Fribourg (Suisse)
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Fribourg
Fribourg (Suisse)
Vue sur la ville depuis la cathédrale
Administration
Pays Suisse Armoiries de la commune.
Canton Fribourg
District Sarine[1]
Langue Français
Syndic Pierre-Alain Clément
N° OFS 2196
NPA 1700
Site Web www.ville-fribourg.ch
Géographie
Superficie 9,3 km²[2]
Altitude maximale 747 m
Altitude moyenne 667 m
Altitude minimale 582 m
Coordonnées 46° 48′ 22″ N 7° 09′ 46″ E / 46.806103, 7.16277546° 48′ 22″ N 7° 09′ 46″ E / 46.806103, 7.162775 
Démographie
Population 34 490 (31 décembre 2009)[3]
Densité 3 708,6 hab./km²
Gentilé Fribourgeois
Localisation

Localisation de la commune en Suisse.

Fribourg (Freiburg en allemand, Friboua en Patois Fribourgeois) est une ville et une commune suisse du canton de Fribourg, sur la Sarine. C'est la capitale du canton de Fribourg et le chef-lieu du district de la Sarine.

Ville bilingue (un cinquième de la ville parle allemand), la ville est située de chaque côté de la Sarine sur le plateau suisse à la frontière culturelle entre la Suisse alémanique et romande. Elle est un important centre économique, administratif et éducatif et comprend une Université.

Elle est placée sous le patronage de Saint Nicolas de Myre, de Sainte Barbe et de Sainte Catherine d'Alexandrie. Fribourg fait partie du périmètre de l'AGGLO Fribourg - Freiburg.

Sommaire

Toponymie

Le nom de Fribourg provient directement de l'allemand *frei- (libre) et -burg (ville), littéralement ville libre, c'est-à-dire disposant de libertés, de franchises. En allemand, la ville s'appelle Freiburg im Uechtland, Fribourg en Nuithonie, pour la distinguer des autres Fribourg (Fribourg en Brisgau notamment). Nuithonie ne semble cependant pas avoir une signification particulière ni désigner une région précise[4].

Géographie

Situation

Localisation

Située à l'ouest du Plateau suisse qui constitue l'une des trois principales aires géographiques de la Suisse, la situation de Fribourg est paradoxale. A 28 kilomètres au sud-ouest de Berne, la capitale fédérale, elle occupe une position majeure sur l'axe est-ouest d'importance nationale[5] mais se trouve excentrée par rapport aux grands axes nord-sud (Gothard, Lötschberg, Grand-Saint-Bernard) d'importance européenne.

Au pied des Préalpes, distantes d'une quinzaine de kilomètres, elle communique par l'ouest du Plateau vers Genève et la France, par l'est du Plateau vers la vallée du Rhin et l'Europe centrale. A vol d'oiseau, Fribourg se trouve à 100 kilomètres de Genève, 120 kilomètres de Zurich et 90 kilomètres de Bâle.

Fribourg est située à la frontière linguistique entre le français et l'allemand depuis le Haut Moyen Âge.

Communes limitrophes

Climat

Le climat de Fribourg est de type tempéré océanique (Cfb selon la Classification de Köppen), avec des hivers relativement doux et des étés frais. Située au pied des Préalpes qui agissent comme une barrière pour les courants humides, la ville connaît des précipitations relativement abondantes et aucune période d'aridité. En revanche, lors des périodes anticycloniques, elle subit un courant de Bise parfois soutenue, étant située sur la Plateau dont la configuration en entonnoir amplifie le phénomène.

Températures et précipitations moyennes[6]

Mois Jan. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures minimales moyennes (°C) −4 -2,8 -0,5 2,5 6,4 9,7 11,6 11,3 8,6 4,9 0,2 -2,9 3,8
Températures moyennes (°C) −1 0,6 3,5 7,2 11,6 15 17,6 16,6 13,4 8,7 3,2 -0,1 8
Températures maximales moyennes (°C) 2,4 4,7 8,5 12,6 17,1 20,6 23.5 22,7 19,7 14.3 7,5 3,4 13,1
Précipitations (mm) 68 63 75 91 124 128 113 129 93 78 88 70 1,118
Nombre moyen de jours de pluie (mm) 10,3 10,6 11,5 11,5 14,4 12,3 10,6 10,9 8,4 8,5 10,4 10,1 129,5 Sources des données : Météosuisse

Site

Située à environ 600 mètres d'altitude, la ville est caractérisée par un relief très accidenté. Le point le plus bas de la ville (au bord de la Sarine) est à 541 mètres d'altitude tandis que le point le plus haut (la colline du Guintzet) culmine à 691 mètres. On distingue ainsi quatre étages d'implantation qui ne correspondent pas forcément à la chronologie de leur fondation. De bas en haut, on a ainsi : les quartiers de l'Auge et de la Neuveville appelés Basse-ville (altitude moyenne : 550 mètres), le quartier du Bourg au sommet des falaises (altitude moyenne : 580 mètres), les quartiers des Places, de Pérolles, du Jura et de Bourguillon (altitude moyenne : 630 mètres) et les quartiers du Schoenberg et de Beauregard (altitude moyenne : 670 mètres).

La ville de Fribourg s'étend sur les deux rives de la Sarine, un affluent de l'Aar. La Sarine ayant creusé son cours dans la molasse du plateau, il en résulte un cours très sinueux avec de profondes gorges. Fribourg a été fondée sur un méandre surplombant la rivière. Certains quartiers modernes (Pérolles et Beauregard) ont été construits sur d'anciens ravins comblés mais dont les traces apparaissent encore aujourd'hui à la Rue Jacques-Gachoud ou au Chemin Monséjour par exemple.

Du fait de l'implantation de la ville sur un relief particulièrement accidenté et de part et d'autre de la Sarine, de nombreux ponts ont été construits depuis le Moyen Âge jusqu'à nos jours. La commune de Fribourg compte actuellement 15 ponts automobiles et piétonniers (le pont ferroviaire de Grandfey est situé sur les communes de Granges-Paccot et de Guin). Un onzième pont, le pont routier de la Poya est également en construction. Il permettra de désengorger le centre historique actuellement surchargé.

Article détaillé : Liste des ponts de Fribourg.

Selon l'Office fédéral de la statistique, Fribourg a une superficie de 9,3 km2. 63,2 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructures, 13,4 % à des surfaces agricoles, 17,0 % à des surfaces boisées et 6,4 % à des surfaces improductives.

Morphologie urbaine

Tissu urbain

Le centre historique de Fribourg, qui s'étend des deux côtés de la Sarine et sur un méandre de la rive gauche, se caractérise par des rues typiquement médiévales, notamment dans le quartier du Bourg autour de la Cathédrale St-Nicolas et dans les quartiers de l'Auge et de la Neuveville. Près de 200 maisons ont d'ailleurs conservé leurs façades gothiques, ce qui en fait l'un des plus grands ensembles médiévaux d'Europe (note : petit guide de la ville de Fribourg). Dans le quartier du Bourg, l'organisation quadrillée des rues est caractéristique du plan zaehringien. Celui-ci ne put pas être reproduit dans les autres quartiers qui ne s'y prêtaient pas pour des raisons topographiques. Au sud-ouest s'étendent les quartiers industriels de la gare et de Pérolles. Le quartier de Pérolles, mi-industriel à son extrémité sud, mi-résidentiel dense vers le nord, est traversé de part en part par le boulevard de Pérolles. Cette large artère structurante débouche sur le pont de Pérolles qui relie la ville à la commune de Marly. De l'époque industrielle datent également les quartiers d'Alt, au nord, de Gambach et de Beauregard, à l'ouest, tous résidentiels. Les habitations de densité moyenne dominent dans le quartier de Gambach, avec des exemples d'architecture néogothique, néoclassique et Art nouveau. Enfin, sur la rive droite de la Sarine, à l'est, s'étend le nouveau quartier du Schoenberg, érigé dans les années 1960. Composé d'immeubles et de tours d'habitation, il héberge environ le quart de la population de la ville (source OFS). D'autres quartiers d'habitations denses sont situés au nord-ouest (Torry) et au sud-ouest (Beaumont).

Quartiers

Selon l'Office fédéral de la statistique, la ville de Fribourg se compose de neuf quartiers[7]:

  • Le Bourg
  • Beauregard
  • Jura
  • Pérolles
  • La Neuveville
  • L'Auge
  • Schoenberg
  • Les Places
  • Bourguillon

Architecture

Bien que dominée par le style gothique, notamment dans la vieille ville, l'architecture de Fribourg est intéressante à plus d'un titre. Elle recèle en effet des exemples intéressants de plusieurs périodes historiques. Le centre historique regroupe de nombreuses maisons gothiques, notamment dans le quartier de l'Auge, à la rue d'Or. Certaines de ces maisons datent de la fondation du quartier au XIIIe siècle. De cette période datent encore entre autres la cathédrale St-Nicolas, les fortifications de la rive droite, l'Hôtel-de-Ville, l'ancienne commanderie de Saint-Jean et le chœur de l'église des Cordeliers. L'architecture de style Renaissance est magnifiquement représentée par l'hôtel Ratzé, à la rue de Morat et par les fontaines de la vieille ville, édifiées au XVe siècle. De l'époque baroque, il faut mentionner les maisons patriciennes de la Grand-Rue, l'ancien corps de garde (à côté de l'Hôtel-de-Ville) ainsi que plusieurs églises dont l'église de la Visitation, le couvent des Capucins, le collège et l'église St-Michel et l'ancienne hôpital des bourgeois. Dans les nouveaux quartiers, notamment le quartier de Pérolles et de Beauregard, l'architecture néoclassique est bien représentée, tandis que dans le quartier de Gambach, des exemples de villas Art nouveau et Heimatstil[8].

Histoire

Fribourg a été fondée sur une terrasse surplombant la Sarine en 1157[9] par le duc Berthold IV de Zaehringen. En voyage dans la région, sans doute pour mettre de l’ordre dans ses possessions et tenant compte d’un « ensemble de considérations politiques, militaires, géographiques et économiques », Berthold IV choisit une terrasse surplombant la Sarine, afin d’y établir une ville « nouvelle » qu’il fortifie : Fribourg (de l’allemand frei « libre » et Burg « lieu fortifié », nom provenant des libertés octroyées par le fondateur et à rapprocher de celui de Fribourg-en-Brisgau).

En 1218, à l'extinction de la famille des Zähringen, la ville passe sous la domination des Kybourg, puis elle est vendue en 1277 à la famille des Habsbourg, avant d'être cédée à la Maison de Savoie en 1452. Devenue quasi indépendante lors des Guerres de Bourgogne, la ville obtient l'immédiateté impériale en 1478. En 1481 Fribourg entre dans la Confédération suisse.

La ville originelle correspond au quartier actuel du Bourg. Il est formé de deux rues parallèles reliées par des petites ruelles; cela correspond au quadrillage typique des villes fondées par les Zaehringen. Très rapidement, au XIIIe siècle, la ville s'étend aux quartiers de l'Auge et de la Neuveville (au bord de la Sarine) d'une part, aux quartiers des Places (rue de Lausanne et rue de Morat) d'autre part. Le dernier agrandissement notoire a lieu en 1390; il englobe les quartiers d'Alt et de la rue de Romont et le faubourg de la rue de Morat. L'enceinte édifiée à ce moment-là délimitera la ville jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Ville francophone et catholique enclavée dans le canton de Berne protestant, elle s'allie avec la France, constituant notamment l'essentiel de la Garde suisse du roi de France avec qui elle a un contrat exclusif de louage de mercenaires. Suite à la Révolution de 1789, 3 700 (sur une population de 5 000 habitants) religieux et aristocrates français y émigrent, certains y pratiquant la contre-révolution en essayant de ruiner la révolution par des faux assignats avant de retourner en France sous la Restauration, d'autres y ont fait souche[10].

Deux événements vont provoquer de nouvelles extensions de la ville de Fribourg : l'arrivée du chemin de fer en 1862 et la création de l'université en 1889. Plusieurs faubourgs sont créés : les quartiers de l'avenue de la gare, de Gambach, de Miséricorde, de Beauregard et de Pérolles en 1903. En cinquante ans, la population de Fribourg passe de 9 000 à 20 000 habitants.

Dans les années 1950 à 1970, face à l'accroissement de la population, les nouveaux quartiers du Schoenberg (au nord), de Beaumont (au sud) et de Torry (à l'ouest) donnent à la ville son aspect actuel. Son extension se poursuit aujourd'hui principalement dans les communes avoisinantes.

Démographie

Selon l'Office fédéral de la statistique, Fribourg compte 34 490 habitants en 2009[3]. Sa densité de population atteint 3 708,6 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Fribourg entre 1850 et 2008 selon les données de l'Office fédéral de la statistique[11] [12]


Culture et patrimoine

Ville bilingue, Fribourg dispose d'une riche palette culturelle, musicale, muséale et gastronomique.

La vieille ville depuis la cathédrale
La vielle ville depuis le Pont du Milieu
la cathédrale sous la neige
Église St-Jean des hospitaliers

Patrimoine architectural

Moyen Âge et Renaissance

Fribourg a conservé un ensemble médiéval unique en Europe de près de 200 bâtiments. Les plus anciens vestiges se trouvent à la rue d'Or dans le quartier de l'Auge et au Court-Chemin dans le quartier de la Neuveville. Cependant ce sont les fortifications, édifiées entre le XIIe siècle et le XVe siècle, qui forment encore aujourd'hui le plus important ensemble de l'architecture militaire médiévale en Suisse[8]. Onze tours, un boulevard (le belluard) et environ 900 mètres de murailles nous sont en effet parvenus. Ces tours ont été construites en molasse qui était extraite directement aux abords de la ville. Le belluard est aujourd'hui utilisé pour des manifestations culturelles.

Fribourg dispose d'un magnifique hôtel de ville de style gothique tardif. Il a été construit à la place de l'ancienne forteresse des Zähringen. Originellement destiné comme grenier, il fut haussé en 1504 d'un étage destiné à abriter les salles du Conseil. La tour a été rajoutée de 1641 à 1643 dans un style baroque. Elle est dotée d'une horloge et d'un jacquemart. Les escaliers monumentaux datent de 1663. L'intérieur, qui abrite aujourd'hui le Grand conseil (le parlement cantonal) et le Tribunal cantonal a été réaménagé en 1775. La salle du Grand Conseil est décorée d'une peinture de Gottfried Locher représentant une allégorie de la République et de deux imposants poêles d'André Nuoffer[13].

S'il y a peu de bâtiments de style Renaissance à Fribourg, l'un des seuls représentants est l'hôtel Ratzé situé à la rue de Morat, du nom d'un marchand de drap et officier au service de la France, Hans Ratzé. Construit entre 1581 et 1585 dans le style de la Renaissance lyonnaise, il abrite depuis 1920 le Musée d'art et d'histoire de Fribourg.

Dans la basse-ville, les ponts médiévaux ont tous été reconstruits entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle. Le pont de Berne est le dernier pont de bois couvert de Fribourg.

Article détaillé : Liste des ponts de Fribourg.

XVIIIe siècle et XIXe siècle

Fribourg abrite plusieurs témoins de cette époque. En 1737, un incendie ravage la Grand-Rue, quartier des principales maisons patriciennes à l'époque. La plupart sont reconstruites dans un style Régence, comme la maison Amman-Lanther (au n° 59) édifiée vers 1750[14]. Les autres maisons sont de style baroque. A la même époque, le patriciat investit son argent dans des maisons de campagne. L'exemple le plus intéressant le château de la Poya, à quelques centaines de mètres de la porte de Morat. Il date de 1700 et est un remarquable exemple d'architecture palladienne[15].

De nombreux bâtiments administratifs de la période patricienne sont également remarquables. Parmi les plus importants, on peut citer la chancellerie de l'Etat à la rue des Chanoines construite entre 1734 et 1737, la maison de ville, voisine de l'hôtel de ville, qui date de 1730, le corps de garde à la place de l'hôtel de ville construit en 1782 dans un style Louis XVI et l'Albertinum à la place Georges-Python édifiée entre 1762 et 1767 dans un style rococo.

Dans les nouveaux quartiers issus de l'industrialisation, l'ancienne poste construite à la place Georges-Python est un bon exemple de l'architecture fédérale inspirée du classicisme français, tandis que la bâtiment de la Bibliothèque cantonale et universitaire, construit en 1908, se distingue par son style Louis XVI. Quelques villas et immeubles témoignent enfin de la période Art nouveau (n°19 de l'avenue Gambach ou à Pérolles au n° 30).

Il faut enfin mentionner le bâtiment du siège de la banque cantonale de Fribourg, construit entre 1979 et 1982 par l'architecte tessinois Mario Botta.

Édifices religieux

La cathédrale Saint-Nicolas

La cathédrale Saint-Nicolas est l'un des édifices les plus emblématiques de Fribourg. Construite sur un éperon rocheux surplombant de 50 mètres la Sarine, elle domine la vieille ville par son clocher de 76 mètres. Les travaux commencent en 1283 à l'emplacement d'une église romane préexistante. Le porche est édifié au XIVe siècle. Le chœur, la nef principale, les nefs latérales et la chapelle du Saint-Sépulcre, tous de style gothique, sont achevés à la fin du XVe siècle. La tour est terminée en 1490[16].

La cathédrale de Fribourg est célèbre notamment pour ses vitraux d'Alfred Manessier, sa chapelle du Saint-Sépulcre qui abrite un ensemble de treize statues en molasse illustrant la mise au tombeau du Christ et ses grandes orgues d'Aloys Mooser datant de 1834.

En 1512, l'église devient collégiale. En 1924, elle devient cathédrale du diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg.

Églises historiques

Fribourg possède de nombreuses églises historiques et monastères. La plus ancienne église est la Basilique Notre-Dame, construite à la fin du XIIe siècle, mais dont l'ossature fut habillée d'un revêtement Louis XVI. Restaurée entièrement entre 1990 et 2011, elle recèle une crèche napolitaine du XVIIIe siècle [8]. A deux pas, l'église des Cordeliers renferme de magnifiques œuvres d'art, dont des stalles parmi les plus anciennes de Suisse, un retable du Maître à l'œillet de 1480, le retable de Furno de Hans Geiler datant de 1509-1513, un des retables les plus précieux de Suisse et un retable de St. Antoine de Padoue réalisé par Hans Fries en 1506[17]. Un peu plus loin dans la rue de Morat, l'église du couvent de la Visitation est un petit joyau baroque construit entre 1653 et 1657 sur un plan en forme de croix grecque. Près de la porte de Morat se dresse l'église des Capucins édifiée au début du XVIIe siècle. Dans le quartier des Places, l'église du Collège Saint-Michel, de style gothique tardif, a été construite de 1606 à 1613. Outre de nombreux tableaux, elle abrite de magnifiques orgues du XVIIIe siècle. Mentionnons également l'église des Ursulines à l'architecture gothique, sise au haut de la rue de Lausanne.

En Basse-Ville, l'église de Saint-Jean et la chapelle de Sainte-Anne ont été édifiées au XIVe siècle siècle. Elles font partie de l'ancienne commanderie de l'Ordre de saint-Jean, dont les armes sont encore visibles dans l'église. La chapelle abrite un crucifix monumental réalisé par Hans Gieng au début du XVIe siècle. De l'autre côté du pont du Milieu, dans le quartier de l'Auge, l'église St-Maurice de l'ancient couvent des Augustins recèle elle aussi de nombreuses œuvres d'art, dont un retable maniériste de Peter Spring datant de 1593[18].

Dans les quartiers récents de Pérolles et de Beauregard, de nouvelles églises sont construites pour répondre à la croissante population. L'église Saint-Pierre, construite dans les années 1930 dans un style néo-byzantin et l'église du Christ-Roi construite entre 1951 et 1953. Cette dernière combine béton armé et formes néo-classiques.

Plusieurs monastères historiques sont situés en ville de Fribourg. Parmi les plus intéressants, mentionnons l'abbaye de la Maigrauge, dont l'église ouverte au public abrite un Christ au tombeau du XIVe siècle siècle. Par ailleurs, Fribourg recèle un grand nombre de petites chapelles dont la plus intéressante est la chapelle de Lorette édifiée en 1647 et dont la vue depuis l'esplanade offre un panorama exceptionnel sur la ville[19].

Les fontaines sculptées

L'une des principales curiosités de la vieille ville réside dans ses fontaines sculptées dont la quasi-totalité a été réalisée par Hans Gieng au début du XVIe siècle. Les fontaines dispersées dans la vieille ville sont composées de grands bassins au centre desquels s'élèvent des colonnes surmontées d'une figure allégorique ou biblique. Les colonnes et les statues étaient à l'origine polychromes, comme on peut d'ailleurs en voir à Berne par exemple[8]. Les onze fontaines sculptées de Fribourg :

  • La fontaine de Saint-Georges (1524-1525, par Hans Geiler), place de l'Hôtel-de-Ville ;
  • La fontaine de la Vaillance (1549-1550, par Hans Gieng), près du chœur de la cathédrale, rue du Pont-Suspendu ;
  • La fontaine de Samson (1547, par Hans Gieng), place Notre-Dame ;
  • La fontaine de la Force (1549-1550, par Hans Gieng), Court-Chemin, représentée sous les traits d'une jeune femme casquée ;
  • La fontaine du Sauvage (1626-1627, par Stefan Ammann), place du Pertuis ;
  • La fontaine de Saint-Jean (1547, par Hans Gieng), Planche-Supérieure; il s'agit de saint Jean-Baptiste ;
  • La fontaine de Sainte-Anne (1557-1559, par Hans Gieng), place du Petit-Saint-Jean ;
  • La fontaine de la Samaritaine (1550-1551, par Hans Gieng), rue de la Samaritaine ;
  • La fontaine de la Fidélité (1606, par Stefan Ammann), rue des Forgerons, représentée sous les traits d'un banneret accompagné d'un chien ;
  • La fontaine de Saint-Pierre (1592, Stefan Ammann), rue du Criblet, originellement placée à la place Georges-Python ;
  • La fontaine de Notre-Dame (1935, François Baud sur un modèle de la fin du XVIIIe siècle), rue Pierre-Aeby, au-dessus du marché au poisson[20].

On peut également mentionner la fontaine réalisée par Jean Tinguely en 1984, en hommage au coureur automobile Jo Siffert. Elle se dresse aux Grands-Places.

Vie culturelle

Théâtres et salles de spectacle

Bien que très riche et diversifiée, la vie culturelle fribourgeoise ne dispose pas encore d'une salle de spectacle digne de ce nom. Ce sera chose faite en janvier 2012 avec la nouvelle salle Équilibre sise aux Grands-Places qui offrira aux 678 spectateurs musique, opéra, danse et théâtre. En attendant, la saison de spectacles se déroule dans la salle Nuithonie[21] de 476 places, à Villars-sur-Glâne. Celle-ci propose une trentaine de spectacles par saison. La programmation de la salle Nuithonie et celle d'Équilibre se voudront complémentaires et sont financées non seulement par la ville de Fribourg mais également par les communes membres de l'AGGLO Fribourg-Freiburg[22].

Fribourg abrite d'autres structures comme le théâtre de la Cité[23], un petit théâtre de 120 places et le Kellertheater[24], de 75 places. Ces deux petits théâtres sis en basse-ville abritent des troupes amateurs qui proposent une dizaine de spectacles par saison. Le théâtre de la marionnette, dans le quartier de l'Auge, propose également une dizaine de spectacles par année[25].

Le café-théâtre et l'humour sont représentés avec le Bilboquet[26] dans le quartier de Pérolles.

Musique

L'Opéra de Fribourg[27] est né en 1986 et propose chaque année en janvier une production d'une dizaine de représentations en collaboration avec l'Orchestre de chambre fribourgeois[28]. Ce dernier a été fondé en 2008 et propose une saison de 8 concerts, seul ou en collaboration avec d'autres acteurs culturels. Fribourg dispose également d'un orchestre amateur, l'orchestre de la ville et de l'université de Fribourg[29] qui propose deux à trois concerts par année, et d'un orchestre de jeunes, l'orchestre des jeunes de Fribourg[30], qui présente 10 concerts par année, un par mois.

Les musiques d'aujourd'hui sont également très diffusées grâce à Fri-Son[31]. Ce lieu inauguré en 1985 sur une friche industrielle est devenu, malgré sa taille modeste un lieu renommé avec près de 200 concerts par an. Sa programmation est très éclectique. Fribourg abrite d'autres petites salles, comme le Cintra ou la Spirale[32] qui sont essentiellement consacrés au jazz. Le centre culturel du Nouveau Monde[33] possède une salle de 300 places et accueille théâtres, spectacles de danse, concerts et meetings politiques. La salle est attenante au café de l'ancienne gare.

Événements culturels

Musiques, danse et théâtre

Fribourg accueille plusieurs festivals musicaux de renommée internationale. Le plus ancien, les Rencontres de folklore internationales, a été créé en 1975. Il rassemble chaque année en août des groupes folkloriques du monde entier sur une dizaine de jours[34]. Le Festival international de musiques sacrées de Fribourg[35], créé en 1986, a lieu une année sur deux et propose une dizaine de concerts dans l'église du Collège Saint Michel. Le Festival du Lied propose chaque année depuis 2001 une série de concerts à l'aula de l'Université[36]. Le Festival International de la Guitare de Fribourg est plus thématique et propose des concerts de tous les styles: ethno, classique, expérimental, flamenco ou folk[37].

L'été est également la saison de deux manifestations importantes qui se déroulent en plein air: la Jazz Parade[38], créée en 1988, qui rassemble sur la place Georges-Python plus de 300 artistes et de milliers de spectateurs et le Belluard Bollwerk International[39], un festival très éclectique qui a lieu dans le belluard, une partie de l'enceinte médiévale située dans le quartier d'Alt.

Cinéma

Fribourg accueille un important Festival international de Films, consacré sur les films du Sud et que fréquentent 30'000 spectateurs. L'édition 2011 a par exemple proposé plus de 100 films sur 7 jours.

Manifestations religieuses et populaires

Trois manifestations majeures rythment le calendrier fribourgeois. La première, la Fête-Dieu, a lieu en mai-juin (60 jours après Pâques). C'est une fête religieuse catholique marquée par une messe en plein-air dans la cour du Collège Saint-Michel et une procession à travers la ville haute. Les premiers communiants de l'année sont à l'honneur et défilent auprès de l'Evêque qui s'avance d'un pas solennel, portant l'ostensoir. Viennent ensuite fanfare et autorités politiques. Le cortège s'arrête devant chaque reposoir pour prier et chanter, puis retourne à la cathédrale[40].

La Saint-Nicolas a lieu le premier samedi de décembre. En fin de journée, Saint-Nicolas déambule sur un âne et salue la foule, escorté des pères fouettards qui distribuent des friandises aux enfants. En fin de parcours, depuis le balcon de la cathédrale, il adresse au peuple de Fribourg venu le célébrer un discours moralisateur inspiré des événements de l'année écoulée[40]. Près de 10'000 personnes assistent au cortège.

Le Carnaval des Bolzes envahit la basse-ville chaque année en février. Cortèges, Guggenmusiks, déguisements et chaude ambiance dans les bars durent une dizaine de jours.

Article détaillé : Carnaval des Bolzes.

Musées

L'offre muséale de Fribourg est très diversifiée. D'abord avec le Musée d'art et d'histoire qui expose des œuvres d'art et relate l'histoire du canton et de la ville. Une annexe, l'Espace Jean Tinguely - Niki de Saint Phalle, installée en 1998 dans l'ancien dépôt des tramways, est consacrée aux deux artistes en particulier[41]. Puis avec le Musée d'histoire naturelle consacré essentiellement à la flore et au patrimoine naturel fribourgeois. On y découvre notamment une baleine naturalisée, unique au monde. L'art contemporain est représenté par le centre Fri-Art, installé en 1990 dans une ancienne cartonnerie du quartier de la Neuveville. Le Musée Gutenberg, situé dans l'ancien grenier de la ville, propose un aperçu de l'histoire de l'imprimerie.

Plus ludique, le Musée suisse de la marionnette possède une collection de 30'000 pièces historiques ou contemporaines issues du monde entier. Le Musée de la bière Cardinal retrace l'histoire de la bière et de la marque Cardinal en particulier. Quant à l'étonnant Musée Wassmer, il expose près de 250 machines à coudres et autres objets insolites dans une bâtisse médiévale de la Grand-Rue.

Bibliothèques

La Bibliothèque cantonale et universitaire conserve environ 3,5 millions de documents de toutes natures dont 537 incunables dans sa centrale et ses 21 bibliothèques décentralisées. Elle a été fondée en 1848. Elle propose également des expositions et des activités culturelles sous forme de conférences ou de lectures.

La Bibliothèque de la Ville, plus orientée vers les loisirs, propose un fonds de 45'000 documents en français et en allemand, dont plus de 13'000 sont destinés au jeune public[42]. Créée en 1978, elle est située dans l'ancien hôpital des Bourgeois. Elle organise également des expositions et des activités de lecture pour les enfants.

La ville abrite également une Bibliothèque interculturelle[43] qui propose des ouvrages dans 150 langues. Elle est installée à l'avenue du Midi.

Fribourg dans la littérature

Fribourg a servi de décor à certains romans de Jacques Chessex, notamment "Monsieur", "Jonas" et "L'Ogre".

Médias

La presse locale est dominée par deux quotidiens cantonaux édités par le groupe St-Paul: la Liberté, en français, tiré à 38'000 exemplaires et les Freiburger Nachrichten, en allemand, tiré à 16'000 exemplaires.

La commune édite chaque mois un bulletin d'information gratuit distribué dans les boîtes aux lettres: 1700.

Deux chaînes de radio sont en outre installées à Fribourg:

  • Radio Fribourg, une radio privée généraliste dont les studios sont situés à la rue de Romont. Elle diffuse une programmation musicale axée pop rock.
  • Radio Freiburg, son pendant germanophone.

Enfin, en plus d'un studio décentralisé de la RTS, Fribourg abrite au boulevard de Pérolles des studios de la chaîne de télévision régionale privée La Télé, créée en 2009.

Cinémas

La ville de Fribourg compte 13 salles de cinéma réparties dans un multiplexe de 10 salles, Cap'Ciné situé aux Grands-Places, et 3 autres regroupées dans le cinéma du Rex sur le boulevard de Pérolles. Le Rex compte 573 places pour les trois salles et Cap'Ciné dispose de 1872 places. Les deux cinémas sont à vocation généraliste; le Rex offre cependant une programmation moins axée sur les blockbusters et un peu plus art et essai.

Gastronomie

Fribourg est l'un des hauts lieux de la gastronomie et du terroir suisse. Fribourg possède environ une dizaine de restaurants gastronomiques dans la ville même. On en trouve presque autant dans le canton. Le Restaurant des Trois-Tours à Bourguillon et le Pérolles sont les fleurons de la gastronomie fribourgeoise, étoilés au Guide Michelin et gratifiés d'un 17 dans le Gault&Millau 2012. Mais ils sont accompagnés du Restaurant de l'Hôtel de ville, dont le chef Frédéric Kondratowicz a été promu Romand de l'année par le Gault&Millau 2011, du Restaurant du Schild, du Restaurant du Grand-Pont et de l'Aigle Noir, tous détenant des notes égales ou supérieure à 14 dans ce dernier guide.

Par ailleurs, Fribourg regorge d'enseignes servant des plats traditionnels dont le plus célèbre est bien entendu la fondue. Parmi les plus renommés, on peut citer dans le quartier du Bourg le Restaurant du Gothard, restaurant agréé Produit du Terroir du Pays de Fribourg[44].

Personnalités liées à la commune

Plusieurs personnalités sont nées à Fribourg, tels le peintre Hans Fries, le naturaliste Georges Claraz, le commandant de la Garde Suisse Pontificale Jules Repond, l'artiste Jean Tinguely ou le coureur automobile Jo Siffert.

La ville a accueilli des personnages historiques comme saint Pierre Canisius, fondateur du collège Saint Michel ou Louis d'Affry, premier Landamann de la Suisse.

Le Collège Saint Michel et l'université ont en outre accueilli sur leurs bancs de nombreuses personnalités comme l'écrivain Léon Savary, le Père Joseph-Marie Timon-David, l'abbé compositeur Joseph Bovet, l'avocat Antoine E. Böhler,conseiller jurdique honoraire de la Grande Bretagne, décoré à ce titre en 2004 par SM Elizabeth II au grade d'officier de l'Ordre de l'Empire Britannique, l'écrivain Jacques Chessex, l'animateur Michel Dénériaz, l'ancien Conseiller fédéral Joseph Deiss, le poète Emile Gardaz, le chef d'orchestre Armin Jordan, le cardinal Charles Journet, le conseiller d'Etat Georges Python, principal fondateur en 1891 de l'Université de Fribourg, le comte Gonzague de Reynold, historien et écrivain, le botaniste Ernest Wilczek, le philosophe Tariq Ramadan, le physicien Alfred Gockel, le premier président d'Israël Chaim Weizmann, le roi Juan Carlos Ier d'Espagne, l'architecte Mario Botta.

Le chanteur Gustav est né à Fribourg.

Transports

Signalisation routière bilingue en français et en allemand à Fribourg.

Au centre du Plateau suisse, Fribourg est célèbre pour ses ponts qui enjambent la Sarine. Elle est depuis longtemps un point de passage et occupe une position privilégiée sur l'axe est-ouest d'importance nationale[45].

Transport urbain

Le réseau de transport en commun est exploité par les Transports publics fribourgeois (TPF); il est constitué de sept lignes. Trois lignes sont partiellement électrifiées et sont exploitées par des trolleybus bi-modes, c'est-à-dire pouvant également fonctionner au diesel. Les autres sont exploitées par des autobus. Le réseau est centré autour de la gare et dessert également les communes avoisinantes de Marly, Villars-sur-Glâne, Givisiez et Granges-Paccot.

Le réseau est complété par un funiculaire reliant la ville haute (place Georges-Python) à la ville basse (place du Pertuis). Particularité unique en Europe, il fonctionne depuis 1899 grâce aux eaux usées de la ville[46].

En 2011, les TPF ont lancé un projet de ligne de métro reliant Givisiez à Marly et desservant les principaux points de la ville.

Réseau cyclable et location de vélos

Fribourg est relativement peu dotée en pistes cyclables (3,7 kilomètres) au contraire de la région. En 2010, une enquête de l'association Pro Velo Suisse la classait dernière sur un total de 19 villes suisses[47]. La commune a fait quelques efforts depuis notamment en adhérant au programme Newride[48] de promotion des deux-roues électriques et en inaugurant un système de vélos en libre-service, appelé VeloPass[49].

Réseau routier

Fribourg se situe sur l'autoroute A12 qui la relie sur un axe est-ouest à Zurich, via Berne d'une part et à Genève via Vevey-Lausanne d'autre part. L'autoroute contourne la commune dont les deux points d'accès (les sorties Sortie d'autoroute 7 (Fribourg-Sud) et Sortie d'autoroute 8 (Fribourg-Nord)) sont situés sur les communes avoisinantes (Granges-Paccot et Givisiez). Si avec une moyenne de 35'000 véhicules par jour[50], l'autoroute A12 est loin de sa saturation, la situation est différente en centre-ville. En effet, le quartier historique du Bourg souffre notamment du trafic pendulaire entre le quartier du Schoenberg et l'accès à l'autoroute. Le nouveau Pont de la Poya, prévu pour 2014, devrait décharger le centre-ville d'une grande partie du trafic et soulager les monuments historiques comme la cathédrale qui souffre de la pollution.

Réseau ferroviaire et bus régionaux

Fribourg est située sur l'une des principales lignes ferroviaires de Suisse, la ligne du Plateau qui relie Genève à Saint-Gall par Lausanne, Berne, Olten et Zurich. La gare de Fribourg est desservie toutes les heures par un InterCity CFF Genève-Aéroport - Saint-Gall et un InterRegio CFF Genève-Aéroport - Lucerne. Une ligne régionale partant de Fribourg vers Payerne et Yverdon-les-Bains, des trains régionaux CFF desservent également à partir de Fribourg Yverdon-les-Bains et Romont à raison d'un train par heure. Fribourg est également la tête de la ligne S1 du S-Bahn Bern qui dessert Berne et Thoune. En outre, Fribourg est l'une des gares principales du réseau des Transports publics fribourgeois (TPF). Un train régional TPF relie Fribourg à Neuchâtel par Morat toutes les heures.

Dès le 11 décembre 2011, Fribourg sera le centre d'un nouveau réseau express régional (RER Fribourg|Freiburg). À partir de cette date, des RegioExpress CFF et TPF relieront toutes les demi-heures Bulle par Romont. Sept fois par jour, des rames iront jusqu'à Berne.

Fribourg est enfin l'un des pôles principaux du réseau de bus régionaux TPF. La gare de Fribourg dispose, en plus de l'espace ferroviaire, d'une gare routière de quelque vingt quais. Les bus régionaux relient principalement Fribourg aux districts de la Singine et de la Sarine.

Formation

Les hautes écoles et l'Université de Fribourg sont bilingues et proposent des cours en allemand et / ou français dans tous les niveaux d'études.

Sport

  • Fribourg-Gottéron : Club de Hockey sur glace de Fribourg et sa patinoire Saint-Léonard, antre des dragons et rendez-vous privilégié des amoureux de la rondelle. (Jamais champion mais toujours vaillant!)
  • Fribourg Olympic : Club de Basketball le plus titré de Suisse. Il est notamment connu pour sa formation au sein de son Académie de Basket
  • FC Fribourg
  • Rugby Club Fribourg
  • Fribourg-Natation

Manifestations sportives


Autorités

La ville est dirigée par un Conseil communal de cinq membres à plein temps (neuf avant 2001) dont le président ou maire porte le titre de syndic. Le pouvoir réglementaire est exercé par un Conseil général (législatif) de 80 membres, dont le président était le syndic jusqu'au début de 1982.

Les Syndics de la ville de Fribourg

  • Jean de Montenach (1798-1802)
  • Gaspard Lottas (1802-1803)
  • Philippe de Gottrau (mars-avril 1803)
  • Pierre-François Savary (avril-juin 1803)
  • Jean-Pierre Philippe de Raemy (1803-1808)
  • François-Pierre Savary (1809-1821)
  • Albert Fégely (1821-1842)
  • Philippe d'Odet (1842-1847)
  • Pierre-Joseph Farvagnié (1848)
  • Jean-Théobald Hartmann (1848-1849)
  • Jean-Auguste Cuony (1849-1857)
  • Gaspard Lalive d'Epinay (1857-1858)
  • Louis de Chollet (1858-1886)
  • Paul Aeby (Conservateur) (1886-1895) fut Conseiller national
  • Louis Bourgknecht (1895-1903)
  • Ernest de Weck (Cons.) (1903-1919) fut Conseiller aux États
  • Romain de Weck (Cons.) (1919-1922)
  • Pierre Aeby (Cons.) (1922-1938) (fut président du Conseil national)
  • Ernest Lorson (Cons.) (1938-1950)
  • Jean Bourgknecht (Cons.) (1950-1959) fut Conseiller national puis Conseiller aux États et Conseiller fédéral
  • Max Aebischer (Cons.) (1960-1966) fut président du Conseil national et Conseiller d'État
  • Lucien Nussbaumer (PLR) (1966-1982)
  • Claude Schorderet (PDC) (1982-1993) nommé président Banque Cantonale de Fribourg
  • Dominique de Buman (PDC) (1994-2004) est Conseiller national
  • Jean Bourgknecht (1962) (PDC) (2004-2006), petit-fils de Jean Bourgknecht qui fut syndic durant la période (1950-1959)
  • Pierre-Alain Clément (PS) 2006-

Les autres membres du Conseil communal sont pour la période administrative 2006-2011:Jean Bourgknecht vice-syndic, Marie-Thérèse Maradan Ledergerber (PS), Charles de Reyff (PDC) et Madeleine Genoud-Page (Parti chrétien-social) (élue en 2006 à la place de Claude Masset, PLR, qui perd son siège).

Les Présidents du Conseil général (législatif) de la ville de Fribourg

(Loi du 25 septembre 1980)

  • 1982-1983 Roselyne Crausaz (PDC)
  • 1983-1984 John Clerc (PS)
  • 1984-1985 Denis Volery (PLR)
  • 1985-1986 Michel Monney (PCS)
  • 1986-1987 Emmanuel de Reyff (PDC)
  • 1987-1988 Bernhard Flühmann (PS)
  • 1988-1989 Bernard Garnier (PLR)
  • 1989-1990 Joseph Jutzet (PCS)
  • 1990-1991 Michel Passaplan (PDC)
  • 1996-1997 Monika Thiébaud-Bachmann (PDC)
  • 1997-1998 Irène Baeriswyl-Rouiller (PS)
  • 1998-1999 François Merlin (PLR) (devenu PDC en 2001)
  • 1999-2000 André Schönenweid (PDC)
  • 2000-2001 Olivier Spang (PCS)
  • 2001-2002 Nicolas Betticher (PDC)
  • 2002-2003 Christine Müller (PS)
  • 2003-2004 Jean-Pierre Largo (PLR)
  • 2004-2005 Béatrice Ackermann-Clerc (PCSO)
  • 2005-2006 Thierry Steiert (PS)
  • 2006-2007 Laurent Praz (PDC)
  • 2007-2008 Catherine Nusbaumer (PS)
  • 2008-2009 Jean-Jacques Marti (PLR)
  • 2009-2010 Eva Heimgärtner (PCS)
  • 2010-2011 Thierry Gachet (PDC)
  • 2011-2012 Oliver Collaud (Verts)

Pour la législature 2011-1016, suite aux élections générales de mars 2011, le Conseil général se compose de 25 PS, 17 PDC, 11 Verts, 10 PLR, 9 UDC, 7 PCS et 1 PVL. Pour la législature précédente, le Conseil général se composait de 23 PDC (démocrates-chrétiens), 22 PS (socialistes), 9 Verts, 9 PCSO (7 Parti chrétien social et 2 Ouverture), 9 UDC (Union Démocratique du Centre), 8 PLR (libéraux-radicaux).

Pour la précédente période administrative 2001-2006, le conseil général se composait de 28 PDC (démocrates-chrétiens), 23 PS (socialistes), 11 PLR (libéraux-radicaux), 11 PCSO (8 Parti chrétien social et 3 Ouverture), 7 Verts (sous le nom de "Liste Citoyenne"). 1 PLR a passé au PDC portant l'effectif de ce groupe à 29 et réduisant celui du PLR à 10. La gauche a ainsi 41 sièges contre 39 à la droite et au centre. En 2006, la répartition est de 40 sièges pour la droite et le centre (23 PDC, 8 PLR, 9 UDC) contre 40 à la gauche (22 PS, 9 Verts, 7 chrétiens-sociaux, 2 Mouvement ouverture).

Jumelage


Villes au nom similaire dans le monde

Europe

Amériques

  • Freyburg, États-Unis (Texas)
  • Fryburg ou Freyburg, États-Unis (Ohio)
  • Fryburg, États-Unis (Clarion County, Pennsylvanie)
  • Fryeburg, États-Unis (Maine)


Annexes

Liens internes

Liens externes

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Références

  1. [xls] Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 sur Office fédéral de la statistique. Consulté le 13/01/2009
  2. Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 23 septembre 2010
  3. a et b Bilan de la population résidante permanente (total) selon les districts et les communes, en 2009 sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 1er septembre 2010
  4. Wulf Müller, Ernst Tremp, « Nuithonie » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne
  5. Joël Chételat, Pierre Dessemontet, Mix&Remix, Géographie de la Suisse, Ed. LEP, 2010
  6. http://www.meteosuisse.admin.ch/web/de/klima/messsysteme/boden/swissmetnet/infos_messtation/fribourg.html
  7. Office fédéral de la Statistique
  8. a, b, c et d Hermann Schöpfer, Petit Guide de la ville de Fribourg, Ed. Saint-Paul, 1990
  9. Selon l'historien Pierre de Zurich
  10. Perrine Kervran et Véronique Samouiloff, documentaire « Du gruyère royaliste. La contre révolution à Fribourg », La Fabrique de l'histoire, 8 novembre 2011
  11. [zip] Evolution de la population des communes 1850-2000 sur Office fédéral de la statistique. Consulté le 13/01/2009
  12. Bilan de la population résidente permanente (total) selon les villes 2000-2008 sur Office fédéral de la statistique. Consulté le 17/07/2010
  13. Idem
  14. Idem
  15. Idem
  16. http://www.fribourgregion.ch/
  17. Idem
  18. Idem
  19. Idem
  20. Idem
  21. Site des salles Nuithonie et Equilibre
  22. Depuis janvier 2010, voir le site de l'agglo
  23. http://www.tcf.ch/
  24. http://www.kellerpoche.ch/
  25. http://www.marionnette.ch/theatre.html
  26. http://www.lebilboquet.ch/
  27. Site de l'opéra de Fribourg
  28. Site de l'OCF
  29. Site de l'OVUF
  30. Site de l'OJF
  31. Site de Fri-Son
  32. Site de la Spirale
  33. Site du Nouveau Monde
  34. Site des Rencontres de folklore internationales
  35. Site du Festival de musiques sacrées
  36. Site du Festival du Lied
  37. Site du Festival de la Guitare
  38. Site de la Jazz Parade
  39. Site du Belluard Bollwerk International
  40. a et b Description de la fête sur le site de Fribourg Tourisme
  41. Site du Musée d'art et d'histoire
  42. Site de la bibliothèque de la ville
  43. Site de la bibliothèque interculturelle
  44. Page des restaurants agréés par le site du Produit du Terroir du Pays de Fribourg
  45. Joël Chételat, Pierre Dessemontet, Mix&Remix, Géographie de la Suisse, Ed. LEP, 2010
  46. Funiculaire de Fribourg sur le site de Fribourg Tourisme.
  47. Détail du résultat de l'enquête
  48. Page relative sur le site de la ville
  49. Page de l'entreprise VeloPass
  50. [http://www.astra.admin.ch/dokumentation/00119/04504/index.html?lang=fr Site de l'Office fédéral des routes, rapport 2011
  51. http://www.fr.ch/ville-fribourg/informations/1700/196_juin03.pdf
  52. Cf. Frère des cimes: Cent paroles, Mille secrets Par Geneviève Ruffier Lanche. Disponible sur Google Books



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