes François Ozon 2002 3 559 768
2 Le Dernier Métro François Truffaut 1980 3 391 145
3 Indochine Régis Wargnier 1992 3 198 753
4 Palais Royal ! Valérie Lemercier 2004 2 596 023
5 Benjamin ou les Mémoires d'un puceau Michel Deville 1968 2 542 714
6 Mayerling Terence Young 1968 2 459 204
7 Peau d'âne Jacques Demy 1970 2 457 635
8 Le Sauvage Jean-Paul Rappeneau 1975 2 373 845
9 Potiche François Ozon 2010 2 277 842
10 Belle de jour Luis Buñuel 1967 2 167 022
11 L'Africain Philippe de Broca 1983 1 786 296
12 La Vie de château Jean-Paul Rappeneau 1965 1 765 250
13 Paroles et musique Elie Chouraqui 1984 1 654 428
14 Le Vice et la Vertu Roger Vadim 1962 1 556 664
15 Le Choc Robin Davis 1982 1 508 218
16 Les Demoiselles de Rochefort Jacques Demy 1967 1 373 690
17 Je vous aime Claude Berri 1980 1 350 035
18 Les Parapluies de Cherbourg Jacques Demy 1964 1 325 954
19 Si c'était à refaire Claude Lelouch 1976 1 312 267
20 Belle Maman Gabriel Aghion 1999 1 257 317
21 L'Agression Gérard Pirès 1975 1 227 990
22 La Sirène du Mississippi François Truffaut 1969 1 225 570
23 Le Bon Plaisir Francis Girod 1984 1 220 990
24 Courage, fuyons Yves Robert 1979 1 165 584
25 L'Homme qui voulait vivre sa vie Eric Lartigau 2010 1 145 354
26 Persépolis Vincent Paronnaud et Marjane Satrapi 2007 1 118 603
27 Le Chant du monde Marcel Camus 1965 1 072 726
28 Ma saison préférée André Téchiné 1993 1 000 705

Discographie

  • 1981 : Elle sort son premier et unique album Souviens-toi de m'oublier écrit par Serge Gainsbourg
  1. Digital delay
  2. Dépression au-dessus du jardin
  3. Epsilon
  4. Monna Vanna et Miss Duncan
  5. Marine bond tremolo
  6. Ces petits riens (en duo avec Serge Gainsbourg)
  7. Souviens-toi de m'oublier (en duo avec Serge Gainsbourg)
  8. Overseas telegram
  9. What tu dis qu'est-ce tu say
  10. Oh Soliman
  11. Alice hélas

Livres

Voir aussi

Bibliographie

  • Gwénaëlle Le Gras, Le mythe Deneuve, une "star" française entre classicisme et modernité, Nouveau Monde, 2010.

Documentaires

  • Elle s'appelait Françoise, d'Anne Andreu et Mathias Ledoux dans lequel elle parle de sa sœur Françoise Dorléac.
  • Catherine Deneuve, belle et bien là, de Anne Andreu (diffusé le 11 avril 2010 sur Arte)

Notes et références

Notes

  1. « "Belle de jour" est un film qui a existé après, dans l'esprit du public. Et cela, c'est très mystérieux. Parce que c'est un film qui a marché, mais son impact commercial n'a pas été aussi fort que son succès critique. »)
  2. « Je n'arrivais pas à faire le deuil d'une sœur qui m'était plus chère que tout. Ne plus jamais la voir, ne plus jamais la toucher, c'était la seule question. Quand elle a eu son accident, je venais juste de commencer un tournage, il a bien fallu que je continue... »)
  3. « Je trouve que j'ai eu raison de faire un film avec Jean Aurel, car De l'amour était un excellent film, et raison de vouloir jouer Manon car l'histoire était formidable, mais le résultat est un film un peu raté. Mais je refuse de renier un film auquel j'ai participé et, d'une manière générale, je tiens à assumer les erreurs que j'ai pu commettre. En ce qui concerne "Manon 70" notamment, je tenais à ce que cela soit dit. »)
  4. « Le film a été très mal sorti en France, en plein été... Ceci dit, quand un film plait vraiment beaucoup, il peut sortir au mois d'août. Alors que là... Le film n'a pas été un triomphe aux Etats-Unis, mais il a quand même marché là-bas. »)
  5. « C'était un rôle de participation. Et il ne pouvait pas m'utiliser beaucoup plus parce que j'attendais un enfant. Il avait tenu absolument à ce que je participe, mais enceinte de 5 mois, ça limitait quand même beaucoup. »
  6. « Il savait que comme lui, je m'intéressais à un roman américain de série noire. On a donc projeté de faire ce film ensemble. En attendant, il m'a prise dans Un flic, pour « faire connaissance » en quelque sorte. Et il est mort avant qu'on puisse faire ce second film qui aurait été notre premier vrai projet commun. »)
  7. « Sur le scénario même, j'avais des doutes. La "grâce" n'était pas au rendez-vous. »)
  8. « Dans L'événement, quand je le revois, je m'agace. J'y ai adopté un ton qui était sans doute celui que demandait le scénario. Mais je considère que ça ne fonctionne pas bien. Et que c'est partiellement de ma faute. »)
  9. « Qu'est-ce qu'on a ri en tournant ce film ! Une fantaisie, folle, farfelue, faite dans l'euphorie de "La grande bouffe". J'avais déjà tourné Liza avec lui. Au début, j'avais été très désorientée : Marco ne crie pas, il hurle. C'est un violent. Mais s'il y a beaucoup de cinéastes qui aiment tourner avec des femmes, il y en a très peu qui écrivent de très beaux personnages féminins. Marco est dans ce cas. »)
  10. « C'est un film qui n'a pas marché, mais que j'aime bien.  »)
  11. « Je crois que je n'ai jamais été autant attaquée que pour "Zig Zig". J'ai été totalement refusée en tant que prostituée, et je crois que mon personnage a profondément déplu au public. »)
  12. « Aldrich, j'avais un peu peur. On m'avait dit qu'il était très dur avec les temmes… Il a été absolument charmant avec moi. Mais alors, j'ai expérimenté quelque chose qui ne m'était jamais arrivé, même en France. C'est que nous avons répété avant de tourner, pendant une semaine, autour d'une table d'abord. Et moi, qui n'avais jamais fait de théâtre, qui n'avais jamais fait ce qu'on appelle une lecture, et je me suis rendue compte que c'était profitable parce que ça m'a donné beaucoup d'aisance après. Ça m'a facilité les choses au tournage. »)
  13. « Je censure totalement. Parce que je n'aime pas dire des choses désagréables et je préfère ne rien dire. Parce que je suis quelqu'un de très véhément et il me serait difficile de faire semblant. Et comme ça s'est très très mal passé, du début jusqu'à la fin... J'ai été vraiment trahie, j'ai été contrainte... La seule chose que j'accepte de dire officiellement, c'est aux acteurs européens qui auraient l'occasion de tourner avec ce cinéaste : Attention. Attention, il faut un scénario définitif avant de signer. C'est la seule chose. »)
  14. « C'était un projet que j'aimais beaucoup... Là, je me suis arrêtée près d'un an. A ce moment-là, ce n'était pas vraiment ma politique de rester si longtemps sans tourner. Mais après ce film, je trouvais que rien n'était assez bien. »)
  15. « J'aurais dû jouer avec un peu moins de sérieux. Ca manquait de simplicité. »)
  16. « Un film raté qui m'a cependant permis d'apprendre bien des choses. Tant que j'ai l'impression d'apprendre sur un plateau, ça me va. »)
  17. « C'est une comédie, une vraie comédie comme je n'en avais pas fait depuis très longtemps. »)
  18. « Je suis toujours insatisfaite de moi, sauf peut-être dans Le dernier métro. »)
  19. « Cela m'est arrivé d'être lasse sur un plan à la fois professionnel et personnel, j'ai même envisagé d'arrêter, mais bon, cela ne m'est arrivé qu'une ou deux fois en trente-cinq ans de carrière, alors... Et curieusement, ce n'est pas quelque chose de très récent. J'étais plus près de mes 40 ans, me semble-t-il. (Elle réfléchit.) Oui, c'est ça... A l'époque, je tournais Le choix des armes. Cela n'avait rien à voir avec ma carrière, parce que je sortais juste du Dernier métro, qui avait été un triomphe. C'était dans ma tête... »)
  20. « J'étais à la fois très triste mais pas trop étonnée de l'échec de Hôtel des Amériques. Le film était très beau mais si pessimiste, si dérangeant, que j'ai pu comprendre le rejet du public. »)
  21. « Pour en revenir au "Choc", je reconnais que le tournage s'est avéré difficile. Je ne me suis pas bien entendue avec Robin Davis. J'étais malheureuse »)

Références

  1. Interview de Catherine Deneuve, Catherine Deneuve sans fard, la star raconte la femme, Elle, 2002.
  2. Interview de Catherine Deneuve, Elle s'appelait Françoise, 1996.
  3. a et b Interview de Catherine Deneuve, Ciné Revue, 1967.
  4. Festival, 1961Tout sur Catherine Deneuve
  5. Interview de Catherine Deneuve, Ciné Télé Revue, 1962
  6. Cf. page Jacques Demy et Jean-Pierre Berthomé, Jacques Demy et les racines du rêve, L'Atalante, Nantes, 1996, page 290.
  7. « Roman Polanski rédacteur en chef vous présente : Les femmes que j'aime »] par Roman Polanski sur Paris Match, 1986.
  8. (fr) Roman Polanski, Roman par Polanski [« ROMAN by Polanski »], Robert Laffont, 1984 (ISBN 2-221-00803-0), p. 243 
  9. a, b, c, d, e, f, g et h (fr) Interview de l'actrice par Yves Alion sur Ecran, 1978.
  10. a et b ...(fr) Interview de l'actrice par Guy Braucourt sur Cinéma, 1969.
  11. a, b et c Elle s'appelait Françoise, documentaire de Anne Andreu, 1996.
  12. (fr) Interview de l'actrice par Sophie Fontanel sur Elle, 2002.
  13. (fr) Interview de l'actrice par Anthony Tate sur L'Ecran fantastique, 1983.
  14. Interview de l'actrice par Thierry Cheze et Frabrice Leclerc sur Studio Ciné Live, n°25, 2011.
  15. Critique de Belle de Jour sur toursurdeneuve.free.fr.
  16. (fr) Interview de l'actrice sur Le Nouveau Cinémonde, 1970.
  17. Catherine Deneuve: Belle et bien là, documentaire de Anne Andreu, 2011.
  18. a, b et c (fr) Interview de l'actrice par Frédéric Bonnaud et Serge Kaganski sur Les Inrockuptibles, 1996.
  19. (fr) Interview de l'actrice sur CinéMonde, 1969.
  20. (fr) Interview de l'actrice par Anne Diatkine sur ELLE, 2003.
  21. a et b (fr) Interview de l'actrice par Guy Abitan sur Le Soir Illustré, 1976.
  22. (fr) Interview de l'actrice par Gaston Haustrate et Jean-Pierre Le Pavec sur Cinéma, 1981.
  23. Film : Touche pas à la femme blanche ! sur toursurdeneuve.free.fr.
  24. Film : Zig-Zig sur toursurdeneuve.free.fr.
  25. (fr) Interview de l'actrice par Marc Esposito et Jean-Pierre Lavoignat sur Première, 1986.
  26. a et b (fr) Interview de l'actrice par Alain Grasset et Camilio Daccache sur Video 7, 1984.
  27. Film : Ecoute Voir sur toursurdeneuve.free.fr.
  28. (fr) Interview de l'actrice par Marc Esposito sur Première, 1978.
  29. (fr) Interview de l'actrice par Martin Fontaine sur ELLE, 1984.
  30. (fr) Interview de l'actrice par Jean-Pierre Lavoignat sur Studio Magazine, 1998.
  31. (fr) Interview de l'actrice par Martine de Rabaudy sur Télé 7 Jours, 1986.
  32. (fr) Interview de l'actrice par Alain Grasset et Camilio Daccache sur Vidéo 7, 1984.
  33. Catherine Deneuve : "C'est ennuyeux de vieillir" sur psychologies.com
  34. Une pétition contre le sexisme en politique, Le Monde, 5 avril 2007
  35. Comité de soutien au poète et journaliste cubain Raúl Rivero sur nuevaprensalibre.com
  36. Lettre réouverte aux spectateurs
  37. a et b "Portraits de comédiennes", France Culture, Jérôme Clément, 08/08/2009
  38. http://toutsurdeneuve.free.fr/Francais/Pages/Carriere_Autres/Theatre.htm
  39. http://next.liberation.fr/article/catherine-deneuve-sifflee-lors-d-039-un-festival-en-italie
  40. http://www.telerama.fr/cinema/benoit-jacquot-les-grandes-actrices-sont-sauvages,42722.php
  41. "Belles de jour et de nuit: les destins croisés de René Clair et de Luis Buñuel dans le canon du cinéma en français", Antoine Philippe, French Forum - Volume 32, Number 3, Fall 2007, pp. 139-154
  42. http://www.lesinrocks.com/cine/cinema-article/article/catherine-deneuve-par-arnaud-desplechin-1204/
  43. http://www.ecrannoir.fr/deneuve/ellefr1.htm
  44. http://www.dvdclassik.com/Critiques/la_vie_de_chateau.htm
  45. http://toutsurdeneuve.free.fr/Francais/Pages/Carriere_Cinema/RealisateurPartenaires.htm
  46. http://toutsurdeneuve.free.fr/Francais/Pages/Vie_Famille/Famille.htm
  47. Télé-Loisirs

Liens externes

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