Maurice Richard (hockey sur glace)

Maurice Richard

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Pixel.gif Maurice Richard Ice hockey pictogram.svg
Maurice richard profile.jpg
Surnom Le Rocket
La Comète
Nationalité Canada Canada
Né le 4 août 1921,
Montréal (Canada)
Mort le 27 mai 2000,
Montréal
Taille
Poids
1,78 m (5 10)
82 kg (180 lb)
A entraîné AMH
Nordiques de Québec en
1972 (2 parties)
Joueur décédé
Position Ailier droit
Tirait de la Gauche et droite
A joué pour Canadiens de Montréal
Carrière pro. 19421960
Temple de la renommée 1961

L'honorable Joseph Henri Maurice Richard, C.P., O.C., O.Q. (4 août 1921 à Montréal au Québec - 27 mai 2000 à Montréal), surnommé Le Rocket et La Comète, était un joueur de hockey sur glace professionnel canadien.

En tant que membre des Canadiens de Montréal de 1942 à 1960, il a établi plusieurs records et a permis à son équipe de remporter huit Coupes Stanley, dont cinq de suite. Parallèlement, par le biais d'articles de journaux, il a incité les dirigeants de la Ligue nationale de hockey à éliminer leurs comportements discriminatoires vis-à-vis des joueurs de langue française. Plusieurs le considèrent comme étant le plus grand joueur de l'histoire de la Ligue nationale de hockey, surpassant son rival Gordie Howe par son franc-jeu (moins de coups bas), son travail pour l'amélioration du sport, ses records ainsi que le nombre supérieur de Coupes Stanley gagnées.

Sommaire

Biographie

Maurice Richard fut le premier joueur à marquer 50 buts en 50 matchs (saison LNH 1944-1945), à une époque où la Ligue nationale de hockey était constituée de six franchises disputant un calendrier de 50 parties. Il faudra attendre la saison LNH 1960-1961 pour voir un second joueur atteindre ce plateau (Bernard Geoffrion en 64 parties). Ce n'est qu'au cours de la saison LNH 1980-1981 que Mike Bossy deviendra le second marqueur de 50 buts en 50 parties. Maurice Richard fut également le premier joueur à marquer 500 buts en carrière le 19 octobre 1957 en déjouant Glenn Hall des Blackhawks de Chicago. [1]

Au cours de sa carrière, il compta 544 buts, amassa 421 aides, pour 965 points en 978 parties en saison régulière. Il y ajouta 82 buts et 44 aides pour 126 points en 133 parties en séries éliminatoires.

Les Canadiens de Montréal, octobre 1942
(Richard : rangée de fond, 2e à partir de la droite)

Il prit part à huit conquêtes de la Coupe Stanley avec l'équipe des Canadiens et fut sélectionné huit fois sur la première équipe des étoiles de la ligue et six fois sur la seconde.

De 1943 à 1948, il fut l'ailier droit de la « Punch Line » avec Elmer Lach au centre et Hector « Toe » Blake à l'aile gauche.

Il connut une soirée de cinq buts et trois passes, alors un record de la LNH, en décembre 1944 (après avoir déménagé durant toute la journée en plein hiver). Il marqua le but gagnant durant la septième partie de la demi-finale de 1952 contre les Bruins de Boston.

Il enregistra son premier but dans la LNH le 8 novembre 1942 et il marqua son 325e le 8 novembre 1952. En 10 ans jour pour jour, il dépassait la marque de 324 buts, record de la LNH établi par Nels Stewart.

Un symbole pour les Canadiens Français

Pour les Canadiens français, Maurice Richard était un symbole qui dépassait le monde du sport. Phénomène de société, il représentait l'image du francophone dominant dans un monde anglophone. Malgré lui, ses exploits sportifs revêtaient un aspect politique pour plusieurs. Dans une société québécoise alors dominée politiquement et économiquement par des intérêts anglophones, à une époque aujourd'hui appelée la Grande Noirceur, il apparaissait aux yeux de beaucoup comme un symbole de réussite et de revanche.[2]

Discret et timide en dehors de la patinoire, il a toujours affirmé n'être qu'un joueur de hockey qui s'efforçait de faire de son mieux à chaque partie et qui ne jouait au hockey que pour l'amour de ce sport. Fougueux et têtu sur la patinoire, quelques-uns de ses gestes lui ont valu des amendes de la part de la direction de la ligue, que ses partisans s'empressaient de payer au moyen de collectes.

Félix Leclerc écrivait :

« Quand il lance, l'Amérique hurle. Quand il compte, les sourds entendent. Quand il est puni, les lignes téléphoniques sautent. Quand il passe, les recrues rêvent. C'est le vent qui patine. C'est tout le Québec qui est debout. Qui fait peur et qui vit. »

L'émeute « Maurice Richard »

Le 13 mars 1955 à Boston, Maurice Richard en vint aux coups avec Hal Laycoe des Bruins de Boston. Un juge de ligne tenta à trois reprises de maîtriser Richard, tandis que son adversaire le frappait. À la troisième tentative, Richard fut retenu par les épaules et le cou tandis qu'il recevait des coups au visage. Il se retourna et frappa le juge qui l'avait mis dans une position dangereuse. Il reçut une punition de partie pour son geste, c'est-à-dire qu'il ne pouvait plus revenir au jeu.

Il s'ensuivit une courte enquête disciplinaire au terme de laquelle le président Clarence Campbell suspendit Maurice Richard pour le reste de la saison, soit trois parties en plus de toute la durée des séries éliminatoires. Cette sentence était grave car les Canadiens se battaient alors pour la première place au classement, et Maurice Richard pour le championnat des marqueurs qu'il ne remportera finalement jamais. De nombreuses personnes croyaient que le rocket avait été puni plus sévèrement parce qu'il était canadien-français. Plusieurs insinuèrent alors qu'il avait été jugé et condamné d'avance. En dehors du monde du sport, dans le contexte de l'époque, les canadiens-français n'étaient pas respectés du tout par leurs employeurs anglophones et parfois congédiés sans raison.

Les partisans montréalais furent enragés par ce qu'ils considéraient comme une injustice commise par un président anglophone envers leur héros et leur équipe francophones. Le 17 mars, journée de la fête de la Saint-Patrick, les Canadiens de Montréal se mesuraient aux Red Wings de Détroit, l'équipe qui bataillait pour la première place.

Le président Campbell fut bombardé d'œufs, de tomates et de pièces de monnaie par la foule survoltée quand il vint pour prendre possession de son siège au Forum de Montréal. Au moment où un inconnu tenta de le frapper, une bombe lacrymogène explosa dans l'enceinte du bâtiment, forçant son évacuation.

Aux cris de « Richard le persécuté ! » et « Insulte à la race canadienne-française ! », les gens se mirent à fracasser les vitrines et à saccager autos et commerces de la rue Sainte-Catherine et des rues environnantes, causant pour plus de 100 000 dollars canadiens de dommages.

La partie fut concédée aux Red Wings par la marque de 4 à 1 après une période de jeu.

Quelques jours plus tard, le grand journaliste québécois André Laurendeau signe dans Le Devoir un texte où il place les événements de la dernière semaine dans un contexte qui dépasse largement le sport :

« Or, voici surgir M. Campbell pour arrêter cet élan. On prive les Canadiens français de Maurice Richard. On brise l'élan de Maurice Richard qui allait établir plus clairement sa supériorité. Et cet « on » parle anglais, cet « on » décide en vitesse contre le héros, provoque, excite. Alors il va voir. On est soudain fatigué d'avoir toujours eu des maîtres, d'avoir longtemps plié l'échine. M. Campbell va voir. On n'a pas tous les jours le mauvais sort entre les mains; on ne peut pas tous les jours tordre le cou à la malchance... »

— André Laurendeau, Le Devoir, 21 mars 1955[3].

L'« émeute Maurice Richard » est entrée depuis lors dans la mémoire collective des Québécois, étant perçue par plusieurs comme étant l'événement qui a mené à la Révolution tranquille.

Fin de carrière

À l'automne 1955, il eut la joie de voir son jeune frère Henri « Pocket Rocket » Richard se joindre aux Canadiens de Montréal. Un an plus tard, il devint capitaine de l'équipe suite à la retraite de son coéquipier Émile « Butch » Bouchard.

Ses trois dernières saisons furent marquées par des blessures. Le 15 septembre 1960, après avoir marqué quatre buts et récolté trois passes lors d'une partie du camp d'entraînement, il annonçait sa retraite de la compétition.

Durant sa carrière, il aida son équipe à remporter cinq Coupes Stanley consécutives, un record toujours inégalé. Il dominait alors son équipe pour les buts, les passes, les points et les minutes de punition.

En 1972, il devint entraîneur des Nordiques de Québec, il démissionna après seulement deux parties. Il connut la défaite lors de la première parties 2-0 face aux Crusaders de Cleveland mais obtint sa seule victoire en tant qu'entraîneur-chef des Nordiques à Québec 6-0 face aux Oilers de l'Alberta[4].

Les honneurs reçus

Statue de Maurice Richard à Gatineau (Québec)

Le 6 octobre 1960, les Canadiens retiraient son chandail, le numéro 9. En 1961, il fut intronisé au Temple de la renommée du hockey sans avoir à attendre les trois ans réglementaires après la retraite d'un joueur. Il fut fait Officier de l'Ordre du Canada en 1967 et Officier de l'Ordre national du Québec en 1985. En 1998, il fut fait Compagnon de l'Ordre du Canada. En 1999, le Club de Hockey Canadien fit don du Trophée Maurice Richard à la Ligue nationale de hockey. Ce trophée récompense chaque année le joueur qui accumule le plus de buts en saison régulière.

Le 27 mai 2000, Maurice Richard mourait des suites d'un long combat contre le cancer. Des funérailles nationales ont eu lieu en la Basilique Notre-Dame de Montréal le 31 mai 2000, présidées par le Cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal.
À Gatineau, une statue a été dressée en son honneur.

Chronologie des dates importantes dans la carrière et la vie de Maurice Richard

  • 4 août 1921 – Naissance de Maurice Richard au nord de Montréal.
  • 12 septembre 1942 – Mariage de Lucille Norchet et de Maurice Richard en l’église Saint-Sacrement à Montréal.
  • 29 octobre 1942 – M.R. signe son premier contrat professionnel avec le club de hockey Le Canadien de Montréal.
  • 31 octobre 1942 – entreprend sa carrière de hockeyeur professionnel et endosse le chandail no 15.
  • 8 novembre 1942 – Le Rocket marque son premier but dans la LNH.
  • 22 novembre 1942 – Il réussit son premier tour du chapeau, soit seulement deux semaines après son premier but marqué. Il le réalise contre les Rangers de New York.
  • 1er septembre 1943-1944 – Le hockey entre dans l’ère moderne avec l’apparition de la ligne rouge au centre de la patinoire et des cercles de mises en jeu, devant favoriser un jeu plus rapide.
  • 29 décembre 1944 – Le Rocket marque 5 buts dans le même match et mérite les trois étoiles de la rencontre.
  • 10 janvier 1945 – Le Rocket égale le record de 43 buts détenu par « Cooney » Weiland.
  • 18 mars 1945 – Le Rocket marque 50 buts en 50 matchs : un record !
  • 29 mars 1945 – Maurice Richard marque trois buts et fournit une passe en une seule période. Il réussit cet exploit en troisième période d’un match éliminatoire contre les Maple Leafs de Toronto.
  • 13 avril 1945 – Naissance de Maurice Richard fils, le premier garçon de Richard et son deuxième enfant.
  • 6 février 1947 – Le Rocket et Elmer Lach sont au cœur d’une violente bagarre sur la patinoire du Maple Leafs Garden à Toronto, qui devait se poursuivre, encore plus violente, en dehors de la patinoire.
  • 15 février 1947 – Le Rocket marque trois buts et fournit une mention d’aide sur le quatrième but du Canadien qui devait être celui de la victoire.
  • 27 décembre 1948 – Le Rocket effectue la mise au jeu protocolaire lors de la dernière visite du Canadien au vieux Maple Leafs Garden de Toronto.
  • 2 mars 1949 – Le Rocket marque son 400e point.
  • 5 mars 1949 – Le premier ministre du Canada, Louis St-Laurent, félicite Maurice Richard pour ses exploits avec le Canadien de Montréal.
  • 28 janvier 1950 – Le Rocket rejoint Toe Blake, le meilleur compteur des Canadiens de Montréal, en marquant un 235e but. Les deux co-équipiers se retrouvent aux septièmes rangs des buteurs de la LNH.
  • 1er mai 1950 – Naissance de Normand Richard, troisième enfant de la famille Richard.
  • 5 janvier 1951 – Maurice Richard améliore le record du plus grand nombre de but (271) comptés par un joueur des Canadiens de Montréal.
  • 13 janvier 1951 – Dans un match, Maurice Richard subit de multiples blessures : nez coupé, œil au beurre noir et claquage. Il n’entend toutefois pas cesser de jouer.
  • 21 janvier 1951 – Il est nommé le meilleur joueur de hockey pour l’année 1950 par la revue Sport Magazine.
  • 17 février 1951 – Maurice Richard est fêté au Forum de Montréal. Pour être devenu le plus grand buteur de l’histoire du Canadien de Montréal, on lui remet les clefs d’une voiture de marque De Soto ainsi qu’un trophée.
  • 3 novembre 1951 – Maurice Richard marque son 300e but.
  • 1er décembre 1951 – Il est honoré du titre de Personnalité de l’année par la British United Press.
  • 2 décembre 1951 – Il est nommé Athlète de l’année en Amérique du Nord.
  • 21 février 1952 – Camillien Houde, maire de Montréal, remet une plaque commémorative à Maurice Richard qui a remporté le titre de meilleur athlète de l’année 1951 en Amérique du Nord.
  • 8 novembre 1952 – Le Rocket marque son 325e but, dépassant ainsi le record détenu par Nels Stewart depuis 1940.
  • 14janvier 1954 – MR suite à un article dans lequel il critique âprement Clarence Campbell, président de la Ligue Nationale de Hockey, sur sa façon de traiter les Canadiens français, abandonne temporairement sa carrière journalistique.
  • 30 avril 1954 – Naissance d’André Richard, quatrième enfant de la famille Richard.
  • 18 décembre 1954 – Le Rocket marque son 400e but lors de son 690e match.
  • 13 mars 1955 – Le Rocket moleste un arbitre. Il est suspendu pour un match.
  • 16 mars 1955 – Clarence Campbell rend son verdict à la suite de l’altercation du Rocket avec l’arbitre Thompson. Le no 9 sera suspendu pour le reste de la saison régulière et pour les séries éliminatoires.
  • 17 mars 1955 – Émeute dans les rues de Montréal à la suite du verdict de Campbell de suspendre le Rocket. Campbell avait eu l’audace de se présenter au Forum, provoquant la colère des partisans.
  • 18 mars 1955 – De la chambre des joueurs, devants les micros de la radio, le Rocket lance un appel au calme à l’endroit de ses partisans à la suite de sa suspension par Clarence Campbell.
  • 30 décembre 1955 – Le Rocket réussit son dernier tour du chapeau en saison régulière et en carrière.
  • 1er février 1956 – Naissance de Paul Richard, cinquième enfant de la famille Richard.
  • 14 février 1956 – La mère de Maurice Richard, madame Onésime Richard est choisie par la ville de Boston, « Mère de l’année au hockey ».
  • 2 février 1957 – Naissance de Suzanne Richard, sixième enfant de la famille Richard.
  • 19 octobre 1957 – Le Rocket marque son 500e but après 863 parties. Il devient le premier joueur dans l’histoire de la Ligue National de Hockey à réaliser pareil exploit.
  • 13 novembre 1957 – Après que le patin d’un autre joueur lui eut sectionné le tendon d’Achille, le Rocket ratera plus d’une demi-saison.
  • 1er avril 1958 – Le Rocket réussit un tour du chapeau en séries éliminatoires. Il s’agira de son 33e tour du chapeau (3 buts en un match) en carrière.
  • 25 janvier 1958 – « C’est la première fois que je suis l’objet d’une telle fête et j’en suis profondément ému », dit Maurice Richard qui, la veille, a été accueilli au Centre sportif de l’Immaculée-Conception par 500 enfants voulant célébrer avec lui son 500e but marqué le 19 octobre 1957.
  • 8 avril 1958 – En première période d’un match contre les Bruins de Boston, le Rocket encaisse un coup vicieux, servi par Léo Labine. Malgré six points de suture, il revient au jeu en troisième période et déjoue de façon magistrale le gardien des Bruins, Jim Henry.
  • 18 janvier 1959 – Le Rocket subit une double fracture à la jambe à la suite d’un puissant tir frappé de Bernard Geoffrion. MR doit mettre fin à sa saison de hockeyeur.
  • 3 février 1959 – Naissance de Jean Richard, septième enfant de la famille Richard.
  • 7 mars 1959 – Alors que le Rocket est blessé, Marcel Bonin lui subtilise ses gants et marque dix buts lors des séries de fin de saison.
  • 19 septembre 1959 – Pour la première et unique fois, les frères Maurice, Henri et Claude Richard évoluent ensemble lors d’un match officiel du Canadien de Montréal.
  • 26 novembre 1959 – M.R. plonge pour bloquer un tir et subit une triple fracture à la joue.
  • 20 mars 1960 – Lors de sa 18e saison avec le Canadien, le Rocket marque son 626e et dernier but en carrière, en troisième période d’un match disputé contre les Maple Leafs de Toronto.
  • 14 avril 1960 – Conquête d’une 8e Coupe Stanley pour MR.
  • 15 septembre 1960 – Maurice Richard annonce sa retraite. Il totalise 544 buts et 965 points en 978 matchs de saison régulière, en plus de ses 82 buts en 133 matchs de séries de fin de saison.
  • 6 octobre 1960 – Le Canadien de Montréal retire le chandail no 9 dès le premier match de la saison suivant la retraite du Rocket.
  • 25 août 1961 – Inauguration de l’aréna Maurice-Richard à Montréal.
  • 1er décembre 1964 – M.R. démissionne du poste que le Canadien de Montréal lui avait offert et met sur pied une entreprise de pêche sportive.
  • 4 août 1977 – Dévoilement d’une statue à l’effigie du Rocket à l’aréna Maurice-Richard.
  • 13 octobre 1983 – À l’occasion de son centenaire, le journal La Presse organise une rencontre entre deux personnalités qui ont marqué l’histoire nationale au cours du dernier siècle : Maurice Richard et Félix Leclerc. La rencontre a lieu à l’Île d’Orléans.
  • 12 janvier 1985 – Il est nommé sur l’équipe d’étoiles de tous les temps des Canadiens de Montréal.
  • 4 décembre 1989 – Hommage rendu à Maurice Richard par plusieurs artistes québécois, dont Robert Charlebois. Le très respecté animateur Roger Baulu dira du Rocket « Maurice est un Dieu avec le diable au corps ».
  • 25 mai 1991 – Intronisation de Maurice Richard au Panthéon des Sport de Québec.
  • 9 août 1991 – Ronald Corey, président du Canadien de Montréal, nomme Maurice Richard capitaine honoraire de l’équipe, à l’occasion des fêtes du 75e anniversaire de la Ligue Nationale de Hockey.
  • 1er juillet 1992 – Il est assermenté à titre de membre du Conseil privé dans le cadre des célébrations du 125e anniversaire du Canada. Il devient le premier sportif à être admis au Conseil privé.
  • 20 septembre 1992 – Maurice Richard et son épouse Lucille célèbrent leur 50e anniversaire de mariage.
  • 18 juillet 1994 – Décès de Lucille Norchet, épouse de Maurice Richard.
  • 11 mars 1996 – Lors de a fermeture du Forum de Montréal, les partisans du Canadien réservent une ovation debout de 16 minutes à leur héros, Maurice Richard pleure d’émotion.
  • 15 mars 1996 – Les partisans ovationnent le Rocket lors de l’ouverture du Centre Molson (qui deviendra plus tard le Centre Bell).
  • 19 avril 1996 – Ouverture de l’exposition permanente « L’Univers de Maurice Richard à l’aréna Maurice-Richard.
  • 11 mars 1997 – Red Fisher, chroniqueur au journal The Gazette, annonce que Maurice Richard est atteint d’un cancer.
  • 6 mai 1998 – M.R. reçoit le titre de Compagnon de l’Ordre du Canada.
  • 28 juillet 1998 – Publication de la biographie du Rocket, « L’idole d’un peuple ».
  • 24 janvier 1999 – Dévoilement du trophée Maurice-Richard qui sera remis annuellement au meilleur compteur de la Ligue National de Hockey. Le dévoilement à eu lieu à Tampa Bay, Floride, durant le match des Étoiles de la LNH.
  • 26 avril 1999 – Hommage rendu au Rocket lors de l’évènement « Il était une fois le hockey » au Casino de Montréal.
  • 28 mai 1999 – Maurice Richard dévoile l’étoile qui immortalise son nom sur le trottoir des célébrités canadiennes à Toronto.
  • 25 juin 1999 – Dévoilement du Trophée Maurice-Richard accordé au joueur ayant marqué le plus de buts au cours d’une même saison dans la Ligue National de Hockey.
  • 15 mai 2000 – Maurice Richard est hospitalisé à l’Hôtel-Dieu de Montréal.
  • 27 mai 2000 – Décès de Maurice Richard, le Rocket.
  • 30 mai 2000 – À la suite du décès du Rocket, la presse française le surnomme « Le Saint de glace ».
  • 31 mai 2000 – Funérailles nationales pour Maurice Richard à la Basilique de Montréal alors bondée de plus de 3 000 personnes.
  • 5 juillet 2000 – La ministre Sheila Copps annonce que Maurice Richard aura sa place sur le sentier de l’héroïsme, sentier piétonnier de la région d’Ottawa.
  • 22 août 2001 – Un lac portera le nom du Rocket. Le lac Maurice-Richard est situé sur le territoire de la zec Boullé, dans la région de Lanaudière. Il est aussi question de nommer l’autoroute 50, Autoroute Maurice-Richard.
  • 25 décembre 2005 – Sortie du film sur la vie de Maurice Richard « Maurice Richard ».

Statistiques

Pour les significations des abréviations, voir Statistiques du hockey sur glace.

En tant que joueur

Saison Équipe Ligue Saison régulière Séries éliminatoires
PJ B A Pts PUN PJ B A Pts PUN [5]
1942-43 Canadiens de Montréal LNH 16 5 6 11 4 - - - - -
1943-44 Canadiens de Montréal LNH 46 32 22 54 45 9 12 5 17 10
1944-45 Canadiens de Montréal LNH 50 50 23 73 46 6 6 2 8 10
1945-46 Canadiens de Montréal LNH 50 27 21 48 50 9 7 4 11 15
1946-47 Canadiens de Montréal LNH 60 45 26 71 69 10 6 5 11 44
1947-48 Canadiens de Montréal LNH 53 28 25 53 89 - - - - -
1948-49 Canadiens de Montréal LNH 59 20 18 38 110 7 2 1 3 14
1949-50 Canadiens de Montréal LNH 70 43 22 65 114 5 1 1 2 6
1950-51 Canadiens de Montréal LNH 65 42 24 66 97 11 9 4 13 13
1951-52 Canadiens de Montréal LNH 48 27 17 44 44 11 4 2 6 6
1952-53 Canadiens de Montréal LNH 70 28 33 61 112 12 7 1 8 2
1953-54 Canadiens de Montréal LNH 70 37 30 67 112 11 3 0 3 22
1954-55 Canadiens de Montréal LNH 67 38 36 74 125 - - - - -
1955-56 Canadiens de Montréal LNH 70 38 33 71 89 10 5 9 14 24
1956-57 Canadiens de Montréal LNH 63 33 29 62 74 10 8 3 11 8
1957-58 Canadiens de Montréal LNH 28 15 19 34 28 10 11 4 15 10
1958-59 Canadiens de Montréal LNH 42 17 21 38 27 4 0 0 0 2
1959-60 Canadiens de Montréal LNH 51 19 16 35 50 8 1 3 4 2
18 Saisons Total LNH 978 544 421 965 1 285 133 82 44 126 188

En tant qu'entraîneur

Saison Équipe Ligue Saison Régulière
PJ V D N Pct
1972-73 Nordiques de Québec AMH 2 1 1 0 50%

Note: Les Nordiques ne se sont pas qualifiés pour les séries cette année là.

Palmarès

  • Coupe Stanley : 1944, 1946, 1953, 1956, 1957, 1958, 1959, 1960
  • Trophée Hart du meilleur joueur de la LNH : 1947
  • Membre de la première équipe-type de la LNH : 1945, 1946, 1947, 1948, 1949, 1950, 1955 et 1956
  • Membre de la seconde équipe-type : 1944, 1951, 1952, 1953, 1954 et 1957
  • Meilleur marqueur de buts en saison régulière : 1945, 1947, 1950, 1954 et 1955
  • Meilleur marqueur de buts en séries éliminatoires : 1944, 1946, 1947, 1951 et 1958
  • Meilleur compteur des séries éliminatoires : 1947 et 1951

Étude sur la personne et son œuvre

Voir aussi

Références

Commons-logo.svg

  1. (en) Biographie de Maurice Richard
  2. (fr) Archives de radio-canada sur Maurice Richard, http://archives.radio-canada.ca/.
  3. André Laurendeau, « Suspension de Rocket : on a tué mon frère Richard », dans Le Devoir, 21 mars 1955 [texte intégral (page consultée le 1 mai 2009)] 
  4. (fr) Résumé de la saison 1972-1973 des Nordiques sur http://www.histoirenordiques.ca/
  5. (en) Fiche de carrière sur www.hockeydb.com
Précédé par Maurice Richard Suivi par
Max Bentley
Récipiendaire du trophée Hart
1947
Buddy O'Connor
Emile Bouchard
Capitaine des Canadiens de Montréal
1956-1960
Doug Harvey
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  • Portail du Québec Portail du Québec
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