Champagne-sur-Oise

Champagne-sur-Oise
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49° 08′ 00″ N 2° 15′ 00″ E / 49.1333, 2.2500

Champagne-sur-Oise
L'obélisque de la place Quideau
L'obélisque de la place Quideau
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Beaumont-sur-Oise
Code commune 95134
Code postal 95660
Maire
Mandat en cours
Joël Berniot
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée de l'Oise et des Trois Forêts
Site web http://www.champagne95.fr
Démographie
Population 4 451 hab. (2007)
Densité 471 hab./km²
Gentilé Champenois, Champenoises
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ Nord
       2° 15′ 00″ Est
/ 49.1333, 2.2500
Altitudes mini. 23 m — maxi. 176 m
Superficie 9,45 km2

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Voir la carte administrative

Champagne-sur-Oise est une commune française située dans le département du Val-d'Oise et la région Île-de-France.

Sommaire

Géographie

La commune est située sur la rive droite de l'Oise, à 30 km au nord de Paris. Elle est desservie par une gare de la ligne Pontoise - Creil.

Située dans le Parc naturel régional du Vexin français sur le revers sud d'un coteau surplombant la rive droite de l'Oise, entre le Vexin français, le pays de Thelle, le Valois, et le Pays de France, Champagne-sur-Oise, malgré la proximité de Paris a su conserver son caractère rural.

Vaux est un écart de Champagne.

La commune de Champagne sur Oise compte officiellement plusieurs quartiers majoritèrement HLM :

  • Cité Edf
  • Place de L'Europe
  • Quartier des Martyrs
  • Quartier Pasteur

Ces quatre quartiers situés dans la partie Nord de la ville regroupes en tout 3108 habitants pour 994 logements. Une partie du reste de la population est concentré dans le Sud de la commune particulièrement dans la résidence des Beaux Soleils , les habitants restants sont éparpillés à l'Ouest de la ville dans diverses pavillon , au centre ville et une partie minime se situe à l'Est au bord de l'eau .

Histoire

Les origines de Champagne

Les origines de Champagne-sur-Oise remontent à l'époque préhistorique comme l'attestent des vestiges découverts sur la Butte Catillon, éminence située entre l’Oise et la voie de chemin de fer, au lieu-dit « Les Prés de la Noue ». À l'époque gallo-romaine, le village s'appelle Campagna Villa ou Campania au VIIe siècle. Son nom vient du latin Campania (plaine fertile). Vers 635, Dagobert fait don à l'abbaye de Saint-Denis de terres du Chambliois dont Champagne, partie du Comté de Beaumont, qui appartenait à une certaine dame Théodile[1]. Au XIIe siècle, des seigneurs qui portent le même patronyme Simon, Eudes et Gautier, tous de Champagne sont mentionnés, ce qui constitue la première citation écrite du village en 1190. Le lieu-dit La Citadelle fait sans doute référence à un château féodal dont il ne reste aucune trace.

Du Moyen Âge à l'Ancien Régime

En 1223, Philippe-Auguste achete les terres de Champagne qui entrent du même coup dans le domaine royal. Au XIIIe siècle, un hospice (Hôtel-Dieu) dépendant de Saint-Antoine des Champs est créé dans le village. L'église fut construite par Pierre de Montreuil, architecte de Saint-Louis et bâtisseur de l’Abbaye de Royaumont et de la Sainte Chapelle. En 1622, le comté de Beaumont appartient à Antoinette de Pons, dame d'honneur de la Reine, puis en 1644 au maréchal de la Mothe-Houdancourt. Il est vendu en 1705 à la famille des princes de Conti, seigneurs de L'Isle-Adam.

En 1789, Louis XVI convoqua tous les baillis du royaume dont trois représentants de Champagne, un pour le clergé, deux pour la noblesse.

Époque contemporaine

Après l'Empire, le général Comte Jean-Baptiste Juvénal Corhineau, aide de camp de l'Empereur devient maire du village (1826-1831). Il demeura dans le château de Montigny. L'industrialisation touche la commune, qui s'enrichit d'un atelier de moulinage de la soie, fermé en 1889.

En 1914, l'avance allemande atteignit Champagne, une patrouille de 6 Uhlans traversa la commune en direction de Parmain. Le village fut tragiquement marqué lors du dénouement de la Seconde Guerre mondiale, sept civils furent sauvagement exécutés par la soldatesque allemande en débâcle.

Au XXe siècle est élevé sur le territoire de la commune la centrale thermique EDF, alimentée au charbon, qui marque toujours le paysage du canton de Beaumont-sur-Oise. Elle est aujourd'hui inactive et destinée à la démolition.

Héraldique

Blason ville fr Champagne-sur-Oise (Val-d'Oise).svg

Les armes de Champagne-sur-Oise se blasonnent ainsi : D'azur à la roue d'engrenage d'or enfermant un tourteau de gueules chargé de trois branches de fougère fossile de sable, une en pal et deux en chevron renversé, desquelles s'échappent deux éclairs d'argent posés en chevron renversé mouvant des flancs de l'écu et brochant sur la roue, ladite roue sommée d'une fleur de lys d'or et surmontée d'une devise ondée d'argent soutenant un clou de la Passion du même accosté de deux fleurs de lys aussi d'or.

Administration

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[2],[3].

Les maires de Champagne-sur-Oise

Mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1793-1808 Louis Dupille
1808-1815 Louis François Delamarre
1817-1826 Baron de Perthuis
1826-1830 Juvénal Corbineau
1830-1831 Jacques Izambert Juttier
1831-1837 Georges Marchand
1837-1871 François Collas
1871-1874 Louis François Marchand
1874-1876 Pierre Antoine Camus
1876-1880 François Debry
28/03/1880-12/05/1880 Louis Marchand
12/05/1880-29/09/1880 Juvénal Bourdel
10/1880-1882 Louis Chapron
1882-1884 Alexandre Lebrun
1884-1892 Jean Charles dupont
1892-1894 Jean Charles Massin
1894-1895 Ernest Raymond Langlassé
1895-1896 Ernest Augustin Langlassé
1896-1919 Jean Charles Massin
1919-1937 Jules Picard
1937-1944 Paul muller
mars 1945-1965 Elie Baylac
mars 1965-1971 Anatole Vallet
mars 1971-1983 Lydis Candoni
mars 1983-1989 Brigitte Lemoine
mars 1989-1996 Lydis Candoni
mars 1997-2001 Michel Garrigou
mars 2001-2006 Brigitte Lemoine UMP
2006-2014[4] Joël Berniot Divers droite

Démographie

Monument aux morts

Évolution démographique
(Source : Cassini[5] et INSEE[6])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
642 672 670 705 746 681 643 670 688
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
707 695 638 660 672 676 708 795 878
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 023 1 022 1 172 1 226 1 297 1 323 1 326 1 433 1 587
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
2 136 2 381 2 666 3 110 3 700 3 889 4404 4600  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Nombre retenu à partir de 2006 : population municipale

En 2006, l'enquête annuelle de recensement[7] de l'INSEE dans la commune de Champagne-sur-Oise fait état d'une population de 4404 habitants, soit une augmentation de 13,2 % par rapport à 1999.

Communications et transports

Gare de Champagne-sur-Oise

Infrastructures ferroviaires

La commune est traversée du nord au sud le long de l'Oise par la ligne de chemin de fer à deux voies Paris gare du Nord - Persan-Beaumont via Valmondois. Cet axe constitue un tronc commun sur cette section avec la ligne transversale Pontoise - Creil.

La commune est desservie par la gare de Champagne-sur-Oise, située sur le territoire communal. Cette gare n'assure qu'un service de voyageurs de banlieue. Les services ferroviaires sont assurés par le Transilien de la SNCF, ligne H. Les temps de parcours vers Persan-Beaumont et Paris sont respectivement de 3 et 47 minutes en trains directs les plus rapides. Cependant, peu de trains sont directs, essentiellement aux heures de pointe, la plupart des trajets nécessitant un changement en gare de Valmondois. Il est également possible d'emprunter un train direct Paris - Persan-Beaumont (TER Picardie) puis la ligne Pontoise - Creil pour un temps de parcours parfois légèrement inférieur en fonction des correspondances.

Économie

  • Centrale thermique EDF

Monuments et lieux de visite

Site archéologique des « Grands Marais », Groupe de Villeneuve-Saint-Germain, Néolithique ancien.

Clocher de l'église
  • Église Notre Dame de l'Assomption

Malgré ses proportions modestes elle est classée monument historique dès 1862. Son clocher est l'un des plus élégants du Vexin Français. Ses parties les plus anciennes, le transept et les deux absidioles datent, de la fin de l'époque romane (XIIe siècle). Au XIIIe siècle, nous devons le chœur, la nef et le clocher, que l'on peut dater des années 1235-1240, (peu après la construction de l'abbaye de Royaumont} à Pierre de Montreuil, architecte de Saint-Louis A la fin du XVe siècle, le porche sud et la voûte de la croisée du transept furent refaits ainsi que l'arc triomphal en pierre « poutre de gloire » (un des rares exemples en pierre subsistant en France) sur l'initiative de Louis de Villiers de L'Isle-Adam, évêque de Beauvais, dont on voit le blason sculpté dans la frise de la pile nord-ouest (destrochère à la manipule semée d'hermine} Ce blason se retrouve dans toutes les anciennes possessions des Villiers : l'Isle-Adam, Villiers-Adam, Mériel, Villiers-le-Bel, etc Le porche sud Renaissance a été édifié au XVIe siècle par les frères Lemercier architectes de Pontoise. II abrite une Vierge à l'Enfant en pierre du XIVe siècle (classée Monument historique}. On peut voir au chevet un magnifique autel à retable monumental du XVIIe siècle Le clocher abrite un carillon de cinq cloches qui égrène à chaque heure du jour le premier mouvement de l'Ode à la joie « 9e symphonie » de Beethoven. On peut voir dans l'église une frise dite des anges musiciens (XIVe siècle) sur un décor flamboyant d'un chapiteau des piles du transept. Les fonts baptismaux du XV-XVIe siècles sont sculptés d'écailles de poisson et de fleurs de lys. Une Vierge à l'enfant en bois peint du XVIIIe siècle est également visible à l'intérieur de l'édifice.

  • Croix en Pierre

Classée monument historique depuis, 1931, cette croix du XVIe siècle, située près du parvis ouest de l'Église, était le calvaire de l'ancien cimetière du village, ce dernier a été déplacé en 1863. Lors de travaux de consolidation en 1970, on découvrit, lui servant de fondation, diverses pierres ornées, dont un chapiteau de la fin du XIIe ou début du XIIIe siècle provenant probablement d'une ancienne demeure seigneuriale car nous sommes dans le quartier des "Moustiers" ancien site historique du village ou, tout simplement des parties de l'église antérieures à la nouvelle édification des XIIlème et XIIIe siècle.

  • Hôtel Dieu

Il ne subsiste de cet édifice, situé au 26 rue des Martyrs, qu'une partie d'un bâtiment du XIIIe siècle, dont deux baies en arc brisé visible de la cour de la résidence. Ancienne chapelle ? Salle des malades ? Il semble que la 2e version soit la plus probable. A l’origine, ces bâtiments, servaient de prison royale. Après le transfert de cet établissement carcéral à Beaumont, les bâtiments qui devait avoir une certaine importance ont été donnés aux religieuses de Saint-Antoine des Champs en 1270. Au regard de leur vocation, on peut supposer qu’elles édifièrent un Hôtel Dieu car, fait significatif, on retrouve dans la partie restante une belle charpente du XVe siècle présentant des dispositions analogues à celles beaucoup plus célèbres, l'Hôtel Dieu de Beaune et de Tonnerre en Bourgogne. Ces vestiges sont protégés au titre des monuments Historiques.

  • L'ancien château de Champagne dit « de Montigny »

Construit sur le flanc de la colline, il ne reste de cet édifice du XVIIIe siècle, incendié par les Allemands lors de leur débâcle en 1944, que la maison du gardien et le magnifique parc dont une partie, avec étang artificiel et de séculaires platanes, fut racheté par la commune en 1971 pour en faire un parc municipal. Un ouvrage de serrurerie du XVIIIe siècle, la grille d'entrée, « place de Montigny », a pu être sauvée et remontée. Il fut la propriété du Général Juvenal Corbineau, Maire de Champagne de 1776 à 1848. Cet homme, figure emblématique de l’épopée Napoléonienne s'illustra au sein de la Grande Armée lors de la désastreuse retraite de Russie, en découvrant le gué de Studianka sur la Bérézina permettant ainsi de sauver les vestiges de l’armée de l'Empereur. À voir le long du mur extérieur ouest de l'église, les stèles des sépultures du Général et de son épouse ainsi que la maison du gardien du château de la fin du XVIIIe siècle sur la place[8].

Cette belle maison de style classique possède un corps central datant de 1754, il est flanqué de deux ailes courtes qui furent ajoutées au XIXe siècle. Les communs ont été construits en 1849. La majestueuse grille d’entrée date du XVIIIe siècle. Elle fut remontée par le père du peintre Champenois, Robert Lepeltier. Ce petit ensemble architectural authentique de grande qualité ne doit faire oublier l’ensemble des maisons anciennes du hameau à l’architecture simple mais harmonieuse, typique des constructions rurales du Vexin. Beaucoup d’entre-elle possèdent de belle caves voûtées remontant parfois à l'époque médiévale. Parmi les maisons remarquables de la commune on peut citer également l'ancienne maison du peintre Auguste Boulard, rue Jules-Picard, et la maison de Claude Viseux, rue d'Aire.

L'obélisque de la place Quideau
  • Obélisque de la place Quideau

Cet obélisque du XVIIe siècle, acquis chez un démolisseur a été remonté à usage de fontaine en 1974 place Corentin et Elie Quideau pour agrémenter le centre ville. Il fut une nouvelle fois déplacé en 2001, toujours sur la place Quideau, à un emplacement plus excentré. Cet obélisque proviendrait du domaine royal de Versailles, il est la réplique d'un dessin d'époque montrant son semblable à Versailles.

  • Annulaire

En 1996, le sculpteur Claude Viseux offrait à sa ville natale la sculpture Annulaire. Elle est érigée place de Verdun, près du groupe scolaire Georges Duhamel. Claude Viseux a vu le jour en 1927 au 22 rue d'Aire, « le Clos Patrix ». Logiste du Prix de Rome à 23 ans, professeur, chef d'atelier de sculpture à l'E.N.S.B.A. de Paris de 1975 à 1992, cet artiste de réputation internationale, est créateur de plus de 50 sculptures monumentales à travers le monde. Son œuvre fut récompensée de nombreux prix dont la Triennale de New Delhi et le prix Antoine Pevsner.

  • Le presbytère de 1868 abrite un baiser de paix du début du XVIe siècle en argent.
  • La commune comprend un lavoir de la fin du XIXe siècle, rue Welwyn, élément de patrimoine rural typique du Vexin français.
  • A noter enfin sur le mur de l'école maternelle, la plaque des instituteurs en céramique qui rappelle, tout comme le monument aux morts de 1922, le souvenir des morts de la première guerre mondiale.

Personnalités liées à la commune

Stèles funéraires de Jean-Baptiste Juvénal Corbineau et de son épouse

Notes et références

Voir aussi

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Bibliographie

  • Le Patrimoine des communes du Val-d'Oise, Flohic éditions, tome 1, pages 92 à 97 (ISBN 2-84234-056-6)
  • Nouveau Guide du Vexin Français, Éd. du Valhermeil, 2002, 363p. (ISBN 2-913328-30-X)

Articles connexes

Lien externe





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