Tour de Babel
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32° 32′ 11″ N 44° 25′ 15″ E / 32.536304, 44.420825

La tour de Babel (Hébreu : מגדל בבל‎ Migdal Bavel, Arabe : برج بابل‎ Burj Babil) est un édifice mythique qui était selon la Genèse une tour que souhaitaient construire les hommes pour atteindre le ciel.

Sommaire

Historique

Selon les traditions judéo-chrétiennes, c'est Nemrod, le « roi-chasseur » régnant sur les descendants de Noé, qui eut l'idée de construire à Babel (Babylone) une tour assez haute pour que son sommet atteigne le ciel.

Descendants de Noé, ils représentaient donc l'humanité entière et étaient censés tous parler la même et unique langue sur Terre, une et une seule langue adamique. Pour contrecarrer leur projet qu'il jugeait plein d'orgueil, Dieu multiplia les langues afin que les hommes ne se comprennent plus. Ainsi la construction dut s'arrêter et les hommes se dispersèrent sur la terre.

Cette histoire est parfois vue comme une tentative de réponse des hommes au mystère apparent de l'existence de plusieurs langues, mais est aussi le véhicule d'un enseignement d'ordre moral : elle illustre les dangers de vouloir se placer à l'égal de Dieu, de le défier par notre recherche de la connaissance, mais aussi la nécessité qu'a l'humanité de se parler, de se comprendre pour réaliser de grands projets, ainsi que le risque de voir échouer ces projets quand chaque groupe de spécialistes se met à parler le seul jargon de sa discipline. Ce récit peut aussi être vu comme une métaphore du malentendu humain ; où contrairement aux animaux, les êtres humains ne se comprennent pas par des signes univoques, mais bien par l'équivocité du signifiant.

Certains auteurs modernes se sont inspirés du passage biblique de la Tour de Babel pour assimiler « le ciel » à un but infiniment éloigné[1].

Babel, c'est à la fois une tour et une ville : une entreprise collective d'abord pour se faire un nom, disent les bâtisseurs, pour exister. La Ville est, bibliquement parlant, le lieu que l'homme se créée pour échapper au projet de Dieu (qui est que l'homme vive dans la nature). Elle est donc le lieu de la désobéissance, de la rébellion, et c'est une explication de la volonté de "se faire un nom"[2]. L'interprétation de l'épisode de Babel peut relever d'un immense malentendu - mal-entendu. François Marty, à juste raison, évoque Babel comme une chance pour l'homme. Le mythe de Babel peut être lu comme instauration, par diversité qu'entraîne la multiplicité des langues, des conditions de l'altérité, de la « biodiversité » des hommes[3], comme condition sine qua non de capacité à devenir civilisé en habitant des villes[4]. La ville devient alors un creuset d'humanité[5]. C'est Dieu lui-même qui donne un nom à cette ville : Babel, c'est la porte du ciel grâce aux conditions de l'altérité qui sont ainsi mises en place. Babel est alors une invitation à « l'ouverture à l'autre que l'autre, celui qui m'est radicalement différent comme voie qui mène au Tout autre » pour paraphraser Emmanuel Lévinas[6]. Cette tour n'a pas d'autre but que de donner sens à l'entreprise qu'est la construction de la ville. Mais il y a malentendu. Au sommet de la ziggourat est construit un temple avec un lit et une femme qui attend. C'est du moins ce que nous enseigne l'archéologie. C'est donc une invitation adressée à Dieu pour venir visiter les hommes. Simplement, l'homme arrivé au sommet de la tour est pris d'un vertige, celui du démiurge. Il est tenté alors de se prendre pour Dieu lui-même. Il nous faut sans doute relire ce mythe de Babel, mythe fondateur de l'altérité elle-même, avec une plus grande attention portée à l'écriture au-delà des gloses et des représentations. Babel est d'abord une ville et c'est en son milieu que les hommes édifient une tour, les deux sont liés. L'ensemble est construite sur une faille - Shinéar- dit la Bible, faille qui met en relation, pour les Anciens, deux mondes : celui des hommes et celui des dieux, les Enfers. Ce texte renvoie indirectement à la première ville, celle construite par Caïn et qui a pour nom Hénoch - le commencement -, dans le pays de Nod - de l'errance. C'est la ville des premières créations des hommes avec l'artisanat et les arts de Tubalcaïn et de Youbal ; mais c'est hélas aussi la ville du crime avec Lamek (Genèse 4, 17-24) et que Dieu détruisit pour cela par un déluge. C'est ce déluge dont nous retrouvons, comme par hasard, l'origine dans le pays même où furent édifiées Babel, Ur et bien d'autres villes avec leurs ziggourats et que les Hébreux découvrent lors de leur exil à Babylone.

Les récits de constructions que les hommes tentaient d'élever jusqu'au ciel ont depuis longtemps marqué les esprits, source d’inspiration pour bon nombre d’écrivains et d’artistes.

Même sans aller chercher aussi loin, la Tour elle-même (Etemenanki) n'a pu que frapper l'imagination des Hébreux déportés[7] ainsi que la multiplicité des langues parlées à Babylone en raison de son rôle de plaque tournante politique et économique. Que la corrélation ait été prise au fil du temps pour une relation de cause à effet peut sembler plausible.

Origine possible

L’origine de ce mythe est bien évidemment la Mésopotamie voisine mais ses modalités d’élaboration sont encore mal définies. Son origine pourrait être la déportation à Babylone d’une partie de la population juive en 597 après la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor II (604-552). La déportation de populations civiles était une pratique courante à cette époque pour amener le calme dans les régions rebelles. Les Juifs auraient été subjugués par la grande ziggurat du dieu Marduk, située au cœur du sanctuaire de l’Esagil : « temple dont la tête est élevée ». La ziggurat en elle-même était appelée l’Etemenanki : « temple-fondation du ciel et de la terre ». Selon Francis Joannès, elle était conçue comme « le pivot qui réunissait le ciel et la terre et assurait l’unité de l’Univers ».

Les ziggurats ont été construites dans toute la Mésopotamie de la fin du troisième millénaire à l’occupation achéménide. Les plus anciennes sont l’œuvre d’Ur-Nammu (2112-2095), roi sumérien de la dynastie d’Ur III. Etemenanki était exceptionnelle par ses dimensions. Elle a bénéficié à la fois des travaux de reconstruction entrepris par Assarhaddon (680-669) et des embellissements réalisés par les souverains néo-babyloniens qui ont pu profiter d’un gigantesque butin. La ziggurat avait une base de 90 mètres de côté et peut-être une hauteur équivalente. Cela devait en faire un des monuments les plus spectaculaires de toute l’Antiquité. Elle comptait probablement 7 étages, colorés par des parements de briques émaillées (le chiffre 7 avait une valeur symbolique en Mésopotamie). Cependant sa forme n'était pas circulaire : toutes les ziggurats avaient une base carrée ou rectangulaire.

L'origine des représentations picturales d'une tour ronde peut être liée à une association tardive entre la tour de Babel et le minaret de la mosquée de Samarra situé à 205 km au nord du site et 125 km au nord de Bagdad. La tour Malwiya, qui n'est ni plus ni moins celle que l'on peut admirer dans la majorité des représentations de la tour de Babylone, sa forme unique, en spirale, a influencé de nombreux peintres et explorateurs. Cependant cette mosquée date du IXe siècle, et n'a par conséquent aucun lien avec la cité antique de Babylone.

Traduction courante de la Bible

La tour de Babel est évoquée dans la Genèse, au chapitre 11, versets 1 à 9 :

Traduction dans la Bible de Jérusalem

Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. Comme ils étaient partis de l’orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Chmunter, et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre.

L'Éternel descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'Éternel dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous une même langue, et c’est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons ! descendons, et là confondons leur langage, afin qu’ils n’entendent plus la langue, les uns des autres. Et l’Éternel les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtir la Ville. C’est pourquoi on l’appela du nom de Babel, car c’est là que l’Éternel confondit le langage de toute la terre, et c’est de là que l’Éternel les dispersa sur la face de toute la terre.

La tour de Babel peinte en 1587 par Lodewyk Toeput. Le dogme judéo-chrétien lui impute la confusion des langues.

Une inspiration sumérienne ?

Il existe d'autres mythes antérieurs expliquant l'origine des langues par une intervention divine. Le plus vieux d'entre eux est le mythe sumérien appelé Enmerkar et le seigneur d'Aratta. Le texte est assez fragmentaire et difficile d'approche. Enmerkar, fondateur légendaire de la cité d'Uruk, tente de soumettre la cité d'Aratta, située sur le plateau iranien et demande l'aide de la déesse Ishtar. Celle-ci lui conseille d'envoyer un héraut pour négocier avec le seigneur rival. Au cours des négociations, le héraut récite une incantation dédiée à Enki qui entraîne la division des langues[8]. Ce texte offre au final assez peu de ressemblances avec le récit biblique, aussi établir un lien quelconque entre les deux textes est pour l'heure peu évident. Enfin, on peut trouver sur Internet un récit assez étrange attribué aux Sumériens dans lequel Marduk ou Enki prive l’humanité du langage... Sans référence sérieuse, ce mythe doit être pris avec beaucoup de circonspection. Les mythes sumériens ne se sont jamais intéressés à Marduk, du simple fait que l’ascension de Babylone, et par conséquent de son dieu tutélaire, est postérieure à la chute de la dernière dynastie d’Ur III. Les mythes qui mettent en scène Marduk sont élaborés par le clergé babylonien et ne pratiquent pas cette confusion des genres[9].

Autres sources

Une interprétation protestante

La confusion des langues, Gustave Doré

Le passage de la tour de Babel – récit étiologique justifiant la diversité des langues et des peuples – marque la clôture du récit des origines qui s'étend à partir de Gen. I. Ce récit est jalonné par le péché, par « ses éruptions » : la chute, le récit de Caïn et Abel, le chant de Lemec, le déluge. Cependant une distinction, nous semble-t-il, doit être faite. Contrairement à la chute, au récit de Caïn et Abel et au chant de Lémec, qui stigmatisent des péchés ou des comportements individuels, les unions des anges qui susciteront le déluge et l'aventure de la construction de la tour de Babel sont des péchés ou des comportements collectifs. Dans ces deux cas, il s'agit d'événements où l'humanité est comprise comme la communauté des fils d'Adam.

Au terme de l'histoire des origines, il s'agit donc de marquer le péché collectif d'une communauté humaine et d'en montrer la condamnation par Dieu. Une condamnation sans appel, sans intervention de la grâce. À partir de cette parole : « le Seigneur les dispersa sur la face de toute la terre », le récit de la tour de Babel et celui des origines s'ouvre à l'avenir au sens où la question de la relation entre les hommes et Dieu est posée.

(Von Rad, Théologie de l'Ancien Testament, vol. I, Genève, Labor et Fides, p. 146)

La confusion des langages, source du pouvoir

Selon Alexander Hislop, le fondateur de Babylone, Koush, père de Nemrod, s'identifierait à Hermès. Ainsi ce qui caractériserait le régime Babylonien serait la découverte des langages secrets, de l'Hermétisme (ce qui est caché), et ceci dans un but de Pouvoir. Pouvoir fondé sur la confusion des esprits et l'apparition de jargons, c'est-à-dire de langages à double sens compris seulement par les initiés, et au sens profond desquels la masse des humains n'aurait pas accès. Les classes supérieures apparaissent alors qui connaissent les langages secrets (prêtres et nobles guerriers). Babylone est la première des sociétés hiérarchiques et spécialisées, préfigurant toutes les civilisations suivantes avec leurs classes sociales, elle est fondée sur la rétention d'information et donc de la valeur. L'information et la valeur sont thésaurisées (capitalisées) par les classes nobles et sacerdotales. Le gros de la population reçoit une information simplifiée, dénuée d'intérêt, inopérante, destinée à produire une image insensée du monde: la superstition, entretenue par le clergé.

C'est dans cette volonté de promouvoir des langages secrets que réside le pouvoir des classes supérieures, et aussi la cause de la confusion des langages et leur multiplication parmi les peuples. Les humains de Babel (Babylone) trouvent ainsi leur punition dans le système de pouvoir qu'ils ont eux-mêmes inventé.

La tradition musulmane

La sunna n'évoque pas explicitement le mythe de la tour de Babel, ni la confusion des langues, ni l'existence d'une tour quelconque. Ce qui pourrait être considéré comme étant la tour de Babel, est appelé en arabe Palatinum et plus communément as-Sarh, dont la définition correspond à « une seule maison construite de façon solitaire et robuste, s'élevant hautement dans le ciel ; toute bâtisse haute étant un sarh ». Dans la tradition, Babel est citée une fois, en occurrence au « Chapitre sur la prière dans les ruines et les lieux de douleur » de l'important recueil de traditions musulmanes : L'Authentique d'al-Bukhârî (194/810 - 256/870), pour les musulmans c'est Nemrod qui veut construire cette tour (sarh), afin d'atteindre Dieu. L'histoire de la tour a une relation avec le prophète Ibrahim. Le Coran dit :

« N’as-tu pas su (l’histoire de) celui qui, parce qu’Allah l’avait fait roi, argumenta contre Abraham au sujet de son Seigneur? Abraham ayant dit: «J’ai pour Seigneur Celui qui donne la vie et la mort», «Moi aussi, dit l’autre, je donne la vie et la mort.» Alors dit Abraham: «Puisqu’Allah fait venir le soleil du Levant, fais-le donc venir du Couchant.» Le mécréant resta alors confondu. Allah ne guide pas les gens injustes. (II ; 258) »

Remarquons à cet effet, que malgré la caractérisation de Babel comme lieu d'Ascension au Ciel, c'est de la ville sainte de Jérusalem que le prophète Mahomet s'envole vers le Trône de Dieu lors de son voyage nocturne al-Isrâ wa-l-Mi'râdj.

Origine du nom

Babel vient du mot akkadien Bāb-allah (la porte du Dieu), Bāb voulant dire « porte » et ilu voulant dire « Dieu ». (décliné allah) Autre signification bab-'el (la cité de Dieu). On peut aussi y voir une onomatopée : cf babil.

Cette origine est clairement une référence à Babylone, située dans le chapitre 11 de la Genèse, dans le pays de Shinear (Sumer).

Apparitions et références

Littérature

Peinture

La tour de Babel peinte en 1594 par Lucas van Valckenborch.
  • Pieter Brueghel l'Ancien (1525-1569) : La Tour de Babel, 1563, huile sur bois, 114 x 155 cm, (Vienne, Kunsthistorisches Museum Wien).
  • Pieter Brueghel l'Ancien (1525-1569) : La "Petite" Tour de Babel, vers 1563, huile sur bois, 60 x 74 5 cm, (Rotterdam, Museum Boymans-van Beuningen).
  • Lucas van Valckenborch (1535-1597) : La Tour de Babel (Paris, musée du Louvre), 1594, huile sur bois, 41 x 56 cm.
  • Lucas van Valckenborch (1535-1597) : Construction de la tour de Babel, 1595 (?), huile sur bois, 42 x 68 cm, (Coblence, Mittelrhein-Museum, Inv. Nr. M 31).
  • Martin van Valckenborch (1535-1612) : La Tour de Babel, huile sur bois, 49,5 x 66,6 cm, (Pinacoteca ; Sienne).

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Cinéma

  • Dans le film Metropolis de Fritz Lang (1927), une scène raconte l’histoire de la tour de Babel : son but, sa construction, les incompréhensions entre la main et la tête et sa fin.
  • Dans le film Alexandre d'Oliver Stone (2004), une scène nous montre la tour de Babel située à Babylone.
  • Le film Babel d'Alejandro González Iñárritu (2006) fait référence au mythe en prenant appui sur les difficultés rencontrées par les hommes pour communiquer, alors qu'ils sont tous unis par la même humanité.

Films d'animation

  • Dans le long-métrage Le Château dans le ciel d'Hayao Miyazaki (1986), l'origine du château est peu connue mais le générique fait penser au thème des hommes qui ont voulu s'élever au rang des dieux (vie dans les nuages, puissance infinie qui peut faire le bien ou le mal suivant leur volonté) et qui ont été presque anéantis, les survivants ayant tout à réapprendre. Le lien est d'autant plus flagrant que l'un de ces châteaux apparaissant dans le générique ressemble fortement à la représentation de Pieter Brueghel l'Ancien.
  • La tour de Babel fait une apparition dans la série télé Nadia, le secret de l'eau bleue (1990). Elle a été construite par les Atlantes mais celle-ci a également servi à leur destruction.
  • Dans l'anime Patlabor, E. Hoba (en référence à Jéhovah) tente de saboter le projet Babylone en introduisant un virus qui cause l'apparition du mot "Babel" sur les écrans d'ordinateur et la folie des robots infectés par ce virus. Cette manœuvre a pour but d'empêcher le retour de Dieu, censé punir l'homme, comme dans l'Ancien Testament, suite au pharaonique projet Babylone.
  • Dans le long-métrage Metropolis de Rintarō (2001), un homme cherche à s'élever au-dessus des autres par le biais d'un robot à l'apparence de petite fille, pouvant contrôler le monde du haut d'une tour appelée Ziggurat, faite à l'image de la tour de Babel.

Jeux vidéo

  • Dans Babel Rising (sur iPhone et WiiWare), des ouvriers tentent de construire la tour de Babel. Le joueur incarne Dieu et doit les en empêcher en lançant 7 pouvoirs à sa disposition.
  • Dans Soleil, un ancien jeu sur SEGA dans lequel le héros montant la tour de Babel, passe des épreuves pour arriver au sommet de la tour, et une autre plus ardue pour atteindre les cieux. C'est un lapin dans un village proche de "Fleur Brûlée" qui nous indique que les humains ont des difficultés à communiquer entre eux.
  • Dans Illusion of Time dans lequel un héros évolue a l'intérieur d'une tour ressemblant à la tour de Babel,
  • Dans Super Mario Bros. 3 où elle constitue un petit niveau dans le monde 5 qui justement est le monde du ciel.
  • Dans Prince of Persia : Les Deux Royaumes, produit par Ubisoft, on peut gravir cette tour dans les derniers niveaux du jeu.
  • Dans Xenogears, où elle constitue une étape importante du jeu. Le symbole du lien avec Dieu et de la montée de l'homme vers le ciel est réutilisé dans ce jeu au scénario très mystique.
  • Dans Nostalgeo no Kaze : La tour de Babel à des graphismes rappelant parfaitement le tableau de Bruegel l'Ancien.
  • Dans Sim City Creator, la Tour de Babel est le monument représentant l'époque antique, elle est semblable au tableau de Bruegel l'Ancien.
  • Dans Painkiller, le niveau 3 du chapitre 4 s'appelle "Babel". Il se déroule dans une vaste cité orientale où culmine la fameuse tour.
  • Dans Atlantica Online où elle constitue un donjon de nation accessible à partir du niveau 100. Elle possède 4 étages.
  • Dans Golden Sun (sur Game Boy Advance), un personnage nommé Babi fait construire une tour appelée le « phare de Babi », afin de pouvoir localiser une île perdue qui détient les secrets de l'immortalité. L'édifice s'effondre avant la fin de sa construction.
  • Dans Catherine (sur Xbox 360 et Playstation 3), il existe un mode " Babel " où le héros doit escalader une tour qui s'effondre petit à petit.

Bande-dessinée

  • La Tour de François Schuiten et Benoît Peeters relate l'histoire d'un mainteneur dans une tour d'une taille démesurée, évoquant la tour de Babel.
  • Le tome 5 de la bande dessinée Universal War One est intitulé Babel, en référence à la tour de Babel dont l'histoire y est relatée.

Voir aussi

Bibliographie

  • Leslie Mahler: La Tour de Babel: les facettes d'un mythe et de ses représentations en Occident, du XIIIe au XXe siècle. Ed. Edilivre Aparis, 2010,(ISBN 9782812138171)
  • Hubert Bost : Babel. Du texte au symbole. Ed. Labor & Fides, 1985, (ISBN 2830900359)
  • Jean Budillon : Babel. Étude biblique à partir de Genèse 11,1-9. Édité par l’Association LEKH-LEKHA, 1990
  • Paul Zumthor : Babel ou l’inachèvement. Ed. du Seuil, 1997, (ISBN 2020262657)
  • Pierre Bouretz, Marc de Launay, Jean-Louis Schefer : La Tour de Babel. Ed. Desclée de Brouwer, 2003, (ISBN 222005165X)
  • Bluma Finkelstein : L’Héritage de Babel – Éloge de la diversité. Ed. L'Harmattan, 2005, (ISBN 2747584992)
  • Sylvie Parizet : Le Défi de Babel : un mythe littéraire pour le XXIe siècle. Ed. Desjonquères, 2001, (ISBN 284321033X)
  • François Marty : La Bénédiction de Babel. Ed. Le Cerf, 1990 (ISBN 2204040371)
  • Gilbert Tournier : Babel ou le vertige technique. Ed. Fayard, 1960
  • Sous la direction de A. Reuter, JP. Ruiz : Retour de Babel, Itinéraires, Mémoires et Citoyenneté. Ed. Retour de Babel, Luxembourg, 2007 (ISBN 978-2-9599924-0-7)
  • Jacques Vicari : La Tour de Babel. Ed. PUF, 2000 (ISBN 2130507018)
  • François-Xavier Tassel : "La ville symbolique et creuset d'humanité", Revue Villard de Honnecourt n° 63, Paris, 2006, ISBN : 978-2-901-628-52-4
  • François-Xavier Tassel : "Babel, une chance pour les hommes", Cahiers de l'association des Amis de Roger Girard n°4, éd. Télètes, Paris, 2009, ISBN 978-2-906031-70-8
  • Jacques Ellul, Sans feu ni lieu, signification biblique de la Grande Ville, Paris, Gallimard, 1975.
  • Louis Panier, Babel : une dynamique de la différence - Fusion ? Dispersion ? Articulation ? in Dynamiques de la ville - Essais de sémiotique de l'espace, L'Harmattan, Paris, 2007, ISBN 978-2-296-03877-6

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. Stefan Zweig La Tour de Babel, essai, tome 3 : « Leurs sages s’aperçurent qu’une science pratiquée par un peuple seul ne pouvait atteindre l’infini »
  2. Jacques Ellul, Sans feu, ni lieu, Paris, Gallimard, collection Voies ouvertes, 1975, p.30
  3. FINKELSTEIN Bluma, L’Héritage de Babel – Éloge de la diversité, Paris, Ed. L'Harmattan, 2005
  4. TASSEL François-Xavier, Babel, une chance pour l'homme, in Cahiers de l'association Les amis de Roger Girard n°4, Ed. Télètes, Paris, 2009
  5. TASSEL François-Xavier, La ville, symbolique et creuset d'humanité, Revue Villard de Honnecourt n° 63, Paris, 2006
  6. LEVINAS Emmanuel, Altérité et transcendance, Montpellier, Fata Morgana, coll. “ Essais ”, 1995
  7. Elle frappera plus tard, rappelle C.W.Ceram dans Des Dieux, des tombeaux, des savants, Alexandre le Grand, qui ordonna des travaux de réparation sur sa fortune personnelle, et en voulut une reproduction miniature en guise de tombeau
  8. (en) Enmerkar et le seigneur d'Aratta: traduction en anglais
  9. Source

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