Saint-Bruno-de-Montarville


Saint-Bruno-de-Montarville
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Saint-Bruno-de-Montarville

Le Vieux Presbytère
Le Vieux Presbytère

Armorial des municipalités du Québec
Détail
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie
Comté ou équivalent Agglomération de Longueuil
Statut municipal Ville
Constitution 1er janvier 2006
Maire
Mandat en cours
Claude Benjamin
2009- 2013
Site Web Saint-Bruno-de-Montarville
Démographie
Population 25 345 hab. (2010)
Densité 563 hab./km2
Gentilé Montarvillois,(e)
Langue(s) Français
Géographie
Coordonnées
géographiques
45° 32′ 00″ N 73° 21′ 00″ W / 45.533289, -73.34987645° 32′ 00″ N 73° 21′ 00″ W / 45.533289, -73.349876
Superficie 42 km2
Fuseau horaire UTC-5
Indicatif 450
Code géographique 58033
Intérêts Mont Saint-Bruno
Le Vieux Presbytère
Lac du Village, Promenades Saint-Bruno

Géolocalisation sur la carte : la Montérégie

(Voir situation sur carte : la Montérégie)
Saint-Bruno-de-Montarville

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Saint-Bruno-de-Montarville

Saint-Bruno-de-Montarville est une municipalité du Québec située sur le flanc ouest du mont Saint-Bruno, une des collines montérégiennes, en Montérégie. Elle fait partie de l'agglomération de Longueuil. Sa devise est « Fiers de nos traditions »[1].

Les Montréalais et la population environnante connaissent bien la montagne de Saint-Bruno, où ils retrouvent non seulement une station de sports de glisse, mais aussi des kilomètres de sentiers de marche et de ski de fond qui sillonnent le Parc national du Mont-Saint-Bruno. On y découvre également le Vieux-Moulin, un moulin à farine construit en 1761 à l'époque de la seigneurie de Montarville. À la limite Sud-Ouest de la ville, à l'intersection de l' autoroute 30 et de la route 116, se trouve le centre commercial les promenades Saint-Bruno.

Sommaire

Origine du nom

Hôtel de ville de Saint-Bruno-de-Montarville

Deux hypothèses principales sur le nom de la municipalité :

  • La ville tiendrait son nom de Bruno le Chartreux et de la seigneurie de Montarville. Le nom « Montarville » est homonyme d'un village d'Eure-et-Loir en France: Montharville, dont l'étymologie est mal établie. Le nom est transcrit sous la forme latinisée Mons Harvilla au XIIe siècle[2]. C'est-à-dire « le mont de la ferme de Haric », nom de personne germanique que l'on rencontre dans Harville (Hairici villa IXe siècle). Cependant, ce mode de composition peu commun d'un appellatif roman (ici « mont ») associé à un toponyme en -ville fait douter de cette forme ancienne et de cette explication. Il pourrait s'agir d'un nom de personne germanique non identifié.
  • La Commission de toponymie du Québec[3] signale une autre hypothèse pour expliquer l'origine du nom Montarville. Il s'agirait d'un mot-valise constitué à partir de «montagne» et de «Boucherville», le nom du premier seigneur de la région, Pierre Boucher de Boucherville. Cette hypothèse s'appuie sur le fait que les descendants de Boucherville se sont appelés Montarville, Niverville, etc.

Par ailleurs, le patronage de saint Bruno pourrait s'expliquer par le fait que la seigneurie de Montarville fut vendue à un certain François-Pierre Bruneau.

Histoire ancienne et contemporaine

Église catholique

La seigneurie de Montarville

La seigneurie de Montarville fut concédée à Pierre Boucher de Boucherville en 1710 par le gouverneur de la Nouvelle-France, Philippe de Rigaud. En 1723, on ne notait encore aucun défrichement[3].

La seigneurie est restée dans la famille Boucher jusqu'en 1829 alors que René Boucher de la Bruère a vendu la moitié de ses terres et les droits de seigneur à François-Pierre Bruneau de Montréal. Olivier-Théophile Bruneau, frère de François-Pierre Bruneau, fut le dernier seigneur de Montarville. Il mourut en 1851.

En plus de sa vocation agricole primaire, la seigneurie de Montarville a eu une vocation industrielle importante grâce à l'énergie hydraulique produite par l'eau qui s'écoulait du mont Saint-Bruno. Au XIXe siècle, le territoire montarvillois comptait une demi-douzaine de moulins à eau permettant de moudre le grain, scier le bois, tanner le cuir, carder et tisser la laine[4].

La paroisse, le village et la ville

Vue aérienne de la ville en 1952

Érigée canoniquement en 1842, la paroisse de Saint-Bruno obtint une reconnaissance civile en 1846 sous le nom de Saint-Bruno-de-Montarville.

À la fin du XIXe siècle, de riches familles anglaises de Montréal s'installèrent à Saint-Bruno à cause de la présence d'une montagne, de lacs et de forêts dans ce village et de la proximité du village par rapport à Montréal. Le petit village devint alors un site de villégiature.

Le village a grossi rapidement à partir du milieu du XXe siècle parce que la démocratisation de l'automobile permettait aux travailleurs d'installer leurs familles à Saint-Bruno et de travailler à Montréal.

Le village devint ville en 1958.

La fusion et la défusion

En 2000, les gouvernements péquistes de Lucien Bouchard et de Bernard Landry amorcent une série de mesures législatives en vue de réorganiser et de fusionner plusieurs municipalités québécoises. Suite à l'adoption de la loi 170 sur les fusions municipales, Saint-Bruno-de-Montarville est contrainte en 2002 de se fusionner, ainsi que plusieurs autres municipalités de la Rive-Sud de Montréal, à la ville de Longueuil. Après un référendum, la ville est reconstituée le 1er janvier 2006, mais elle demeure au sein de l'agglomération de Longueuil, ce que dénoncent de nombreux citoyens et politiciens locaux[5].

Lieux et monuments

La montagne et la Villa Grand-Coteau

Article détaillé : Parc national du Mont-Saint-Bruno.
Ancien juvénat et collège des Frères de Saint-Gabriel en 1985

Acquise des Jésuites au début du siècle, la montagne de Saint-Bruno a été la propriété des Frères de Saint-Gabriel de 1911 environ à 1975. La Villa Grand-Coteau fut en effet une très importante exploitation agricole de Saint-Bruno-de-Montarville. Les Frères y avaient cultivé 4 500 pommiers (85,7 tonnes métriques de pommes par année), puis acquis une compétence en conserverie, en confiserie et en apiculture (200 ruches); ils entaillaient 5 500 érables produisant quelque 3 600 litres de sirop.

En 1924, les Frères de Saint-Gabriel décident d'ériger un juvénat sur leur vaste domaine de la montagne. On y a donné, pendant 30 ans, la formation religieuse et académique des futurs frères. L'institution change sa vocation dans les années 1960 pour devenir un collège de niveau secondaire destiné à des étudiants pensionnaires et externes, et ce jusqu'en 1972[6].

En 1975, la montagne et l'exploitation agricole de la Villa Grand-Coteau des Frères de Saint-Gabriel sont vendues à l'État provincial, qui en a fait un parc de conservation. L'imposant édifice du collège a malheureusement été démoli en 1991. Des tarifs ont été imposés aux citoyens en 2002 pour accéder à la montagne, maintenant gérée par une société d'état, la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ).

L'église Unie Mount Bruno
Le Vieux Moulin à eau du mont Saint-Bruno
Centre Marcel-Dulude

La Place du village

La Place du village, avec sa fontaine, son aménagement paysager et ses pittoresques restaurants, est un lieu de détente et de rencontre en plein cœur de la municipalité. En été, certaine activités sont organisées près de la fontaine.

Le Vieux Presbytère

Le Vieux Presbytère de Saint-Bruno-de-Montarville, aujourd'hui érigé sur la rive du Lac du village, est un monument historique et une source de fierté pour les habitants de la municipalité. Il est également une attraction touristique importante. L'édifice fut construit vers 1851 à proximité de l'église catholique sur un terrain donné par le seigneur de Montarville en 1842.

En 1960 toutefois, on décide de doter l'église d'un nouveau presbytère, plus moderne et moins dispendieux à entretenir que le vieil immeuble du 19e siècle. Celui-ci était donc menacé de démolition. Toutefois, le maire de l'époque, Gérard Filion, et le curé de la Paroisse de Saint-Bruno-de-Montarville, Mgr Gilles Gervais, interviennent rapidement et entreprennent une campagne populaire pour sauvegarder, restaurer et conserver ce magnifique immeuble. Classé monument historique national en 1966, l'édifice fut alors démoli pierre par pierre et reconstruit sur un site du parc du Lac du village. Complètement restauré, le Vieux Presbytère a été officiellement inauguré, si on peut employer cette expression, le 18 février 1967. L'édifice de deux étages offre aux citoyens des salles de réunions et il constitue un lieu privilégié pour l'exposition des œuvres d'artistes locaux ou la tenue de cérémonies officielles.

Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec annonçait, le 24 septembre 2007, une aide de 150 000 $ au Vieux Presbytère de Saint-Bruno-de-Montarville afin d’y effectuer des travaux de restauration jugés essentiels. Cette subvention est destinée à des travaux urgents liés à la maçonnerie, à la couverture et à la menuiserie. Unique en raison de sa taille imposante, sa construction est d’influence néo-classique, un style d’architecture typique aux bâtiments de la première moitié du XIXe siècle[7].

La gare historique du Canadien National

La vieille gare du CN à Saint-Bruno avant sa relocalisation et restauration
Gare restaurée

La gare du Canadien National (CN) de Saint-Bruno-de-Montarville avait été construite en 1902 à l'intersection du Chemin de la Rabastalière et du boulevard Sir-Wilfrid-Laurier (route 116).

En 1990, le CN cesse définitivement le service de train de banlieue qui requérait l'exploitation de cette gare. Les autorités municipales décident alors d'acquérir le vieil immeuble pour en préserver la mémoire historique. On procède donc à sa restauration complète mais sur un site différent, à quelques centaines de mètres de l'emplacement d'origine. L'immeuble restauré sert aujourd'hui à la tenue de réunions d'organisations communautaires ou d'événements spéciaux et il s'intègre à une piste cyclable et à un parc.

Cette gare était la deuxième que le CN avait installée sur la voie ferrée qui traverse la municipalité.

La première, érigée en 1848, fut détruite par le feu au début du XXe siècle. Elle était érigée sur la rue des Cèdres, à proximité d'un pont en acier, appelé le Pont noir, qui enjambait la voie ferrée et permettait aux citoyens d'accéder à la route 116 et, au delà, à l'autre partie du territoire de la ville.

Tombé en décrépitude et jugé non sécuritaire par la municipalité et le CN, la société ferroviaire convient de démolir le Pont noir en avril 2008 et de construire, au même endroit, et en consultation avec les autorités locales, une passerelle en acier pour piétons et cyclistes, mise en service à la fin de 2008. La traversée de la route 116 se fait grâce à un tunnel creusé sous cette voie de circulation majeure.

Bien qu'elle soit intégrée au vaste réseau ferroviaire canadien, la voie ferrée double qui traverse Saint-Bruno-de-Montarville assure le transport de marchandises entre Montréal, la Gaspésie et les provinces de l'Atlantique[8],[9],[10].

Références

  1. Les données statistiques relatives à la population dans l'infobox ci-haut sont extraites de: Gouvernement du Québec, « Saint-Bruno-de-Montarville », Répertoire des municipalités sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. Alfred Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1978.
  3. a et b Saint-Bruno-de-Montarville sur Commission de toponymie du Québec
  4. Michel Desgagné, « Un peu d'histoire », Parti montarvillois, 2009. Consulté le 19 mars 2010.
  5. Le Journal de Saint-Bruno, «Fusion, défusion, conclusion?», Nathalie Côté, 12 novembre 2008
  6. Bernard Guilbert, Société d'histoire de Montarville, « Les Frères de Saint-Gabriel, agriculteurs et éducateurs à Saint-Bruno-de-Montarville », 2000. Consulté le 23 mars 2010
  7. Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, « Le Vieux Presbytère de Saint-Bruno-de-Montarville : La ministre St-Pierre annonce une aide de 150 000 $ » sur www.mcccf.gouv.qc.ca, Gouvernement du Québec, septembre 2007. Consulté le 10 avril 2010.
  8. Ville de Saint-Bruno-de-Montarville, « Profil historique Ville de Saint-Bruno de Montarville ». Consulté le 25 mars 2010
  9. Communiqué de la ville de Saint-Bruno-de-Montarville, « Pont de la rue des Cèdres, la reconstruction a débuté », 31 octobre 2008. Consulté le consulté le 25 mars 2010
  10. Communiqué de la ville de Saint-Bruno-de-Montarville, « Travaux de démolition du pont de la rue des Cèdres (Pont noir) reportés », 7 avril 2008. Consulté le 25 mars 2010
  11. De 2001 à 2006, Saint-Bruno-de-Montarville était un arrondissement de la ville de Longueuil, dont Jean Gérin assumait la présidence.

Municipalités limitrophes

Rose des vents Sainte-Julie Rose des vents
Boucherville, Longueuil N Saint-Basile-le-Grand
O    Saint-Bruno-de-Montarville    E
S
Longueuil, Carignan, Chambly

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Leclerc Bonenfant, Charlotte et coll. Saint-Bruno-de-Montarville, Fragments d'histoire, Société d'histoire de Montarville, 1992, 86p.
  • Dufour Andrée ; LeBlanc, Diane et coll., Circuit patrimonial Montarvillois, Société d'histoire de Montarville, 1998, 34p.
  • Dufour, Andrée ; Bédard, Raymond ; Lavallée et coll., Répertoire des toponymes montarvillois, Société d'histoire de Montarville, Comité de toponymie et Ville de Saint-Bruno-de-Montarville, 1995, 102p.

Lien externe


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