Laval (Québec)


Laval (Québec)
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Laval

Hôtel de ville de Laval
Hôtel de ville de Laval

Laval (Québec)#Armoiries
Détail

Laval (Québec)#Drapeau
Détail
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Laval
Statut municipal Ville
Arrondissements Auteuil, Chomedey, Duvernay, Fabreville, Îles-Laval, Laval-des-Rapides, Laval-sur-le-Lac, Laval-Ouest, Pont-Viau, Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Saint-François, Saint-Vincent-de-Paul, Vimont
Constitution 6 août 1965
Maire
Mandat en cours
Gilles Vaillancourt
2009 - 2013
Site Web http://www.ville.laval.qc.ca/
Démographie
Population 399 400 hab. (2011)
Densité 1536 hab./km2
Gentilé Lavallois, Lavalloise
Langue(s) Français
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 34′ 39″ N 73° 44′ 42″ W / 45.577523, -73.74504145° 34′ 39″ N 73° 44′ 42″ W / 45.577523, -73.745041
Superficie 245 km2
Fuseau horaire EST (UTC-5)
Indicatif +1 450
Code géographique 24 65005

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Laval

Laval est à la fois une région administrative du Québec, une municipalité régionale de comté et une ville du Québec. Les trois entités administratives partagent le même territoire. Bien que les organisations soient autonomes dans leur champ de compétence, les membres élus au conseil de la ville sont aussi représentés aux deux autres paliers administratifs[1]. Hormis quelques îlots, Laval est presque entièrement situé sur l’île Jésus. La rivière des Mille-Îles la sépare de la Rive-Nord de Montréal et la rivière des Prairies, au sud, délimite sa frontière avec la ville de Montréal. La Ville de Laval est membre de la Communauté métropolitaine de Montréal depuis juin 2000.

Avec sa population estimée à 391 893 habitants[2] en 2009, Laval est la troisième ville la plus peuplée du Québec ; elle est aussi l’une des villes du Québec ayant la plus grande superficie. 66 % des habitants ont comme langue maternelle le français, 7 % l’anglais et 26 % sont allophones[3]. 81 % de la population est de confession catholique[4].

Sommaire

Histoire

Le 15 janvier 1636[5], les Jésuites se voient concéder la seigneurie de l’île Jésus par volonté du Roi de France. En 1672, la seigneurie passa aux mains de François Berthelot, secrétaire du roi, qui l'échangea en 1675 pour l'île d'Orléans, alors propriété de François de Montmorency-Laval. En 1680, Monseigneur de Laval transporta ses droits au Séminaire de Québec, qui devint le quatrième et dernier seigneur de l'île[6],[7].

Au cours des siècles, des agriculteurs s’installèrent sur l’île Jésus. Plusieurs maisons centenaires sont encore habitées. Les sols très fertiles de la région firent de l’agriculture une activité très répandue. Tout comme à Montréal, on retrouvait sur le territoire lavallois une végétation douce et un milieu humide favorisant la croissance de plusieurs forêts de feuillus. Une biodiversité très développée y régnait. Laval est aujourd’hui une banlieue très étendue, fortement résidentielle et légèrement industrielle. Le gouvernement du Québec y a protégé quelques espaces agricoles. Les rares boisés qui ont survécu témoignent de l’industrialisation du territoire et rappellent des fragments de l’histoire de l’île Jésus.

Le 6 août 1965[8], le gouvernement du Québec fusionna les 14 municipalités[9] qui constituaient le comté de Laval et créa ainsi Ville de Laval : Auteuil, Chomedey, Duvernay, Fabreville, Îles-Laval, Laval-des-Rapides, Laval-sur-le-Lac, Laval-Ouest, Pont-Viau, Sainte-Rose, Sainte-Dorothée, Saint-François, Saint-Vincent-de-Paul et Vimont.

Administration

La constitution canadienne[10] stipule que les provinces ont la compétence exclusive dans la création ou la modification des administrations locales. Au Québec, les corporations municipales sont régies par le Code municipal[11] ou la Loi sur les cités et villes[12]. Ville de Laval est divisée en six secteurs administratifs :

  • Duvernay, Saint-Francois et Saint-Vincent-de-Paul ;
  • Pont-Viau, Renaud-Coursol et Laval-des-Rapides ;
  • Chomedey (excluant Renaud-Coursol) ;
  • Sainte-Dorothée, Laval-Ouest, Les Îles-Laval, Fabreville-Ouest et Laval-sur-le-Lac ;
  • Fabreville-Est et Sainte-Rose ;
  • Vimont et Auteuil.

Districts électoraux

Laval est divisée en 21 districts électoraux[8] municipaux ayant chacun un conseiller. Des élections ont lieu tous les quatre ans.

  • 1- Saint-François (pop. 16 499 hab.) Conseiller Jacques St-Jean (PRO)
  • 2- Saint-Vincent-de-Paul (pop. 15 195 hab.) Conseillère Sylvie Clermont (PRO)
  • 3- Val-des-Arbres (pop. 13 394 hab.) Conseillère Madeleine Sollazo (PRO)
  • 4- Duvernay - Pont-Viau (pop. 14 025 hab.) Conseillère Michèle des Trois Maisons (PRO)
  • 5- Marigot (pop. 16 115 hab.) Conseillère Francine Légaré (PRO)
  • 6- Concorde-Bois-de-Boulogne (pop. 15 497 hab.) Conseillère Claire Le Bel (PRO)
  • 7- Renaud (pop. 13 912 hab.) Conseiller Benoit Fradet (PRO)
  • 8- Vimont (pop. 13 363 hab.) Conseiller Normand Girard (PRO)
  • 9- Saint-Bruno (pop. 17 103 hab.) Conseiller Yvon Martineau (PRO)
  • 10- Auteuil (pop. 14 512 hab.) Conseillère Lucie Hill Larocque (PRO)
  • 11- Laval-des-Rapides (pop. 13 742 hab.) Conseillère Ginette Grisé (PRO)
  • 12- Souvenir-Labelle (pop. 15 088 hab.) Conseillère Jocelyne Guertin (PRO)
  • 13- L’Abord-à-Plouffe (pop. 17 317 hab.) Conseillère Ginette Legault Bernier (PRO)
  • 14- Chomedey (pop. 17 586 hab.) Conseiller Basile Angelopoulos (PRO)
  • 15- Saint-Martin (pop. 18 099 hab.) Conseiller Alexandre Duplessis (PRO)
  • 16- Sainte-Dorothée (pop. 15 284 hab.) Conseiller Pierre Cléroux (PRO)
  • 17- Laval-les-Îles (pop. 15 144 hab.) Conseiller Jean-Jacques Beldié (PRO)
  • 18- L’Orée-des-Bois (pop. 15 640 hab.) Conseillère France Dubreuil (PRO)
  • 19- Marc-Aurèle-Fortin (pop. 14 982 hab.) Conseiller Yvon Bromley (PRO)
  • 20- Fabreville (pop. 16 794 hab.) Conseillère Martine Beaugrand (PRO)
  • 21- Sainte-Rose (pop. 17 132 hab.) Conseiller Denis Robillard (PRO)

Tous les conseillers municipaux et le maire sont du Parti PRO des Lavallois.

Maires de Laval

Sport

Laval a accueilli les Jeux du Québec durant l’été 1991 et le Championnat canadien junior de Taekwondo WTF en mai 1998. Une équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (hockey sur glace) a évolué à Laval : le National de Laval (aussi nommé Voisins de Laval, Titan de Laval puis Titan Collège Français de Laval). La franchise se nomme aujourd’hui Titan d’Acadie-Bathurst et joue à Bathurst, au Nouveau-Brunswick. Laval est aussi une ville de football canadien avec son équipe les Sabercats de Laval qui évoluent dans la ligue de football junior du Québec[13]. La ville a aussi une équipe de la Ligue Baseball Élite du Québec (LBEQ), les Associés de Laval et une équipe de hockey-balle (ou hockey cosom), le club Barbe Bleue. Elle compte également l’un des plus importants clubs de vélo de compétition sur route et sur piste au Canada : le Club Cycliste Espoirs de Laval.

Sécurité publique

Instauré en 1965, le service de police de Ville de Laval emploie 500 officiers de police[Lesquels ?]. Leur arme de service est le Sig Saeur P228.

Postes de quartiers

  • Saint-François, Saint-Vincent-de Paul et Duvernay
  • Pont-Viau, Renaud-Coursol, Laval-des-Rapides
  • Chomedey
  • Laval-Ouest, Laval sur le lac et Sainte-Dorothée
  • Sainte-Rose et Fabreville
  • Vimont et Auteuil

Drapeau

Flag of Laval, Quebec.svg

Sur un champ blanc et jaune, l’emblème de Laval illustre le modernisme d’une ville en pleine expansion. Le logo de la ville symbolise le L de Laval. Les couleurs utilisées ont comme signification :

  • le pourpre représente habituellement la richesse et représente ici le grand potentiel économique de Laval ;
  • le bleu symbolise la qualité de vie et l’aménagement d’une ville humaine.

Le L de Laval est formé de cubes qui représentent le développement de Laval. Les lettres de la signature Laval sont liées l’une à l’autre pour rappeler la fusion des 14 municipalités de l’île Jésus. Le logo existe depuis les années 1980 et le drapeau depuis les années 1990.

Économie

Laval a une économie surtout centrée sur les secteurs de la haute technologie et des services. On y retrouve ainsi plusieurs laboratoires pharmaceutiques, mais aussi des carrières de minerais et un secteur agricole vigoureux. Laval a déployé beaucoup d’efforts depuis quelques années pour se détacher de son côté banlieusard, notamment par des tentatives de construction de centre-ville. Malgré de grands centres commerciaux, notamment le Centropolis, Laval n’a pas su créer une centralité notamment à cause de l’obligation du déplacement en automobile et l’artificialité du centre-ville.

Créé en 1995, Laval Technopole[14] est un organisme sans but lucratif qui a pour mandat la promotion et le développement économique de Laval par la recherche de nouveaux investissements, l’accueil de nouvelles entreprises et le soutien aux entreprises installées sur son territoire.

Transport

Laval est desservie par plusieurs autoroutes et routes provinciales, plusieurs lignes d’autobus, une ligne du métro de Montréal et des trains de banlieue.

Réseau routier

Autoroutes

Routes provinciales

Incidents

  • Le 18 juin 2000, pendant des rénovations sur le viaduc Du Souvenir surplombant l’autoroute 15, le tablier sud du viaduc s’est écroulé sur l’autoroute causant la mort d’une personne[15],[16].
  • Le 30 septembre 2006, le Viaduc de la Concorde qui passe au-dessus de l’autoroute 19 (Papineau) s’est soudainement écroulé tuant ainsi cinq personnes[17].

Transport en commun

Laval a un réseau de transport en commun qui compte des autobus, trois stations de métro reliées au métro de Montréal et deux lignes de train de banlieue.

Métro

La station Montmorency, terminus de la ligne orange du métro de Montréal. Trois stations desservent la ville de Laval depuis 2007.
  • En avril 2007, le métro de Montréal fut prolongé jusqu’à Laval avec trois nouvelles stations. La construction débuta en 2003 et fut achevée en avril 2007, deux mois plus tôt que prévu, au coût de 745 M$ entièrement assumé par le gouvernement du Québec. À cette somme s’ajouteront 12,4 M$ qui serviront à la construction d’un deuxième édicule à la station Cartier. Ce nouvel édicule a été complété en 2009 et se situe au coin nord-est de l’intersection Cartier / Des Laurentides dans le petit parc des Libellules appartenant à la ville de Laval. Cet édicule est relié au premier édicule situé au coin sud-ouest de l’intersection par un passage piétonnier de 120 mètres de long sous les boulevards Cartier et Des Laurentides et permet ainsi aux habitants du quartier Pont-Viau de rejoindre la station Cartier à pied sans à avoir à traverser la dangereuse intersection Cartier / Des Laurentides. Cet édicule était prévu dans les plans de départ mais a dû être sacrifié lorsque les estimés de la construction du métro de Montréal à Laval sont passés de 179 M$ (1998) à 803,6 M$ (2006).
  • Les stations du métro de Montréal à Laval sont Cartier, De la Concorde et Montmorency. L’arrivée du métro était longuement attendue étant donné que ce prolongement était une promesse datant des années 1960. Rappelons cependant qu’à l’époque le métro devait n’avoir qu’une station terminale, au même endroit que le métro Cartier, avec un garage d’entretien à l’arrière empêchant ainsi tout prolongement futur sur le territoire lavallois.
  • Le 22 juillet 2007, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a annoncé qu’il voudrait boucler la Ligne orange de la station Montmorency jusqu’à la station Côte-Vertu avec l’addition de 6 nouvelles stations (3 à Laval et 3 à Montréal) en passant par le Terminus du Carrefour Laval. Il propose que Transports Québec mette 100 M$ de côté annuellement pour payer le projet qui est estimé à plus de 1,5 milliard de dollars[18].

Train de banlieue

L’Agence métropolitaine de transport gère deux lignes de trains de banlieue sur l’île Jésus. Les lignes Blainville–Saint-Jérôme et Deux-Montagnes font le lien entre Laval et le centre-ville de Montréal en moins de 30 minutes. Au total, 5 gares sont situées sur l’île Jésus.

Gares de train de banlieue et stations de métro à Laval

Train, ligne Blainville–Saint-Jérôme Train, ligne Deux-Montagnes Métro, ligne 2 – Orange
Sainte-Rose Sainte-Dorothée Montmorency
Vimont Île-Bigras De la Concorde
De la Concorde Cartier

Autobus

Le réseau de la Société de transport de Laval (STL) est constitué de 35 lignes régulières, deux lignes d’heure de pointe, deux train-bus, trois lignes express, un circuit communautaire et plusieurs taxis collectifs.

Projet de trolleybus

  • Le 16 mars 2009, le président-directeur général de la Société de transport de Laval a annoncé, en partenariat avec Hydro-Québec et Transports Québec, un investissement de 625 000 $ dans une étude de faisabilité pour la réintroduction des trolleybus au Québec sur le territoire lavallois. Rappelons que les trolleybus ont déjà circulé à Montréal entre 1937 et 1966. Le projet initial comprendrait quatre lignes : sur les boulevards des Laurentides (Bleu), de la Concorde (Rose), Notre-Dame (Rouge) et Curé-Labelle (Vert). Cette étude devra se terminer à l’automne 2009[19].[Quand ?]

Activités et attraits

  • Centre de la nature, parc urbain de plus de 50 hectares, aménagé sur le site d’une ancienne carrière offrant de nombreuses activités 4 saisons[20].
  • Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, un grand parc naturel reconnu comme refuge faunique, avec près d’une vingtaine d’îles accessibles par canot[21].
  • Centrale de la Rivière-des-Prairies, centrale électrique construite en 1930 offrant des visites guidées gratuites[22].
  • Musée Armand-Frappier, offre des activités éducatives pour favoriser la compréhension d’enjeux scientifiques reliés à la santé humaine, animale et environnementale[23].
  • Récréathèque, le plus grand centre d’amusement familial intérieur au Québec[24].
  • Sky Venture, dans le Centropolis, expérience de chute libre à l’intérieur[25].
  • Centres commerciaux : le Carrefour Laval, Centropolis, Centre Laval, Centre Duvernay.

Jumelages

La ville de Laval est jumelée avec [26]:

La ville de Laval entretient également des accords de coopération économique et culturelle avec :

Notes et références

  1. Voici Laval
  2. Institut de la statistique du Québec - http://stat.gouv.qc.ca/regions/profils/profil13/societe/demographie/demo_gen/pop_age13.htm
  3. Profil des communautés de 2006 - Laval sur Statistique Canada.
  4. Profil des communautés de 2001 - Laval sur Statistique Canada.
  5. http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/toposweb/fiche.aspx?no_seq=34753
  6. Apercu historique de la paroisse Saint-Vincent-de-Paul
  7. Société de transport de Montréal : Station de métro Montmorency
  8. a et b Répertoire des municipalités du Québec : Laval, page consultée le 8 janvier 2011.
  9. Ecollectivités : Dévoilement du Plan de mobilité durable de la Ville de Laval
  10. http://lois.justice.gc.ca/fr/const/3.html#codese:92
  11. http://www.canlii.org/fr/qc/legis/lois/lrq-c-c-27.1/derniere/lrq-c-c-27.1.html
  12. http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/C_19/C19.html
  13. Ligue de foutball junior du Québec : Devils de Laval
  14. Laval Technopole
  15. (en)Overpass dismantled, highway re-opened, CBC News website.
  16. (en)Overpass collapse shuts down Quebec highway, CBC News website.
  17. (en)Overpass Collapses Near Montreal; People Trapped Feared Dead, Fox News Website.
  18. Courrier Laval.
  19. Des trolleybus sur le territoire ?, Courrier Laval, publié le 16 mars 2009.
  20. Le Centre de la nature.
  21. Parc de la Rivière-des-Mille-Îles.
  22. Centrale de la Rivière-des-Prairies.
  23. Site du Musée Armand-Frappier.
  24. Récréathèque.
  25. Sky Venture.
  26. Villes jumelées

Articles connexes

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