Burkina Faso


Burkina Faso

12° 16′ 00″ N 2° 04′ 00″ W / 12.2667, -2.06667

Burkina Faso (fr)
Drapeau du Burkina Faso Armoiries du Burkina Faso
(Drapeau du Burkina Faso) (Armoiries du Burkina Faso)
Devise nationale : Unité-Progrès-Justice[1]
carte
Langue officielle Français
+ une soixantaine de « langues nationales »
Capitale Ouagadougou
12°22′N 1°31′W / 12.367, -1.517
Plus grande ville Ouagadougou
Forme de l’État République
 - Président de la République[2]
Premier ministre
Blaise Compaoré
Luc-Adolphe Tiao
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 73e
274 200 km2
Négligeable
Population
 - Totale (2010)
 - Densité
Classé 61e
16 241 811[3] hab.
59,2 hab./km2
Indépendance
 - Date
de la France
5 août 1960
Gentilé Burkinabè[4], Un/Une Burkinabé
IDH (2007) en diminution 0,389 (bas) (177e)
Monnaie Franc CFA (XOF)
Fuseau horaire UTC +0
Hymne national Ditanyè
(l’Hymne de la victoire)
Code ISO 3166-1 BFA, BF
Domaine internet .bf
Indicatif
téléphonique
+226


Le Burkina Faso, littéralement « Pays des hommes intègres », aussi appelé Burkina, en forme longue la République du Burkina, est un pays d'Afrique de l'Ouest sans accès à la mer, entouré du Mali au nord, du Niger à l’est, du Bénin au sud-est, du Togo et du Ghana au sud et de la Côte d'Ivoire au sud-ouest.

Ses habitants sont les Burkinabè (terminologie officielle[5], invariable en langue foulfouldé) ou Burkinais ou Burkinabés. La capitale est Ouagadougou, située au centre du pays. Le Burkina Faso est membre de l’Union africaine (UA), de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Sommaire

Étymologie

Ancienne colonie française, la Haute-Volta obtient l’indépendance en 1960. Le nom actuel du pays (Burkina Faso) date du 4 août 1984, sous la présidence du révolutionnaire Thomas Sankara. Combinaison dans deux langues principales du pays, il signifie la patrie des hommes intègres - burkina se traduisant par « intégrité, honneur » en mooré, et faso, terme emprunté à la langue dioula, signifiant « territoire ou terre ou patrie». Selon la constitution nationale[5] les habitants sont appelés les Burkinabè (mot invariable), où le suffixe "" désignant l’habitant (homme ou femme) est en foulfouldé, langue parlée par les Peuls, peuple d’éleveurs nomades également présents dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Le choix de ce mélange de langues (fondé sur les trois langues ayant le statut de langue nationales avec le français) dans la dénomination du pays et de ses habitants traduit la volonté d'unification d'une société multi-ethnique (plus de 60 ethnies)[4]. En français, on utilise également les mots Burkinais ou Burkinabés pour désigner les habitants.

On utilise Burkina, Faso ou Burkina Faso dans les usages courants, et Burkina Faso dans les usages officiels. Le terme « Faso » remplace le terme « République », il est donc fautif d'utiliser "République du Burkina Faso". On parlera donc de la République du Burkina et de président du Faso (ou président de la République, pour les non-Burkinabè).

Histoire

Article détaillé : Histoire du Burkina Faso.

Période préhistorique

Article détaillé : Préhistoire.
Carte du Burkina Faso.

Comme pour tout l’ouest de l’Afrique, le Burkina Faso a connu un peuplement très précoce, avec notamment des chasseurs-cueilleurs dans la partie nord-ouest du pays (12 000 à 5 000 ans avant l’ère chrétienne), et dont des outils (grattoirs, burins et pointes) ont été découverts en 1973. La sédentarisation apparaît entre 3 600 et 2 600 avant l’ère chrétienne avec des agriculteurs, dont les traces des constructions laissent envisager une installation relativement pérenne. L’emploi du fer, de la céramique et de la pierre polie se développe entre 1 500 et 1 000 avant l’ère chrétienne, ainsi que l’apparition de préoccupations spirituelles, comme en témoignent les restes d’inhumation découverts.

Des vestiges attribués aux Dogons ont été découverts dans la région du centre-nord, du nord et du nord-ouest. Or ceux-ci ont quitté le secteur entre le XVe et le XVIe siècle pour s’installer dans la falaise de Bandiagara. Par ailleurs, des restes de murailles sont localisés dans le sud-ouest du Burkina (ainsi qu’en Côte d'Ivoire), mais leurs constructeurs n’ont à ce jour pas pu être identifiés avec certitude. Les ruines de Loropéni, situées près des frontières du Togo et du Ghana, sont aujourd'hui reconnues site du Patrimoine mondial.

Période précoloniale

On trouve peu de témoignages sur l’époque précoloniale au Burkina Faso. Toutefois, une chronologie du royaume Mossi existe.

Les Européens ont eu peu de contacts avec “le Mossi”, ainsi que l’on désignait ce territoire, et ils se sont produits peu avant la colonisation. Le compte rendu du voyage de Louis-Gustave Binger (1856-1936) (Du Niger au Golfe de Guinée) relate son séjour, en juin 1888, chez Boukary, frère du Mogho Naba Sanem de Ouagadougou. Lequel Boukary devait devenir le Mogho Naba Wobgho qui résista aux Français, avec des moyens bien limités devant leurs armes modernes. Binger décrit un royaume organisé suivant un mode féodal[6].

Période coloniale

En 1896, le royaume mossi de Ouagadougou devient un protectorat français. En 1898, la majeure partie de la région correspondant à l’actuel Burkina est conquise. En 1904, ces territoires sont intégrés à l’Afrique occidentale française au sein de la colonie du Haut-Sénégal-Niger.

Participation des habitants à la Première Guerre mondiale au sein des bataillons de tirailleurs sénégalais. Le 1er mars 1919, Édouard Hesling devient le premier gouverneur de la nouvelle colonie de Haute-Volta. Celle-ci est démembrée le 5 septembre 1932, le territoire est partagé entre la Côte d'Ivoire, le Mali et le Niger.

Le 4 septembre 1947 la Haute-Volta est reconstituée dans ses limites de 1932. Le 11 décembre 1958, elle devient la République de Haute-Volta, une république membre de la communauté franco-africaine et accède à l’indépendance le 5 août 1960. Le nom de Burkina Faso est adopté le 4 août 1984.

Période postcoloniale

Politique et administration

Politique

Article détaillé : Politique du Burkina Faso.
L'ancien premier ministre Tertius Zongo

Le président actuel, Blaise Compaoré, est au pouvoir depuis le 15 octobre 1987 à la faveur d’un coup d’État au cours duquel son prédécesseur et frère d’armes, Thomas Sankara, a été assassiné. La période ayant suivi ce coup d’État a été dénommée “Rectification” par ses auteurs, en référence aux dérives et à l’autoritarisme dont le président Sankara a été accusé.

La Constitution du 2 juin 1991, adoptée par référendum, a instauré un régime semi-présidentiel ouvert au multipartisme :

  • Le Président du Burkina Faso, élu par le peuple pour cinq ans lors d'un scrutin à deux tours. Il ne devait pouvoir être réélu qu’une seule fois.
  • L’Assemblée nationale est la seule instance législative du pays. Elle peut être dissoute par le président du Faso.

Il existe également une chambre constitutionnelle, composée de dix membres et un conseil économique et social dont le rôle est purement consultatif.

Administration

Le territoire du Burkina Faso est divisé en 13 régions et subdivisé en 45 provinces, 350 départements, 359 communes de plein exercice dirigées par des maires élus et 8 000 villages environ.

La langue officielle est le français. De nombreuses langues nationales sont parlées dont les plus courantes sont le mooré, le dioula, gulmancéma et le foulfoulde. (voir la section Langues).

Depuis son indépendance en août 1960, le Burkina Faso a connu plusieurs régimes politiques : État de droit et État d’exception. À partir de 1991, le pays a officiellement opté pour un système politique démocratique en adoptant une constitution par voie référendaire et en organisant des élections présidentielles et législatives.

Aujourd’hui, des institutions républicaines sont mises en place :

  • Les élections du premier et du deuxième Président de la 4e République respectivement en 1992,1998 et 2004.
  • Les élections législatives en 1992, 1997, 2002 et 2007.
  • L’installation de la chambre des représentants.
  • La mise en place de l’appareil judiciaire.
  • Il s’agit donc d’un État démocratique à trois pouvoirs qui sont :
    • le pouvoir exécutif assuré par le Gouvernement,
    • le pouvoir législatif composé d’une Assemblée Nationale et d’une Chambre des Représentants,
    • le pouvoir judiciaire.

En outre, d’autres institutions viennent consolider l’état de droit. Ce sont notamment :

  • le Médiateur du Faso,
  • le Conseil Économique et Social (CES),
  • le Conseil Supérieur de l’Information (CSI),
  • l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP),
  • et la Commission Nationale de la Décentralisation (CND).

Subdivisions

Article détaillé : Provinces du Burkina Faso.

Le Burkina Faso est divisé en 45 provinces et 13 régions administratives.

Géographie

Article détaillé : Géographie du Burkina Faso.

Reliefs

Deux grands types de paysages existent au Burkina : La plus grande partie du pays est couverte par une pénéplaine. Elle forme un relief très légèrement vallonné avec par endroits quelques collines isolées, ultimes vestiges d'un massif du Précambrien. C'est un paysage assez monotone, avec un sol le plus souvent coloré en ocre par la latérite. La partie sud-ouest du pays forme un massif gréseux. Le point culminant du pays s'y trouve : le Ténakourou (749 m). Le massif est limité par des falaises très escarpées atteignant 150 m de haut : falaise de Banfora, pics de Sindou, Cavernes de Douna, etc. L'altitude moyenne est de 400 m et le différentiel entre les deux points extrêmes ne dépasse pas 600 m. Le Burkina Faso est donc un pays plutôt plat, avec quelques accidents de terrain localisés.

Hydrographie

Quoique peu élevé et relativement peu arrosé, le Burkina a un réseau hydrographique assez important, surtout dans sa partie méridionale. Les cours d’eau se rattachent à trois bassins principaux : les bassins de la Volta, de la Comoé et du Niger.

Le pays devait son ancien nom de Haute-Volta aux trois cours d’eau qui le traversent : le Mouhoun (anciennement Volta Noire), le Nakambé (Volta Blanche) et le Nazinon (Volta Rouge). Le Mouhoun est le seul fleuve permanent du pays avec la Comoé qui coule au sud-ouest.

Le bassin de la Volta

Le plus important, il s’étend au centre et à l’ouest du pays sur une superficie de 178 000 km². Il est constitué par trois sous-bassins majeurs : ceux du Mouhoun, du Nakambé et de la Pendjari. Les eaux de ses bassins se rejoignent au centre du Ghana, où elles forment le lac Volta.

Le Mouhoun (Volta Noire)

Article détaillé : Volta Noire.

Seul cours d’eau permanent avec un bassin versant de 92 000 km², il prend sa source sur le versant nord du massif gréseux de la falaise de Banfora, dans une région où les précipitations dépassent 1 000 mm par an. Il coule d’abord vers le nord-est puis s’infléchit brusquement vers le sud. Au confluent du Sourou, le bassin versant du Mouhoun et ses principaux affluents (Plandi, Kou, Voun Hou) fournissent un débit moyen de 25 m³/s. Ce débit est cependant très irrégulier. Le principal affluent du Mouhoun est le Sourou, rivière à pente peu accusée, qui draine l’ancienne plaine lacustre du Gondo dont le bassin versant est de 15 200 km². Ce bassin, presque totalement sahélien ne produit que de faibles écoulements. À l’état naturel, lors des décrues, le Sourou alimentait le Mouhoun. Depuis 1984, les ouvrages de dérivation et de contrôle installés en amont de la confluence avec le Mouhoun permettent le stockage de 250 millions de m³ dérivés des crues d’hivernage et de restituer le surplus dans le Cours aval du Mouhoun pendant la saison sèche. Changeant brusquement de direction après la boucle du Sourou, le Mouhoun coule vers le sud-est puis plein sud, formant frontière avec le Ghana. Il parcourt le pays sur une distance d’environ 860 km.

Le Nakambé (Volta Blanche)

Il prend sa source à l’est de Ouahigouya, dans une région qui reçoit 500 à 600 mm d’eau par an. Il draine un bassin versant de 50 000 km². Il draine toute la partie centrale et le nord du plateau central et ne coule que pendant la saison des pluies. Les premiers écoulements intermittents peuvent se produire en mai, mais ce n’est qu’en juillet/août que les débits deviennent permanents à la station de Wayen et se renforcent vers l’aval pour atteindre à Bagré un débit moyen de 145 m³/s en août:

Le Nazinon (Volta rouge)

Articles détaillés : Nazinon et Volta Rouge.

Lui et son principal affluent la Sissili, drainent la partie sud-ouest du plateau central avec un bassin versant de 20 000 km². Leur régime hydrologique est très voisin de celui du Nakambé.

La Pendjari

Il forme la frontière sud-est du Burkina avec le Bénin, reçoit en rive droite trois affluents (le Doudodo, le Singou et la Konpienga) dont les bassins versants totalisent 21 600 km². Ces affluents apportent moins de 30% du débit moyen de la Pendjari qui elle-même tarit complètement une année sur deux en avril à Porga au Bénin.

Le bassin de la Comoé

Article détaillé : Comoé (fleuve).

Il draine l’extrémité sud-ouest du pays sur un bassin versant de 18 000 km². Il prend sa source dans les falaises de Banfora. Son cours, coupé par des rapides et des chutes, communique avec des mares permanentes situées au pied de la falaise de Banfora, comme le lac de Tengrela. Les écoulements sont permanents. La pluviométrie relativement abondante de ces régions confère aux rivières qui s’y trouvent un régime nettement soudanien avec une augmentation des débits dès le mois de juin et les débits de crue en août/septembre pouvant atteindre 500 m³/S.

Le bassin du Niger

Article détaillé : Niger (fleuve).

Il draine le nord-est et l’est du pays et a un bassin versant de 72 000 km². Les affluents burkinabè du Niger les plus septentrionaux sont en grande partie endoréiques (le Béli, le Gorouol, le Goudébo et le Dargol) et peuvent provoquer des crues importantes. Par contre, les affluents soudano-sahéliens (la Faga, la Sirba, la Bonsoaga, le Diamangou et la Tapoa) ont des régimes un peu moins irréguliers et contribuent à la crise dite soudanienne du Niger qui se produit en septembre. Ces cours d’eau de faible débit ne forment souvent qu’un chapelet de mares.

Toutes les rivières du Burkina excepté le Mouhoun et celles du sud-ouest (bassin de la Comoé) sont temporaires : ne coulant que de juillet à octobre)

En dehors du réseau hydrographique Il existe des bassins fermés qui alimentent de nombreuses grandes mares ou lacs naturels, sans écoulement permanent ou temporaire, qui occupent les bas-fonds ou les espaces interdunaires : les lac de Tingrela, de Bam et de Dem, les mares d’Oursi, de Béli, de Yomboli et de Markoye. Les observations effectuées sur la mare d’Oursi et le lac de Bam laissent penser que le fond de ces lacs se colmate par des dépôts argileux.

Le manque d’eau est souvent problématique, surtout au nord du pays.

Climat

Le Burkina Faso possède un climat tropical de types soudano-sahélien (caractérisé par des variations pluviométriques considérables allant d’une moyenne de 350 mm au Nord à plus de 1 000 mm au Sud-ouest) avec deux saisons très contrastées : la saison des pluies avec des précipitations comprises entre 300 mm et 1 200 mm et la saison sèche durant laquelle souffle l’harmattan, un vent chaud et sec, originaire du Sahara. La saison des pluies dure environ 4 mois, entre mai-juin et septembre, sa durée est plus courte au nord du pays.

On peut donc distinguer trois grandes zones climatiques :

  • zone sahélienne au nord du pays : moins de 600 mm de pluviométrie par an et amplitudes thermiques élevées (15 à 45 degrés).
  • zone soudano-sahélienne entre 11° 3' et 13° 5' de latitude Nord. C’est une zone intermédiaire pour les températures et les précipitations.
  • zone soudano-guinéenne au sud du pays : plus de 900 mm de pluie par an et des températures moyennes relativement basses.

On distingue deux (2) saisons inégales :

  • Une saison d'hivernage très courte de 3 à 4 mois (juin à septembre).
  • Une saison sèche de 8 à 9 mois (octobre à juin).

La rareté et la mauvaise répartition des pluies provoquent des migrations de plus en plus fortes des populations principalement du Nord et du centre vers les villes, le Sud-ouest du Burkina Faso et les pays de côte.

La température varie de 16 à 45 degrés Celsius ; l’évaporation moyenne annuelle est estimée à 3 000 mm et la recharge annuelle de la nappe souterraine à 40 mm.

Environnement

Économie

Article détaillé : Économie du Burkina Faso.

Le Burkina Faso est un pays en voie de développement, considéré comme pays émergent par certains économistes[réf. nécessaire]. Il est le premier producteur africain de coton malgré l’aridité des sols et l’absence de mise en valeur durant la période coloniale[réf. nécessaire]. L’agriculture représente 32 % du produit intérieur brut et occupe 80 % de la population active. Il s’agit principalement d’élevage mais également, surtout dans le sud et le sud-ouest, de cultures de sorgho, de mil, de maïs, d’arachides, de riz.

Le pays est classé parmi les meilleurs réformateurs par le programme Doing business en ce qui concerne les affaires et est le 100e pays où il fait le plus bon vivre (2010). Le Burkina Faso compte une très forte diaspora : par exemple, trois millions de Burkinabè vivent en Côte d'Ivoire. Selon la banque centrale des États de l'Afrique de l'ouest, ces migrants rapatrient chaque année des dizaines de milliards de francs CFA au Burkina Faso. Depuis les expulsions du Ghana en 1967, cette situation provoque également des tensions avec les pays d’accueil. La dernière crise remonte aux événements de 2003 en Côte d'Ivoire, qui ont entraîné le retour ponctuel de 300 000 migrants. Le tiers de la population du pays vit en dessous du seuil de pauvreté.

Il convient par ailleurs de citer quelques productions minières : cuivre, fer, zinc et surtout or (le pays vient d'ouvrir sa cinquième mine).

Le Burkina Faso est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et de l’Autorité de Liptako-Gourma, qui est chargée de prévenir les crises alimentaires et les sécheresses par la coopération de chaque pays membre.

Quelques données économiques :

  • Produit Intérieur Brut PIB : 7,136 milliards $ (2007 - Québec-Institut de la Statistique)
  • Produit Intérieur Brut PIB par habitant : 483 $ (2007 - Québec-Institut de la Statistique)
  • PIB en parité de pouvoir d'achat (PPA) : 1185 $ (2007 - Québec-Institut de la Statistique)
  • Produit Intérieur Brut (PIB) - Taux de croissance réelle : 3,50 % (2006)
  • Taux d’inflation (indice des prix à la consommation) : 6,40 % (2006)
  • Exportations : 835 millions $ (2007 - Québec-Institut de la Statistique)
  • Importations : 1 745 millions $ (2007 - Québec-Institut de la Statistique)

Démographie

Article détaillé : Démographie du Burkina Faso.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Éducation

L'analphabétisme est majoritaire au Burkina Faso[7]. C'est plus fréquent parmi les femmes[7]. La majorité des élèves sont des garçons[7].

Langues

Article détaillé : Langues du Burkina Faso.

Les langues nationales

Il existe plus de 60 langues dont les principales sont: le mooré langue parlée par l’ethnie Mossi, le san parlé par les Samos, le fulfuldé parlé par les Peuls, le gulmancéma parlé par les Gourmantché dans l'Est du Burkina Faso, le dagara parlé par les Dagaras, le dioula qui est une langue commune à plusieurs pays d’Afrique de l’ouest (la Côte d’Ivoire, le Mali, la Guinée etc…), le lobiri parlé par les lobis, le marka, le bobo, le bwamu parlé par les bwabas, le senoufo, le toussian parlé par les Toussians, le kassena et le lyélé (langues parlées par le peuple dit Gourounsi) et le bissa qui est la langue parlée par les Bissa.

La langue officielle et administrative

Comme la plupart des pays d’Afrique de l’ouest, le Burkina Faso a pour langue officielle le français.

Religion

Le quatrième recensement général de la population et de l’habitation du Burkina Faso a été réalisé sur le terrain au mois de décembre 2006[8]. Il a recensé 60,5 % de musulmans, 23,2 % de chrétiens (19 % de catholiques et 4,2 % de protestants), 15,3 % d'animistes, 0,6 % d'autres religions et 0,4 % de sans religion[8].

Culture

Article détaillé : Culture du Burkina Faso.

Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le plus grand festival de cinéma africain sur le continent a lieu tous les deux ans à Ouagadougou (février, années impaires).

Les Récréatrales, manifestation bisannuelle, constituent depuis 2002 un évènement théâtral culturel majeur du Burkina Faso, avec le Festival International de Théâtre et de Développement (FITD). Etienne Minoungou en est l'initiateur.

Le SIAO, Salon International de l'Artisanat de Ouagadougou, a lieu lui aussi tous les deux ans, principalement les années paires (fin octobre - début novembre). C'est le plus grand salon de promotion de l'artisanat africain.

A lieu également tous les deux ans à Bobo-Dioulasso durant une semaine, la semaine nationale de la culture (SNC) tremplin de la culture nationale, sous régionale et de la diaspora.

Le Festival Ciné Droits Libres pour les droits de l'Homme et la liberté de la presse ; le festival International de cultures urbaines Waga Hip Hop qui se déroule chaque année depuis 2000 ; le FITMO/Festival International de Théâtre et de Marionnettes du professeur Jean Pierre Guingané ; le Festival Jazz à Ouaga ; les Nuits Atypiques de Koudougou (NAK) ; Le festival International de Théâtre pour le Développement (FITD) le festival Dilembu au Gulmu (FESDIG)etc.

La presse culturelle tient une place de choix. On peut citer L'Observateur Dimanche, Star Hebdo et Evasion. Depuis deux ans, une Association de jeunes journalistes culturels du nom de Planète Culture couvre les principaux festivals du pays.

Le secteur muséal est en pleine évolution. On peut visiter les musées suivants: -à Ouagadougou, le Musée de la musique qui expose des instruments traditionnels de musique, le musée national, le musée des forces armées, et dans les environs de la ville, le musée de l'eau, le musée de Manéga -à Bobo-Dioulasso, le musée Sôgôssira SANOU, le musée de la musique d'hier et d'aujourd'hui, le centre culturel sénoufo -à Gaoua, le musée des civilisations du sud ouest -à Kaya, le musée de Kaya, etc.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an
3 janvier Soulèvement populaire Soulèvement populaire du 3 janvier 1966
8 mars Journée internationale des droits de la femme
variable Tabaski (Aïd el-Kebir) 39 ou 40 jours après la fin du ramadan
variable Lundi de Pâques
1er mai Fête du Travail
40 jours après Pâques Ascension Jésus, ayant rassemblé ses fidèles, rejoint son père aux cieux
Mouloud Naissance de Mahomet
50 jours après Pâques Pentecôte Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres
5 août Fête de l’indépendance
15 août Assomption
1er novembre Toussaint Fête de tous les saints
1er novembre Fête des FAN Commémoration de l'anniversaire des Forces Armées Nationales
11 décembre Fête nationale République de 1958
25 décembre Noël Naissance de Jésus-Christ

Sport

Article détaillé : Sport au Burkina Faso.

Chiffres

Indice de développement humain (IDH) : 176e sur 177 en 2007

Évolution de l’IDH sur 25 ans[9]
Année 1975 1980 1985 1990 1995 2000
IDH 0,232 0,259 0,282 0,290 0,300 0,325

Histoire et géographie

Article détaillé : Histoire du Burkina Faso.

Superficie : 274 000 km²
Densité : 44  hab./km²
Frontières terrestres : 3 192 km (Mali 1 000 km ; Niger 628 km ; Côte d'Ivoire 584 km ; Ghana 548 km ; Bénin 306 km ; Togo 126 km)
Littoral : 0 km
Extrémités d’altitude : + 200 m > + 749 m
Indépendance : 5 août 1960 (ancienne colonie française)

Statistiques démographiques

Population : 15 746 232 habitants (en 2009). 0-14 ans : 47,5%; 15-64 ans : 49,59%; + 65 ans : 2,91%
Espérance de vie des hommes : 51,04 ans (en 2009)[3]
Espérance de vie des femmes : 54,91 ans (en 2009)[3]
Taux de croissance de la pop. : 2,68% (en 2001)
Taux de migration : - 0,97 ‰ (en 2001)
Taux de croissance économique : 5,6% en 2007

Santé

Taux de natalité : 45,62 ‰ (en 2006)
Taux de mortalité : 15,60 ‰ (en 2006)
Taux de mortalité infantile : 169,2 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 6,28 enfants/femme (en 2009) [3]

Accès à la technologie

  • Lignes de téléphone : 3 097 400 (en 2006)
  • Téléphones portables : 2 572 200 (en 2006)
  • Nombre de fournisseurs d’accès Internet : 15 (en 2006)

La technologie ADSL (qui permet d’avoir de hauts débits) est disponible depuis 2005. En février 2008, l'internet par CDMA (internet sans fil via un Modem 3G+) est opérationnel.

Infrastructures

Le réseau routier inventorié du Burkina Faso a une longueur totale de 61 367 km dont 15 272 km sont classés.

  • Le réseau classé a fait l’objet d’une classification administrative et d’une classification technique.
  • Le réseau non classé est constitué de pistes rurales.

Le tableau ci-dessous présente les linéaires du réseau par classe administrative et par standard d’aménagement :

Routes Bitumées (RB) Routes en terre Pistes en terre Totaux
Routes nationales 2 547 3 583 567 6 697
Routes régionales 31 2 394 1 156 3 581
Routes départementales 6 4 284 704 4 994
Pistes rurales 0 0 46 095 46 095
Totaux 2 584 10 261 48 522 61 367

Les chiffres sont de 2006.

Voies ferrées

Le Burkina Faso dispose d’un seul corridor ferroviaire qui le relie au port d’Abidjan. C’est la liaison Kaya / Ouagadougou / Bobo Dioulasso / Abidjan longue de 1 252 km et repartie quasiment à longueur égale dans les deux pays :
Kaya/ Ouagadougou / Bobo Dioulasso / Toussiana/ Banfora/ Niangoloko à la frontière de Côte-d’Ivoire (622 km) pour le Burkina Faso comprenant:

  • Ouagadougou /Bobo Dioulasso / Frontière Côte d’Ivoire (517 km)
  • Ouagadougou / Kaya (102 km)

Cette ligne ferroviaire est à écartement métrique et en voie unique sur la presque totalité de sa longueur. La charge maximum à l’essieu est de 17 tonnes et la vitesse d’exploitation est de 50 km/h pour les trains de passagers et de 30 km/h pour les trains de transport de marchandises.

Aéroports

Nombre : 33 (dont 2 avec des pistes goudronnées : l'Aéroport international de Ouagadougou et l'aéroport de Bobo-Dioulasso) (en 2007) ; 1 seul international, soit celui de Ouagadougou.

Codes

Le Burkina Faso a pour codes :

Notes et références

  1. On n’utilise plus l’ancienne devise de la Haute-Volta Unité-Travail-Justice ni celle de la période révolutionnaire La Patrie ou la mort, nous vaincrons !
  2. Localement, « président du Faso »
  3. a, b, c et d https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/uv.html
  4. a et b Bernard Zongo, docteur ès lettres de l'université de Rouen, Parlons mooré, Paris, L'Harmattan, 2004 (réimpr. 2004, 2005), 215 p. (ISBN 978-2-7475-6802-9) 
  5. a et b Constitution du Burkina Faso adoptée par référendum le 2 juin 1991 sur Assemblée nationale du Burkina Faso, 1991. Consulté le 26 août 2010
  6. Un fac-similé de la partie de l’ouvrage de Binger relative au Mossi (3 Mo)
  7. a, b et c http://www.unicef.org/french/infobycountry/burkinafaso_statistics.html
  8. a et b Comité national du recensement, « Recensement général de la population et de l'habitation de 2006 », Conseil national de la statistique, juillet 2008. Consulté le 22 janvier 2011
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