Abbaye de montmajour

Abbaye de Montmajour

Abbaye de Montmajour
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Latitude
Longitude
43° 42′ 22″ Nord
       4° 39′ 44″ Est
/ 43.7059803, 4.6623230
 
Pays France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département
Blason departement Bouches-du-Rhone.svg
Bouches-du-Rhône (13)
Ville
Blason Arles 13.svg
Arles (à 4 km)
Culte Catholique romain
Type Ancienne abbaye
Rattaché à Propriété d’État
depuis 1945
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style(s) dominant(s) Roman cistercien
Classé(e) Monument historique (1840)

L'abbaye Saint-Pierre de Montmajour était une abbaye bénédictine fondée en 948[1] à environ quatre kilomètres au nord-est d'Arles dans le département des Bouches-du-Rhône (France). Dès la fin du Xe siècle elle devint l'une des abbayes les plus riches de Provence et le monastère se développa, entre le XIe et le début du XVIIIe siècle, par la construction d'une série de bâtiments religieux et militaires. Abandonné à la fin du XVIIIe siècle puis fortement dégradé après la Révolution, cet ensemble architectural est désormais classé aux monuments historiques.

icône monument classé
L'abbaye Saint-Pierre de Montmajour fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1840[2].

Elle est aussi inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1968.

Sommaire

Histoire

Le cimetière des moines.

Le Moyen Âge

Sa création

En octobre 949, Teucinde, une femme de l’aristocratie Bourguignonne qui a suivi Hugues d'Arles en Provence, également soeur du prévôt du chapitre Gontard, achète l’île de Montmajour[N 1] qui appartient à l'archevêché d'Arles Manassès et en fait donation aux religieux qui y vivent ; l’abbaye est fondée[3],[4]. Teucinde confirme sa donation en 977. Dès 960, de nombreuses autres donations sont effectuées en faveur de l’abbaye à l’époque de son premier abbé Mauring et de son premier prieur Pons. En 963, le pape Léon III place le monastère sous son autorité directe.

Son rayonnement

L'abbaye devient au XIe siècle nécropole des comtes de Provence. En effet, en 1018 a lieu l'inhumation du comte Guillaume II, en 1026, celle de la comtesse Adelaïde et en 1063, celle du comte Geoffroy. Tous les trois sont inhumés initialement dans la crypte du XIe siècle avant d'être transférés au XIIe siècle au cloître.

Construite sur un rocher entouré de marais par des moines bénédictins, la petite abbaye Saint-Pierre étend rapidement son influence à Arles et en Provence grâce à un vaste réseau de prieurés (jusque cinquante-six au XIIIe siècle) et au pèlerinage de la Sainte-Croix. Un 3 mai, probablement en 1019, le pèlerinage de Montmajour appelé Pardon de Montmajour est en effet créé ; ce pardon est institué sous l’abbé Lambert, lors de la consécration de la première église Notre-Dame, en cours de construction, par l’archevêque d’Arles Pons de Marignane qui accorde à cette occasion la première indulgence historiquement attestée. Pendant tout le Moyen-Âge, l'abbaye draîne tous les 3 mai de nombreux fidèles de la région, jusqu'à 150 000 pélerins d'après Bertrand Boysset[N 2], un chroniqueur arlésien de la fin du XIVe siècle. En 1426, on compte 12 à 15 000 pélerins venant par le Rhône jusqu'à Arles pour le pélerinage de Montmajour[5].

De plus, l’abbaye, réputée, reçoit de nombreux dons : vers 1100, 112 églises et prieurés dépendent d’elles en Provence[6].

Du XIe au XIVe siècles, l'abbaye entretient avec la ville d'Arles des rapports conflictuels, en particulier en ce qui concerne les limites de son territoire, les marais et les droits de pêche et de chasse. Mais paradoxalement Arles, où l'abbaye possède deux églises paroissiales, représente un marché financier et une cité où les moines trouvent leurs fournisseurs, marchands et artisans. Les Arlésiens constituent également pour le monastère un réservoir de main-d'oeuvre. Au XIIIe siècle, l'abbaye de Montmajour est très riche et son abbé a le train de vie d'un grand seigneur. Toutefois à partir du XIIIe siècle, si le Pardon de Montmajour continue d'avoir du succès, l'abbaye n'attire plus les aumônes des fidèles.

Le début du déclin

En 1357 quand les Grandes compagnies ravagent la Provence, puis entre 1389 et 1399, lors du conflit avec Raymond de Turenne, les moines menacés protègent leur monastère par des ouvrages militaires : un mur d’enceinte aujourd’hui disparu et une tour encore appelée tour de Pons de l’Orme, du nom de l’abbé.

En 1405, l'abbaye perd l'indépendance de son abbatiat et se trouve rattachée à l'archevêché d'Arles. Ressurgi alors un long conflit avec son prieuré de Saint-Antoine-en-Viennois qui réussit même à s'annexer temporairement Montmajour en 1490. Les dissentions portent en particulier sur les reliques de saint Antoine disputées par les deux monastères. La querelle apaisée, l'abbaye mise en commende et ses prieurés ne cessent de régresser. Beaucoup passent à d'autres ordres ou à des laïcs contre un cens versé à l'abbaye-mère.

L'Ancien régime

En 1593, lors des guerres de religion, l’abbaye est occupée par les soldats de la Ligue catholique et les moines doivent se retirer pendant deux ans à Arles. A leur retour ils retrouvent une abbaye dévastée.

Au XVIe siècle, l'archevêque d'Arles, Jean Jaubert de Barrault y introduit la réforme bénédictine de Saint-Maur, mais il se heurte à une forte opposition des moines. Il doit faire appel en 1638 à des lettres patentes du roi l'autorisant si nécessaire à recourir à l'Intendant de Provence pour imposer le concordat de 1639. Les Mauristes prennent possession de ce monastère à la Saint-Michel 1639[7].

Sous la direction des nouveaux moines, des extensions sont entreprises : le lundi de Pâques 1703 l'archevêque d'Arles, François de Mailly pose la première pierre des nouveaux bâtiments conventuels de l'abbaye[8]. En 1726, un incendie très important nécessite des travaux de reconstruction, dirigés par l'architecte Jean-Baptiste Franque. Le dernier abbé de Montmajour est le cardinal de Rohan, connu par l'Affaire du collier de la reine[9]. L’abbaye est sécularisée en 1786.

Les Temps modernes

A la Révolution, l'ensemble monastique est vendu comme bien national. Les bâtiments, pour la plupart fort dégradés ou partiellement détruits, sont rachetés par la ville d’Arles en 1838. L'abbaye est classée Monument historique à partir de 1840[10] et les bâtiments restaurés sous le Second Empire, sous la direction d'Henri Antoine Révoil. Depuis 1945, l’abbaye est propriété d’État.

Description

L'ensemble de Montmajour est composé d'un ermitage (XIe siècle), d'un monastère de type médiéval (XIIe siècle), d'une tour de guet (XIVe siècle) et d'un monastère classique (début XVIIIe siècle).

Première église Notre-Dame

Cette première église Notre-Dame aujourd'hui disparue, est édifiée, côté est, entre 1016 et 1069[11] peut-être à l'emplacement de l'église du XIIe siècle.

Les documents du XIe siècle évoquent des constructions nouvelles. Le moine et historien bénédictin de Montmajour, Dom Chantelou, indique, dans un texte dont l’original a été perdu et ce texte mentionne l’année 1016, une basilique en l’honneur de Marie la mère du seigneur[12]. Un autre texte conservé à la bibliothèque d’Arles institue le jour de l’Invention de la Sainte-Croix, à laquelle une crypte est consacrée. Il s’agit d’un Pardon dont les aumônes étaient destinées à la construction de l’église Notre-Dame[12]. Cet acte, non daté mais souscrit par l’archevêque d’Arles, Raimbaud de Reillanne(1030-1069), est postérieur à la consécration de la crypte effectuée par son prédécesseur Pons de Marignane (1003-1029), un 3 mai probablement en 1019, à la demande du septième abbé de Montmajour, l’abbé Rambert.

L’église Notre-Dame est dont en cours de construction en 1016. Elle reçoit dès 1018 le corps du comte Guillaume II qui y est inhumé dans ses fondations, ainsi qu’en 1026, le corps de la comtesse Adélaïde, la femme de son père le comte Guillaume Ier. L’acte de fondation du Pardon de Montmajour indique qu’à cette date entre 1030 et 1062, l’église Notre Dame est toujours en construction. En revanche, en 1069, date de l’acte par lequel l’archevêque d’Aix, Rostaing, renonce à des biens en faveur de Montmajour, l’église de Notre-Dame est terminée[12]. Cet édifice appartiendrait donc à la vague de constructions du XIe siècle, presque totalement disparues lors des reconstructions du XIIe siècle[13].

Chapelle Saint-Pierre

Montmajour, l'église Saint-Pierre (XIe siècle).

Cette chapelle, à semi-troglodyte, est construite sur le flan sud-est de la colline vers 1030. Cette datation résulte de la comparaison stylistique des douze chapiteaux avec ceux du cloître de l'abbé Ardain à Tournus datés entre 1028 et 1052[14].

Ces chapiteaux, de style corinthien, pourraient provenir de deux ateliers, celui de Montmajour - Venasque et celui de Saint-Victor de Marseille - Vaison-la-Romaine[15]. Cette présence de chapiteaux corinthiens annonce la résurrection des chapiteaux corinthiens antiques au XIIe siècle en Provence[15]. D'une manière générale, le décor sculpté est remarquable par la persistance d'éléments stylistiques carolingiens associés à des motifs, tels les rosaces et palmettes, proches de l'art roman[15]. Malheureusement, la chapelle Saint-Pierre a été vandalisée en juillet 1976[16].

La chapelle Saint-Pierre renferme la pierre tombale du comte de Provence Geoffroy, mort en 1061 ou 1062[15].

La menace d'écroulement du mur sud dominant la plaine a nécessité, au fil des âges notamment au XVe et XVIIIe siècles, la pose de puissants contreforts qui compliquent la vision chronologique des modifications apportées depuis de XIe siècle[17].

Eglise Notre-Dame

Montmajour, l'église Notre-Dame (XIIe siècle) - vue extérieure.
L'église Notre-Dame (XIIe siècle) - la crypte.
L'église Notre-Dame (XIIe siècle) - vue intérieure.

Cette église appelée Notre-Dame est édifiée probablement à l'emplacement de la première église sur le versant nord de la colline, la déclivité du terrain se trouvant compensée par la présence d'une crypte, véritable église inférieure[17].

Cette crypte sert de fondation à l'église supérieure. On suppose qu'elle a joué un rôle liturgique lié au pèlerinage de la Sainte-Croix avant la construction de la chapelle dédiée de même nom[18]. L'église supérieure s'apparente au roman provençal du milieu du XIIe siècle. Elle comprend une voute en cul-de-four, une nef unique en berceau brisé et un transept. Elle est pratiquement sans décor[18].

Notre-Dame est édifiée en deux campagnes  : entre 1130-1150 puis entre 1153-1182, la crypte et la partie nord étant construites en premier[19]. Un texte rapporté par des historiens du XVIIe siècle[20] mais dont l'original est aujourd'hui perdu signale l'entrée des moines dans l'église en 1153. Cette date marquerait donc la fin de la première campagne. Toutefois l'église n'est pas achevée, probablement en raison de problèmes techniques liés à la déclivité du terrain ou à cause de difficultés financières[21]. Complété au XVe siècle par deux autres chapelles adjointes au nord, l'ensemble de l'église Notre-Dame est resté en bon état et a été peu affecté par les restaurations entreprises dès le XIXe siècle[19].

Cet ensemble est contemporain de la cathédrale Saint-Trophime d'Arles.

Chapelle Sainte-Croix

Montmajour, la chapelle de Sainte-Croix (XIIe siècle).
La Chapelle de Sainte-Croix de nos jours

La chapelle Sainte-Croix se dresse isolée à l'est du monastère à une distance d'environ 200m. Orienté est-ouest, ce petit édifice est basé sur un plan quadrilobé adapté au culte de la Sainte-Croix auquel il était dédié. L'ensemble du bâtiment est contrebuté de minces contreforts et entouré d'un cimetière laïc de tombes creusées dans la roche[22]. Son unité architecturale montre qu'il fut construit en une seule phase.

D'après les marques retrouvées sur le parement intérieur qu'on retrouve également dans la galerie nord du cloître, la chapelle aurait été érigée au moment de la mise en place du décor de cette galerie, c'est-à-dire vers 1170-1180, à la suite de la seconde phase de construction de l'église Notre-Dame. La chapelle a été construite pour le pèlerinage du Pardon. Initialement célébré au XIe siècle dans la crypte de la première église Notre-Dame, ce pèlerinage dans l'enceinte du monastère devait être une source de désagréments, ce qui expliquerait la création de cette chapelle à l'écart du monastère[22].

Au XVe siècle on a essayé d'accréditer une légende rattachant la création de cette chapelle à Charlemagne sur les tombes de chevaliers francs morts contre les Sarrasins. Un faux y a même été fabriqué par Jean de Pomo. Cette inscription attestant la fondation, écrite en caractères du XVe siècle, se trouve encore au linteau de la porte d'entrée de la nef[23].

Cloître

Montmajour, le cloître (XII-XIIIe siècles).
Montmajour, le cloître (XII-XIIIe siècles).

Le cloitre de Montmajour est situé au sud de l’église Notre-Dame ; il s’appuie sur le mur sud de l'église et sur la salle capitulaire. Il forme un espace rectangulaire de 24 m sur 26 m et ses galeries ont une largeur comprise entre 4,20 m et 4,50 m[24].

En fonction des études stylistiques et historiques, il est possible de dater le cloître et sa construction. Le cloître est construit entre 1140 et 1290 et se trouve pratiquement terminé en 1182. La galerie nord, le début de la galerie est et la salle capitulaire auraient été terminés avant 1182. La galerie ouest suivrait de peu et précèderait l’achèvement de la galerie est. Enfin, la galerie sud serait plus tardive et aurait été achevée au cours du XIIIe siècle[25]. Toutefois, le décor de ce monument reste inachevé à l’époque romane et se poursuit tout le long du XIIIe siècle[26] et du XIVe siècle[27]. Enfin, le cloître est restauré au XIXe siècle par Revoil une première fois en 1865-1866, puis en 1872-1873.

Le corps du comte de Provence Raimond-Bérenger III, mort le 5 avril 1181 est déposé à la première travée de la galerie est. Les corps de Guillaume et Adélaïde, vénérés comme bienfaiteurs du monastère y sont translatés, comme probablement celui de Geoffroy Ier[28].

Tour et fortifications

Montmajour, la Tour dite de Pons de l'Orme, construite au moment des grandes compagnies (XIVe siècle).

La tour et les constructions des XIVe et XVe siècles sont des édifices construits par le maitre d'oeuvre Guillaume Helinc à l'initiative de l'abbé cardinal Pons de l'Orme (1368-1380) à partir de l'année 1369 c'est-à-dire à l'époque où les grandes compagnies, puis les troupes de Du Guesclin ravagaient la Provence. Aujourd'hui, le mur d'enceinte de l'époque a totalement disparu.

Constructions mauristes

Ruines du Monastère Saint-Maur (XVIIIe siècle).

De nouveaux lieux réguliers (réfectoire, dortoir, bibliothèque et logis pour les hôtes) sont édifiés au couchant par la congrégation de Saint-Maur à partir de 1703, sur les plans de Pierre II Mignard. Ils sont reliés aux bâtiments anciens au moyen d'un "grand arceau" qui enjambe hardiment l'ancienne basse-cour. Endommagés lors d'un violent incendie en 1726, ils sont immédiatement réparés puis encore amplifiés à partir de 1748. Vendus comme bien national sous la Révolution, ils servent de carrière au début du XIX° et sont aujourd'hui en mauvais état.

C'est au cours de cette même campagne de construction qu'est transformé l'ancien dortoir, situé au dessus du réfectoire médiéval, en "infirmerie" destinée à recueillir les religieux malades ou trop âgés. Il ne reste presque rien de ces dispositions.

Abbés

Selon la règle de saint Benoît, l'abbé devait être élu par la communauté des moines, toutefois cela ne fut pas toujours le cas. Ainsi certains abbés n'appartenaient pas à la communauté de Montmajour. De même, au XVe siècle, les cardinaux-archevêques d'Arles portent le titre d'abbé, puis à partir du XVIe siècle, par le concordat de Bologne de 1516, le titre abbatial sera décerné par le roi.

Les premiers abbés

  • 955 : Norgalde, suppreamus monachorum[29]
  • 960-977 : Mauring[30]
  • 990 : Riculf ou Riculfe[N 3], évêque de Fréjus et neveu de Teucinde
  • 1019 : Rambert
  • 1020 : Archindric[31] ; il se trouvait déjà à Montmajour autour de 1005[32].
  • av.1053 : Audibert, déposé par l'archevêque d'Arles, Raimbaud de Reillanne associé à plusieurs grands dont Uc des Baux[33].
  • 1053-1058 : administration de l'abbaye sous l'autorité de l'archevêque Raimbaud de Reillanne[33].
  • 1058-1072 : Rolland ou Roland[34]; il est nommé par l'archevêque d'Arles, Raimbaud de Reillanne[33].
  • 1080 : Bermond dit aussi Brémond[35], proche de l'archevêque d'Arles Aicard. Il est destitué avec son protecteur au concile d'Avignon de 1080.
  • 1081 : Guilhem ; placé à la tête de l'abbaye par le comte de Provence Bertrand II[36].
  • 1081-1090 : Richard, oncle maternel de l'archevêque d'Arles Aicard; il avait pris le parti du pape et du comte dans le conflit les opposant à son neveu. Abbé de Saint-Victor, il est placé à la tête de l'abbaye de Montmajour par le pape Grégoire VII par la bulle du 18 avril 1081[37].
  • 1203-1234 : Guillaume de Bonnieux; en 1204, il se rend à Rome pour recevoir l'investiture spirituelle et temporelle.
  • 1249 : Raimon[38]
  • 1257 : Raymond de Pastea alias d'Ansouis
  • 1266-1286 : Bernard de Montmirat, nommé par le pape Clément IV.
  • 1287-1297 : Étienne de Sola de Montarene (décès en 1298). Moine de Saint-Gilles du Gard (1288), il n'appartenait pas à la communauté de Montmajour.
  • 1294 : Guillaume de Mandagout; il établit les statuts du monastère (probablement sans être abbé).
  • 1296 : Etienne de Montarène (en 1296 Durand de Trésémines, évêque de Marseille assiste le pape Boniface VIII pour régler le conflit entre Etienne de Montarène, abbé de Montmajour et Aymon de Montagny grand maître de Saint Antoine (Isère)).
  • 1304 : Rostang[39]
  • av. 1316 : Bertrand de Maussang, mort en 1316; la chapelle Notre-Dame-le-Blanche incluse dans l'église Notre-Dame, contient sa sépulture.
  • 1316 : Isnard de Pontevès. Abbé du Mont-Cassin (1316), il n'appartenait pas à la communauté de Montmajour.
  • 1353-1361 : Jaubert de Livron, mort en 1361.
  • vs 1368 : Pierre de Mortemart, évêque de Castres, (décès en 1369)
  • vs 1370 : Louis de Gamache[N 4]
  • 1368-1380[40] : Pons de l'Orme, mort en 1382; il est la bâtisseur de la tour sur laquelle figurent ses armes. Moine (cellerier ?) de Saint-Victor de Marseille (1368), il n'appartenait pas à la communauté de Montmajour. En 1380, il retrouvera l'abbaye de Saint-Victor dont il sera l'abbé jusqu'en 1383.
  • av. 1430 : Jean Hugolin, mort en 1430.

L'époque des archevêques d'Arles

Après le concordat de Bologne de 1516

Le concordat de Bologne est signé le 18 août 1516, lors du Ve concile du Latran, entre le Pape Léon X et le chancelier Antoine Duprat qui représente le roi de France François Ier. Ce concordat met fin à la Pragmatique Sanction de Bourges et tempère le gallicanisme. Il généralise également la mise en place dans le Royaume de France du régime de la commende.

Notes et références

Notes

  1. A cette époque, Montmajour est entouré par les marais.
  2. Il précise que les pélerins sont amenés contre rétribution, les arlésiens exigeant le monopole de ce service, sur des bateaux à fond plat sur l'île de Montmajour isolée au milieu des marais.
  3. Neveu de Gondard, il lui succède sur l'évêché de Fréjus et devient vers 990, abbé de Montmajour (d'après La Provence au Moyen Âge de Martin Aurell, Jean-Paul Boyer et Noël Coulet, page 20).
  4. Requête de Louis de Gamache, abbé de Montmajour contre Jean-Louis de Rochemaure, seigneur de Gallargues, 1370, ici.

Références

  1. Parc naturel du Luberon, Autour de l’An Mil en pays de Forcalquier, catalogue d’exposition, p 7
  2. Base Mérimée
  3. Congrès archéologique de France - 134e session, 1976 - Pays d'Arles, page 185:
    ... une bienfaitrice, du nom de Teucinde, acquiert d'abord par un échange avec l'archevêque Manassès en 949 "l'île de Saint-Pierre que l'on appelle Montmajour", puis à sa mort en 977 lègue définitivement par testatment la montagne de Montmajour à la petite communauté ...
  4. Site du patrimoine ici :
    C’est sur ce site, aux portes d’Arles, que s’établit une première communauté de Bénédictins en 949, inaugurant huit siècles de vie monastique.
  5. AMAR, CC 143
  6. Guy Barruol, « Le temporel de l’abbaye Saint-André au haut Moyen Âge », inGuy Barruol, Roseline Bacou et Alain Girard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 210
  7. Congrès archéologique de France - 134e session 1976 - Pays d'Arles, pages 220 et suivantes.
  8. Op. cit., page 223
  9. Annie Tuloup-Smith - Rues d'Arles qui êtes-vous ?, page 205.
  10. Source : fiche de la base Mérimée.
  11. Congrès archéologique de France - 134e session, 1976 - Pays d'Arles, page 188.
  12. a , b  et c Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 187.
  13. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 188.
  14. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 191.
  15. a , b , c  et d Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 193.
  16. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 239.
  17. a  et b Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 195.
  18. a  et b Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 197.
  19. a  et b Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 201.
  20. Chantelou
  21. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - pages 199,200.
  22. a  et b Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 219
  23. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 220
  24. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 202.
  25. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 207.
  26. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 210
  27. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 211.
  28. Société française d'archéologie - Congrès Archéologique de France, 134e session, 1976, Pays d'Arles - page 206.
  29. Op. cit., page 185
  30. Martin Aurell - Actes de la famille Porcelet d'Arles (972-1320) - acte n° 55, page 30 où l'abbé Mauring est cité dans l'acte de donation de l'île de Montmajour, daté du 17 août 977.
  31. La Provence au Moyen Âge de Martin Aurell, Jean-Paul Boyer et Noël Coulet, page 40
    ...Isarn élu à la tête de Saint-Victor en 1020 grâce à l'intervention d'Archindric, abbé de Montmajour ...
  32. Ibidem, page 41
    ... Les évêques et les vicomtes de cette ville (NDLR : Marseille) conservent un important contrôle sur cette institution (NDLR : Abbaye de Saint-Victor de Marseille) jusqu'autour de 1005 : à cette date, l'évêque Pons (978-1008) met l'abbé Guifré à sa tête sous les conseils des réformateurs Garnier de Psalmody et Archindric de Montmajour ...
  33. a , b  et c Florian Mazel - La noblesse et l'Eglise en Provence, fin Xe-début XIVe siècle, page 216
  34. Martin Aurell - Actes de la famille Porcelet d'Arles (972-1320) - acte n° 55, page 30
  35. Dans La Provence au Moyen Âge (page 46) de Martin Aurell, Jean-Paul Boyer et Noël Coulet, il est précisé :
    les légals pontificaux, Hugues de Die et Richard de Millau, abbé de Saint-Victor, le (NDLR : l'archevêque d'Arles, Aicard) déposent sans doute davantage pour son parti pris favorable à Henri IV et à l'antipape Clément III que pour l'irrégularité de son accession à l'épiscopat. Brémond, abbé de Montmajour, proche d'Aicard, est chassé de son monastère par la même occasion.
  36. Florian Mazel - La noblesse et l'Eglise en Provence, fin Xe-début XIVe siècle, page 214.
  37. Florian Mazel - La noblesse et l'Eglise en Provence, fin Xe-début XIVe siècle, page 217
  38. Martin Aurell - Actes de la famille Porcelet d'Arles (972-1320), acte n°389, p.305
  39. Joseph Hyacinthe Albanés - Gallia christiana novissima, page 576, n°1425 ici.
  40. Congrès archéologique de France - 134e session 1976 - Pays d'Arles, page 444.
  41. Abbaye de Montmajour. Fonds Du Roure. (BM Arles) - Gaston Savary, abbé de Montmajour contre les consuls, les communautés d'Arles, Tarascon et les héritiers de Louis d'Acqueria d'Avignon, 1462 (sic, pour 1642). 29 p. papier, broché, ici.
  42. a  et b Charles Berton, Jacques-Paul Migne - Dictionnaire des cardinaux – page 551 : ici
  43. Abbaye de Montmajour. Fonds Du Roure. (BM Arles) - Lettres de louis XIII relatives à un procès entre le cardinal Alexandre de Bichi, abbé de Montmajour et Marie et Sibille d'Aiguières, filles et héritières de feu Joseph de la ville d'Avignon, vers 1638 (sic). Parchemin, ici
  44. ici

Voir aussi

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Bibliographie

  • L'abbaye de Montmajour, Provence de Jean-Maurice Rouquette et Aldo Bastié / (ISBN 2-85822398X)
  • L'abbaye de Montmajour de Remi Venture (Equinoxe) / (ISBN 2-908209-071)
  • Abbaye de Montmajour de Mognetti/Breton / (ISBN 2-73731-2337)
  • Abbaye de Montmajour de Paul Gauthier (Golias Eds) / (ISBN 2-91145-3379) (épuisé)
  • Congrés archéologique de France 134e session 1976 PAYS D'ARLES, pages 182-239 - Société française d'Archéologie, Paris 1979


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