Vexin francais


Vexin francais

Vexin français

Vexin français
localisation
Région Île-de-France, Picardie
Département(s) Val-d'Oise
Yvelines
Oise
Superficie approximative ~ 1 400 km²
Géologie Calcaire
Relief/Terroirs plateau calcaire
Productions grande culture
(céréales, betteraves...),
forêts
Communes 167
Population totale 100 000 hab. (1999)
Régions naturelles voisines Vexin normand, Mantois,
Pays de France, Pays de Thelle,
Pincerais
Régions et espaces
connexes
Vexin
Région naturelle de France

Le Vexin français est une ancienne province de France, qui se situe dans le nord-ouest de l'Île-de-France et une petite partie de la Picardie à cheval sur les départements du Val-d'Oise des Yvelines et de l'Oise. Bien que formant désormais avec la ville de Cergy une agglomération contrastant avec le caractère rural du Vexin français, Pontoise en est la capitale historique.

Paysage de La Roche-Guyon et vallée de la Seine

Sommaire

Géographie

Vue aérienne des villages d'Épiais-Rhus et Grisy-les-Plâtres au fond, avec bois « en timbre poste » (fragmentation écopaysagère)

Le Vexin français, comme son homologue le Vexin normand, se présente pour l'essentiel comme un plateau calcaire couvert de limons, aux espaces bien dégagés, à l'altitude variant de 100 à 140 m environ, surmonté de buttes boisées et à vocation agricole (grande culture céréalière). Il est clairement délimité au sud par les méandres de la Seine, qui l'ont creusé en formant par endroits des falaises abruptes. Le territoire de forme grossièrement rectangulaire, d'environ 40 kilomètres sur 35, est délimité géographiquement par des cours d'eau relativement encaissés :

Dans l'Oise, les limites du Vexin français sont théoriquement marquées par la cuesta du Vexin qui sépare le plateau du Vexin de celui du Pays de Thelle voisin. Cependant, certains villages situés au-delà de cette limite (sur les coteaux de la cuesta, dans la vallée de la Troesne ou de l'Esches voire même au-delà) sont souvent considérés comme vexinois, ils le portent parfois dans leur nom même [1]. Parmi ces villages hors des strictes limites géographiques du territoire, certains, rares, ne présentent que peu des caractéristiques paysagères et architecturales du Vexin[2]. Ils sont néanmoins comptabilisés dans la nomenclature de la section organisation administrative, ci-après. Les limites picardes nord et est du Vexin français sont les plus floues de la région naturelle, les autres étant clairement délimitées par des cours d'eau d'importance (Seine, Oise et Epte), ce qui occasionne des incertitudes s'agissant de la classification de certaines communes dans une entité ou une autre, comme souvent lorsqu'il s'agit de délimiter des régions naturelles.

L'intérieur du plateau est dominé par une série de buttes et irrigué par plusieurs cours d'eau, affluents des précédents :

Les vallées présentent des aspects très variés, tantôt se constituant en véritables plaines alluviales telle l'Aubette de Magny, tantôt en vallée longue et relativement encaissée telle la Viosne.

Sept des quatorze buttes constituent une ligne de crête séparant le plateau au nord de la vallée de la Seine au sud, cette ligne débute dans le massif de l'Hautil à l'est et se termine dans l'ancienne forêt d'Arthies à l'ouest. Les autres buttes sont plus ou moins éparpillées et isolées sur le plateau. La plupart sont constituées de gypse et d'une couverture en meulière très dure et inculte, elles sont pour cette raison le plus souvent boisées. Certaines buttes découronnées ont vu s'établir des villages à leurs sommets (Cléry-en-Vexin, Grisy-les-Plâtres) ou sur leurs flancs (Bréançon).
Le gypse fut exploité dès le haut Moyen Âge, en particulier à Grisy-les-Plâtres.

Les buttes de Rosne, au nord, constituent le point culminant du Vexin et de la région Île-de-France tout entière avec 217 mètres.

La région est à dominante très rurale, et à faible densité de population, à l'exception des vallées de la Seine et de l'Oise, aujourd'hui largement urbanisées, qui forment ses limites sud et qui subit l'attraction des grands centres urbains situés à sa périphérie. Ce sont principalement Rouen à l'ouest et Paris à l'est, et, plus proches, Vernon et Mantes-la-Jolie au sud, et surtout la ville nouvelle de Cergy-Pontoise au sud-est qui compte 200 000 habitants et plus de 90 000 emplois et comprend la capitale historique du Vexin français, Pontoise.

La principale ville du Vexin normand voisin, Gisors, compte environ 10 000 habitants ; elle exerce une certaine influence économique sur le nord du Vexin français. Cependant sa situation dans le département voisin de l'Eure et la région voisine Haute-Normandie diminuent ce pouvoir d'attraction relatif. Les seules agglomérations notables du Vexin français se trouvent en général en périphérie du plateau agricole : la petite ville de Chaumont-en-Vexin au nord-est, l'agglomération de Cergy-Pontoise à l'est, Meulan et Limay au sud. Magny-en-Vexin de par sa situation relativement centrale tend à devenir la petite capitale du plateau agricole du Vexin français, avec une vocation commerciale marquée.

Le paysage se caractérise par un groupement important de la population en villages, qui s'est accentué au fil des siècles, les rares écarts et fermes isolées ne représentant que 5 % de la population totale.

Le principal axe de communication est la route nationale 14 qui relie Paris à Rouen via Pontoise. Son tracé, qui est le plus direct entre les deux villes, est assez rectiligne et suit celui d'une ancienne voie romaine, la Chaussée Jules-César.

Géologie

La géologie du Vexin français, constitutif du bassin parisien, est caractérisée par sa nature sédimentaire.

Le sous-sol comprend plusieurs types de roches superposées. La première est la craie blanche campanienne, la plus ancienne, datant d'environ 80 millions d'années et d'environ quatre-vingts mètres d'épaisseur, qui affleure dans les fonds de vallées. Elle est surmontée par une couche calcaire du Montien (65 millions d'années), pierre à bâtir vexinoise par excellence, puis par les couches d'argile et de sable de l'Yprésien, dont les argiles du Sparnacien, épaisses de cinq à quinze mètres, leur caractère imperméable provoque l'apparition de lignes de sources et rend les fonds de vallées marécageuses. Cette couche est surmontée par le sable du Cuisien, de dix à trente mètres d'épaisseurs.

On trouve ensuite l'importante masse calcaire du Lutétien, d'une épaisseur de vingt à quarante mètres, et qui constitue l'assise du plateau du Vexin. Sa présence explique l'existence de phénomènes karstiques. Les couches du Bartonien qui lui succèdent (40 millions d'années) voient s'alterner le grès et le sable de l'Auversien, puis le calcaire de Saint-Ouen, et enfin les sables du Marinésien, épais de cinq à trente mètres.

Réseau de communication

À l'exception de la vallée de la Seine au sud parcourue de plusieurs grandes voies de communication, et de la vallée de l'Oise dans une moindre mesure, le Vexin français n'est parcouru que par des axes relativement secondaires qui expliquent en partie son long isolement. Seule la route nationale 14 le traverse, récemment mise à deux fois deux voies jusqu'à la sortie de Magny-en-Vexin. La seule voie ferrée traversant le plateau est la ligne Transilien Paris Saint-Lazare - Gisors-Embranchement, ligne secondaire de grande couronne, essentiellement utilisée pour un trafic voyageurs pendulaire de grande couronne et des départs/retours de week-ends.

Histoire

Le mot Vexin viendrait du nom d'un peuple gaulois (les Véliocasses) qui occupaient la région : le pagus des Véliocasses qui devint le pays du Vexin jusqu'au traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911 :

Article détaillé : Vexin.

Moyen Âge

Vexin français : d'azur semé de fleurs de lys d'or au lambel d'hermine brochant en chef sur le tout

Le comté du Vexin érigé vers 750 dépendait du diocèse de Rouen. Le Vexin français était sous l'influence de Paris, plus proche et de l'abbaye de Saint-Denis qui y possédait de nombreuses terres.

Afin de mettre fin aux raids dévastateurs des Vikings depuis 840, le roi de France Charles III le Simple a traité avec les Vikings et concédé le 11 juillet 911 au chef normand Rollon, par le traité de Saint-Clair-sur-Epte, tout le territoire situé entre l'Epte au nord, et l'Avre au sud, et la mer, territoire qui devint le duché de Normandie.

Le Vexin est alors partagé en deux : le Vexin normand à l’ouest qui deviendra partie intégrante du duché de Normandie, et le Vexin français à l’est, possession du roi de France. Cette partition engendrera plusieurs siècles de conflits entre les deux voisins, surtout lorsque le duc de Normandie devint roi d'Angleterre en 1066, et que les ambitions des deux souverains ne cessèrent de grandir.

Néanmoins le comté du Vexin n'était pas alors sous le contrôle réel du roi de France, mais sous celui d'un grand féodal, Raoul de Gouy, également possesseur des comtés d'Amiens et du Valois. En 1063, Gauthier III de Gouy meurt empoisonné, prisonnier de Guillaume le Bâtard. Son cousin Raoul IV de Vexin lui succède, et son unique fils Simon de Vexin entre au monastère en 1077. Le roi de France Philippe Ier en profite pour annexer le Vexin français au royaume de France[3].
Les comtes de Vexin étaient alors encore « avoués » de l'abbaye de Saint-Denis.

Article détaillé : Liste des comtes de Vexin.

Cette annexion ne fut pas du goût des ducs de Normandie : la région connaît des invasions en 1087, 1094 et 1124. La vallée de l'Epte est alors puissamment fortifiée : de nombreux ouvrages militaires sont édifiés tant par le roi de France que par le duc de Normandie. On peut citer parmi ceux encore plus ou moins partiellement existants : Gisors, Neaufles-Saint-Martin et Château-sur-Epte côté normand, Trie-Château et La Roche-Guyon côté français. On peut y ajouter le château de Pontoise, capitale historique du Vexin français, où le roi Louis VI le Gros réside fréquemment. Néanmoins, ces forteresses n'empêchent en rien de nombreux pillages et dévastations dans la région durant plus d'un siècle.

En 1193, Philippe-Auguste se rend maître de Gisors : il met la main sur le duché de Normandie tout entier dix ans plus tard après la disparition de Richard Cœur de Lion et dépossède le dernier grand féodal du Vexin, le comte de Meulan, qui avait soutenu le roi d'Angleterre.

Le XIIIe siècle et la première moitié du XIVe siècle sont une grande époque de paix et de prospérité dans le Vexin, qui se traduit par la construction de nombreuses églises, d'importants défrichements, et une augmentation notable de la population, Pontoise compte alors 2150 feux en 1332, ce qui hisse la ville parmi les plus importantes du royaume.

Mais en 1346 débute la guerre de Cent Ans qui ruine tout le Vexin. La peste noire apparaît en 1348, elle tue 1000 habitants à Pontoise. La Grande Jacquerie naît dans le Beauvaisis et gagne rapidement les campagnes du Vexin français. Au début du XVe siècle, Pontoise et de nombreux villages sont ruinés, les cultures sont négligées faute d'hommes valides, et la forêt reprend ses droits sur les terres défrichées. Puis c'est la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, ces derniers tiennent garnison à Pontoise en 1417, mais les Anglais reprennent la ville par surprise le 31 juillet 1419. Le Vexin reste pendant dix-sept ans sous domination anglaise. En 1449, le château de Gisors est définitivement repris aux Anglais, c'est la fin de cette guerre pour le Vexin.

« J'ai vu de mes yeux les vastes plaines de la champagne, de la Brie, de la Beauce..., le Maine, le Perche, le Vexin normand et français, le Beauvaisis... déserts, en friche, dépeuplés couverts de ronces et de buissons... » décrit alors, dans sa chronique du roi Charles VII, l'évêque de Lisieux, Thomas Basin.

Le calme enfin retrouvé apporte une fièvre de reconstruction : c'est l'époque du gothique flamboyant, les riches bourgeois acquièrent des seigneuries et remplacent les châteaux forts par des résidences de plaisance[4].

La Renaissance

Pontoise au XVIe siècle

Vers 1550, le Vexin français retrouve sa population de 1332, soit environ 25 000 habitants. Mais la prospérité retrouvée ne dure pas longtemps : les Guerres de religion débutent. Les États généraux sont convoqués à Pontoise par le chancelier Michel de l'Hospital, en 1560. Mais ils ne parviennent pas à rétablir la paix. Plusieurs seigneurs du Vexin rejettent la Réforme, ils font du Vexin une place forte de la Ligue catholique. Le roi Henri III, accompagné d'Henri de Navarre, futur Henri IV, doit mettre le siège devant Pontoise le 8 juillet 1589, après avoir repris Meulan. La ville se rend, mais Henri III est assassiné à Saint-Cloud quelques semaines plus tard, et dès 1590, le duc de Mayenne, chef de la Sainte Ligue reprend possession de Pontoise. En 1594, Henri IV abjure le Protestantisme, Pontoise lui ouvre ses portes, et le Vexin retrouve la paix religieuse.

Les XVIIe et XVIIIe siècles

Le Vexin fait peu parler de lui durant le XVIIe siècle. La vie y reprend son cours, seulement interrompu par plusieurs vagues successives de peste en 1625, 1630, 1636 et 1642 puis par la Fronde de 1648 à 1652.

Le XVIIIe siècle est particulièrement prospère : 80 % de la superficie du territoire est couverte par les labours, l'assolement triennal repose sur l'alternance du blé, de l'avoine et de la jachère. Le blé atteint un rendement remarquable de quinze quintaux à l'hectare. Le pâturage est également important, avec environ 30 000 ovins et de 7 à 8 000 vaches, même si les prairies naturelles n'occupent que 4 % de la superficie. La forêt connaît à cette époque son plus important recul, n'occupant plus que 8 % du territoire. Le pays est alors contrôlé par environ 400 grands fermiers, à qui le clergé et la noblesse a délégué, outre la terre et les moulins, la perception de l'impôt [5].

La Révolution et le XIXe siècle

Pissarro - Les Chataîgniers à Osny

La Révolution française n'a pas entraîné dans le Vexin les gros bouleversements connus ailleurs, sinon que la bourgeoisie s'est enrichie par l'achat de biens nationaux notamment.

La pomme de terre commence à être massivement cultivée, puis la production de betteraves à sucre déclenche la construction de sucreries et d'usines de distillation.

Le chemin de fer fait son apparition au milieu du XIXe siècle avec la ligne Paris-Dieppe, puis par des lignes secondaire comme Valmondois-Marines. Il permet aux Vexinois de vendre plus facilement leurs productions agricoles sur le marché parisien. Il apporte aussi à coût bien plus abordable les produits d'autres régions, c'est ainsi que le vin est importé et la vigne disparaît peu à peu du paysage du Vexin français.

Mais le XIXe siècle laisse surtout l'ensemble du Vexin en dehors de la Révolution industrielle : quelques usines apparaissent timidement ici et là (Bray-et-Lû par exemple) mais leur nombre reste très limité, la population stagne, les villages ne grossissent plus après la Révolution, le Vexin français compte 29 928 habitants en 1790, valeur proche de celle du Moyen Âge, il en compte 30 453 en 1876 et 32 195 en 1962. Le Vexin français demeure depuis une région à nette vocation agricole.

À la fin du siècle, les peintres paysagistes, puis les impressionnistes plantent leurs chevalets dans les campagnes du Vexin, et dans la vallée de l'Oise notamment : Daubigny à Auvers-sur-Oise, puis Pissarro à Pontoise et à Éragny-sur-Epte, Claude Monet à Vétheuil, suivis plus tard par Cézanne puis Van Gogh à Auvers-sur-Oise rendent les paysages du Vexin français célèbres dans le monde entier. D'autres peintres post-impressionnistes s'installent dans le Vexin, William Thornley à Osny par exemple.

Le XXe siècle

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Pontoise est bombardée par les Allemands les 7 et 10 juin 1940, puis, par les Alliés cette fois, les 9 août et 14 août 1944. En 1944, Rommel installe dans les boves de La Roche-Guyon son état-major, et une usine d'assemblage de fusées V1 est installée dans les champignonnières de Nucourt. Ces villages sont alors pilonnés par la R.A.F., Nucourt est détruit à 95 %, Moussy et Banthelu très atteints, et le château de La Roche-Guyon endommagé.

Le 30 août 1944 les troupes britanniques et canadiennes pénètrent dans le Vexin normand, remontent la vallée de l'Andelle et avancent sur Gisors, préalablement pilonné par les Alliés. Les représailles sont courantes : à Charmont, des paysans travaillant aux champs, sont fusillés par les Allemands le 21 août 1944. Plusieurs mémoriaux et monuments aux morts sont édifiés[6].

La vallée de la Seine, et dans une moindre mesure, la vallée de l'Oise voient se développer une urbanisation de type pavillonnaire à partir des années 1920. Le phénomène de rurbanisation provoque une augmentation de population dans certains villages, parfois par la construction de lotissements (Avernes, La Chapelle-en-Vexin), bien peu respectueux de l'architecture traditionnelle vexinoise. Mais pour l'ensemble, relativement isolé dans le quart nord-ouest de l'Île-de-France, protégé de l'urbanisation massive par la mise en œuvre de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, qui a de fait contribué à canaliser l'urbanisation, et par la faiblesse des moyens de communication, le plateau du Vexin reste préservé de l'urbanisation en tâche d'huile de l'agglomération parisienne et de la constructions de grandes voies de communication. En effet, aucune autoroute ni voie ferrée d'importance ne le traverse.

Le site du plateau du Vexin est protégé par son classement en 1972 puis par l'institution du parc naturel régional du Vexin français en 1995.

Organisation administrative

En gardant à l'esprit les remarques relatives aux limites géographiques plus floues du Nord du Vexin, en Picardie, on peut arrêter le chiffre de 167 communes vexinoises. Elles s'étendent sur deux régions et trois départements : en Île-de-France les Yvelines (31 communes) et le Val-d'Oise (88 communes) et l'Oise (47 communes) en Picardie.

Administrativement, le territoire recoupe quatre arrondissement : l'arrondissement de Pontoise (Val-d'Oise), l'arrondissement de Mantes-la-Jolie (Yvelines), l'arrondissement de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) et l'arrondissement de Beauvais (Oise).

S'agissant des cantons, le Vexin Français comprend tout ou partie des cantons suivants :

Structures intercommunales

Une partie des communes du Vexin français se sont regroupées en communautés d'agglomération ou de communes. Il s'agit d'une, plusieurs ou l'ensemble des communes des structures suivantes :

  • Dans le Val-d'Oise

Dans le Val-d'Oise, 20 communes du Vexin français demeurent isolées hors des structures intercommunales existantes en 2007. Il s'agit, dans le canton de Magny-en-Vexin, des 18 communes de : Aincourt, Ambleville, Arthies, Banthelu, Bray-et-Lû, Buhy, Charmont, Genainville, Hodent, La Chapelle-en-Vexin, Magny-en-Vexin, Maudétour-en-Vexin, Montreuil-sur-Epte, Omerville, Saint-Clair-sur-Epte, Saint-Cyr-en-Arthies, Saint-Gervais, Wy-dit-Joli-Village.

Également, il y a les communes de Frouville (canton de la vallée du Sausseron) et de Ronquerolles (canton de Beaumont-sur-Oise).

  • Dans les Yvelines

Dans les Yvelines, 14 communes du Vexin français demeurent isolées hors des structures intercommunales existantes en 2007. Il s'agit de Maurecourt (canton d'Andrésy), de Fontenay-Saint-Père, Gargenville, Limay, Guernes, Guitrancourt, Issou, Lainville-en-Vexin, Montalet-le-Bois, Sailly, Saint-Martin-la-Garenne (canton de Limay), de Gaillon-sur-Montcient, Évecquemont, Hardricourt (canton de Meulan)

  • Dans l'Oise

Aucune commune vexinoise de Picardie n'est isolée hors des structures communales existantes en 2007.

Économie et parc naturel régional

Pour des informations plus détaillées sur le parc, voir l'article Parc naturel régional du Vexin français

La plupart des communes encore rurales du Vexin français se sont constituées en parc naturel régional en 1995 dont le siège se trouve à Théméricourt. Il compte 94 communes (77 dans le Val-d'Oise et 17 dans les Yvelines) et six villes-portes. Il s'étend sur 680 km² et compte 79 000 habitants. Les communes de Picardie dans le département de l'Oise sont restées en dehors du parc naturel régional, la gestion conjointe d'un parc par deux régions (Île-de-France et Picardie), semblant, à l'époque, trop complexe. Dans le Val-d'Oise, deux communes (Ambleville et La Chapelle-en-Vexin) destinées géographiquement à en faire partie ont refusé d'entrer dans le parc lors de sa création.

En 2004, le territoire du parc naturel totalisait 13 497 emplois dans le secteur privé, dont 11 056 dans le Val-d'Oise et 2 441 dans les Yvelines [9].

Les actifs de la région travaillent essentiellement dans l'agglomération de Cergy-Pontoise, puis la vallée de la Seine (Mantes-la-Jolie, Les Mureaux), cependant, Marines, et surtout Magny-en-Vexin offrent de nombreux emplois et une certaine vivacité économique. Les actifs travaillant dans le Vexin français se localisent plutôt à l'ouest du territoire.


Patrimoine

Le patrimoine naturel

Les zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) représentent 28,80 % de la surface du territoire du parc naturel régional, répartis en huit grandes zones, soit environ 1/5 du territoire du Vexin français.

Le Vexin français compte 10 000 hectares de zones boisées, principalement de chênes, de châtaigniers et de charmes, dont le bois de la Tour du Lay, le bois de Morval et le bois du Chesnay.

Le Vexin français compte enfin de nombreuses zones humides protégées.

Le patrimoine monumental

Le patrimoine du Vexin français est remarquablement bien conservé et a, fort heureusement, pour sa majeure partie survécu aux destructions de la Révolution. La révolution industrielle et l'urbanisation n'ayant que peu touché la région, ce riche patrimoine, tant monumental (châteaux, églises...) que vernaculaire (lavoirs, croix de chemins, fermes fortifiées, colombiers...) a justifié le classement du plateau en 1972 au titre des sites classés et la création d'un parc naturel régional, né par décret ministériel en 1995. Le Vexin français compte en effet pas moins de 120 églises et 80 châteaux, partiellement ou totalement classés monuments historiques.

Parmi le patrimoine vernaculaire le plus remarquable, on peut citer :

Tourisme

Les principaux sites touristiques du Vexin français sont :

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Collectif, Guide du Vexin français, éditions du Valhermeil, 1991, 295 p. (ISBN 2905684275).
  • Collectif, Le Patrimoine des communes du Val-d'Oise, éditions Flohic, 1054 p., 1999.
  • Collectif, Nouveau Guide du Vexin français, éd. du Valhermeil, 2002, 363 p. (ISBN 2-913328-30-X)

Liens externes

  • Vexin95 (photos du Vexin par commune ou type de patrimoine)

Notes, sources et références

  1. Nouveau Guide du Vexin français
  2. Voir section Inventaire puis Atlas des paysages et sélectionner Atlas des Paysages de l'Oise, voir les sections consacrées aux territoires paysagers, notamment pays de Thelle et plateau du Vexin
  3. Histoire du Vexin - Les Vikings
  4. Guide du Vexin français, éditions du Valhermeil, pages 30 à 33.
  5. Guide du Vexin français, éditions du Valhermeil, pages 33 à 44
  6. Histoire du Vexin - L'époque contemporaine
  7. La commune de Montherlant est définie comme vexinoise sur le site du syndicat d'initiative local cependant ni l'atlas des paysage de l'Oise, ni le nouveau guide du Vexin français ne la recensent comme telle
  8. Cette commune présente des caractéristiques plus proches du Pays de Thelle et du Pays de Bray picard que du Vexin français
  9. Source : UNEDIC
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