Studios Disney de 1950 à 1973
Article principal : Walt Disney Pictures.
L'historique des Studios Disney
v · 1922-1937 : Les séries de courts métrages d'animation
1937-1941 : Les premiers longs métrages d'animation (Premier âge d'or)
1941-1950 : Première grève, Seconde Guerre mondiale et conséquences
1950-1973 : Début dans la télévision et les films, Décès de Walt Disney
1973-1988 : Le studio endormi
1989-1995 : Second âge d'or
1995-2005 : Animation de synthèse et suites
• 2006-aujourd'hui : Pixar aux commandes

L'histoire des Studios Disney de 1950 à 1973 est marquée par le retour de la production des longs métrages d'animation semblables à ceux du « Premier Âge d'Or » (1937-1941) avec en premier lieu Cendrillon (1950) et par une importante diversification des productions du studio. Il s'engage dans les films en prise de vue réels, avec acteurs, mais aussi dans la production d'émissions et séries télévisuelles. En dehors de l'activité de studio, l'entreprise entame aussi la construction d'un premier parc à thèmes en Californie au début des années 1950, Disneyland, puis un second en Floride à la fin des années 1960, le complexe de Walt Disney World Resort.

La période pourrait s'achever brutalement avec la mort de Walt Disney en 1966 mais elle se prolonge jusqu'en 1973, date de sortie du dernier long métrage initiée par le fondateur du studio. Du côté des courts métrages, la plupart des séries phares du studio sont stoppées officiellement en 1956 mais quelques unes continuent au plus tard jusqu'en 1961 sauf les productions de division éducative Walt Disney Educational Productions. Le film d'animation Les Aventures de Winnie l'ourson sorti en 1977 est souvent associé à cette période en raison de son succès mais comme c'est en réalité une compilation de trois moyens métrages produits eux en 1966, 1967 et 1974, il est préférable de le dissocier de la période.

Sommaire

Historique

Années 1950 : Diversification

Les années 1950 marquent le retour du studio à la production de longs métrages d'animation avec Cendrillon (1950) mais aussi l'apparition de programmes télévisés Disney, d'émissions de divertissements regroupant des séries en prises de vue réelles, des activités et des (re)diffusions de courts métrages. Richard Schickel écrit que Bambi marquait la fin d'une période dédiée exclusivement à l'animation et qu'avec Cendrillon il débute une nouvelle dans laquelle l'animation n'est qu'un des éléments de la production[1]. Leonard Maltin précise qu'au début des années 1950, Walt Disney ne s'intéresse plus uniquement à l'animation et encourage ses équipes sur des projets indépendants principalement dans les films en prises de vue réelle[2]. Steven Watts indique que la conjonction entre la sortie des longs métrages d'animation et la promotion de jouets et vêtements associés, est devenue une tradition chez Disney durant la décennie de Cendrillon et La Belle au bois dormant[3]. Les autres productions du studio seront elles aussi associées à des produits dérivés comme Zorro, le Mickey Mouse Club et Disneyland[3].

Retour aux longs métrages d'animation

Pour l'animation, les racines de cette période remontent à la fin des années 1930, durant le premier Âge d'or du studio. À la fin des années 1930, le studio Disney se lance sur de nombreux projets. Les trois principales productions entamées sont Cendrillon (1950), Alice au pays des merveilles (1951) et Peter Pan (1953)[4]. Mais de nombreux éléments liés entre autres à la Seconde Guerre mondiale ont forcé le studio à repousser ces projets et à modifier sa production durant la décennie des années 1940. Steven Watts attribue à Ben Sharpsteen, nommé producteur sur de nombreux films après le départ de Burt Gillett en 1934, une part importante dans les différents projets d'évolutions des productions du studio durant les années 1940 mais surtout 1950[5] : les courts métrages éducatifs, la série True Life Adventures, Cendrillon et Alice au pays des merveilles[6]. Pour beaucoup, il était juste au-dessous de Walt dans la hiérarchie du studio[6]. Durant les années 1950, le studio poursuit l'adaptation de contes pour enfants en longs métrages d'animation[7].

La seule sortie au cinéma de Cendrillon a généré 7,8 millions d'USD, d'après Barrier, répartis entre RKO et Disney[8] soit 4 millions d'USD de revenu pour Disney d'après Maltin[9]. Gabler évoque la somme de 7,9 millions d'USD sans répartition[10]. Les profits du film, en additionnant les revenus records des ventes, de la musique du film, des publications et d'autres produits dérivés ont fait gagner à Disney assez d'argent pour financer une partie de sa production de films (animations et prises de vues réelles), établir sa propre compagnie de distribution, entrer dans la production télévisuelle et commencer à construire le parc Disneyland à Anaheim (Californie)[11].

La télévision, support de promotion

La première connexion entre Disney et la télévision remonte à la la fin de l'année 1944 quand RCA, propriétaire du tout jeune réseau NBC, demande à Disney de concevoir un film promotionnel pour ce nouveau média, intitulé The World in Your Living Room, jamais achevé[12]. La collaboration a permis à l'équipe de Disney d'appréhender le milieu de la production télévisuelle[12]. En 1948, Disney demande au cabinet d'étude C. J. Laroche de produire un rapport sur les avantages, risques et efforts à fournir pour que le studio entre dans le monde de la télévision[12]. En mars 1950, Walt Disney envisage la production de ses propres émissions de télévision, une simple diffusion des courts métrages d'animation, idée proposée à son frère Roy[13]. Le rapport intitulé Television fort Walt Disney Productions est rendu en septembre 1950[12]. En novembre 1950, le studio annonce officiellement qu'il va produire pour la télévision mais selon les conseils du cabinet, de manière progressive[12].

À la demande de la NBC, Disney produit une émission télévisée spéciale pour Noël 1950 nommée One Hour in Wonderland[12],[14] qui reprend le principe de Mickey et le Haricot magique de Coquin de printemps (1947) présentée par Edgar Bergen et ses marionnettes Mortimer Snerd et Charlie McCarthy[15]. Elle se présente comme une fête aux studios Disney durant laquelle les enfants découvrent des extraits de Blanche-Neige et les Sept Nains, de Mélodie du Sud, quelques courts métrages de Donald Duck, Pluto et Mickey Mouse, un morceau de jazz interprété par le groupe d'animateurs Firehouse Five Plus Two et une « mise en bouche » de 5 minutes d’Alice au pays des merveilles [16]. Les extraits d’Alice contiennent quelques séquences d'animation et des enregistrements de Kathryn Beaumont jouant Alice[15]. L'émission sponsorisée par la Coca-Cola Company a coûté 125 000 USD, dont 100 000 USD payés exclusivement par Coca-Cola selon Neal Gabler[13].

Selon un commentateur, le fait d'avoir annoncé à la télévision la sortie du film avec des extraits aurait généré à lui seul un million des revenus en salles du film[15]. Walt avait déjà envisagé en mars 1950 la production de ses propres émissions de télévision, notamment pour diffuser ses courts métrages d'animation[13]. La télévision devient un « point de vente » pour Disney[17]. C'est le début de ce qui sera désormais appelé la « machine commerciale Disney » et produira de nombreuses publicités telles qu'une page pseudo-informative dans le Life Magazine du 22 janvier 1951[18].

Le studio produit une émission spéciale pour promouvoir Peter Pan[19]. L'émission, nommée The Walt Disney Christmas Show, est diffusée le 25 décembre 1951[20]. Cette émission, produite pour un budget alors record de 250 000 USD, a aussi servi à promouvoir la ressortie de Blanche-Neige et les Sept Nains (1937)[15]. Alice au pays des merveilles n'obtient pas le succès escompté et provoque un million d'USD de perte, réduisant d'autant les profits de Cendrillon[21]. Avec Alice aux Pays des Merveilles puis Peter Pan, Walt Disney découvre que les critiques sont plus vives quand l'histoire provient d'une seule source littéraire connue[22]. Toutefois avec ses émissions spéciales, le studio s'est créé le noyau d'un service dédié à la production télévisuelle.

Article détaillé : Walt Disney Television.

Walt Disney engagé dans d'autres projets

Barrier rappelle que les priorités de Walt Disney ont changé peu ou prou avec la production du film Cendrillon. Allan note que la présence de Disney aux réunions de productions se fait rare alors qu'il apparaît de plus en plus en public[23]. Mais ce phénomène n'est pas récent. En 1934, après le départ de Burton Gillett, Ben Sharpsteen a été nommé producteur sur de nombreux films dont la plupart des longs métrages, et Steven Watts lui attribue une part importante dans les différents projets d'évolution des productions du studio durant les années 1940 mais surtout 1950[5]. Mais Walt prend de plus en plus de distance avec la supervision rapprochée de la production comme il avait coutume de le faire durant les premiers longs métrages. Au début des années 1950, il continue d'assister aux réunions de scénario, aux projections tests et aux choix des acteurs vocaux mais délègue les autres étapes de production[24].

Ainsi Walt s'accorde plus de temps pour lui-même, se consacrant à des hobbies, et pour sa famille ; avec un voyage de treize semaines en Europe[25] en 1949[26]. Le médecin de famille des Disney conseilla à Walt, dès 1946, de se trouver un passe-temps[27], ce qui le pousse à s'intéresser aux modèles réduits avec, par exemple, la confection de trains miniatures2[28],[29]. Au sein du studio, il participe moins aux productions en animation et s'investit dans les films en prises de vue réelles avec L'Île au trésor (1950)[30]. Pour Barrier, Walt adopte de plus en plus l'image traditionnelle du producteur de films[31]. La communication entre Disney et les trois réalisateurs de Cendrillon s'est transformée durant la production du film de réunions régulières en un échange de mémorandums[31]. Gabler indique que Walt laisse aux trois équipes de productions dirigées respectivement par Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske, le soin de finaliser Cendrillon[32].

Pour de nombreux auteurs, la genèse du parc Disneyland remonte à la période de la fin des années 1940 avec à la fois le Carolwood Pacific Railroad achevé fin 1950, au film Danny, le petit mouton noir et au fait que Walt passe ses jours de repos à regarder ses filles jouer dans un parc[33]. Le projet de parc à thème germe petit à petit dans son esprit jusqu'en décembre 1952, année où il lance un vrai développement en créant une société dans ce but, WED Enterprises[34]. Pour Allan, le succès de Cendrillon a donné à Walt Disney assez de confiance pour se lancer dans ce projet de parc de loisirs[35].

La production de L'Île au trésor est le résultat de deux phénomènes. Le premier est la production depuis 1941 de films comportant de plus en plus de scènes puis de séquences en prises de vue réelles (cf. Les Studios Disney de 1941 à 1950 - Les premiers films Disney avec acteur). Le second est purement financier : depuis la Seconde Guerre mondiale, la société Disney possède des actifs qu'elle ne peut convertir en dollars et rapatrier aux États-Unis[30] estimé en 1948 à 8,5 millions d'USD[36].

Mais l'équipe des Neuf Sages de Disney et Norman Ferguson ont la confirmation des problèmes d'absences de Walt Disney rencontrés lors de la production d’Alice au pays des merveilles (1951)[21] et de Cendrillon (Cf Walt Disney engagé dans d'autres projets). Walt Disney s'éloigne petit à petit de l'animation, il participe encore aux réunions de travail des longs métrages jusqu'à celles du film Les 101 Dalmatiens (1961) mais depuis 1952 avec la production de La Belle et le Clochard (1955) il est, d'après Marc Davis, « difficile de l'avoir sous la main[37]. » Au début des années 1950, des idées pour un parc d'attractions germent dans l'esprit de Walt Disney[21] et se concrétisent en décembre 1952 avec la création d'une société dédiée : WED Enterprises[34].

Les documentaires animaliers

Lors d'un voyage en août 1948 en Alaska[38], Walt rencontre Alfred Milotte, propriétaire d'un magasin d'appareils photos et sa femme institutrice Elma[39]. Ils engagent une discussion sur les documentaires consacrés à l'Alaska dont le résultat sera le poste de photographe sur la série de documentaires animaliers True Life Adventures[40]. Le premier épisode est L'Île aux phoques (On Seal Island) sorti en décembre 1948[38].

En l'absence de distributeur, la série dont la production se poursuit n'est pas distribuée. En 1953 et pour résoudre ce problème, Disney fonde sa propre société de distribution, la filiale Buena Vista Entertainment[41], afin d'assurer la distribution de ces films assez éloignés des productions d'animation. Le premier film distribué est Le Désert vivant sorti en novembre 1953[42]. Le tournage du Désert vivant à peine achevé courant 1952, Disney demande aux photographes de filmer la grande prairie américaine qui s'étend entre le fleuve Mississippi et les montagnes rocheuses[43]. Grâce à un début de tournage avant la sortie du Désert vivant, le nouveau film, intitulé La Grande Prairie sort dès l'année suivante, en août 1954[43].

Production de longs métrages en prise de vue réelle

Durant les années 1940, le studio Disney ajoute petit à petit à la production des films d'animation, celle des films en prise de vue réelle. Au début les compilations contiennent un peu puis de plus en plus de séquences en prises de vue réelle. Le film Danny, le petit mouton noir (1949) ne comporte que quatre courtes séquences en animation[44]. Le studio Disney franchit le pas à cause d'actifs financiers bloqués au Royaume-Uni, la production . À la fin de l'année 1948, les fonds de la société bloqués dans les pays étrangers, dont le Royaume-Uni, dépassent les 8,5 millions d'USD[36]. Walt Disney décide de créer un studio en Grande-Bretagne, Walt Disney British Films Ltd[36] ou Walt Disney British Productions Ltd en association avec RKO Pictures[45] et lance la production de L'Île au trésor (1950).

À l'époque de Danny, le petit mouton noir (1949), les studios Disney ne comptaient qu'un seul petit plateau de tournage, le Stage 1[46] de 1 000 m2[47] construit en 1940, en même temps que le bâtiment pour l'animation[48]. Le Stage 2 n'a été construit qu'en 1949 en partie pour répondre aux besoins de la télévision[48].

Pour tourner des films en Grande-Bretagne, le studio utilise d'abord les locaux des Denham Film Studios dans le Buckinghamshire près de Londres[49]. Mais dès 1952 le studio de Denham ferme ses portes, la dernière production tournée au studio est Robin des Bois et ses joyeux compagnons de Disney[50]. De juin à septembre 1952, Walt Disney retourne en Grande-Bretagne pour la production de La Rose et l'Épée (1953)[51]. Malgré les critiques à l'encontre de La Rose et l'Épée (1952), l'équipe chargée par Disney de faire ce second film en terre britannique est reprise pour un troisième film historique, Échec au roi (1954)[52]. Juste après la sortie de Peter Pan en février 1953, il supervise à nouveau au Royaume-Uni, Échec au roi en avril et de juillet à août 1953[51].

C'est à la suite que mauvais résultat du film Échec au roi que Disney a pris la décision d'arrêter la production de films au Royaume-Uni[43]. Après avoir choisi d'adapter le roman Vingt mille lieues sous les mers (1869) de Jules Verne, le studio Disney se retrouve handicapé par l'absence d'une équipe dédiée aux films en prise de vue réelle[53]. Pour réaliser Vingt Mille Lieues sous les mers (1954), il choisit Richard Fleischer, fils de Max Fleischer et neveu de Dave Fleischer, grands rivaux de Walt Disney, créateurs des Studios Fleischer et connus pour les dessins animés Betty Boop et Popeye[53].

Innovations et changements dans le cinéma et l'animation

La grande innovation des années 1950 pour le cinéma intervient en 1953 avec le lancement par la 20th Century Fox du CinemaScope[54],[55] dont le principe est d'anamorphoser l'image sur un écran plus large[56]. Le CinemaScope est alors adopté par toutes les compagnies sauf Paramount Pictures qui propose peu de temps après le VistaVision. Le studio Disney engage Richard Fleischer pour aider à résoudre la complexité technique du tournage de Vingt Mille Lieues sous les mers (1954)[57]. Il utilise alors le format CinemaScope pour les scènes de mouvements du sous-marin Nautilus afin de renforcer l'effet dynamique[57]. Ayant réussi avec Vingt Mille Lieues sous les mers, Fleischer aurait encouragé le studio à utiliser le format CinemaScope sur les longs métrages d'animation, La Belle et le Clochard alors en production bénéfice d'un tournage dans ce format[57] et d'autres films comme L'Infernale Poursuite (1956)[58]. Au sujet du film L'Infernale Poursuite, le réalisateur Francis D. Lyon explique qu'il a apprécié ce nouveau format « plus facile pour la mise en scène et plus économique en réduisant les installations principalement pour les tournages en extérieur[58]. »

Autre technologie, l'usage du format d'image élargi Super Technirama 70 inauguré sur le court métrage documentaire Grand Canyon (1958)[59] puis utilisé sur La Belle au bois dormant[60]. Aux débuts des années 1960, le département des Encrages et peinture du studio réduit son effectif avec l'introduction du système de reprographie Xerox[61].

Arrêt des courts-métrages d'animation - émissions télévisées régulières

En 1956, Walt Disney décide de stopper la production de courts métrages, le studio se concentre alors sur les longs métrages et la télévision[62]. De plus les dessins animés coutent alors 75 000 USD chacun, ce qui est difficile à rentabiliser uniquement par une exploitation en salle, la télévision drainant le public des cinémas[63], comparé aux 35 000 USD en 1935 nécessitant 18 mois de commercialisation[64].

L'émission emblématique de cette époque est The Mickey Mouse Club, produite par les studios à partir de 1955. L'activité télévisuelle sera produite sous le nom Walt Disney Productions jusqu'à la création des filiales spécifiques dans les années 1980, Walt Disney Television et Walt Disney Pictures.

Changement d'époque

Le succès du film Fidèle Vagabond (1957) avec ses 8 millions d'USD de recettes aux États-Unis, a convaincu le studio Disney que pour prospérer il devait poursuivre la production de films en prise de vue réelles modestes et reléguer l'animation à une activité secondaire[65]. Ce film est aussi le premier d'un grand nombre de productions Disney mêlant enfant(s) et chien(s)[66].

La production de La Belle au bois dormant (1959) dénote par son style graphique marqué par les très nombreuses esquisses et les décors d'Eyvind Earle qui donne au film un aspect de chef d'œuvre du vitrail médiéval avec des couleurs découpées au rasoir, de longues lignes verticales et des perspectives planes[67] ou des peintures du début de la Renaissance[68]. Mais comme l'indique, Olly Johnston et Frank Thomas, les animateurs ont du modifier le dessin des personnages pour s'adapter aux décors, l'inverse des précédentes productions[69].

En 1959, le mauvais résultat de La Belle au bois dormant confirme pour le studio que les contes de fées ne sont plus un format de film viable et que même si les longs métrages d'animations sont toujours possibles il faut s'adapter aux nouvelles attentes du public[70]. De l'autre côté, le très bon résultat financier de Quelle vie de chien !, 9 millions d'USD pour une comédie légère avec un scénario très maigre mais entouré de rebondissements et de séquences comiques[70]. De plus Darby O'Gill et les Farfadets (1959), lui aussi basé sur le folkore n'a pas séduit le jeune public américain en raison des accents irlandais trop prononcés, public plus séduit par une rediffusion du court métrage Pique-nique sur la plage (1939)[71]. Ce film a attiré moité moins de gens que Quelle vie de chien ![71]. Ce mauvais résultat malgré le temps passé en production et le niveau de détail, sans parler du budget, a déçu Walt Disney et a finalisé le choix du studio de produire des comédies plus familiales les années suivantes[71],[72], des histoires sur les enfants, les chiens et autres animaux[70].

L'année 1959 marque le premier résultat financier négatif depuis dix ans, principalement à cause du coût de production de La Belle au bois dormant[73],[74]. Le film marque donc un tournant dans les productions du studio, la fin des variations sur les thèmes de contes de fées[70]. La production se concentre sur les films en prises de vue réelle.

Années 1960 : Films familiaux et « Qu'aurait fait Walt ? »

Derniers longs métrages d'animation ? Arrêts des documentaires

Le 21 mai 1958, Ken Peterson, directeur du département animation (futur Walt Disney Animation Studios) écrit à Walt Disney et l'informe que Ken Anderson réalise des tests pour des décors et des layouts afin de réduire le coût de production du film Les 101 Dalmatiens (1961)[75]. Anderson avait à sa charge la conception des dalmatiens et son idée était d'utiliser le procédé Xerox pour dupliquer les chiots dont les nombreuses tâches risquaient de faire envoler le budget du département encre et peinture[75].

Après la sortie de La Belle au bois dormant (1959) et alors que la production des 101 Dalmatiens (1961) s'achève, une partie des animateurs encore au studio, plusieurs ayant rejoints WED Entreprises, entame un film nommé Chantecler basé sur le personnage éponyme du Roman de Renart mais dès le 24 août 1960, Walt Disney mets en doute la possibilité de donner une personnalité à un coq[75]. Malgré quelles réunions au sujet de Chantecler les semaines suivantes, le film ne sera jamais achevé[75].

Le tournant de la décennie est aussi marqué par le dernier long métrage True Life Adventures, Le Jaguar, seigneur de l'Amazone (1960) car Walt Disney décide de changer de format, préférant des productions hybrides mélanger des images factuelles et des situations fictives[76], ce que l'on nomme docufiction. Cette décision sera comme de nombreuses décisions prises par Walt, juste et à temps, répondant aux attentes du public[76].

Films familiaux

Le film Le Troisième Homme sur la montagne (1959) se démarque des autres productions Disney par son tournage en décor réel très dispendieux, puisque réalisé en Suisse[71]. La production du film découle, comme le rappelle le réalisateur Ken Annakin, d'une passion de Walt Disney pour la Suisse qui était la destination estivale de Disney plusieurs années de suites[71],[77]. Une autre preuve de cette passion réside dans l'attraction Matterhorn Bobsleds ouverte le 14 juin 1959 à Disneyland et qui est une reproduction au 1/100e du Cervin[78].

Le film Le Clown et l'Enfant (1960) est l'un des premiers de Disney à faire l'usage d'un animal destructeur, ici un singe, que les personnages n'arrivent pas à comprendre, ni les spectateurs adultes mais qui, comme a pu le constater le studio, plait au enfantst[79]. L'Enlèvement de David Balfour renoue avec la production en terre britannique, production qui s'était arrêtée après la sortie de Échec au roi en 1954[80].

Décès de Walt Disney et conséquences

La fin de l'année 1966 est marquée par le décès de Walt Disney. Les projets en cours finissent d'être réalisé en suivant les dernières directives du fondateur du studio. Sous la direction créative de Disney, le studio a réalisé entre 1923 et 1966 plusieurs centaines de courts métrages, dix-neuf longs métrages dont « de nombreux comprennent des images mémorables »[81]. Les productions sous Disney ont défini la plupart des lignes directrices des futures Disney. Robert Tienman liste comme ingrédients essentiels des productions Disney : l'aventure, la romance, l'amitié, la fantaisie et la musique[81].

Les années 1970 sont marquées par l'absence de projets d'envergure pour la branche cinématographique de la société Walt Disney Productions suite au décès en 1966 de Walt Disney. La société se voue essentiellement à réaliser les dernières volontés de son fondateur en construisant le parc Walt Disney World Resort en Floride[82]. On peut quand même noter la sortie de quelques films importants dont :

Ce dernier film est devenu l'une des principales franchises des studios Disney et de la société entière.

Clôturant en quelque sorte cette période et en hommage au travail du studio considéré comme un art, une rétrospective Disney a eu lieu à l'été 1973 au Lincoln Center de New York[68].

Productions

Courts métrages d'animation

Longs métrages d'animation

Courts métrages en prises de vue réelle

  • 1954 : Stormy, the Thoroughbred with an Inferiority Complex

Longs métrages en prises de vue réelle

Documentaires

Moyens et courts métrages
  • 1950 : Beaver Valley, série True Life Adventures
  • 1951 : Nature's Half Acre, série True Life Adventures
  • 1952 : Water Birds, série True Life Adventures
  • 1952 : Olympic Elk, série True Life Adventures
  • 1953 : Bear Country, série True Life Adventures
  • 1957 : The Wetback Hound
  • 1958 : Grand Canyon court métrage documentaire diffusé avec La Belle au bois dormant (1959)
Long métrages

Productions télévisuelles

Voir aussi les listes suivantes

Analyse

Pour Sébastien Roffat, les quatre longs métrages d'animation du début des années 1950, Cendrillon, Alice au pays des merveilles, Peter Pan et La Belle et le Clochard, permettent à Disney de retrouver son public[83].

La notion de « Classique Disney »

Pour plusieurs auteurs, le film Cendrillon permet de confirmer la mise en place d'un formalisme, d'une vision, d'un idéal Disney. Ces éléments partiellement définis avec Blanche-Neige et qui rentrent en résonance avec ceux de Cendrillon permettent d'établir ce que certains nomment la recette Disney ou la « formule Disney »[84]. Elle comprend des bases religieuses, issues du christianisme essentiellement, de folklore traditionnel, avec la reprise des contes, des aspirations politiques, plusieurs valeurs du rêve américain et une partie de magie pour lier l'ensemble. Thomas indique que le film Cendrillon comporte le même genre de message réconfortant que Blanche-Neige : le Bien triomphe du Mal[85].

Pour Watts, Cendrillon est un exemple du style habituel de Disney, ou « classiques Disney », un conte de fée charmant, des dessins luxuriants, des personnages identifiables, des décors richement imaginés, une histoire riche pleine d'humour et de sentiments et une héroïne sympathique[86]. Michael Barrier considère que Disney a pu se servir de Blanche-Neige comme modèle pour faire Cendrillon[19].. Mais Watts poursuit en indiquant que les films Disney des années 1950 dépeignent souvent une représentation complexe des forces négatives œuvrant contre la famille[87]. Allan ajoute aussi l'élément récurrent du personnage développant un rapport maternel très fort avec les héros ayant perdus un ou deux parents tel que la bonne fée-marraine (dans Cendrillon et la Belle au bois dormant) ou la nourrice-tante, variante dépourvue de pouvoir magique (dans Tom Sawyer[88] ou les 101 Dalmatiens)[89]. Kurtti indique que la plupart de ces personnages maternels ont pour voix Verna Felton[90]. Un autre trait est l'anthropomorphisme des animaux assistant les personnages principaux, rappelant les œuvres de Beatrix Potter[91],[92].

Pour Alice au pays des merveilles (1951) l'équipe de Disney agrémente l'histoire de scènes musicales où les personnages chantent[93]. Pour David Koenig, ces ajouts non nécessaires ont été réalisés afin de transformer l'œuvre originale en un film « Disney »[93]. Tim Hollis et Greg Ehrbar rappellent que la musique joue une part importante dans le succès des productions Disney[94].

Ce que Watts nomme une « Doctrine Disney » est basé sur la protection du cocon familial empreinte de Maccarthisme[95]. Whitley cite Watts et s'accorde avec lui sur le fait que parmi les thèmes de Cendrillon on retrouve[96],[97] : la survie en milieu hostile, le travail besogneux et la domestication ou l'esclavage familial. Allan évoque aussi le thème de la survie[23]. Cendrillon a réussi à domestiquer la nature avec les oiseaux et les souris[96]. Cela fait écho aux propos de Pinsky sur l'assistance pour les tâches ménagères[98]. Les aspirations politiques sont elles aussi évoquées par Barrier avec une notion de démocratie [à la] Disney[99]. Complétant le thème de la survie en milieu hostile, Haas, Bell et Sells mais aussi Pinsky et Barrier évoquent les dures conditions de Cendrillon, la perte de ses parents[100] et une forme d'esclavage[98]. Toutefois pour Douglas Brode, avec Blanche-Neige, Cendrillon et enfin La Belle au bois dormant, le studio Disney transforme la vieille vision patriarcale des contes de fées en des fables féministes contemporaines[101].

Haas, Bell et Sells distinguent dans le groupe des films avec une mère absente[100] : Blanche-Neige et les Sept nains, Pinocchio, Cendrillon, Alice aux pays des merveilles, Les Aventures de Bernard et Bianca, Tex, La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Aladdin, Graine de star. Elles considèrent un autre groupe de films Disney dans lequel la mère n'est pas absente mais qu'elle n'est présente que pour encourager ses enfants de manière bénévoles se sacrifiant pour atteindre ce but[100] : La Belle et le Clochard, Fidèle Vagabond, Les 101 Dalmatiens (et son remake), Un vendredi dingue, dingue, dingue (et son remake), Peter et Elliott le dragon,...

Withley étudie la présence de la nature chez Disney et considère que Cendrillon reprend les conventions pastorales de Disney, développées dans Blanche-Neige mais s'en éloigne en présentant des animaux capables de coudre ou rembourrer des oreillers[102]. Pour Withley, Cendrillon modifie la forme pastorale en une version domestique, présentant moins d'images de nature sauvage que l'autre film de conte de fée Disney des années 1950, La Belle au bois dormant[102]. Il indique aussi qu'à cette période Disney entame un second thème de base pour ses longs métrages d'animation en plus des contes de fées, l'utilisation des animaux domestiques avec par exemple La Belle et le Clochard‎ (1955), Les 101 Dalmatiens‎ (1961) et Les Aristochats (1970)[103]. La nature sauvage présentée dans Bambi est « reléguée » dans les films de la série documentaire True Life Adventures[103].

Charles Salomon explique que les contes de fées sont plus faciles à adapter que les œuvres littéraires, ainsi vous mettez un loup , une petite fille, vous faites dire à cette dernière qu'il a de grand yeux et le public accepte le film comme une adapation du Petit Chaperon rouge[22]. C'est justement avec Alice puis Peter Pan découvre que les critiques et les spectateurs peuvent ne pas accepter certaines largesse avec certaines œuvres littéraires[22].

Désengagement de Walt Disney

Dès 1952, l'engagement de Walt Disney sur d'autres projets se fait de plus en plus sentir sur la production des longs métrages. Courant 1952, Disney avait prévu de sortir La Belle au bois dormant en 1955[104]. La production [en animation] du film ne débute réellement qu'en juillet 1953[105]. La production est ponctuée par de nombreux projets assez prenants pour Walt Disney, peu présent[67],[106]. L'équipe chargée du projet travaille à développer le scénario jusqu'en 1954 lorsque le projet est suspendu pour deux années en raison de la conception et la construction du parc Disneyland[107] et de la production de plusieurs émissions télévisuelles[108] Disneyland, The Mickey Mouse Club et la série Zorro[106]. En avril 1954, la date de sortie est repoussée à février 1957[104]. Et même une fois le parc ouvert en juillet 1955, la société WED Entreprises, en charge de la construction et l'évolution du parc, continue de prélever au studio des employés de talent au point que l'animateur Rolly Crump se souvient qu'elle avait été comparée à une île de cannibales[109].

Ainsi les animateurs attendent souvent plusieurs semaines avant de rencontrer Walt[106], Burny Mattinson dit même que conjugué avec la volonté de Disney de tout superviser, cela créait des problèmes[110]. Courant 1953, Wilfred Jackson, Ted Sears et deux scénaristes avaient enregistré les dialogues et entamé l'animation pour une scène pilote d'Aurore et du Prince dansant dans la forêt, mais la scène n'a pas été validée par Disney et l'équipe a dû la reprendre durant plusieurs mois[104]. En décembre 1953, Jackson a souffert d'une attaque cardiaque et a été remplacé par Eric Larson[104].

Frank Thomas évoque ainsi le manque de conseils et l'impossibilité de savoir ce qu'il allait ou pas apprécier[109]. D'après le scénariste Bill Peet, Walt Disney ne l'a laissé travailler au scénario de La Belle au bois dormant que pendant quelques mois avant de le transférer sur des productions télévisuelles[111]. Il aurait aussi été transféré temporairement sur la publicité du beurre de cacahuètes Peter Pan, durant la production du film Peter Pan (1953) après avoir refusé de refaire une scène, demande émanant de Walt Disney[112].

La production reprend au début de l'année 1956[108]. Pour ce qui est du scénario, les éléments comiques du film sont centrés autour des trois fées avec l'usage de la magie dans la forêt alors qu'elles essayent de jouer aux femmes normales éduquant la jeune Aurore[113]. La relation entre le Roi Stéphane et le Roi Hubert, père du Prince Philippe est aussi une source de comique[113]. Les éléments de suspense et d'horreur sont fournis par Maléfique, son corbeau domestique et ses sbires[113]. Michael Barrier indique que quand Walt revient sur le projet, il n'est pas satisfait, le budget a explosé au point qu'un système de quota [de production] est installé, les animateurs devant réaliser tant d'éléments par jour : 8 jeunes filles, 32 oiseaux de taille moyenne ou autant d'écurueils[114]. En août 1957, il visionne une version finale du travail mais plusieurs animateurs dont Dick Huemer et Harry Tytle notent que Walt semble fatigué, ne donnant que des commentaires généraux[114].

Les films familiaux

Après des débuts dans le cinéma en prise de vue réel sur des films des années 1940, le début des années 1950 est marqué par plusieurs succès d'abord avec les productions réalisées au Royaume-Uni comme L'Île au trésor (1950) puis avec Vingt Mille Lieues sous les mers (1954) et les deux films tirés de la série télévisée Davy Crockett (1955 et 1956). La production reste hésitante jusqu'au succès de Fidèle Vagabond (1957), dès lors le studio produit majoritairement des films en prises de vue réelle afin de trouver la profitabilité, reléguant l'animation au second plan[65].

Les productions sont assez bien accueilli jusqu'à l'année suivante. Maltin considère que les critiques autour du film Lueur dans la forêt (1958) marque la première franche opposition des pro- et des anti-Disney[115].

Notes et références

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Longs-métrages d'animation de la Walt Disney Company

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