12e Panzerdivision SS Hitlerjungend

12e Panzerdivision SS Hitlerjugend

12e Panzerdivision SS Hitlerjugend
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Période 19431945
Pays Flag of Germany 1933.svg Allemagne
Branche Schutzstaffel SS SVG1.1.svg Waffen-SS
Type Division SS
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille de Normandie
Opération Wacht am Rhein
Commandant Commandants successifs

La 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend était une division blindée de la Waffen-SS qui fut engagée par les allemands sur les fronts de l'est et de l'ouest durant la Seconde Guerre mondiale. La plupart de ses membres étaient issus des Jeunesses hitlériennes (Hitlerjugend) et étaient nés vers 1926. Elle est l'une des deux seules divisions à porter le nom d'Hitler. Le blason est composé d'une Sieg Rune (emblème de la Hitlerjugend) et de la clé du 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler.

Sommaire

Constitution

Dès le mois de janvier 1943, le SS-Gruppenführer Gottlob Berger proposa au Reichsführer-SS Heinrich Himmler de constituer une division SS composée de membres de la "Jeunesse Hitlérienne". Celui-ci approuva de manière enthousiaste et dès le 10 février 1943 fut émis le décret officiel pour l'utilisation des jeunes de la classe 1926 pour constituer la division SS Hitlerjugend. En tant que commandant de la division, Himmler désigna le SS-Oberführer Fritz Witt issu de la Leibstandarte SS Adolf Hitler, unité aguerrie au combat qui a également fourni d'autres cadres pour la nouvelle division. Suite à un concours, on adopta l'insigne de la division, la rune de la victoire de la "Jeunesse Hitlérienne" croisée avec une clef, l'insigne de la Leibstandarte.

Le maréchal von Rundstedt inspectant la division (janvier 1944)

L'unité fut donc créée le 24 juin 1943[1] comme SS-Panzergrenadier-Division pour être la jumelle de la SS-Panzergrenadier-Division LSSAH dans le 1er SS-Panzerkorps[2]
Jusqu'au 1er septembre 1943, plus de 16.000 membres de la "Jeunesse Hitlérienne" furent appelés dans ses rangs et reçurent durant 6 semaines une formation militaire de base. Durant leur formation à Beverloo dans le secteur d'Anvers en Belgique, il fut décidé de transformer la division, initialement prévue pour devenir une division de Panzergrenadiers, en une division blindée (Panzerdivision).

Suite à la numérotation des unités de la Waffen-SS au 22 octobre 1943, l'unité reçu le numéro 12 et les deux régiments de Panzergrenadiers les numéros 25 et 26.
En mars 1944, la division était prête pour le baptême de feu. En mai 1944, elle fut transférée à Caen, en Normandie, où elle était placée sous le commandement de la Panzergruppe West.

Article détaillé : Massacre d'Ascq.

Durant son transfert, 86 civils âgés de 15 à 85 ans et sans aucun lien avec la résistance furent tués par des membres de la division en représailles à une attaque de train dans la nuit du 1er au 2 avril 1944, qui n'avait fait aucune victime.

Engagements en Normandie

Jeune grenadier de la division Hitlerjugend en Normandie (juin 1944)

Le 6 juin 1944 débuta avec l'opération Overlord la libération de la Normandie par les Alliés. La 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend était alors, avec la 21e Panzerdivision, l'unité de réserve blindée stationnée le plus près des plages du débarquement. Mais suite aux bombardements aériens intensifs dans cette zone, elle ne put engager le combat que vers 22 heures près d'Évrecy.

Le 7 juin, la 21e Panzerdivision et la division Hitlerjugend lancent une contre-offensive qui barre aux Britanniques et aux Canadiens la route de Caen[3]. La Hitlerjugend bloque ensuite l'offensive britannique vers Cuverville et Demouville[4].

Le 8 juin, le 26e régiment Panzergrenadiers SS, sous le commandement du SS-Obersturmbannführer Wilhelm Mohnke, atteignit sa position à l'ouest de la troupe de Meyer. Le régiment fonça en direction de Norrey-en-Bessin et occupa ce village d'importance stratégique.

Le 14 juin la Royal Navy ouvrit le feu sur le PC de la division, situé à Venoix, et son commandant Fritz Witt fut tué. Il fut alors remplacé par Kurt Meyer qui, à l'âge de 33 ans, devint le plus jeune commandant d'une division de la Seconde Guerre mondiale. Meyer fut condamné pour crimes de guerre par la suite car il avait ordonné à ses unités de ne pas faire de prisonniers.

Au cours du mois de juin, 178 prisonniers et des dizaines de civils sont assassinés par des membres de la division Hitlerjugend, qui « brilla par sa barbarie »[5].

Durant les trois premières semaines de la bataille, la division détruit 23 blindés alliés en combat rapproché.

La division reçut ensuite l'ordre de reprendre Caen dans les quatre semaines suivantes, alors qu'elle avait des effectifs moindres que l'ennemi et qu'elle ne pouvait compter sur aucun soutien aérien. Durant la première semaine de juillet, la division a subi des pertes importantes et Meyer ignora les ordres qui étaient de tenir une ligne au nord de Caen. Il se replia avec ses troupes en direction du sud.

Durant la bataille de Normandie, les pertes de la division Hitlerjugend atteignent 31% de son effectif, soit 8 000 hommes. Si ce taux est important, parmi les 36 divisions de la Wehrmacht, de la Luftwaffe et de la Waffen SS engagées sur ce front, 14 divisions, dont aucune n'appartient à la Waffen SS, ont des taux de pertes dépassant 50% de leur effectif, voire 100% de celui-ci pour la 709e division d'infanterie [6]

La retraite

Durant les semaines qui suivirent, les restes de la division reculèrent jusqu'à la frontière franco-belge. Kurt Meyer fut fait prisonnier par des résistants belges le 6 septembre.
En octobre 1944, il fut remplacé dans sa fonction par le SS-Obersturmbannführer Hubert Meyer. et poursuit sa remise en état dans l'Eifel avec la 7e Armee.
En novembre la division est transférée à Nienburg où elle devait être reconstituée. Meyer fut remplacé par le SS-Obersturmbannführer Hugo Kraas. Sous son commandement, la division fut intégrée à la 6e armée blindée SS, commandée par le SS-Oberstgruppenführer Sepp Dietrich, au sein de laquelle elle participa à la bataille des Ardennes.
L'opération Wacht am Rhein, qui débuta le 16 décembre 1944, fut rapidement stoppée par la solide résistance des troupes américaines. Malgré de nombreuses tentatives, les Allemands ne parvinrent pas à percer leurs lignes de défense.
La division participa alors au siège de Bastogne, mais jusqu'au 18 janvier 1945 la division fut, comme les autres unités allemandes, refoulée sur sa position de départ.

Hongrie et Autriche

Le 20 janvier 1945, la 6e armée blindée SS fut transférée en Hongrie afin de reprendre Budapest où 45.000 hommes du IXe corps de montagne de la Waffen-SS étaient encerclés.
La division atteignit la ville au mois de février, quelques jours seulement avant qu'elle ne fut prise par les soviétiques. La division s'était battue près de la ville de Gran située sur le Danube.
Elle devait ensuite participer à l'opération qui consistait à reprendre les champs de pétrole du lac Balaton (Opération Frühlingserwachen). Hitler était soucieux de tenir cette action secrète et il ordonna de ce fait de ne pas effectuer de reconnaissance sur le champ de bataille avant l'attaque[réf. nécessaire]. Après quelques succès initiaux, l'opération fut arrêtée suite à la contre-offensive soviétique.
La division battit ensuite en retraite jusqu'à Vienne qu'elle atteignit à la mi-mars.
En mai 1945, elle sera capturée en Autriche par les Américains.

Crimes de guerre

à développer

Composition

(1944)

  • SS-Panzer-Grenadier-Regiment 25
  • SS-Panzer-Grenadier-Regiment 26
  • SS-Panzer-Regiment 12
  • SS-Panzer-Artillerie-Regiment 12
  • SS-Kradschützen-Regiment 12
    • SS-Flak-Artillerie-Abteilung 12
    • SS-Nebelwerfer-Abteilung 12
    • SS-Panzer-Aufklärungs-Abteilung 12
    • SS-Panzerjäger-Abteilung 12
    • SS-Panzer-Pionier-Bataillon 12
    • SS-Panzer-Nachrichten-Abteilung 12
    • SS-Versorgungseinheiten 12
    • SS-Instandsetzungstrupp 12
    • SS-Nachschubtruppen 12
    • SS-Wirtschafts-Battalion 12
    • SS-Sanitäts-Abteilung 12
      • SS-Kriegsberichter-Zug (motorisé) 12
      • SS-Feldgendarmerie-Trupp 12
      • SS-Feldpostamt (motorisé) 12

Commandants successifs

Bibliographie

Internet

Les articles de ce site sont consacrés aux ordres de bataille et opérations militaires ; pour la Waffen-SS, ils ne mentionnent quasiment aucun des crimes de guerre commis par ces unités, à l'exception du massacre d'Oradour-sur-Glane qualifié de représailles suite à une attaque de la résistance.

Etudes historiques

  • Jean-Luc Leleu, La Waffen-SS. Soldats politiques en guerre, Paris, Perrin, 2007 (ISBN 9782262024888)
  • Olivier Wieviorka, Histoire du débarquement en Normandie. Des origines à la Libération de Paris 1941-1944, Seuil, coll. L'Univers, 2007

Sur le Massacre d'Ascq

  • Docteur Jean-Marie Mocq La 12ème SS Hitlerjugend massacre Ascq, cité martyre (album historique), Ed. Heimdal, 1994

Récit historique romancé

  • Jean Mabire, Les jeunes fauves du Führer, La division SS Hitlerjugend dans la bataille de Normandie, Fayard, 1976.

Voir aussi

Notes et références de l'article

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  1. Jean-Luc Leleu, La Waffen SS-SS, Soldats politiques en guerre, Paris, Perrin, 2007, p. 51
  2. Historica - 1944 Les Panzers T2
  3. Olivier Wieviorka, Histoire du débarquement en Normandie. Des origines à la libération de Paris, Paris, Seuil, 2007
  4. O. Wieviorka, ‘’op.cit.’’, p.241
  5. O. Wieviorka, op.cit., p.288-289
  6. Jean-Luc Leleu, La Waffen SS-SS, Soldats politiques en guerre, Paris, Perrin, 2007, p. 1165
Panzerdivisions de la Seconde Guerre mondiale
Wehrmacht par numéros 1re • 2e • 3e • 4e • 5e • 6e • 7e • 8e • 9e • 10e • 11e • 12e • 13e • 14e • 15e • 16e • 17e • 18e • 19e • 20e • 21e •  • 23e • 24e •  •  • 27e • 116e
Wehrmacht par noms Clausewitz • Feldherrnhalle 1 • Feldherrnhalle 2 • Jüterbog • Kempf • Kurmark • Panzer Lehr Division • Müncheberg • Schlesien • Norwegen • Tatra
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