Mouvement des jeunes socialistes (France)


Mouvement des jeunes socialistes (France)
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Mouvement des Jeunes Socialistes
logo du MJS depuis le congrès de Grenoble
Présentation
Président Thierry Marchal-Beck
Fondation 1993, par Benoît Hamon
Siège 10, rue de Solférino
75007 Paris
Idéologie Socialisme,
Progressisme
Affiliation internationale IUSY
Affiliation européenne ECOSY
Couleurs rouge, rose,
Site web www.jeunes-socialistes.fr

Le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) est, depuis 1993, l'organisation politique des Jeunes socialistes de France. Autonome du Parti socialiste (PS), il a ses propres orientations politiques, prend position dans les grands débats politiques et participe aux campagnes électorales au côté des candidats socialistes.

En 2011, Thierry Marchal-Beck a été élu président du MJS, lors du congrès de Strasbourg. À ce moment-là, le mouvement comptait plus de 5 000 adhérents.

Sommaire

Perspectives 2012

Peu de temps après le Congrès de Grenoble de 2009, est lancée par le Mouvement des Jeunes Socialistes une série de débats et de réflexions, nommée Perspectives 2012. Selon un calendrier définit nationalement, l'ensemble des fédérations du MJS est invité à travailler sur les thèmes choisis. Ces réflexions débouchent sur la constitution de conventions nationales, traçant ainsi la ligne du Mouvement des Jeunes Socialistes pour les élections présidentielles de 2012. Par exemple, lors de la clôture du 1er débat national de perspectives 2012 (voir plus bas opérations internet) 14 propositions sur l'emploi des jeunes ont été retenues[1]

Pack Autonomie Régional

Lors des élections régionales de 2010 les jeunes socialistes insistent grandement sur le pack autonomie régionale pour la jeunesse qui prévoit la gratuité des TER, l'aide au financement pour le permis de conduire, le droit au logement et enfin l'aide aux cotisations pour les mutuelles étudiantes . Ceci doit d'après les jeunes socialistes permettre aux jeunes d'accéder plus rapidement à l'autonomie et se construire de manière positif en jeunes adultes.

Outre ce pack autonomie le MJS propose 100% d'une génération qualifié, le pass contraception (remboursement des frais médicaux dans ce domaine) ainsi que le cartable numérique (un ordinateur pour chaque élève)[2].

Opérations Internet

Le Mouvement des Jeunes Socialistes a depuis l'université d'été de La Rochelle 2009 fait évoluer ses outils internet. Des sites "satellites" sont créés régulièrement en fonction de l'actualité. C'est ainsi que lorsque Brice Hortefeux apostropha un jeune militant UMP[3] en plaisantant sur ses origines, le MJS lança une pétition en ligne avec possibilité pour le signataire de créer une affiche personnalisée, diffusable facilement sur Internet, en particulier via les réseaux sociaux[4]. Ce même procédé a été utilisé suite à la polémique autour de Nadine Morano et ses propos tenus lors d'un débat sur l'identité nationale[5].

De la même manière, le Mouvement des Jeunes Socialiste s'appuie sur le site Vie De Jeunes[6], parodie du site Vie De Merde (VDM), qui cible l'ensemble des problèmes spécifiques à la jeunesse. Ce site n'est néanmoins pas aussi vivant que celui qu'il pastiche.

Dans le cadre de la préparation des élections présidentielles, le MJS a lancé un forum ouvert aux contributions des internautes autour d'un grand thème qui sera l'objet d'une convention nationale (l'emploi chez les jeunes par exemple)[7].

Fonctionnement du MJS

À tous les échelons, ce sont les adhérents qui choisissent leurs responsables. Le MJS se réunit en congrès tous les deux ans. Le congrès national élit le président qui nomme le bureau national. Les délègues se prononcent sur les modifications statutaires, votent le quitus, le bilan de l'activité et les projets d'orientation s'il y en a plusieurs.

Le congrès local entérine le bilan d'activité, débat sur le projet d'orientation fédéral, élit le collectif fédéral et vote le quitus. Au niveau régional, le Comité de Coordination Régionale (CCR) permet de former les camarades qui sont élus en son sein, qui doivent former à leur tour l'ensemble des adhérents. Au niveau départemental, une assemblée générale est convoquée régulièrement par le collectif fédéral (sorte de bureau local de l'association). Cette assemblée générale rassemble tous les adhérents du MJS d'un département. Par décision du collectif fédéral, des équipes peuvent être créés. Ces équipes, rassemblant les militants en fonction de leurs secteurs géographiques, deviennent alors le lieu de l'engagement militant. Le président national du MJS est membre de droit du Bureau national du parti socialiste, de même que l'animateur fédéral (responsable départemental) est membre de droit du secrétariat fédéral.

Liste des présidents

Liste des courants (Congrès de Grenoble)

Motion 1 "Le choix du mouvement : un nouveau MJS pour de nouveaux combats" :

Elle est soutenue par « L'Offensive Socialiste », sensibilité d'inspiration marxiste proche de Gérard Filoche[9]

Motion 2 Le Temps des conquêtes :

Motion 3 "Ne pas attendre l'avenir, le faire ! Soyons fiers d'être jeunes socialistes" :

Liste des congrès

  • 1993 : Congrès d'Avignon
  • 1995 : Congrès d'Orléans
  • 1998 : Congrès de Toulon
  • 1999 : Congrès de Tours
  • 2001 : Congrès de Lille
  • 2003 : Congrès de Lamoura
  • 2005 : Congrès de Paris
  • 2007 : Congrès de Bordeaux
  • 2009 : Congrès de Grenoble
  • 2011 : Congrès de Strasbourg

Congrès d'Avignon

Congrès constituant du mouvement politique français du MJS en 1993, à l'époque où Michel Rocard dirige le PS. Le mouvement se dote d'une orientation politique propre, d'un bureau national et d'un président, Benoît Hamon. Pour la première fois, la totalité des instances du MJS (locales et nationales) n'est plus désignée par le PS, mais élue directement par les adhérents du MJS. Cette autonomie, qui n'a pas été remise en cause par le PS ni par le MJS, a contribué à son développement. De moins de 1000 membres, les adhérents sont passés à environ 6000 selon les années.

Congrès d'Orléans

Pour son 2e congrès, le MJS autonome se retrouve à l'Université d'Orléans. Régis Juanico est élu président du MJS.

Congrès de Toulon

Il se tient dans un lieu symbolique. Depuis les municipales de 1995, Toulon est la plus importante des 4 villes dirigées par un maire Front national. Les débats portent en particulier sur le rôle et l'action du MJS lorsque la gauche est au pouvoir. Le congrès accueille la campagne des socialistes pour les élections régionales de 1998. Pour la première fois dans l'histoire du MJS autonome, il y eut deux candidats à la présidence, tous les deux issus de la majorité, Hugues Nancy et Emmanuel Maurel. C'est Hugues Nancy qui est élu avec près de 70% des voix.

Congrès de Tours

Trois textes avaient été présentés au vote des adhérents

Gwenegan Bui est élu président de l'organisation. Le congrès de Tours voit un affrontement idéologique entre la gauche socialiste, aile gauche, et le reste du mouvement. La tendance plurielle dénonce, elle, un certain nombre de fraudes. Le mandat est marqué par une mobilisation contre l'extrême-droite, notamment suite aux éléctions régionales de 1998. Le MJS édite à cette occasion un Le Livre noir : Droite, extrême droite, les amitiés particulières.

Congrès de Lille

Ce congrès s'inscrit dans le cadre de la préparation des échéances électorales de 2002. Pour cette raison, il est marqué par une certaine volonté d'unité au sein du MJS, même si une petite minorité composée de proches d'Henri Emmanuelli aligne un texte concurrent. Charlotte Brun est élue présidente du MJS. Elle est la première femme à accéder à ce poste et, appliquant des quotas par sexe, s'entoure d'un bureau national paritaire.

Congrès de Lamoura

Ce congrès s'est tenu les 12, 13 et 14 décembre 2003. Le texte d'orientation proposé par la majorité a été adopté par 83,4%. Ce congrès fut l'un des plus mouvementé de l'histoire du MJS à cause notamment des dénonciations de fraudes présumées et de violences contre la minorité, composée notamment de proches de Dominique Strauss-Kahn, qui ont entaché lourdement l'organisation du congrès. David Lebon, seul candidat à la présidence a été élu par 94,7% des voix.

Congrès de Paris

Le congrès de Paris en 2005 est le septième congrès du MJS.

D'autres courants n'ont pas participé au processus du Congrès : Égalité Jeunes Socialistes (proche de Laurent Fabius), Démocratie et Égalité (poperenistes, proches d'Alain Vidalies) et Trait d'union (proche de l'association politique PRS de Jean-Luc Mélenchon); ils forment un nouveau courant : les Jeunes Socialistes pour le Rassemblement A Gauche (JSRAG).

Le nouveau président est Razzy Hammadi, élu avec 92% des voix.

Congrès de Bordeaux

Le congrès de Bordeaux a eu lieu le 2, 3 et 4 novembre 2007, au Carré des Jalles (à Saint-Médard-en-Jalles). Il avait pour slogan "Résister ensemble, construire à gauche". Lors de ce congrès, un seul texte fut proposé : "Debout la gauche". Il a alors été accepté à environ 92,42% des voix. Le nouveau Président est Antoine Détourné, élu par 95,2 % des délégués.

Congrès de Grenoble

Le 9e congrès des Jeunes Socialistes s'est tenu les 20, 21 et 22 novembre 2009 à Grenoble. Placé sous le signe du renouveau, le congrès avait pour slogan "Portons la gauche au sommet !". A cette occasion, l'organisation dévoila son nouveau logo. Trois textes étaient proposés au vote des adhérents[10] :

Ce texte porte l'analyse d'une triple crise sociale, économique et écologique, et l'incapacité actuelle de la Gauche dans son ensemble à porter un contre-modèle crédible. Il propose de retisser les liens qui unissent la société, de restaurer la puissance publique et de conquérir de nouvelles avancées sociales dans une perspective mondiale. La motion veut rompre avec un discours générationnel qui sous-tend l'affrontement entre une jeunesse et le reste de la société, en proposant aux jeunes de réagir face aux urgences économiques, sociales et éducatives qui la concerne. Elle propose ensuite un ensemble de réformes à apporter à l'organisation, et à la vision du militantisme en général, porté vers la révolution des réseaux numériques[14].

Au terme des votes, les résultats entérinés par le congrès sont :

Motion Nombres de voix Pourcentage
Inscrits 5321 29,08%
Votants 3310 62,2%
Blancs/Nuls 7
Abstention 57
Motion 1 2237 68,9%
Motion 2 554 17,1%
Motion 3 455 14,0%

Deux candidats à la présidence se sont déclarés lors de ce congrès : Laurianne Deniaud, portée par la Motion 1, élue avec 72,7% des suffrages des délégués, et Guillaume Frasca, porté par la Motion 2, qui a obtenu 27,3% des voix[16]. La Motion 3 n'a pas donné de consignes de vote.

Congrès de Strasbourg

Le dixième congrès des Jeunes socialistes s'est tenu au palais des congrès et de la musique de Strasbourg, les 18, 19 et 20 novembre 2011[17], sous le thème « Donnons un sens au changement ». Thierry Marchal-Beck, secrétaire national chargé du Projet 2012, issu de la fédération du Nord, soutenu par Transformer à gauche et seul candidat à la succession de Laurianne Deniaud, est élu président du MJS avec 71 % des suffrages exprimés.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Courants du MJS France



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