Luc Besson


Luc Besson
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Luc Besson est un réalisateur, producteur et scénariste français, né le 18 mars 1959 à Paris (France).

En tant que réalisateur, il s'est démarqué avec les films Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième Élément et Jeanne d'Arc. En tant que producteur avec sa société de production Europa Corp, il est surtout connu pour la série des films Taxi. C'est la 238e fortune de France en 2009, avec 103 millions d'euros[1].

Sommaire

Biographie

Luc Besson et Bridget Fonda.

Luc Besson passe son enfance auprès de parents instructeurs en plongée sous-marine au Club Méditerranée, entre la Grèce et l'ex-Yougoslavie. Un accident l'empêche de poursuivre la plongée à haut niveau.

Il commence dans le cinéma en multipliant les postes d'assistant réalisateur en France et aux États-Unis, avant de mettre en scène son premier long métrage, un film de de science-fiction coécrit avec Pierre Jolivet qui évoque la survie d'êtres humains dans un monde post-apocalyptique. Le Dernier Combat, tourné en CinémaScope et en noir et blanc, (fortement inspiré par La Jetée de Chris Marker, 1962) lui vaut d'être distingué au festival d'Avoriaz en 1983 et lui permet de signer un contrat avec la Gaumont pour réaliser deux ans plus tard Subway, interprété notamment par Isabelle Adjani et Christophe Lambert. Récompensé par trois Césars, ce film impose sa griffe visuelle et donne à voir un univers graphiquement sophistiqué, très proche de la bande dessinée et du vidéoclip que certains apparentent au cinéma du look. Fort de ce succès, il entreprend la réalisation d'une œuvre qui lui tient à cœur : Le Grand Bleu. Mal reçue au Festival de Cannes 1988, elle devient un phénomène de société faisant dix millions d'entrées et devenant l'objet de nombreuses analyses qui tentent d'expliquer son succès auprès du public et plus particulièrement auprès des jeunes. Son style proche de l'esthétique publicitaire installe un fossé entre le réalisateur et le monde de la critique. Il a été parfois surnommé « Bulles Caisson » (contrepèterie de son nom).

Bien que la critique éreinte Besson, le public est au rendez-vous pour ses films suivants : Nikita en 1990 et Léon en 1994, qui renouvellent le genre grand public du film de tueurs. Ces deux productions assoient par ailleurs définitivement sa popularité en France et lui apportent la célébrité sur le plan international. Atlantis, en 1991, obtient en revanche un succès moindre. En 1997, il se lance avec le groupe Gaumont dans un ambitieux projet de science-fiction : Le Cinquième Élément. Il s'installe alors à Los Angeles avec son épouse, la comédienne Maïwenn et leur fille Shanna. Visant explicitement le marché américain, il place en tête d'affiche Bruce Willis, Milla Jovovich et Gary Oldman dans une histoire au canevas traditionnel de fin du monde évitée de justesse, traitée dans un mélange d'humour, d'ironie et de grand spectacle. Les décors puis l'apparence des créatures du film sont dessinés par Mœbius et Jean-Claude Mézières puis les costumes sont conçus par Jean-Paul Gaultier. Cette superproduction devient l'un des plus gros succès commerciaux d'un film français aux États-Unis (battu depuis par Taken de Pierre Morel). En couronnement de ce triomphe, Besson reçoit le César du meilleur réalisateur en 1998. En 1999, sa version de Jeanne d'Arc, interprétée par sa nouvelle compagne et épouse Milla Jovovitch, rassemble trois millions de spectateurs en salles. L'année suivante, il se voit confier la présidence du jury au 53e festival de Cannes. Les années 2000 seront essentiellement marquées par ses activités de producteur. Il ne revient à la réalisation qu'en 2005 avec Angel-A puis l'année d'après avec son tout premier film d'animation adapté de son livre pour enfants : Arthur et les Minimoys, qui bénéficie d'un budget colossal pour sa promotion et pour le lancement de plusieurs produits dérivés. Le film connaît une suite trois ans plus tard : Arthur et la vengeance de Maltazard. En 2010, Besson adapte la série de bandes dessinées de Jacques Tardi, Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec, avec Louise Bourgoin dans le rôle-titre.

En 2009, il signe dans le journal Le Monde une tribune par laquelle il soutient le projet de loi « Création et Internet »[2].

Dès l'été 2010, il débute en secret le tournage de son film The Lady en Thaïlande[3]. Le film est un film biographique sur la femme politique birmane Aung San Suu Kyi, retenue à l'époque en résidence surveillée par le gouvernement birman. C'est l'actrice malaisienne Michelle Yeoh qui tient le rôle principal du film, prévu pour octobre 2011.

Vie privée

En 1986, il s'éprend d'Anne Parillaud avec laquelle il a une fille, Juliette. Il lui offre un rôle sur mesure dans Nikita en 1990, qui aura un succès mondial et pour lequel elle obtiendra le César de la meilleure actrice en 1991. C'est lors de cette cérémonie qu'il rencontre la jeune Maïwenn, âgée de 15 ans.

En 1992, il se marie avec Maïwenn, de 17 ans sa cadette. Elle a alors 16 ans. Elle donne naissance à la deuxième fille du cinéaste : Shanna, quelques mois après leur mariage. Luc Besson a donné à Maïwenn un petit rôle dans Léon (1994), puis celui de la diva dans Le Cinquième Élément (1997). C'est lors de la réalisation de ce film qu'il tombe sous le charme de Milla Jovovich, chanteuse et top-modèle américaine d'origine ukrainienne reconvertie dans le cinéma.

En 1997, il quitte Maïwenn et épouse Milla Jovovich. En 1998, il lui offre le rôle titre du film Jeanne d'Arc. Pour l'imposer, il se fâche avec Kathryn Bigelow (voir Le procès de Jeanne d'Arc). Ils divorcent le 12 juin 1999.

Depuis août 2004, il est marié à la productrice Virginie Silla, belle-sœur de l'acteur Vincent Perez, avec laquelle il a trois enfants : Thalia, Sateen et Mao.

Producteur et distributeur

En 2000, Luc Besson fonde sa société de production et de distribution, EuropaCorp, dont l'objectif est de développer un nouveau courant du cinéma grand public en s'appuyant sur des films à succès comme la série des quatre Taxi, Yamakasi, Le Transporteur ou encore Danny the dog. Il est souvent le scénariste des films qu'il produit, privilégiant la distraction et l'action. Cette orientation lui vaut la désaffection et même le mépris de la critique, qui lui reproche d'avoir fondé un empire où il règnerait sans partage. Le « système Besson », ainsi nommé, consisterait à produire et distribuer des films à la chaîne dont le but premier est la rentabilité financière et non la qualité artistique[4]. On déplore aussi la faiblesse, le simplisme voire la démagogie de ses scénarios qui appliqueraient toujours la même recette — pouvant être résumée de la manière suivante : un homme « costaud » est chargé de protéger une jeune femme, « jolie » de préférence, dont il va tomber amoureux avant d'éradiquer les méchants[5],[6]. Les Guignols de l'info se sont même emparés du phénomène, mettant en scène le cinéaste dans un sketch où il distribuait des scripts à de jeunes réalisateurs comme s'il s'agissait de plats de fast-food.

En réalité, Besson connaît en France une situation comparable à celle de Steven Spielberg aux États-Unis. Tous deux sont accusés de mettre à mort le septième art par la constitution d'un empire financier qui réduirait le cinéma à une question d'argent et à un fonctionnement industriel. Il n'est donc pas anodin que Besson soit parfois surnommé le « Spielberg français »[7]. Mais le personnage ne pourrait être réduit à sa caricature, comme le suggérait Aurélien Ferenczi, journaliste à Télérama (journal qui n'a pas toujours été très tendre avec le cinéaste) : « Bien sûr, les films qu'il écrit ne nous passionnent que rarement – et on l'aimait mieux en réalisateur du Cinquième Élément qu'en inventeur d’Angel-A ou des Minimoys. Mais sa société, EuropaCorp, investit (comme coproducteur ou distributeur) dans des films très différents, de Trois Enterrements, de Tommy Lee Jones, à Villa Amalia de Benoît Jacquot. », rajoutant que le cinéaste se tient généralement « à la bonne distance du monde politique, pourtant indispensable à la mise en œuvre de ses grands travaux tels que la Cité du cinéma. »[8]

Cherchant à s'imposer sur le marché international, il veille néanmoins à conserver le contrôle et la nationalité française de ses films d'un point de vue juridique et fiscal. Au début des années 2000, il est l'initiateur et le moteur de la création de la Cité du cinéma à Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris.

Souvent producteur et désormais à la tête d'un studio très rentable, il n'en continue pas moins de tourner ses propres films : Jeanne d'Arc en 1999, avec Milla Jovovich (le couple divorce cette année-là), puis Angel-A en 2005, film en noir et blanc interprété par Jamel Debbouze et Rie Rasmussen dont l'accueil critique est mitigé et qui n'a pas le succès de ses prédécesseurs auprès du public.

Le 11 septembre 2006, il annonce que Arthur et les Minimoys sera son 10e et dernier film[9]. Il décide malgré tout, au vu du succès de ce dernier, de tourner lui-même la suite.

Le 20 septembre 2006, il annonce qu'il désire arrêter le cinéma et veut se consacrer à l'action nationale. Il essaie ainsi de monter une fondation pour aider les jeunes des banlieues.

En avril 2007, il a l'autorisation par l'AMF de placer une partie du capital de sa société sur le marché. Désormais coté en bourse, la « Besson Incorporation » a engrangé, en 2006, un profit de de 8 millions d'euros pour un chiffre d'affaires estimé à un peu moins de 160 millions d'euros[7]. 41 % de l'activité de la compagnie s'exerce par ailleurs à l'étranger[7].

En septembre 2008, Luc Besson et le publicitaire Christophe Lambert créent l'agence de publicité « Blue », « la première agence française d'advertainment » (mélange entre la publicité — advertising — et le divertissement — entertainment)[10].

L'agence a entre autres comme client déclaré à ce jour l'UMP, parti pour lequel elle élabore une nouvelle plateforme de communication autour de Nicolas Sarkozy : le réseau social « les créateurs de possibles »[11],[12].

Thèmes récurrents et gimmicks

Dans un article sur Le Cinquième Élément (1997), les Cahiers du Cinéma définissent le cinéma de Besson comme un cinéma du gimmick et de l'image-choc. Pour certains critiques, en effet, l'un des traits des œuvres de Luc Besson, est leur construction, moins fondée sur une vision cohérente d'un thème (à l'exception, peut-être, de Léon), que sur l'articulation d'images-choc, de répliques marquantes, de situations pittoresques, indépendantes les unes des autres, scandant ses films. Des commentateurs voient dans le travail de Besson une sorte de catalogue de trouvailles.

Certaines images typiques, certains plans « forts » ont tendance à réapparaître d'un film à l'autre :

La fille armée

L'image est récurrente d'une jeune fille (ou d'une jeune femme) dont l'apparence frêle crée un contraste pittoresque avec l'arme qu'elle tient :

Travelling d'ouverture

Le Grand Bleu, Nikita, Léon, Le Cinquième Élément commencent par le même plan : la caméra survole (en plongée) une étendue régulière, puis l'axe de la caméra se redresse. Le titre apparaît au moment où l'axe de la caméra se confond avec la direction du travelling.

  • Le Grand Bleu : la caméra survole la mer, et le titre apparaît quand l'horizon apparaît.
  • Nikita : la caméra survole la chaussée humide, et le titre apparaît lorsque la caméra se redresse et laisse apparaître la bande de casseurs.
  • Léon : la caméra survole le réservoir Jacqueline Onassis, dans Central Park, puis le parc lui-même, et le titre apparaît avec la ligne d'horizon de New York. Tournée à bord d'un hélicoptère, Besson omet volontairement de donner le signal au pilote pour qu'il sorte du rase-motte (et éviter de percuter un gratte-ciel) afin de pouvoir tourner le plus longtemps possible. Le pilote décidera finalement de faire une verticale au dernier moment après avoir désespérément attendu le signal de Besson[13].
  • Le Cinquième Élément : la caméra survole un champ d'astéroïdes, l'axe se relève, le titre apparaît avec un objet céleste à l'horizon.

Influence de Taxi Driver

Il semble que Taxi Driver ait exercé sur Luc Besson une certaine influence. Cette remarque est fondée sur les sorties consécutives de Léon et du Cinquième Élément, qui, à eux deux, reprennent bon nombre des thèmes forts du film de Scorsese :

  • Léon : un personnage solitaire vivant dans un New York sale, poisseux et populaire recueille une jeune adolescente en détresse qu'il décide de protéger (comme le personnage de Travis décidait de sauver Iris, la jeune maltraitée de 12 ans incarnée par Jodie Foster). Il existe en outre une similitude entre les scènes d'entraînement physique de Léon et celles de Taxi Driver.
  • Le Cinquième Élément : le personnage de Korben Dallas est chauffeur de taxi à New York.
  • Le Grand Bleu : le personnage de Johanna Baker retourne à sa réalité en prenant un taxi à New York.

Ses collaborations

avec Éric Serra

Luc Besson a collaboré avec le compositeur Éric Serra dès le court métrage L'Avant-dernier en 1981. Éric Serra participera ensuite à tous ses films, excepté Angel-A.

Éric Serra recevra la Victoire de la meilleure musique de film en 1985 et sera nommé aux Césars pour sa bande son de Subway. L'album devient rapidement disque d'or en France. Serra fait également une petite apparition dans Subway. Il joue Enrico, le bassiste d'Arthur Simms. Jean Reno jouait le batteur.

La bande originale du Grand Bleu s'est vendue à trois millions d'exemplaires dans le monde, dont deux millions en France. L'album contient, pour la première fois, une prestation vocale d'Éric Serra sur le titre My Lady Blue, coécrit par Luc Besson. Pour son travail sur la bande originale du Grand Bleu, il a reçu une Victoire de la musique, ainsi qu'un César pour la meilleure musique de film en 1988.

Pour la bande originale du documentaire Atlantis, Éric Serra enregistrera un duo avec Vanessa Paradis.

Serra recevra d'autres récompenses comme les Victoires de la meilleure musique de film pour les compositions de Nikita, Atlantis et Léon.

En 2000, Serra a collaboré avec Luc Besson en composant la musique d'une série de publicités pour le compte du fournisseur d'accès à Internet français Club Internet.

avec Jean Reno

Il rencontre l'acteur Jean Reno sur le tournage du film Les Bidasses aux grandes manœuvres sur lequel il est assistant réalisateur en 1981. Il tourne cinq films avec lui : Le Dernier Combat (1983), Subway (1985), Le Grand Bleu (1988), Nikita (1990) et Léon (1994). Il a fait de l'acteur une star internationale. Il a également été le producteur, scénariste de ces films : Wasabi (2001), Les Rivières pourpres 2 : les Anges de l'Apocalypse (2004) et L'Immortel (2010).

avec Patrick Camboulive

Photographe de plateau de cinéma.

EuropaCorp

Il fonde en 1999, sa société de production EuropaCorp avec Pierre-Ange Le Pogam — ce dernier incarnait le garde du corps d'Isabelle Adjani dans le film Subway.

Aujourd'hui cotée en bourse, sa société a financé plus de 70 films, dont des blockbusters très rentables : la série de quatre Taxi, Yamakasi, Le Transporteur et ses deux suites, "Taken", mais aussi d'autres films plus intimistes comme Trois enterrements, Les Filles du botaniste ou I Love You Phillip Morris.

En 2008, EuropaCorp a acquis les droits d'adaptation cinématographique d'Adèle Blanc-Sec, l'héroïne de bande dessinée de Jacques Tardi, créée en 1976. Trois films sont prévus. Le premier sort en avril 2010, avec Louise Bourgoin dans le rôle principal.

EuropaCorp a aussi acquis les droits d'adaptation cinématographique de La Mécanique du cœur, le troisième roman de Mathias Malzieu, pour un film d'animation en 3D.

Luc Besson a annoncé en avril 2010, sur Canal+, qu'il réaliserait encore au moins deux films "un petit et un gros".

Intervista

Intervista est sa maison d'édition, aussi créée à la fin des années 1990. Elle publie la collection « Auteur et découverte d'un film », une collection « fiction jeunesse » et une collection consacrée à la littérature générale, « Les Mues ».

La Cité du cinéma

Article détaillé : Cité du cinéma.

La Cité du cinéma est un projet de Luc Besson. Il a été présenté à la presse le 29 février 2008.

Sur un vaste terrain de 6,5 hectares, situé à Saint-Denis sur le site d'une ancienne centrale électrique, un important projet immobilier mettra à disposition dix plateaux de tournage, des bureaux, des restaurants et une classe préparatoire aux deux grandes écoles de cinéma existantes (Fémis et Louis-Lumière).

Son coût initial est estimé à 140 millions d'euros, financé à hauteur de 130 millions par la Caisse des dépôts et consignations et de 10 millions par Vinci.

La livraison de ces studios, qui permettront à Paris de rivaliser avec les studios Pinewood de Londres pour les tournages de grande ampleur, est prévue pour le premier semestre 2012.

Association Luc Besson

En 2006, Luc Besson crée une association qui porte son nom, dont le but est de valoriser la culture dans les banlieues et d'en aider les porteurs de projets.

En 2007, à l'occasion du 60ème anniversaire du Festival de Cannes, il organise, en partenariat avec la direction du Festival, le "Festival Cannes et Banlieues". Cette initiative a pour but de fêter le Festival et de proposer un cinéma différent, en faisant participer les habitants à un événement habituellement inaccessible. Grâce à des personnalités comme Quentin Tarantinon ou Leonardo Di Caprio, des projections des films en lice pour la Palme d'Or, sont projetés en avant-première mondiale, gratuitement et en plein air dans 10 banlieues d'Ile de France. Le succès est phénoménal.

Luc Besson sensibilisé aux révoltes de banlieue de 2005, déclarera : "Un événement comme celui-là, en plein quartier difficile, sans aucune présence policière, si cela se passe bien, c'est la preuve que les quartiers ne sont pas aussi dangereux que la presse et le gouvernement veulent bien le laisser entendre. C'est la preuve qu’on peut leur faire confiance, qu’on peut travailler avec eux. Ce petit festival s’est extrêmement bien passé, pas une seule bagarre, pas un seul vol, pas un seul incident. Que du bonheur, du partage et des sourires."

Beaucoup de projets ont pu émerger grâce au soutien de l'Association Luc Besson. De nombreux partenariats et événements sont organisés chaque année.

Filmographie

Réalisateur

Court métrage

Longs métrages

Clips musicaux

Films publicitaires

Films promotionnels

Réalisation (avec le concours de, entre autres, Alain Chabat, Pitof, Olivier Dahan, Pierre Morel et Louis Leterrier) d'un film promotionnel visant à présenter la candidature de Paris aux JO de 2012 aux membres du comité international olympique, le 6 juillet 2005 à Singapour, jour du choix de la ville organisatrice. Budget : 6 millions d'euros[14].

Assistant réalisateur

Scénariste

Producteur

Acteur

Bibliographie

Écrivain

La saga des Minimoys, d'après un manuscrit de et en collaboration avec Céline Garcia[15] :

Acteurs récurrents

Interprète Film Rôle(s)
Jean Reno
  • la brute
  • le batteur
  • Enzo Molinari
  • Victor le nettoyeur
  • Léon
Jean Bouise
  • le docteur
  • le chef de la station
  • oncle Louis
  • l'attaché de l'ambassade
Milla Jovovich
  • Leeloo
  • Jeanne d'Arc
Tcheky Karyo
  • Bob
  • Comte de Dunois
Freddie Highmore
  • Arthur
  • Arthur
  • Arthur
Jean-Hugues Anglade
  • le patineur
  • Marco
  • un figurant (version longue)
Marc Duret
  • Roberto
  • Rico
Gary Oldman
  • Stansfield
  • Zorg
Richard Leaf
  • le voisin
  • la conscience de Jeanne, jeune
Maïwenn
  • la blonde
  • la diva
Mia Farrow
  • grand-mère
  • grand-mère
  • grand-mère
Philippe du Janerand
  • l'ambassadeur/Jules
  • Dijon
Joseph Malerba
  • un membre du SWAT dans les escaliers
  • un garde de Beaurevoir

Revenus

Luc Besson a touché 1.228.812 € en 2009 en tant que président du directoire d'EuropaCorp et 3.367.525 € en 2010 en tant que président du conseil d'administration[16].

Récompenses et nominations

Premier film

Films

Réalisateur

Box-office réalisation

Film Pays ou région Box-office Box-office
arrêté le…
Nombre de
semaines
Subway Drapeau de France France 2 920 588 entrées
Le Grand Bleu Drapeau de France France 9 194 118 entrées
Nikita Drapeau de France France 3 787 845 entrées
Atlantis Drapeau de France France 1 068 772 entrées
Léon Drapeau de France France 3 564 077 entrées
Le Cinquième Élément Drapeau des États-Unis États-Unis 7 699 038 entrées
Jeanne d'Arc Drapeau de France France 2 991 860 entrées
Angel-A Drapeau de France France 840 442 entrées
Arthur et les Minimoys Drapeau de France France 6 396 989 entrées 24
Arthur et la Vengeance de Maltazard Drapeau de France France 3 834 725 entrées[18] 7

Controverses

Le procès de Jeanne d'Arc

En 1996, Kathryn Bigelow, réalisatrice des films Strange Days et Point Break, conclut un accord avec Luc Besson pour développer un projet de film qui s’intitule Company Of Angels. Il s’agissait de conter les aventures de Jeanne d’Arc. Besson n'en serait que le producteur exécutif.

Après un gros travail de recherche et d’écriture, Bigelow est licenciée. Elle voulait engager l'actrice Claire Danes, et elle se serait opposée à l'embauche de Milla Jovovich (alors compagne du cinéaste) pour interpréter le rôle principal. Dès lors, Luc Besson développe seul le projet dont le titre devient Jeanne d'Arc.

La réalisatrice clame son indignation et sa fureur lorsqu'elle s'aperçoit qu'il s'apprête à réaliser le long métrage sans elle, et porte plainte. La date du procès entre Kathryn Bigelow et Luc Besson est fixée au 16 août 2000 en Californie. Pour éviter le procès, Luc Besson finit par négocier un important arrangement financier à l'amiable.

Le procès Taxi

Un inspecteur de police et un scénariste, coauteurs d'un scénario intitulé Faux Départ, contestaient à Luc Besson l'originalité de Taxi, dont il était le scénariste. Le film connaissait alors un succès considérable (plus de 6,5 millions d'entrées en salle). Luc Besson est alors assigné pour « contrefaçon » par maître Jean-Pierre Franc, du barreau d'Avignon, qui défend Gérard Dardé et Pierre Crombecque. Luc Besson comparaît devant le tribunal de grande instance de Paris. C'est la seconde fois que le cinéaste se retrouve devant la justice pour contrefaçon : un autre scénariste, Franck Gérardi, l'avait assigné pour Léon avant d'être débouté.

Gérard Dardé et Pierre Crombecque affirment que 64 séquences de leur scénario — enregistré en 1994 à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques — qu'ils avaient largement diffusé auprès de plusieurs sociétés de production, ont été « soit reproduites, soit adaptées, soit transformées » pour le script de Taxi. Cependant, Luc Besson avait déposé dès 1988 à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques un scénario intitulé Taxi. Dix-neuf pages au total, soit 48 séquences, qui comportent la trame du film : un policier sans permis de conduire détourne un taxi conduit par un jeune fou du volant. Ce premier séquencier, non dialogué, a été considérablement étoffé en 1995 pour se transformer en un scénario de 111 pages et de 106 séquences, et redéposé à la SACD en 1995. Le tribunal devant déterminer si Faux Départ a pu servir de source à idées pour ce scénario.

Les plaignants, et Luc Besson attaquant pour diffamation, ont été mutuellement déboutés de leurs demandes respectives. Il est à noter que les plaignants ont été exonérés de tous les frais de justice.

Affaire Brazil-Besson

En 2003, le magazine de cinéma Brazil publie dans son quatrième numéro une diatribe acerbe à l’encontre de Luc Besson[4].

L’article, intitulé Besson m’a tuer… mon cinéma, a été rédigé par Hervé Deplasse, journaliste de feu Starfix, ex-journaliste à Rock & Folk, ex-directeur artistique chez Musidisc (jusqu'en 1989), Sony, EMI, Polydor, Double T et officiant en 2008 chez Naive.

En réaction, Luc Besson assigne le magazine en justice et lui demande 50 000 € de dommages et intérêts, ce qui compromet fortement son avenir. Les réactions indignées des critiques de cinéma se traduisent par une campagne de soutien envers le petit magazine. Certains grands noms du milieu critique (comme Gérard Lenne) participent à l’entreprise ainsi que l’acteur-réalisateur Albert Dupontel, vieux complice de Deplasse.

Le rédacteur en chef de Brazil, Christophe Goffette, déclare : « Luc Besson est d'abord un producteur, un type qui vend de la pellicule au kilo, adopte des recettes. Il a adapté le système des Spielberg et Lucas qui ont déjà massacré la création à Hollywood. C'est de cela que parlait notre article, l'américanisation du système Besson. Logique avec lui-même, il a poussé l'américanisation jusqu'à son terme, un procès. Je tiens à préciser qu'il n'a jamais demandé de droit de réponse. Par ailleurs, pourquoi demander 50 000 euros de dommages et intérêts, si ce n'est pour tuer notre revue indépendante, sachant qu'on ne pourrait jamais s'en relever ? ».

Luc Besson a finalement été débouté de sa plainte.

Affaire Blue Advertainment & UMP-MGMT

Blue Advertainement, est une agence créée par Luc Besson et le publicitaire Christophe Lambert[19].

Responsable de la communication de l'UMP, l'agence a été prise dans la controverse concernant l'utilisation frauduleuse, en 2009, de la chanson Kids du groupe MGMT[20] lors de deux meetings de l'UMP, ainsi que dans une vidéo disponible sur Internet. L'avocate du groupe de rock électronique, maître Wekstein, rapporte que « le directeur général de Blue Advertainment, agence responsable de la communication de l'UMP, a adressé le 16 février un courrier à l'avocate dans lequel il reconnaît avoir commis une erreur non intentionnelle, par « manque de vigilance », et lui propose « à titre symbolique » un euro d'indemnisation pour le préjudice subi[21] ».

L'UMP trouvera finalement un accord à l'amiable avec le groupe MGMT en payant 30 000 euros de dommages et intérêts ainsi que les frais d'avocats[22].

Affaire Kassandre.org

À la suite d'un billet publié par le collectif Kassandre.org, Luc Besson s'insurge sur sa page facebook : « Kassandre prod ferait mieux de cliquer sur mon lien (jaimelesartistes.fr ndlr.) et de se renseigner avant d’écrire des absurdités ! Un film gratuit c’est un film mort ! Sans recettes il est impossible de lever les budgets pour développer les meilleurs projets et convaincre les investisseurs ! Je veux bien que le prix d’une place de cinéma soit chère mais ce n’est pas une raison pour voler une œuvre ! On ne vole pas les tableaux au Louvre il me semble ! Je le dis comme je l’ai dit sur Canal+ samedi lors de mon interview chez Mlle Roulier : la France est le premier pays pirate au monde devant la Chine et les États-Unis ! C’est comme le développement durable cette affaire c’est aux gens d’en prendre conscience et d’arrêter de changer leurs habitudes s'ils veulent voir durer le cinéma ! »

Le collectif Kassandre répond dans un autre billet : « En premier lieu, et pour mieux resituer le débat, il convient de ne pas confondre. Chez Kassandre ce n’est pas le "film gratuit" que nous défendons, c’est le film libre. Entendre par là un film dont les auteurs et producteurs autorisent et encouragent le téléchargement, la copie, la redistribution et dans certains cas la transformation. Ceci dans le respect total du droit d’auteur grâce aux licences Art-Libre et Creative Commons ».

Luc Besson décide de fermer définitivement son compte facebook. L'affaire s'arrête là et ne connaît aucune suite.

Notes et références

  1. (fr) Challenges.fr Les plus grandes fortunes
  2. Halte au piratage à grande échelle via Internet !, par Luc Besson. Consulté le 24 avril 2009.
  3. L'Express.fr
  4. a et b Besson veut tuer “Brazil” - BRAZIL
  5. Marianne2.fr
  6. Ozap.fr : Quand Manzinor se moque de Luc Besson
  7. a, b et c Magazine L'Expansion, « Luc Besson se lance en bourse », consulté le 7 août 2009
  8. Telerama.fr
  9. Luc Besson prend sa retraite de réalisateur - lefigaro.fr, 2006-09-11
  10. (fr) Marc Baudriller, « Besson et Lambert veulent secouer la pub », Challenges, 17 septembre 2008
  11. Site du réseau« les créateurs de possibles ».
  12. (fr) Article « L'UMP lance un réseau social sur internet cet automne avec 2012 pour objectif », Le Point, 29 juillet 2009
  13. Cette scène est racontée en détail sur le site de Luc Besson
  14. Luc Besson vous invite sur les Champs Élysées ; Le film
  15. référence, d'après un manuscrit de Céline Garcia, little stars info
  16. Edubourse.com
  17. IMDb.com
  18. Allociné.fr
  19. (fr) Le Figaro, « Luc Besson et Christophe Lambert s'associent », Le Figaro, 20 septembre 2009
  20. (fr) Le Point, «L'UMP, accusée de contrefaçon par MGMT, veut désamorcer l'affaire», Le Point, 26 février 2009
  21. (fr) LCI, « UMP vs MGMT : l'euro qui ne passe pas », LCI, 26 février 2009
  22. (fr) Le JDD, « MGMT: L'UMP se rachète », Le JDD, 26 juillet 2009

Liens externes

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