Led Zeppelin


Led Zeppelin
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Led Zeppelin
Led Zeppelin en concert à Chicago, en janvier 1975. John Bonham est à la batterie, Robert Plant au chant et Jimmy Page à la guitare. John Paul Jones est aux claviers en bas à gauche de la photo.
Led Zeppelin en concert à Chicago, en janvier 1975. John Bonham est à la batterie, Robert Plant au chant et Jimmy Page à la guitare électrique. John Paul Jones est aux claviers, en bas à gauche de la photo.

Surnom Led Zep The New Yardbirds
Pays d’origine Londres, Angleterre
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Hard rock Heavy metal Blues rock Folk rock Rock psychédélique
Années d'activité de 1968 à 1980 (Réunions en 1985, 1988, 1995 et 2007)
Labels Atlantic Swan Song
Site officiel www.ledzeppelin.com

Membres Jimmy Page Robert Plant John Paul Jones John Bonham
Entourage Peter Grant The Yardbirds Them Crooked Vultures Pink Floyd The Who

Logo du groupe Logo du groupe

Led Zeppelin est un groupe de rock britannique fondé en 1968 par Jimmy Page (guitare) avec Robert Plant (chant), John Paul Jones (basse, claviers) et John Bonham (batterie), et dissout suite au décès de ce dernier en 1980.

À travers un son dominé par la virtuosité et les riffs de son guitariste, par un chanteur à la voix puissante et haut perchée, ainsi que par une rythmique lourde, Led Zeppelin est considéré comme l'un des premiers groupes de hard rock, et comme l'un des pionniers du heavy metal[1],[2].

Cependant, l’œuvre du groupe s’est inspirée de multiples sources et de genres[3]. Ainsi, partant d’une base faite de rock, de blues et de folk[4], des styles aussi différents que le rockabilly[5], le reggae[6], la soul et le funk[7], les musiques classique, celtique, indienne, arabe, pop, rock psychédélique ou country etc[8]., ont été abordés en concert et dans les huit albums originaux publiés de 1969 à 1979.

Led Zeppelin a également bâti sa réputation sur des prestations scéniques devenues légendaires, donnant une large part à l'improvisation (solos de guitare ou de batterie extensifs), à de longs medleys, à travers des interprétations spécialement retravaillées de ses titres[9].

Trente ans après sa séparation, Led Zeppelin continue à être considéré comme l'un des plus grands groupes de rock en raison de sa réussite artistique, de son succès commercial et de sa large influence. Le groupe a vendu environ 300 millions de disques à travers le monde[10],[11],[12] dont 111,5 millions aux États-Unis[13], et la totalité de ses albums a atteint le « top 10 » du hit-parade américain, dont six ont occupé la première place (sept en Grande-Bretagne)[14]. Rolling Stone magazine décrit le groupe comme « le plus lourd de tous les temps et le plus grand des années 1970 »[15].

Le 10 décembre 2007, Led Zeppelin s'est reformé, avec Jason Bonham à la batterie, pour un concert caritatif à l’Arena O2 de Londres, devant 20 000 spectateurs privilégiés, après avoir occasionné une demande de billets sans précédent[16].

Sommaire

Membres du groupe

Histoire du groupe

1968 à 1970 : la formation et les débuts

« Reformation » des Yardbirds

Article détaillé : The Yardbirds.

En 1968, lorsque les Yardbirds se séparent, Jimmy Page doit encore honorer des dates de concerts que le défunt groupe ne pourra pas faire. Il recherche donc des musiciens pour former un nouveau groupe avec le manager des Yardbirds, Peter Grant. John Paul Jones, bassiste, apprend la nouvelle et contacte Page avec qui il a déjà travaillé lors de différentes sessions studio. Page, connaissant le professionnalisme de John Paul Jones, accepte tout de suite. Pour le chanteur, Jimmy Page pense tout d'abord à Steve Marriott, le chanteur des Small Faces, puis à Terry Reid. Celui-ci décline l'offre, mais l'oriente vers un jeune chanteur qui l'a impressionné : Robert Plant. Jimmy Page l'écoute en concert et est enthousiasmé. Il ne manque plus que le batteur. Robert Plant connaît un batteur surdoué avec qui il a joué au sein d'un groupe de rock : John Bonham. Ce dernier refuse d'abord l'offre, étant entré en contact avec Joe Cocker pour occuper un poste stable au sein de son groupe. Mais, sous la pression de Jimmy Page et de Peter Grant, il accepte finalement l'offre et le quatuor forme les « New Yardbirds », qui partent alors en tournée en Scandinavie. Ils adoptent une apparence très proche de celle des Who et un son similaire à celui du Jeff Beck's Group.

Pour ne plus s'afficher comme les Yardbirds et marquer un tournant musical, les New Yardbirds changent leur nom pour « Led Zeppelin » le 9 novembre 1968, lors d'un concert au London Roundhouse de Chalk Farm, en Angleterre. L'origine de ce nom provient d'une blague de Keith Moon, le batteur des Who : en mai 1966, Jimmy Page travaille avec Moon, le claviériste Nicky Hopkins et John Paul Jones sur le titre de Jeff Beck, Beck's Bolero. Page a l'idée de former un supergroupe avec ces musiciens, mais Keith Moon, qui n'a nullement l'intention de quitter les Who, lui indique que son projet va « s'écraser au sol comme un Zeppelin de plomb » (Lead Zeppelin). Deux ans plus tard, après avoir hésité entre Mad Dogs et Whoopie Cushion, Jimmy Page adopte cette appellation, modifiée à la demande de Peter Grant qui souhaite que le a soit supprimé pour éviter les différences de prononciation entre le Royaume-Uni et les États-Unis[17],[18].

Premiers succès

La photo de la catastrophe du Hindenburg sert de pochette au premier album de Led Zeppelin.

Le manager du groupe, Peter Grant, obtient un contrat de cinq ans avec la maison de disques Atlantic Records. Ils enregistrent leur premier opus en une trentaine d'heures pendant leur tournée en Angleterre, ce qui lui donne le son d'un album live. Led Zeppelin sort le 12 janvier 1969, quatre mois après leur premier concert. Cet album éponyme, fortement influencé par le blues des années 1950 et le folk, propose des riffs ravageurs et un chanteur puissant. Après l'annulation par le Jeff Beck's Group de leur tournée aux États-Unis, Peter Grant saute sur l'occasion et les remplace par Led Zeppelin en première partie des concerts de Vanilla Fudge et Iron Butterfly. Durant cette tournée, le public américain est conquis par les solos démonstratifs de Jimmy Page, les interprétations personnelles et improvisations : des morceaux comme Dazed and Confused peuvent durer plus de trente minutes. Certains groupes refusent tout simplement de remonter sur scène. À partir de ce moment, Led Zeppelin sera seul en tête d'affiche.

Ils enregistrent au cours de leur voyage un deuxième disque, Led Zeppelin II, dans la même veine que le précédent opus, qui sort le 22 octobre 1969. Cet album, surnommé « The brown bomber » aux États-Unis, donne au groupe une notoriété qui fait de lui le plus gros vendeur du début des années 1970. La presse est pourtant divisée, certains leur reprochant leur sexisme ou une certaine violence parfois injustifiée.

En concert à Montreux (Suisse), 1970

Leur album suivant, Led Zeppelin III (sorti le 5 octobre 1970), montre que le groupe ne se résume pas à quelques accès de guitares rageuses et à la voix agressive de Robert Plant. La moitié du disque est composée exclusivement de ballades folk, parfois reproductions note à note de morceaux de Bert Jansch ou Davy Graham, habitude que Jimmy Page garde avec les morceaux à tonalité plus blues, souvent intégralement repris de classiques de John Lee Hooker, Leadbelly ou Robert Johnson, sans jamais citer ses sources. Stairway to Heaven elle-même emprunterait quelques passages, notamment son introduction, à Taurus de Spirit.

La réputation sulfureuse que Led Zeppelin se forge est due à de nombreux écarts : chambres d'hôtel dévastées, groupies et abus de drogues, entre autres[19].

1971 à 1975 : l'apogée

Logos du quatrième album de Led Zeppelin, correspondant chacun à un membre du groupe (de gauche à droite : Page, Jones, Bonham, Plant).

Leur quatrième album, dont la pochette n'inclut ni titre, ni nom du groupe, sort le 8 novembre 1971. Certains textes sont inspirés du Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien et sont empreints d'occultisme. Cet album est le plus vendu du groupe grâce au classique Stairway to Heaven, mais aussi grâce à des compositions riches et variées, du folk au hard rock.

Deux ans plus tard, le groupe sort Houses of the Holy le 28 mars 1973, premier de leurs albums ayant un titre à proprement parler. L'album marque, une fois de plus, une nouvelle orientation musicale du groupe. Cette fois-ci, l'album est empreint de funk et même de reggae. Les fans du groupe sont un peu désorienté par cette nouvelle sonorité. Toutefois, l'album se vend bien même s'il n'atteint pas les mêmes chiffres que les précédents. Cette même année, Robert Plant, dont la voix est usée par des tournées à répétition (450 concerts en quatre ans) et le tabac, subit une opération des cordes vocales qui le laisse aphone pendant plusieurs semaines.

En 1974, le groupe crée son propre label, Swan Song Records, qui produit plusieurs groupes et financera une partie du premier film des Monty Python, Sacré Graal !.

Le 24 février 1975, le groupe publie son sixième album studio. C'est un double, intitulé Physical Graffiti, dans lequel figure le titre Kashmir.

1975 à 1980 : le déclin

Le 4 août 1975, Robert Plant est victime d'un grave accident de voiture lors d'un séjour sur l'île de Rhodes. Pendant de longs mois, il reste dans un fauteuil roulant sans savoir s'il pourra remarcher un jour. Début 1976, le groupe parvient malgré tout à retourner en studio pour enregistrer un nouvel album.

Le 5 avril 1976, le groupe sort Presence, album dans lequel figurent entre autres les chansons Achilles Last Stand (qui dure plus de dix minutes), Nobody's Fault But Mine ainsi que Tea for One.

Plant (gauche) et Page (droite) en concert pendant la tournée nord-américaine de 1977

En octobre 1976, sort le film et l'album live The Song Remains The Same.

Début 1977, Robert Plant étant rétabli, le groupe entame ce qui sera sa plus grosse tournée américaine depuis leur début. En effet, pendant leur inactivité forcée, une nouvelle génération de groupes de rock est apparue (le hard rock de AC/DC, Scorpions, KISS et Judas Priest et le punk rock de The Sex Pistols, The Ramones et The Clash, ...) et décidée à faire oublier leurs prédécesseurs. Led Zeppelin se doit de réagir pour prouver qu'il n'est pas dépassé et qu'il reste parmi les meilleurs groupes de rock. Par conséquent, plus de cinquante concerts sont organisés à travers les États-Unis mêlant rock lourd et intermèdes acoustiques. Mais le 26 juillet, alors qu'il reste encore quelques concerts à donner, Robert Plant apprend brutalement le décès de son fils Karac, âgé de cinq ans. Cette tragédie interrompt une nouvelle fois les activités du groupe qui ne reprendra le chemin des studios que fin 1978.

En mai 1979, le groupe annonce son retour sur scène à l'occasion du festival de Knebworth. La demande de billets est telle qu'il faut rajouter une deuxième date. Les 4 et 11 août, Led Zeppelin joue devant 218 000 puis 187 000 spectateurs. Ce record d'affluence pour ce festival n'a depuis jamais été battu[20].

Le 20 août 1979, In Through the Out Door sort dans une pochette emballée dans du papier kraft, fragile et de collection. Led Zeppelin doit alors beaucoup au travail de John Paul Jones qui marque l'album de son empreinte car Jimmy Page, lui, vit plongé dans le chaos de la drogue. L'album est donc teinté de sons issus de synthétiseurs comme dans les titres Carouselambra, In The Evening et All My Love dédié à Karac.

La séparation du groupe

Le 25 septembre 1980 survient la dernière tragédie qui sera fatale au groupe. John Bonham, suffoqué à la suite d'une absorption massive d'alcool, est retrouvé sans vie, au domicile de Jimmy Page. Les membres du groupe sont effondrés par la disparition de leur ami. Après avoir envisagé de trouver un nouveau batteur, ils comprennent vite que ce ne sera plus jamais pareil sans John Bonham, et annoncent officiellement la dissolution de Led Zeppelin le 4 décembre 1980. Ils publient un communiqué de presse laconique : « We wish it to be known that the loss of our dear friend, and the deep sense of undivided harmony felt by ourselves and our manager, have led us to decide that we could not continue as we were » (« Nous tenons à faire savoir que la perte de notre cher ami et le profond sens de l'harmonie indivisible que nous ressentons, nous-mêmes et notre manager, nous a conduit à décider que nous ne pouvions plus continuer comme nous étions », simplement signé Led Zeppelin[17].

Leur dernier concert avait eu lieu le 7 juillet 1980, à Berlin.

Un dernier album posthume, composé de chansons inédites et de versions live et intitulé Coda, sort le 19 novembre 1982.

1980 à aujourd’hui : après Led Zeppelin

Depuis la séparation de Led Zeppelin, les trois membres survivants se consacrent à leur carrière solo respective, soit au sein de leur propre formation, soit en collaboration avec d'autres artistes. Il arrive même qu'un des trois compères apporte sa contribution sur l'album d'un des deux autres et vice versa. Ceci contribuera pendant toutes ces décennies à alimenter les rumeurs et les espoirs de reformation de Led Zeppelin.

Durant les années 1980 et 1990, certains évènements donneront à Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones l'occasion de rejouer ensemble. Tout d'abord, le 13 juillet 1985, lors d'un concert de charité à Philadelphie dans le cadre du Live Aid ; puis, le 14 mai 1988, au Madison Square Garden de New York pour le 40e anniversaire d'Atlantic Records ; ensuite, le 28 avril 1990 au cours du mariage de Jason Bonham et enfin, le 12 janvier 1995, lors de l'intronisation de Led Zeppelin dans le prestigieux Rock and Roll Hall of Fame and Museum (en duo avec Steven Tyler, Joe Perry et Joey Kramer)[21],[22]. Cependant, ces reformations éphémères souvent décidées sur un coup de tête et sans réelles préparations donnent lieu parfois à des prestations décevantes.

Au milieu des années 1990, Robert Plant et Jimmy Page se réunissent à deux reprises : une première fois, en 1994, pour le show MTV Unplugged dans lequel ils reprennent des titres de Led Zeppelin dans des versions réarrangées. En découlera l'album No Quarter (aussi appelé Jimmy Page and Robert Plant Unledded jeu de mot entre unledded et unplugged) qui reprend une partie des titres interprétés lors de ce show ainsi que de nouvelles chansons à fortes sonorités orientales enregistrées au Maroc avec des musiciens et des instruments traditionnels du Maghreb. Une tournée mondiale est également effectuée pour accompagner la sortie de l'album.

Les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois en 1998 pour l'album Walking into Clarksdale, album comportant exclusivement de nouvelles chansons. Là aussi, une tournée mondiale est réalisée dans laquelle ils rejouent les titres de Led Zeppelin comme à la grande époque.

Après cela, Robert Plant préfèrera reprendre sa carrière solo en cessant sa collaboration avec Jimmy Page qui, lui, de son côté consacrera une partie de son temps à remettre en état des bandes sons et vidéos de Led Zeppelin. Après les BBC Sessions, double CD live sorti en 1997, sortent simultanément en 2003 le triple CD live How the West Was Won et le double DVD Led Zeppelin.

Le 22 mai 2006, Led Zeppelin reçoit une nouvelle prestigieuse distinction : le Prix Polar Music, considéré par certains comme le Prix Nobel de musique. Cette récompense a été remise en main propre à Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et Zoé Bonham par le Roi de Suède[23].

John Paul Jones, quant à lui, forme le groupe Them Crooked Vultures en 2009 avec Dave Grohl, ex-batteur du groupe de grunge Nirvana et chanteur guitariste des Foo Fighters, et Josh Homme, chanteur et guitariste du groupe Queens of the Stone Age.

Le 24 novembre 2006, Led Zeppelin est introduit au U.K. Music Hall of Fame[24].

Réunion de 2007

Les membres survivants de Led Zeppelin avec Jason Bonham au O2 Arena de Londres en 2007.

Le 12 septembre 2007, les trois membres survivants du groupe annoncent que Led Zeppelin participera à un concert hommage à Ahmet Ertegün (fondateur d'Atlantic Records) à la O2 Arena de Londres programmé le 26 novembre 2007. Ils seront accompagnés par Jason Bonham à la batterie. Cette annonce, relayée partout dans le monde par les médias, provoque un enthousiasme sans précédent. En quelques jours, le site internet chargé d'attribuer les 20 000 places disponibles par tirage au sort enregistre plus de 20 millions de connexions[25] pour autant de demandes de tickets.

En Grande-Bretagne, cette reformation est qualifiée par les médias de « plus grand évènement rock de l'Histoire »[26].

Lors de ce concert, finalement reporté au 10 décembre à la suite d'une fracture du doigt de Jimmy Page, Led Zeppelin offre une prestation remarquable saluée par l'ensemble des critiques et des spectateurs présents[27]. Dès lors, les espoirs et les rumeurs d'une tournée en 2008 resurgissent d'autant que Jimmy Page et John Paul Jones, malgré les démentis de Robert Plant, avaient laissé entendre que d'autres concerts de Led Zeppelin pourraient être programmés en 2008 si ce concert leur donnait satisfaction. Quelques semaines après ce concert-évènement, Jimmy Page annonce qu'aucun projet concernant Led Zeppelin ne sera programmé avant l'automne 2008, le temps pour Robert Plant de terminer sa tournée mondiale en collaboration avec la chanteuse Alison Krauss.

Le 24 août 2008, à la fin de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques, Jimmy Page interprète Whole Lotta Love dans le « Nid d'oiseau » de Pékin. Le musicien est d'ailleurs volontaire pour réitérer sa performance lors des Jeux olympiques de Londres 2012 pour la séquence de présentation.

Rumeurs de reformation

En septembre 2008, alors que la tournée de Robert Plant arrive à son terme, certaines sources affirment que Jimmy Page et John Paul Jones se sont réunis durant l'été en studio pour répéter en vue d'une éventuelle tournée mondiale. Pour pallier l'absence de Robert Plant, différents chanteurs ont participé à ces séances dont principalement le chanteur/guitariste du groupe américain Alter Bridge, Myles Kennedy. Très satisfaits de ces répétitions, Jimmy Page et John Paul Jones annoncent qu'ils envisagent sérieusement de reformer Led Zeppelin pour une tournée mondiale en 2009 et qu'ils n'hésiteront pas à remplacer Robert Plant, si celui-ci ne se décide pas à les accompagner[28]. Quelques jours plus tard, le quotidien anglais The Sun affirme que Robert Plant aurait donné son accord pour participer à cette tournée mondiale en 2009[29]. Mais, le 30 septembre, Robert Plant annonce dans un communiqué officiel qu'il ne participera à aucune reformation de Led Zeppelin[30]. Dans une interview de 2009 donnée en public dans son émission Les classiques sur Classic 21, Marc Ysaye a déclaré « j'ai eu l'occasion d'interviewer les deux [Page et Plant] et autant les yeux de Jimmy Page s'allument quand on évoque avec lui Led Zeppelin, autant Robert Plant ne veut plus en entendre parler. »[réf. nécessaire]

Performances en concert

Jimmy Page avait une conception particulière des concerts et a toujours su l'insuffler au groupe.

Tout d'abord, Led Zeppelin n'avait pas de première partie, comme de nombreux groupes et artistes à partir de 1970. Leur prestation était en effet trop longue (jusqu'à quatre heures) pour en intégrer une.

Ensuite, Led Zeppelin ne s'est jamais contenté de jouer ses morceaux tels qu'on les entendait sur leurs albums studios. Jimmy Page, particulièrement, retravaillait chaque morceau qu'il jouait durant la tournée afin d'en expérimenter chaque aspect, modifiant non seulement ses solos, mais aussi le corps des morceaux. Les différences vont du détail à de profondes modifications. Par exemple, le morceau Dazed and Confused du premier album, dure six minutes dans la version studio contre 25 lors de la tournée de 1973 et jusqu'à 45 en 1975. Ce n'étaient pas de simples rallongements d'un même thème mais souvent des medleys contenant le plus souvent des reprises, ou bien de nouveaux thèmes qui parfois devenaient par la suite des titres à part entière.

La version live du titre Whole Lotta Love a été augmentée de cinq ou six jam session ajoutés au contenu original. Jimmy Page a également modifié et prolongé son solo. Le batteur John Bonham faisait aussi parfois durer le solo de batterie de Moby Dick jusqu'à 40 minutes. De même John Paul Jones gratifiait le public de solo de 30 minutes pour No Quarter en y incorporant des passages classiques comme le Concerto d'Aranjuez. John Paul Jones le disait lui-même : « Led Zeppelin ne se basait pas sur ses chansons mais sur ses performances scéniques. »

Ce travail peut être apprécié dans leurs albums live (voir leur discographie) ainsi que dans les très nombreux bootlegs disponibles.

Styles musicaux

Si Led Zeppelin est célèbre pour être pionnier du hard rock et du heavy metal, il est en fait influencé par de très nombreux autres genres musicaux, surtout le blues, mais aussi le rockabilly, la musique celtique, indienne, arabe ou la folk music, ce qui fait du groupe une formation très éclectique. Le groupe a de toute manière toujours réfuté l'appellation Heavy Metal. On leur a reproché de souvent plagier des standards du blues mais ce n'était pas leur seule source d'influence.

Si la légende veut que le groupe ait commis en tournée un nombre impressionnant d'excès en tout genres (drogues, orgies diverses, satanisme, destruction de matériel, de chambre d'hôtel, déclenchement de bagarres) typiques au hard rock pur et dur, il fait preuve d'un grand raffinement folk, pratiquement sur chaque album (Black Mountain Side sur Led Zeppelin, Thank You sur Led Zeppelin II, la quasi-totalité de Led Zeppelin III, The Battle of Evermore sur Led Zeppelin IV, Bron-Yr-Aur sur Physical Graffiti, etc.), et un nombre important de leurs concerts comportait un set acoustique, et parfois une ambiance intimiste.

Œuvre du groupe

Article détaillé : Discographie de Led Zeppelin.

Discographie

Led Zeppelin a placé cinq albums dans le classement des 500 meilleurs albums établi par le magazine Rolling Stone : Led Zeppelin (29e), Led Zeppelin IV (66e), Physical Graffiti (70e), Led Zeppelin II (75e) et Houses of the Holy (149e).

L'album le plus vendu - selon les estimations - de leur discographie est Led Zeppelin IV avec 35 900 000 exemplaires vendus dans le monde[31]

Albums studio

Année Album Charts Certifications RIAA
Drapeau de la France Drapeau du Canada Drapeau des États-Unis Drapeau du Royaume-Uni
12 janvier 1969 Led Zeppelin I - 11 10 6 10x Platinum
22 octobre 1969 Led Zeppelin II - 1 1 1 12x Platinum
5 octobre 1970 Led Zeppelin III 4 1 1 1 6x Platinum
8 novembre 1971 Led Zeppelin IV 2 1 2 1 23x Platinum
28 mars 1973 Houses of the Holy 3 1 1 1 11x Platinum
24 février 1975 Physical Graffiti 2 1 1 1 16x Platinum
31 mars 1976 Presence 5 16 1 1 3x Platinum
15 août 1979 In Through the Out Door 7 1 1 1 6x Platinum
19 novembre 1982 Coda 17 3 4 6 Platinum

Albums live

Année Album Charts Certifications RIAA
Drapeau de la France Drapeau du Canada Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse Drapeau du Royaume-Uni Drapeau des États-Unis
1976 The Song Remains the Same 3 - - - 1 2 4x Platinum
1997 BBC Sessions 38 - - - 23 12 2x Platinum
2003 How the West Was Won 11 1 2 20 5 1 2x Platinum

Compilations

Albums pirates

Filmographie

  • 1976 : The Song Remains the Same (concert de 1973 au Madison Square Garden et extraits de pensées de chaque membre du groupe)
  • 2003 : Led Zeppelin DVD (deux DVD de qualité supérieure comprenant des extraits du concert au Royal Albert Hall (Londres) en 1970, des extraits des concerts de Earl's Court (Londres) en 1975, quatre morceaux inédits du concert de 1973 au Madison Square Garden (New York) ainsi que des extraits des deux concerts de Knebworth (Angleterre) en 1979. Les DVD comprennent également des bonus où l'on peut voir deux clips de Led Zeppelin (Over The Hills And Far Away et Travelling Riverside Blues), trois morceaux joués à la télévision danoise en 1969, une promotion de Communication Breakdown et de Dazed and Confused à Paris en 1969, une entrevue avec le groupe à la NBC en 1970, le morceau Rock N' Roll live à la télévision australienne ainsi qu'une entrevue en 1972 et une entrevue avec Robert Plant à la BBC en 1975.)

Albums non officiels

Bibliographie

Ouvrages en français

  • François Bon, Rock'n roll, un portrait de Led Zeppelin, Albin Michel, 2008, 384 pages (ISBN 978-2226188489)
  • Jon Bream (trad. Denis-Armand Canal), Led Zeppelin, Place des Victoires, coll. « Rock & pop », 2010, 288 pages (ISBN 978-2809901832)
  • Charles R. Cross (trad. Mickey Gaboriaud et Valérie Le Plouhinec), Led Zeppelin, des ombres plus hautes que nos âmes, Naïve, 2009, 96 pages en étui (ISBN 978-2-35021-191-6) (avec 1 cd d'une interview de 1977)
  • Stephen Davis (trad. Dominique Lamblin), Led Zeppelin : la saga des années 70, Ergo press, 1989 (ISBN 2-7395-0037-8)
  • Alain Dister, Led Zeppelin, une illustration du Heavy Metal, Albin Michel, coll. « Rock & folk », 1980 (ISBN 2-226-00793-8)
  • François Ducray, Led Zeppelin, Le Castor astral coll. « Castor music », éd. revue et augmentée, 2009, 180 pages (ISBN 978-2859207984)
  • Dave Lewis, Paul Kendall (trad. Santiago Artozqui), Led Zeppelin de A à Zep, Talents Publishing, 2008, 143 pages (ISBN 978-2-35690-005-0)
  • Jesús Llorente, Led Zeppelin, La Mascara, coll. Images du rock, 1997, 68 pages, (ISBN 84-7974-553-3)
  • Jean-Michel Oullion, Led Zeppelin de A à Z, L'Express, coll. « Les guides Musicbook », 2005, 118 pages (ISBN 978-2843433429)
  • Jean-Michel Oullion, Led Zeppelin, même les dragons ont une fin, Les Carnets de l'Info, 2011, 280 pages (ISBN 36267021X)
  • Florence Rajon, Led Zeppelin, Prélude et fugue, coll. Music book, 1997, 127 pages, (ISBN 2-84343-005-4)
  • Franck Roy, Led Zeppelin : les années métalliques, Albin Michel, coll. « Rock & folk », 1995, 96 pages (ISBN 2-226-08175-5)
  • William Ruhlmann (trad. Jacques Collin), Led Zeppelin, Hors Collection, 1995, 78 pages (ISBN 2-258-04019-1)
  • Pacôme Thiellement (préface Philippe Manœuvre), Cabala : Led Zeppelin occulte, Paris, Hoëbeke, 2009, 170 pages (ISBN 978-2743620165)
  • Jean-Marie Vandersmissen, Led Zeppelin : le règne des seigneurs, Camion blanc, 2005, 321 pages (ISBN 978-2910196400)
  • Chris Welch (trad. Hélène Hiessler et Laurence Romance, préface Nick Kent), The Man who Led Zeppelin : L'incroyable odyssée de Peter Grant, le 5e homme, Rivages Rouge, 2009, 287 pages (ISBN 978-2743620165)
  • Nigel Williamson (trad. Marc-Emmanuel Konigson) Led Zeppelin, Tournon, coll. « L'essentiel sur... », 2008, 283 pages (ISBN 978-2351440858)

Parmi plusieurs hors-série de magazines :

  • Q N° spécial Led Zeppelin (trad. Jean-Pierre Sabouret), Hors série de Guitar Part, Studio Press, 2004
  • Led Zeppelin story + le rockumentaire, Hors série de Rock Mag avec un DVD, 2007

Ouvrages en anglais

  • George Case, Led Zeppelin FAQ: All That's Left to Know About the Greatest Hard Rock Band of All, Backbeat Books, à paraître novembre 2011 (ISBN 978-1617130250)
  • Richard Cole, Stairway to Heaven: Led Zeppelin uncensored, It Books, 2002 (ISBN 978-0060938376)
  • Keith Shadwick, Led Zeppelin, The Story of a band and their music 1968-1980, Backbeat Books, 2005 (ISBN 978-0879308711)
  • Gareth Thomas, Led Zeppelin, The Illustrated Biography, Welcome Rain Publishers, 2009 (ISBN 978-1566499989)
  • Mick Wall, When Giants Walked the Earth: A Biography of Led Zeppelin, Londres, Orion, 2008 (ISBN 978-0-7528-7547-7)
  • Chris Welch, Led Zeppelin: The Stories Behind Every Led Zeppelin Song, Carlton Books, 2009 (ISBN 978-1847322869)

Notes et références

  1. (en) Heavy Metal Timeline - Chad Bowar sur About.com, consulté le 26 mars 2009
  2. (en) Heavy Metal - BBC.com - 8 septembre 2000
  3. (en) John Brackett, Examining rhythmic and metric practices in Led Zeppelin’s musical style, Popular Music, Volume 27/1, 2008 p. 53–76. Cambridge University Press
  4. (en) Steve Shelokhonov, Led Zeppelin biography sur imdb.com - Consulté le 26 mars 2009
  5. En concert, Led Zeppelin jouait fréquemment en medley des titres rockabilly popularisés par Elvis Presley ou Eddie Cochran.
  6. Exemple typique avec la chanson D'Yer Mak'er sur l'album Houses of the Holy.
  7. En concert, Led Zeppelin pouvait inclure dans de longs medleys, de claires références musicales à James Brown et aux productions Stax et Motown, très appréciées du bassiste John Paul Jones et du batteur John Bonham.
  8. (en) Mick Wall, The truth about Led Zeppelin - Timesonline.com, consulté le 26 mars 2009.
  9. Écouter à ce titre le double album live How the West Was Won enregistré durant la tournée 1972 aux États-Unis.
  10. Led Zeppelin, Atlantic Records. Consulté le 2009-06-08
  11. Led Zeppelin re-forming for concert, CNN, 12 September 2007. Consulté le 8 June 2009
  12. Robert Plant - a different kind of glory, The Times Online. Consulté le 8 June 2009
  13. RIAA, « Top Selling Artists »
  14. (en) Led Zeppelin sur abc.com - Consulté le 26 mars 2009
  15. (en) Led Zeppelin: The Legend, the Classic Reviews, a Selection of Hot Photos and More - Rollingstone.com, consulté le 26 mars 2009
  16. Dépêche AFP reformation Led Zeppelin
  17. a et b Charles R.Cross, Led Zeppelin, Shadows taller than our souls
  18. (en) Led Zeppelin - Biography - Jimmy Page Online
  19. (en) The truth behind the Led Zeppelin legend - Mick Wall, The Times, 1er novembre 2008
  20. Site officiel du Festival Knebworth
  21. Led Zeppelin
  22. YouTube - Led Zeppelin w/ Aerosmith at Rock and Roll Hall of Fame
  23. Suède - Led Zeppelin honoré | Nouvelles | Musique | Canoë
  24. Vidéo intronisation au UK Music Hall of Fame
  25. Réunion Led Zeppelin en quelques chiffres| Calyptratus
  26. Reformation évènement de Led Zeppelin - Le Figaro
  27. Alain De Repentigny : Led Zeppelin vole plus haut que jamais - Cyberpresse
  28. Tournée de Led Zeppelin avec ou sans Robert Plant
  29. Une tournée pour Led Zeppelin ?| Canoe.ca
  30. Plant ne compte pas participer à une reformation de Led Zeppelin (BBC)
  31. http://fanofmusic.free.fr/index.php?m=Charts&s=BestSellers&p=BestSellers&Act=LedZeppelin

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