Concarneau


Concarneau

47° 52′ 34″ N 3° 55′ 04″ W / 47.876111, -3.917778

Concarneau
Vue aérienne de la Ville-Close
Vue aérienne de la Ville-Close
Armoiries
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Concarneau (Chef-lieu)
Code commune 29039
Code postal 29900
Maire
Mandat en cours
André Fidelin
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Concarneau Cornouaille
Site web Site officiel
Démographie
Population 20 796 hab. (2008[1])
Densité 506 hab./km²
Gentilé Concarnois, Concarnoise
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 34″ Nord
       3° 55′ 04″ Ouest
/ 47.876111, -3.917778
Altitudes mini. 0 m — maxi. 106 m
Superficie 41,08 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Concarneau (en breton : Konk-Kerne) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Concarneau est située dans le sud du département du Finistère, dans une région appelée la Cornouaille (l’une des neuf provinces traditionnelles de Bretagne sous l'Ancien Régime).

La ville de Concarneau est centrée autour de sa Ville-close et de son port, pendant longtemps son port de pêche a été la principale activité de la ville. Aujourd'hui, la ville vit toujours autour de ses remparts, mais le tourisme et la construction navale sont devenus des activités importantes dans la ville.

Sommaire

Géographie

Localisation

Localisation de la commune de Concarneau dans le Finistère

La commune de Concarneau est située au sud du département du Finistère à l'ouest de la région Bretagne. Elle est la troisième commune du département par sa population et la principale de l'aire urbaine de Concarneau qui regroupe deux communes et 27 031 habitants en 2007[2]. Son unité urbaine regroupe les communes de Concarneau et Trégunc[3]. Concarneau est située à 19 km de Quimper, 44 km de Lorient, 71 km de Brest, 169 km de Rennes et 475 km de Paris[4].

Communes limitrophes de Concarneau
La Forêt-Fouesnant Saint-Yvi Rosporden
Baie de la Forêt
Fouesnant
Concarneau Melgven
Baie de la Forêt Baie de la Forêt Trégunc

Géologie et relief

La commune, littorale et légèrement vallonnée, a des altitudes basses allant de 0 mètres (côte) à 106 mètres (au nord). La partie nord est la plus élevée, la partie sud-ouest la plus basse. Le littoral est très découpé, avec du nord au sud la anse de St Laurent (en limite), les plages de sable blanc, de Cornouaille, des Dames, la presqu'île de la ville close, la anse de Kersaux, la pointe du Cabellou[5].

Géologie du Massif Armoricain ; Concarneau est au sud des failles, au sud-ouest.

La commune se situe à quelques kilomètres au sud des grandes failles du Massif Armoricain allant de Quimper à Nantes. Le socle est composé de granite, une roche intrusive hercynienne (400 à 245 millions d'années) au sud, mais également de nappes du Paléozoïque inférieur (570 à 400 millions d'années) au nord. Au centre et à l'ouest se trouvent des roches sédimentaires, de l'Ordovicien (environ 460 millions d'années) et du Silurien (environ 420 millions d'années)[6].

Hydrographie

La commune de Concarneau est traversée par le fleuve du Moros qui se jette dans son port. Le Minaouët (ruisseau) constitue la limite sud. Le Saint-Jean coule depuis le nord dans la baie Saint-Jean. Le Val est en limite Est et le Saint-Laurent constitue la limite ouest et une partie des limites au nord.

On dénombre plusieurs stations de pompage, un réservoir et un château d'eau[5].

Climat

Article connexe : Climat du Finistère.

La commune bénéficie d'un climat océanique comparable à celui de la ville de Lorient ou de l'île de Groix en raison de sa proximité directe avec la mer.

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Lorient[7] 1 736 896 5 11 43
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Relevé météorologique de l'Île de Groix - Beg Melen
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 5 4,8 5,9 7,3 10 12,6 14,4 14,7 13,5 11,3 8,1 6,1 9,5
Température moyenne (°C) 7 7 8,3 10,1 12,8 15,5 17,5 17,6 16,3 13,7 10,1 8,1 12
Température maximale moyenne (°C) 9 9,1 10,7 12,8 15,5 18,5 20,5 20,6 19,2 16,1 12,2 10 14,5
Précipitations (mm) 88,2 72,5 66,4 45,4 58,7 39,1 36,8 33,5 53,5 70,7 77 90,4 732,1
Source : Infoclimat[8]


Voies de communication et transports

Bac de Concarneau
Le port commercial
Au crépuscule

Transport maritime

Deux bacs font la navette toute l'année entre le quartier du passage et la ville close.

L'été, les vedettes Glenn et les vedettes de l'Odet rejoignent les îles Glénan et proposent des visites de l'Odet, également surnommée "plus jolie rivière de France".

La navette Jeanne-Yvonne effectue quant à elle, la liaison Concarneau-Beg Meil.

La Santa Maria propose des promenades et de la pêche en mer.

La société Gouelia propose également des sorties en mer à bord de vieux gréements.

Transport ferroviaire

Deux lignes de chemin de fer ont desservi Concarneau :

Le trafic voyageurs entre la gare de Rosporden et la gare de Concarneau est transféré sur route le 4 octobre 1959, une navette en car est toujours assurée par le réseau TER Bretagne. Le bâtiment voyageur de la gare est toujours ouvert il offre les services d'une boutique SNCF.

La ligne de fret est encore très active dans les années 1970 avec 76 000 tonnes transportées par an, avant de perdre de la vitesse et de s'éteindre définitivement en septembre 1998 avec un dernier trajet transportant du matériel pour GDF.

Transport routier

La voie express RN165, passe à quelques kilomètres au nord de Concarneau ; deux échangeurs permettent de rejoindre la ville.

Transport aérien

Concarneau ne dispose pas d'aéroport. Les aéroports les plus proches sont ceux de Lorient et Quimper.

Toponymie

Le nom Concarneau, Konk-Kerne en breton semble provenir[9] de l'assemblage des mots suivants :

  • konk, conc ou concq, anse ou baie[10], qui a donné le mot conche dans d'autres sites de la côte atlantique francophone (à Royan entre autres). Ce terme désigne également une grande coquille selon Grégoire de Rostrenen, un coin ou une pointe selon Pelletier et selon le Catholicon (vieux dictionnaire breton).
  • Kerne dont la traduction semble assez unanime, signifiant Cornouaille en breton. Il faut noter la graphie Kerneo en vieux breton (même prononciation, avec la notation v, que dans la graphie Kernev actuelle), qui explique le suffixe en -eau dans la version française.

Ainsi, selon les traductions Concarneau signifie "abri, anse ou baie de Cornouaille" qui peut être comparé à Konk-Leon (Le Conquet) signifiant donc anse ou baie du Léon. Le toponyme correspond bien à la situation de la ville, bâtie dès son origine sur une île au milieu d'une ria.

Concarneau vu par le satellite Spot

Au fil des époques le nom évolue et on retrouve des noms différents selon les documents. Ainsi, selon les époques on trouve :

  • Conc en 1279 ;
  • Chonc vers 1330 ;
  • Conq en 1407 ;
  • Concarneau en 1489.


Le nom Lanriec, ancienne commune rattachée à Concarneau en 1959, tire son origine dans lan, ermitage et riog, probable fondateur de cet ermitage. Au cours des siècles on trouve les déclinaisons suivantes :

  • Lan Rioc au XIe siècle ;
  • Lanriec vers 1330 ;
  • Lanreuc en 1368, en 1405 ;
  • Lanriec en 1535.

Histoire

La ville de Concarneau est construite autour de la Ville-Close. La ville de Concarneau est longtemps restée à l'intérieur de ses remparts. Des faubourgs se sont développés sur le continent autour de cette île-cité. Ce n'est que récemment dans l'histoire de Concarneau que la ville est sortie de ses remparts.

Néolithique

Les premières traces de civilisation à Concarneau n'ont pas été retrouvées dans la Ville-Close mais autour de la baie[11]. La densité de l'habitat et les profonds remaniements de sols créés par les différentes constructions peuvent expliquer cette absence d'artéfacts.

Tout autour de Concarneau, on peut trouver des mégalithes attestant de la présence de civilisation au néolithique[12].

Fondation de la ville

Remparts de la ville close.

L'acte le plus ancien, dans lequel est fait mention de Concarneau est le carticulaire de l'abbaye de Landévennec. Cet acte écrit aux alentours de 1050 ne cite pas directement Concarneau (ou tout autre nom désignant Concarneau), on y lit : Ego Gradlonus do sanclo Uuingualeo..., locum sancli Uuingualet in Buduc, V villas Traduit en Moi, Gradhlon, je donne à St Guénolé, le lieu de Saint Guénolé, en la paroisse de Beuzec, cinq maisons[13].

Saint Guénolé (461 - 532) est le fondateur de l'abbaye de Landévennec. À l'époque, la paroisse de Beuzec regroupe l'actuel quartier de Beuzec et l'îlot de Conq. Les maisons dont il est fait référence furent constituées en prieuré sur la partie la plus haute de l'île. Aujourd'hui on peut situer cet endroit sur la place Saint-Guénolé. Les moines de Landévennec vont donc construire leur prieuré, et aider au développement de la cité.

Selon d'autre sources, Concarneau aurait été fondée par Concar fils d'Urbien et petit-fils du roi Judicaël. Il aurait chassé les pictes présent et se serait donc installé sur l'îlot rocheux de Concarneau. Concar baptise en 692 la ville Concar-Keroneos ou Conkerneos qui se traduirait par Concar, fils d'Urbien. Concar meurt en 725. Concarneau est pris par les Francs en 799, mais reprise par les bretons en 809[14].

L'îlot rocheux est défendu par des fossés profonds avec retranchements de terre surmontés de fortes palissades en troncs d'arbres entourant un chateau.

Xe siècle

La population a beaucoup augmenté. Une église est construite, la chapelle du prieuré étant devenue trop petite. Cette église étant toujours dans la paroisse de Beuzec. Conc est chef lieu d'une châtellerie ducale. Le duc Jean II fait construire un auditoire pour la cour ducale.

À cette époque il y a un sénéchal et les officiers ordinaires d'une justice, procureurs, sergents, notaires, etc. Une communauté constitué de bourgeois, de négociants et de pêcheurs vit dans la cité protégé semble-t-il par un donjon ou une tour fortifiée.

XIIIe siècle

Au XIIe siècle, seulement cinq villes de Bretagne (Rennes, Nantes, Vannes, Aleth et Dinan) sont ceinturées par un mur en pierre, le plus souvent il s'agit des fortifications gallo-romaine.

Il ne paraît pas possible de dater exactement la première ceinture murale en pierre, mais la période du XIIIe siècle ou début du XIVe siècle est la plus probable.

L'îlot fortifié est alors classé comme quatrième place forte de Bretagne. Bastion placé en avant-garde pour la défense du duché puis du royaume, la ville deviendra l'enjeu de nombreux combats et rivalités notamment entre les Anglais et les Français. En 1373, après trente années d'occupation anglaise, Du Guesclin libère la ville.

XVIIe siècle et XVIIIe siècle

Vers 1680, Vauban visite Concarneau et ordonne des travaux dans l'objectif d'améliorer le système de défense. Les toits des tours disparaissent permettant ainsi l'installation de l'artillerie sur des plates-formes. Ces travaux sont achevés en 1694, Vauban vient les inspecter le 7 juin de la même année.

Jusqu'à la Révolution française, Concarneau compte, en plus de la garnison, une population de pêcheurs qui arment quelques dizaines de chaloupes. Le poisson est pressé, séché et envoyé par charrette aux villes de l'intérieur.

XIXe siècle

Sous la Révolution française, en 1795, la flottille de pêche concarnoise compte 300 chaloupes. Concarneau commerce ainsi du vin, du blé et surtout du poisson, envoyé par charrette aux monastères et aux villes de l'intérieur du pays. Cette relative aisance est stoppée par les guerres de l'Empire et le blocus des côtes.

Avec la révolution industrielle, la ville se transforme. Des maisons bourgeoises sont édifiées le long des quais hors de la ville close. Cette dernière devient, en cette période, un quartier populaire abritant matelots et sardinières. La Station biologique de Concarneau est fondée par Victor Coste en 1859. Il s'agit de la plus ancienne station marine du monde.

À partir de 1851, les premières conserveries apparaissent. Elles sont spécialisées dans la sardine et le thon. Elles feront la fortune de quelques négociants et permettront une élévation du niveau de vie de la population. En 1900, la ville compte 30 usines employant 2 000 ouvrières sur une population de 7 000 habitants. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge Concarneau dans la misère.

De 1870 à 1950, Concarneau accueille nombre de peintres. Grâce à leur pétition, les remparts de la ville close sont sauvés de la vente et classés Monument Historique en 1899.

XXe siècle

Après la Première Guerre Mondiale, les petits bateaux de pêche cèdent la place aux pinasses montées. Le moteur supplante peu à peu la voile. La pêche au chalut se pratique alors toute l'année. En 1925, l'arrière port est aménagé.

Les années 1920 sont aussi marquées par les salons de l'Union Artistique des Amis de Concarneau qui sont un temps fort des saisons estivales.

Durant la Seconde Guerre mondiale, La Bretagne fait partie de la zone occupée dés l'armistice du 22 juin 1940, et ce jusqu'en août 1944.

En 1945, le 19 septembre, la commune de Beuzec Conq, qui compte 4 155 habitants, est rattachée à celle de Concarneau[15]. En 1959, la commune de Lanriec, qui compte 3 079 habitants, est également rattachée[16].

Les années 1973-1978 sont marquées par une nouvelle crise de la pêche avec l'épuisement des fonds marins et la concurrence des autres pays communautaires.

Population et société

Démographie

Évolution démographique de Concarneau[17], de Beuzec-Conq[18] et de Lanriec[19]

Année 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
Concarneau 2 000 1 561 1 608 1 511 1 843 1 816 1 984 2 100 2 289 2 372 2 762
Beuzec-Conq 1 206 1 236 1 280 1 126 1 176 1 300 1 339 lacune 1 547 1 504 1 643
Lanriec 702 895 930 847 1 012 1 021 1 073 1 080 1 111 1 145 1 165
Année 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
Concarneau 3 555 4 463 4 745 5 191 5 684 5 991 6 500 7 635 8 007 7 263 6 170
Beuzec-Conq 1 735 1 856 2 052 2 394 3 156 3 660 3 994 4 608 5 112 4 666 4 140
Lanriec 1 343 1 565 1 711 1 931 2 074 2 103 2 381 2 514 2 750 2 855 2 633
Année 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
Concarneau 5 995 5 815 5 878 10 519 10 341 15 907 17 801 18 759 17 984 18 630 19 453
Beuzec-Conq 4 132 4 100 4 155
Lanriec 2 595 2 644 2 671 2 850 3 079
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Évolution démographique de Concarneau dans ses limites actuelles

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
Population 3 908 3 692 3 818 3 484 4 031 4 137 4 396 - 4 944 5 021 5 575 6 633
Années 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
Population 7 884 8 508 9 516 9 659 11 754 12 875 14 757 15 869 14 784 12 943 12 722 12 559
Années 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 12 704 13 369 13 420 15 907 17 801 18 759 17 984 18 630 19 453 19 953[20] 20 096[21] -
Notes, sources, ... Jusqu'en 1936 : somme des populations de Concarneau, Beuzec-Conq et Lanriec, en 1946 et 1954 : somme des populations de Concarneau et Lanriec (population sans doubles comptes de 1962 à 1999)


Courbe d'évolution démographique de Concarneau dans ses limites actuelles depuis 1790


Chiffres tenant compte de la population respective des communes de Concarneau, Beuzec-Conq et Lanriec avant leur fusion.

Santé

Plusieurs médecins (généralistes et spécialistes) et dentistes exercent. L'hôpital du Porzou se situe sur la commune. Après la fermeture des urgences de nuit en 2008, un dispositif de remplacement des unités terrestres par des hélicoptères est mis en place en 2011[22].

Enseignement à Concarneau

Les écoles primaires et maternelles

La commune de Concarneau comprend neuf écoles primaires publiques :

  • École Primaire Publique du Centre Ville
  • École de Lanriec
  • Groupe scolaire du Dorlett
  • École de Kerandon
  • École du Lin (Fermée à la fin de l'année scolaire 2009-2010)
  • École de Beuzec Conq
  • École de Keramporiel
  • École de Kerose
  • École Le Rouz

et deux écoles primaires privées :

  • École Privée Notre-Dame-du-Sacré-Cœur
  • École Privée Sainte-Thérèse

Les collèges

La commune de Concarneau comprend trois collèges :

  • Le Collège du Porzou (public): construit en 1966, il occupe une surface bâti de 6 381 m2. Les effectifs pour l'année scolaire 2008-2009 sont de 401 élèves.
  • Le Collège des Sables-Blancs (public): construit en 1974, il occupe une surface bâti de 7 645 m2. Les effectifs pour l'année scolaire 2008-2009 sont de 319 élèves
  • Le Collège Saint Joseph (privé): Les effectifs pour l'année scolaire 2009-2010 sont de 658 élèves.

Les lycées

La commune de Concarneau comprend deux lycées :

  • Le Lycée Pierre Guéguin (public): Les effectifs pour l'année scolaire 2009-2010 sont de 560 élèves (390 au LGT et 170 au LP).
  • Le Lycée Saint Joseph (privé): Les effectifs pour l'année scolaire 2009-2010 sont de 912 élèves (588 élèves en section générale et technologique et 324 élèves en section professionnelle)

Activités sportives

Clubs

Équipe Sport Ligue Stade Création Titres
Union sportive concarnoise Football Championnat de France amateur Stade Kerampéru 1911 0
U.S.C. Basketball Basket-ball Prénationale masculine Gymnase du Porzou xxxx 0
Rugby Club Concarnois Rugby à XV Honneur Stade Henry Serandour xxxx 0
Concarneau Tennis Club Tennis Pré-Régionale Complexe sportif du Porzou 1927 0

Économie

Port de Concarneau, depuis le Pont du Moros.
Le port de plaisance.
Baie de Concarneau.
  • La pêche a longtemps été l'activité économique principale de Concarneau grâce à ses 1 600 m de quais et ses 14 000 m2 de halle à marée. Mais depuis le milieu des années 1980 et le ralentissement de la pêche, d'autres activités se sont développées. 1er Port de pêche thonier français et européen (72 000 tonnes en 1989, 100 000 tonnes de thon pêché par 21 navires océaniques en 2010), Concarneau est le 6e en débarquement de pêche fraîche (10 000 tonnes de poisson débarqué et vendu sous la halle à marée). Le Conseil général du Finistère est propriétaire du port dont il concède la gestion à la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille.

La flottille de pêche fraiche se compose, en 2010, de 11 chalutiers hauturiers (17 à 25 m), d'une vingtaine de chalutiers côtiers (10 à 17 m), de 9 sardiniers et de plus de 60 unités polyvalentes. Armés par des équipages de 5 à 8 hommes, les hauturiers pratiquent des marées de 8 à 14 jours. L'ensemble des unités de petite pêche et de pêche côtière effectue des sorties de 8 à 96 heures.

La pêche, dans son ensemble, fait travailler, en 2010, 1 300 pêcheurs.

Les bateaux côtiers pêchent à quelque mille du port et ramènent des langoustines, des crustacés, des bars de ligne ou des lieus.

Les hauturiers débarquent baudroies, cabillauds, limandes, soles, sous la criée. Au milieu de la nuit, les dockers et mareyeurs (environ 1 000 personnes en 2010) travaillent pour achalander les étals des poissonniers.

Le thon blanc ou germon est pêché entre les Açores, l'Irlande et le golf de Gascogne. Le thon albacore ou listao est capturé au large de l'Afrique Noire ou aux Seychelles par des thoniers senneurs-congélateurs.

  • La construction navale joue aujourd'hui un rôle important. Les Chantiers PIRIOU construisent de nombreux navires de pêche et de commerce (bateaux d'assistance pour les plate-formes pétrolières, bateaux à passagers, ...). Le chantier JFA est quant à lui placé sur le marché de la plaisance haut de gamme.
  • Les activités induites par la pêche, en plus de la construction et de la réparation navale, sont encore importantes : l'électronique marine, la fabrication des filets de pêche, l'habillement (Cotten, 1er fabriquant français du vêtement marin, spécialement des petits cirés jaunes), les fabriques de glace et de surgélation, les conserveries (les établissements Godinec et Courtin).
  • Le tourisme représente une activité importante surtout de début juin à fin septembre. Le port de pêche est d'ailleurs le point de départ vers l'Archipel des Glénan et, durant la saison estivale, les vedettes Glenn effectuent des liaisons régulières entre l'île principale de Saint Nicolas et le continent.
  • La vannerie

Au cours du 20e siècles des ateliers de vannerie se développent (principalement autour de la gare) pour faire face à la demandes des conserveries en paniers pour la manutention et le nettoyage des sardines et du thon. À partir des années 1950 ce sont surtout la confection de "mannes à chalut" pour les pêcheurs qui occuperont ces ateliers. Aujourd'hui, ces produits sont importés d'Indonésie. Le dernier atelier (l'atelier Roger Le Gall) a fermé en 1991[23].

Entreprises Concarnoises

[réf. souhaitée]

  • Groupe Piriou ;
  • Conserverie Gonidec ;
  • Armement Nicot ;
  • Armement Delhemmes ;
  • Blys  ;
  • Guy Cotten,spécialiste du vêtement de mer et de mode marine ;
  • La Conserverie Courtin (la plus ancienne conserverie de Concarneau) ;
  • Barillec SAS ;
  • LE GALL électricité ;
  • Espace Vag.

Recherche

Administration

En 2010, la commune de Concarneau a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[24].

Liste des maires

Liste des maires successifs[25]
Période Identité Parti Divers
octobre 1903 mai 1908 Samuel Billette de Villeroche x Né le 8 mai 1856
février 1911 mai 1912 Sébastien Segalen x Démissionne
mai 1912 août 1918 François Campion x Suspendu par le Préfet et révoqué par la république le 25 août 1918
août 1918 décembre 1919 Alphonse Duot x Né en 1875, mort à Concarneau en 1964, dit Fachoda
décembre 1919 mai 1929 Jacques Toiray x Né en 1888 à Paris
mai 1935 1940 Pierre Guéguin PCF fusillé au Camp de Châteaubriant
janvier 1941 février 1942 Hervé Nader x Né à Quimper en 1899, mort à Concarneau en 1985, déporté à Mauthausen en février 1942
février 1942 août 1944 Yves Auber x Nommé par Pétain
septembre 1944 mai 1945 Alphonse Duot x
mai 1945 octobre 1947 Robert Jan PCF
janvier 1948 mars 1971 Charles Linement PS
mars 1971 mars 1977 Yves Couchouron RPR
mars 1977 février 1980 Robert Jan PCF Démissionne
février 1980 mars 1983 Joseph Argouarc'h PCF Décédé en 1997
mars 1983- mars 2008 Gilbert Le Bris PS Né le 3 mars 1949 Concarneau
Mandat en cours 2008 à 2014 André Fidelin DVD

Jumelage

Culture et patrimoines

Langue bretonne

  • À la rentrée 2007, 1,7% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[26].

Monuments

La Ville Close
Horloge et cadran solaire de la ville close

Concarneau a reçu le label "Ville et Pays d'Art et d'Histoire" en 2002.

  • La Ville close de Concarneau est un îlot qui mesure 380 m dans sa plus grande longueur et 100 m dans sa largeur moyenne.
    • 1-Les remparts. Ils sont en granit très épais et flanqués de tours. Construits en 1541 et 1577, ils ont été modifiés par Vauban.
    • 2-Le beffroi a été érigé en 1906 sur l'ancien poste de garde.
    • 3-La maison du gouverneur du XVIIIe siècle.
    • 4-L'ancienne chapelle de l’hôpital de la Trinité du XVe siècle.
    • 5-La place Saint Guénolé qui présente une belle fontaine.
    • 6-La porte du Vin, ainsi appelée car les navires bordelais y déchargeaient leur vin et autres marchandises.
    • 7-La porte du Passage, vaste brèche pratiquée dans la muraille en 1785.
    • 8-Les maisons en granit de la rue Vauban. Elles ont un pignon de pierre, un rez-de-chaussée en échoppe, une cheminée latérale et au grenier une lucarne qui permettait l'aération des filets de pêche.
    • 9-La chapelle du Rosaire ou du Portal date du XVe siècle. Sous l'Ancien Régime, la chapelle abritait les assemblées municipales. Elle fut transformée en caserne, puis en coopérative de patrons-pêcheurs. Maintenant, elle est intégrée au musée de la Pêche.
    • 10-L'ancienne église Saint Guénolé a été édifiée en 1928. Elle fut partiellement détruite en 1936. Il ne reste que sa façade et la base de son clocher.
  • Le Marinarium. C'est la vitrine du Laboratoire de Biologie Marine[27]. Il permet de découvrir l'importance des océans et leur extraordinaire biodiversité, l'univers du plancton, l'immense richesse du littoral, la protection et la gestion des ressources marines. Il abrite dans ses 10 grands aquarium (dont un grand bassin de 120 000 litres)une bonne partie de la faune locale : éponges, coraux, gorgones, turbots, raies, balistes... En 2003, le musée a accueilli 13 600 visiteurs.
  • La nouvelle église Saint-Guenolé. Elle a été consacrée en 1996 en remplacement de l'église Saint-Cœur-de-Marie rasée car déclarée dangereuse après la tempête de 1987. L'édifice qui domine le quai Pierre Guéguen est construit en béton ciré, zinc, métal et verre. Le porche est orné d'une mosaïque monumentales de Jean Bazaine.
  • La chapelle Notre Dame de Bon Secours. C'est un édifice datant du XVIe siècle. La chapelle est construite face à la mer. Son clocher a été refait après l'ouragan de 1987. À l'extérieur, une stèle en forme de menhir commémore le souvenir des marins disparus en mer.

Événements

  • Tous les ans, traditionnellement l'avant dernier dimanche d'août (ce n'est pas toujours le cas, le comité organisateur choisit librement les dates qui tournent autour du 15 août) se déroule le festival, des Filets Bleus qui a été créé en 1905 pour venir en aide aux marins pêcheurs lorsque les sardines ont quitté les côtes Bretonnes. Ce qui en fait la plus ancienne Fête traditionnelle de Bretagne.
  • Le festival Livre et Mer qui se déroule à la mi-avril est née en 1985.
  • Le festival du polar qui se déroule le 1er week-end de la deuxième quinzaine de juillet.

Personnages liés à la commune

Concarneau dans la littérature et le cinéma

L'action du film Le Chien Jaune d'après le roman de Georges Simenon qui suit les aventures policières du commissaire Maigret, se déroule à Concarneau. De même, certaines scenes du film de Claude Chabrol, Les Fantômes du chapelier ont été tournées à Concarneau en 1982.

Concarneau vu de la Mer
Le port de plaisance

Notes et références

  1. populations légales 2008 sur le site de l’INSEE
  2. Recensement 2007 : Aire urbaine 1999 : Concarneau (223) sur INSEE. Consulté le 30 août 2010
  3. Composition communale de l'agglomération : 29402-Concarneau sur INSEE. Consulté le 30 août 2010
  4. Distance orthodromique entre Concarneau et ... sur Lion1906. Consulté le 30 août 2010
  5. a et b Carte IGN.
  6. Carte géologique de France
  7. Conditions climatiques de la ville de Lorient dans le Finistère sur site www.linternaute.com reprenant les données de l'INSEE et du site www.lameteo.org. Consulté le 30 août 2010
  8. Relevé météorologique de l'Île de Groix - Beg Melen : 1961-1990 sur Infoclimat. Consulté le 30 août 2010
  9. Origine du nom Concarneau
  10. Etymologie de Concarneau
  11. Premières traces de civilisations à Concarneau
  12. Mégalithe sur la commune de Concarneau
  13. Histoire de Concarneau
  14. Étymologie et histoire de Concarneau
  15. Données sur les communes
  16. Rattachement des communes dans le sud Finistère
  17. Notice communale de Concarneau sur Cassini Ehess. Consulté le 30 août 2010
  18. Notice communale de Beuzec-Conq sur Cassini Ehess. Consulté le 30 août 2010
  19. Notice communale de Lanriec sur Cassini Ehess. Consulté le 30 août 2010
  20. Population de Concarneau en 2006 sur INSEE. Consulté le 30 août 2010
  21. Population de Concarneau en 2008 sur INSEE. Consulté le 23 décembre 2011
  22. Smur de Concarneau. Une nouvelle organisation vécue comme une fermeture, Le télégrame
  23. Roger Herisset, « Les vanniers en basse Cornouaille : des paniers pour les pêcheurs et les conserveries » 6 p. Ar Men no 143, novembre - décembre 2004
  24. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 19/12/2009.
  25. Base de données des maires
  26. (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  27. ORTF, « Le laboratoire Océanographique de Concarneau », L'Ouest en Mémoire (INA), 16 Septembre 1970. Consulté le 30 Juin 2011

Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article Ce logo indique que la source a été utilisée pour l'élaboration de l'article.
  • Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, Librairie Droz, 1998, 1852 p. (ISBN 2-600-02883-8) [lire en ligne (page consultée le 6 juin 2010)]  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes


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