Jimmy Page


Jimmy Page
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Jimmy Page
Джимми Пэйдж.jpg
Jimmy Page en 1977 durant un concert de Led Zeppelin à Chicago

Nom James Patrick Page
Naissance 9 janvier 1944 (1944-01-09) (67 ans)
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale Auteur-compositeur
Producteur
Genre musical Hard rock
Blues-rock
Folk-rock
Instruments guitare
mandoline
dulcimer
theremin
basse
banjo
harmonica
sitar
vielle à roue
pedal steel guitar
Années d'activité depuis 1957
Labels Atlantic

Entourage Led Zeppelin
The Yardbirds
The Firm
Page and Plant

James Patrick Page OBE (né le 9 janvier 1944) est un guitariste, producteur et compositeur anglais de rock, né à Heston dans la banlieue de Londres. Il est très inspiré par le blues, le folk, la musique indienne et la musique orientale.

Il est le fondateur, leader et compositeur de la majorité des chansons du célèbre groupe des années 1970 Led Zeppelin. Auparavant, dès 1963, il mène une carrière prolifique comme musicien de studio. Sa virtuosité en fait vite un des musiciens les plus demandés lors des séances d'enregistrement des artistes et des groupes phares, jusqu'à son arrivée chez les Yardbirds, fin 1966. Avec ses amis Eric Clapton et Jeff Beck, il est considéré comme l'un des trois meilleurs guitaristes britanniques, et comme l'un des plus influents de l'histoire du rock. En 2003, le magazine américain Rolling Stone le classe neuvième dans le classement des 100 meilleurs guitaristes de tous les temps. En 2005, il est élevé au grade d'Officier de l'Ordre de l'Empire britannique pour son travail caritatif au Brésil et a aussi reçu en 2008 le titre de Docteur honoris causa pour son apport à la musique.

Le 24 août 2008, il apparaît lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Pékin où il joue Whole Lotta Love dans le Stade du Nid D'oiseau aux côtés de la chanteuse Leona Lewis. En septembre 2008, il est la vedette avec The Edge (U2) et Jack White (The White Stripes) du film-documentaire It might get loud.

Sommaire

Biographie

Début de carrière

Jimmy Page est né en 1944 à Heston, une banlieue ouest de Londres qui forme aujourd'hui le district londonien de Hounslow. Son père est gestionnaire de personnel dans l’industrie et sa mère est la secrétaire d’un médecin. Fils unique, Page déménage avec sa famille à Epsom, en 1952. Il débute la guitare à l’âge de 12 ans et, même s’il suit quelques cours à Kingston sur la Tamise, acquiert son jeu de façon autodidacte. Ses premières influences sont des guitaristes rockabilly comme Scotty Moore ou James Burton, tous deux musiciens sur les enregistrements d’Elvis Presley, mais aussi Johnny Day qui a joué avec The Everly Brothers. La chanson de Presley, Baby Let’s Play House, est l’un de ses morceaux favoris sur sa première guitare électrique, une Futurama Grazioso de seconde main. Les talents de Page s’étendent également au monde acoustique avec un jeu folk, reprenant des morceaux de Bert Jansch, John Renbourn ou des influences plus blues avec Elmore James et B.B. King. À l’âge de 14 ans, il participe à une émission de la BBC, All Your Own, qui présente des enfants talentueux ou collectionneurs. Il fait une apparition avec un groupe de skiffle, un genre musical populaire à l’époque.

Jimmy Page quitte l’école à l’âge de 14 ans pour poursuivre sa carrière musicale et, après quelques accompagnements avec le poète Royston Ellis et le chanteur Red E. Lewis, il est approché par Neil Christian, chanteur du groupe The Crusaders. Page fait des représentations avec Christian pendant deux ans, puis enregistre sur plusieurs albums, dont le single de novembre 1962, The Road to Love.

C’est à cette période qu'il tombe sérieusement malade, atteint par une mononucléose infectieuse qui l’empêche de continuer les concerts. En convalescence, Page décide de mettre la musique de côté pour se consacrer à son autre passion, la peinture. Il s’inscrit au Sutton Art College de Surrey.

Travail en studio

Alors qu’il est encore étudiant, Page fait souvent des incursions dans les concerts du Marquee Club, auprès de groupes comme Les All Stars de Cyril Davies ou Blues Incorporated. Il y joue avec des guitaristes en devenir, à l’instar de Jeff Beck et Eric Clapton. Un soir, John Gibb de The Silhouettes le remarque et lui demande s’il est prêt à l’aider à enregistrer des singles pour EMI, dont The Worrying Kind. Mais c'est l'offre de Mike Leander de Decca Records que Page accepte, et sa première session pour le label est l’enregistrement de Diamonds par Jet Harris & Tony Meehan, un tube qui devient numéro 1 en Grande-Bretagne au début de l’année 1963.

S'ensuivent quelques brèves collaborations avec Neil Christian and The Crusaders et avec Carter-Lewis and The Southerners, le groupe de Mike Hurst et Mickey Finn and the Blue Men. Page se lance alors dans un travail en studio à temps complet. En tant que guitariste de studio, il est connu sous le surnom de Little Jim, pour éviter la confusion avec Big Jim Sullivan, alias Big Jim.

En 1964, Page joue sur As Tears Go By[réf. nécessaire] de Marianne Faithfull, sur Tobacco Road[réf. nécessaire] de The Nashville Teens, sur une version alternative de Heart of Stone des Rolling Stones, sur Baby, Please Don't Go, Gloria, Here Comes the Night et plusieurs autres singles de Them & Van Morrison, sur Is it True et What'd I Say par Brenda Lee, ainsi que sur toutes les chansons de Dave Berry entre décembre 1963 et juin 1965. Guitariste préféré du producteur Shel Talmy, il finit par travailler sur quelques chansons des Who et des Kinks[1]. Il prend part aux enregistrements du premier album des Kinks (il ne joua aucun des solos, malgré les rumeurs), ainsi qu'au premier single des Who, I Can't Explain, mais ses parties ne seront pas retenues pour la version finale. Il joue également sur leur morceau Bald Headed Woman.

En 1965, Page est engagé par le manager des Rolling Stones, Andrew Loog Oldham, en tant que producteur et A&R - artiste et répertoire, chargé des questions administratives et contractuelles pour les enregistrements - pour le label Immediate Records qu'il vient de créer. Ce nouveau poste lui permet de produire un single de John Mayall et trois albums de Chris Farlowe. Toujours en 1965, il joue avec Eric Clapton sur sept blues instrumentaux qu'il produit pour Immediate. Page écrit quelques chansons avec Jackie DeShannon. Il travaille en tant que musicien sur l’album Love Chronicles de Al Stewart en 1969, et sur cinq morceaux de l’album de Joe Cocker, With a Little Help from My Friends.

Quand il est interrogé au sujet des chansons sur lesquelles il a joué - et plus particulièrement celles où son rôle est controversé - Page déclare qu’il lui est difficile de s'en souvenir en raison de la masse de travail lors des enregistrements à l’époque. De plus, les archives des sessions de ces années ne détaillaient pas toujours avec exactitude toutes les interventions de tous les musiciens présents et, quand bien même c'était le cas, certaines maisons de disques ont disparu depuis, avec leurs archives. Diverses estimations indiquent qu’il joue sur 50 à 90 % des enregistrements qui furent produits en Angleterre entre 1963 et 1966[1]. Mais beaucoup de rumeurs courent qui ne seront jamais vérifiables, d'autant plus que, pour celles que l'on peut correctement distinguer dans l'accompagnement musical, certaines de ses interventions supposées à la guitare ne sont pas clairement identifiables à l'oreille, de manière incontestable. Page figure aussi aux côtés d'artistes venant de l'Europe continentale comme Nico, Michel Polnareff (Page joue sur La Poupée qui fait non, sortie au printemps 1966[2]), avec Françoise Hardy[2], Eddy Mitchell (sur What'd I Say) ainsi qu'avec Johnny Hallyday pour la bande-son du film À tout casser[3].

En 1966, Jimmy Page joue un rôle secondaire dans le film Blow-Up de Michelangelo Antonioni. Dans une scène, il joue le rôle d'un musicien de groupe avec le groupe The Yardbirds.

En 1968, John Paul Jones et lui participent tous deux à l'enregistrement de The Hurdy Gurdy Man de Donovan[4].

Si Page a joué avec un grand nombre de musiciens connus dans les années 1960, une partie de ces premiers morceaux ne sont disponibles que sur des bootlegs, la plupart diffusés par le fan-club de Led Zeppelin à la fin des années 1970. Parmi ces enregistrements figurent notamment une vieille jam session avec Keith Richards, ainsi qu’une reprise de Little Queen of Spades du bluesman Robert Johnson.

Yardbirds

Article détaillé : The Yardbirds.

À la fin 1964, on propose à Page de remplacer Eric Clapton dans The Yardbirds, mais il décline l’offre, n'entendant pas léser son ami Clapton. En février 1965, Clapton quittant The Yardbirds, Page devient libre d'accepter, mais refuse à nouveau pour ne pas quitter sa carrière lucrative dans les studios. Il craint aussi que sa santé ne soit affectée par les tournées, si bien qu’il propose en lieu et place son ami Jeff Beck pour remplacer Clapton.

En 1966, Jimmy Page joue un rôle secondaire dans le film Blow-Up de Michelangelo Antonioni. Dans une scène, il joue le rôle d'un musicien, bien évidemment, avec les autres membres du groupe The Yardbirds[5].

Le 16 mai 1966, le batteur Keith Moon, le bassiste John Paul Jones, le claviériste Nicky Hopkins, Jeff Beck et Page enregistrent Beck’s Bolero dans les IBC Studios de Londres. Cette expérience donne une idée à Page qui désire former un groupe avec Beck, John Entwistle et Keith Moon des Who. Le projet est abandonné en raison de l’absence d’un chanteur de qualité et de conflit avec des engagements contractuels existants.

Après le départ d’un autre membre des Yardbirds, le bassiste Paul Samwell-Smith, Page se décide à rejoindre la formation en tant que bassiste. Il ne tarde pas à reprendre sa double-guitare pour jouer aux côtés de Beck alors que Chris Dreja retourne à la basse. Le potentiel musical du groupe est toutefois troublé par des tensions internes causées par les tournées et le manque de succès commercial. Ils ne sortent qu’un single Happenings Ten Years Time Ago. Si Page et Beck jouent ensemble dans les Yardbirds, le trio Page-Clapton-Beck ne joue jamais ensemble en même temps dans ce groupe. Les trois guitaristes se retrouveront plus tard lors d’un concert de charité en 1983.

Beck quitte les Yardbirds qui reste un quartet. Ils enregistrent un album avec Page, Little Games. L’album n’est pas un succès, atteignant péniblement la 80e place dans les Billboard Music Charts, malgré un son plutôt commercial pour l’époque. En revanche, les concerts contrastent avec les réalités du studio, devenant de plus en plus expérimentaux et laissant entrevoir certains aspects de Led Zeppelin.

C'est à cette époque que Page commence à s'intéresser à la musique orientale en allant, après une tournée des Yardbirds, écouter dans son pays le célèbre joueur de sitar Ravi Shankar. Il déclare:« j'étais allé en Inde en rentrant d'une tournée avec les Yardbirds. Je n'avais pas réussi à convaincre qui que ce soit de m'accompagner; ils voulaient tous aller à San Francisco. Cela faisait un bout de temps que j'écoutais cette musique et je voulais l'entendre jouer autrement que sur disque. Disons ça comme ça : je possédais un sitar avant George Harrison. Je ne prétendrai pas que j'en jouais aussi bien que lui. Je pense que George s'en servait très bien. Within You Without You est de très bon goût. Il a passé beaucoup de temps à étudier avec Ravi Shankar, et ça s'entendait. Je suis allé voir un concert de Ravi Shankar un jour, et pour te prouver que cela remonte à loin, il n'y avait pas de jeunes dans le public; juste un tas de personnes âgées de l'ambassade indienne. Une fille que je connaissais était une de ses amies et elle m'a emmené le voir. Après le concert, elle me l'a présenté et je lui ai expliqué que j'avais un sitar, mais que je ne savais pas comment l'accorder. Il a été très gentil et m'a écrit les accords sur un bout de papier»[6].

En 1968, Keith Relf et Jim McCarty mettent un terme à leur participation avec The Yardbirds. Contractuellement, Page doit encore un album à la maison de disques. Il recrute d’autres membres pour terminer des concerts en Scandinavie : tout d'abord il s'adresse au bassiste John Paul Jones dont il connaît l'efficacité en tant que musicien de studio minutieux et efficace. Cherchant un chanteur, il s'adresse tout d'abord à Steve Marriott, mais celui-ci fait déjà partie d'un autre groupe : The Small Faces. Il propose alors à Terry Reid de rejoindre le groupe naissant. Celui-ci lui conseille un jeune chanteur de Blues, Robert Plant, qui à son tour suggère le batteur John Bonham avec qui il avait déjà joué dans un groupe de blues plus ancien, justement The Band Of Joy.

Pour ne plus s'afficher comme les Yardbirds et marquer un tournant musical, les New Yardbirds changent leur nom pour « Led Zeppelin » le 9 novembre 1968, lors d'un concert au London Roundhouse de Chalk Farm, en Angleterre. L'origine de ce nom provient d'une blague de Keith Moon, le batteur des Who : en mai 1966, Jimmy Page travaille avec Moon, le claviériste Nicky Hopkins et John Paul Jones sur le titre de Jeff Beck, Beck's Bolero. Page a l'idée de former un supergroupe avec ces musiciens, mais Keith Moon, qui n'a nullement l'intention de quitter les Who, lui indique que son projet va « s'écraser au sol comme un Zeppelin de plomb » (Lead Zeppelin). Deux ans plus tard, après avoir hésité entre Mad Dogs et Whoopie Cushion, Jimmy Page adopte cette appellation, modifiée à la demande de Peter Grant qui souhaite que le a soit supprimé pour éviter les différences de prononciation entre le Royaume-Uni et les États-Unis[7],[8].

Led Zeppelin

Article détaillé : Led Zeppelin.

Influence

Les expériences antérieures de Page à la fois dans le studio et avec les Yardbirds influencent fortement le succès de Led Zeppelin dans les années 1970. En tant que producteur, compositeur et guitariste, il fait de Led Zeppelin un prototype qui va devenir une référence pour les futures formations et un vecteur pour les courants proches du hard-rock et du heavy-metal.

La succession de notes rapides dans Communication Breakdown est par exemple citée par le guitariste Johnny Ramone comme étant l’inspiration pour son style punk, avec des cordes strictement grattées du haut vers le bas. Par ailleurs, Eddie Van Halen met au point sa technique du Tapping après avoir vu un solo de Page sur Heartbreaker lors d’un concert en 1972. Le solo de Stairway to Heaven a été qualifié de meilleur solo de tous les temps par plusieurs magazines de guitare, dont Guitar World[9] et Total Guitar. Durant les années 1970, Page est nommé Guitariste de l’année pendant cinq ans par le magazine Creem. D'autres styles sont inspirés par Led Zeppelin.

En 1969, Led Zeppelin appose les noms Page et Plant sous deux titres écrits en réalité par Willie Dixon et chanté par Muddy Waters : You Shook Me, et You Need Love renommé Whole Lotta Love. Dixon leur intente un procès, et le gagne.

Matériel et son

Pour composer la plupart des chansons de Led Zeppelin, Page utilise une guitare Gibson Les Paul (modèles '58 et '59), et des amplificateurs Marshall qu’il utilise abondamment en concert pour son jeu incisif avec un son puissant, chaud et gras. Gibson a par la suite sorti une version custom signature de la Les Paul de Page[10]. Il est aussi connu pour avoir rendu célèbre la Gibson EDS-1275, guitare à double manche (6 & 12 cordes) dérivée de la Gibson SG, qu'il utilise en studio pour jouer Carouselambra ainsi que sur scène pour interpréter Stairway To Heaven ou The Song Remains The Same.

Une particularité de la Gibson Les Paul Jimmy Page Signature réside dans le câblage original de la guitare. En effet, chaque potentiomètre (au nombre de 4 sur la Les Paul) est un « push-pull », et agit comme un interrupteur. Ainsi, en tirant sur chaque potentiomètre, on peut indépendamment :

  • Splitter le micro manche (passer d'un double bobinage à un simple bobinage)
  • Splitter le micro chevalet.
  • Mettre les micros en circuit série/parallèle.
  • Mettre les deux micros en phase/hors-phase.

Les deux derniers points n'ont de sens que si les deux micros sont audibles, donc lorsque le sélecteur de micros est en position intermédiaire. Ce câblage porte son nom : le « câblage Jimmy Page » (en anglais : « Jimmy Page wiring »).

Pour les enregistrements en studio, il emploie souvent un amplificateur Supro et une Fender Telecaster. La gamme d’effets déployés par Page est longue. Il utilise une fuzzbox Sola Sound Tone Bender Professional MKII sur How Many More Times, le bottleneck sur You Shook Me, Dancing Days, In My Time of Dying, une pedal steel guitar dans Your Time Is Gonna Come, Babe, I'm Gonna Leave You, Tangerine, That's the Way ainsi qu’à la fin de Over the Hills and Far Away. La guitare acoustique n'est pas en reste puisque Page compose avec cet instrument dans Gallows Pole ou encore Ramble On.

Page est aussi célèbre pour l’utilisation d’un archet pour frotter les cordes, sur les chansons Dazed and Confused, How Many More Times. Sur l’interlude de Whole Lotta Love, il utilise un Theremin. Il développe cette technique offrant un son ample et grave lors de ses enregistrements en studio, même s’il n’en est pas l’inventeur strictement parlant. Eddie Phillips du groupe The Creation l’avait déjà fait auparavant. Comme The Creation était l’une des formations gérées par Shel Talmy avec qui Page travaillait, ce dernier eut vent de cette technique[1]. Dans le document de MTV, Rockumentary, Page déclara qu’il avait eu l’idée de jouer avec un archet grâce à David McCallum, Sr.[11] qui était également un musicien de studio. Page utilisa une Telecaster et plus tard sa Les Paul pour ses solos à l’archet. Sa méthode sera parodiée dans le film Spinal Tap où l’on voit le guitariste Nigel Tufnel utiliser un violon en lieu et place de l’archet.

Sur d’autres morceaux de Led Zeppelin, Page s’essaie aux effets de feedback. Il emploie quelquefois la pédale wah-wah mais sans faire varier l’effet en temps réel à l’instar de Jimi Hendrix. Page préfère laisser la pédale avec le bouton des aigus à fond pour obtenir un son plus incisif.

Techniques de production

Dans les années 1960, la plupart des producteurs britanniques placent les microphones directement en face des amplificateurs et de la batterie, produisant un petit son caractéristique des enregistrements de cette époque. Page déclare dans Guitar World qu’il trouve que la batterie, en raison de cette disposition des micros, sonne comme des boîtes en carton[12]. Il préfère les concepts des années 1950, comme ceux employés dans les Sun Studios. Dans le même entretien, il ajoute que l’« enregistrement était une science » et que les « ingénieurs avaient une maxime : la distance est égale à la profondeur ». Reprenant ce credo à la lettre, Page place un micro supplémentaire à une certaine distance de l’amplificateur (par exemple à 80 cm), pouvant ainsi obtenir la profondeur nécessaire en mixant les signaux des deux microphones. Grâce à cette technique, Page est l’un des premiers producteurs britanniques à enregistrer un son ambiant caractérisé par le délai pour la même note entre les deux microphones. La technique est améliorée en plaçant des micros dans des endroits insolites comme une cage d'escalier pour obtenir la profondeur du son de la batterie dans When the Levee Breaks.

Pour les enregistrements de Whole Lotta Love et You Shook Me, Page utilise la technique dite de l’écho inversé qui consiste à inverser le son, à enregistrer l’écho qui en résulte et finalement à inverser le tout. Page affirme être à l’origine de cet effet qu’il aurait inventé lors d’un enregistrement du single des Yardbirds Ten Little Indians en 1967[12] . L’inversion permet d’entendre l’écho avant le son principal comme on peut clairement l’entendre dans l’interlude de Whole Lotta Love. Page prend pour habitude de changer systématiquement d’ingénieur du son pour chaque album de Led Zeppelin, de Glyn Johns pour le premier album, Eddie Kramer pour le 2e à Andy Johns pour les autres : « Je changeais constamment d’ingénieurs car je ne voulais pas que les gens croient qu’ils étaient à l’origine de notre son. Je voulais que les gens sachent que c’était moi. »[12]

Consommation de drogues

Page admet lui-même qu'il a été un gros consommateur de stupéfiants tout au long des années 1970. Dans une interview pour Guitar World en 2003, il déclare: « Je ne peux pas parler (pour les autres membres du groupe), mais pour moi, les drogues étaient une part intégrale du truc, depuis le début, jusqu'à la fin[13] »

En 1973, la drogue de prédilection des Led Zeppelin est la cocaïne[14]. Page, John Bonham ainsi que leurs managers Peter Grant et Richard Cole sont des consommateurs réguliers[15]. D'après Richard Cole — lui-même héroïnomane — Page commence en 1976 à prendre de l'héroïne lors des sessions d'enregistrement pour l'album Presence. Peu de temps après, Page avoue à Cole qu'il est devenu dépendant[16]. En 1977, la toxicomanie de Page commence à affecter son aptitude à jouer. Il a perdu passablement du poids et n'est plus en symbiose avec les autres membres du groupe, notamment Plant, lors des concerts[17]. Lors de l'enregistrement de In Through The Out Door en 1978, l'influence de Page sur l'album est moindre par rapport au bassiste John Paul Jones, en partie à cause de ses abus qui entraînent son absence des studios durant de longues périodes[18]. Page réussit à décrocher en 1983 alors qu'il est en tournée pour des concerts de charité. D'après le livre Hammer of the Gods, Page a dit à ses amis qu'il vient d'arrêter sa consommation d'héroïne, sept ans après avoir commencé.

Dans une interview de 1988 pour le magazine Musician, Page s'énerve contre un journaliste qui associe son nom avec l'héroïne ; il répond sèchement : « je ne suis pas un accro, merci beaucoup ».

Après Led Zeppelin

John Bonham meurt en 1980 au domicile de Page à Clewer d'un coma éthylique, étouffé dans ses vomissures après une soirée trop arrosée; il avait bu quarante vodka en une soirée. Refusant de continuer sans lui, le groupe se sépare.

Page fait un retour sur scène couronné de succès avec une série de concerts de charité pour l'A.R.M.S (Action Research for Multiple Sclerosis qui combat la sclérose en plaques) en 1983. En 1984, une vidéo du concert de l'A.R.M.S à Londres est diffusée avec deux morceaux de Page pour la bande-son du film Le Justicier de New York avec Steve Winwood au chant, et une jam session avec Beck et Clapton. Pendant la tournée, Page parait extrêmement fragile et fatigué. Il vient en effet d'arrêter l'héroïne.

Pour l'album Whatever Happened to Jugula? et quelques concerts, Page s'associe avec Roy Harper. Il joue des morceaux à prédominance acoustique dans des festivals folk. En 1984, Plant et Page forment un groupe de courte durée avec Jeff Beck : The Honeydrippers, qui eut du succès avec une reprise de Sea of Love de Phil Phillips. Page collabore avec Paul Rodgers de Bad Company, et le groupe Free pour enregistrer deux albums sous le nom de The Firm. Le premier opus est éponyme, suivi de Mean Business en 1986. Quelques chansons rencontrent un certain succès auprès du public comme Radioactive ou Closer, et l'album finit à la 17e de la catégorie pop des Billboard Music Charts. Page poursuit avec d'autres projets et du travail en studio avec Stephen Stills, Box of Frogs, les Rolling Stones sur leur single de 1986, One Hit (to the Body), et publie en 1988 son seul album solo (avec une participation de Robert Plant), Outrider. Il travaille sur les bandes-son des films Un justicier dans la ville 2 en 1982, et Le Justicier de New York en 1985, avec Michael Winner.

En 1985, les anciens membres de Led Zeppelin se réunissent pour le Live Aid accompagnés de Phil Collins et Tony Thompson à la batterie. Cependant, le groupe, pas satisfait par la qualité de leur prestation, refuse qu'elle apparaisse dans le DVD sortie à l'occasion du 20e anniversaire du Live Aid. En 1986, Page retrouve brièvement ses compagnons des Yardbirds pour jouer plusieurs morceaux de l'album Strange Land des Box of Frogs. Le groupe se reforme pour le 40e anniversaire d'Atlantic Records le 14 mai 1988 avec Page, Plant, Jones et le fils de John Bonham, Jason Bonham, pour clôturer le concert.

En 1990, Plant et Page font une apparition surprise lors d'un concert à Knebworth pour le Nordoff-Robbins Music Therapy Centre et la British School for Performing Arts and Technolog. Ils y jouent Misty Mountain Hop, Wearing and Tearing et Rock and Roll.

En 1993, Jimmy Page s'associe avec le chanteur David Coverdale pour sortir un album et faire une série de concerts à travers le Monde.

En 1994, Page et Plant participent aux MTV Unplugged avec un concert acoustique de 90 minutes, Unledded. Le CD suivra en octobre 1994 sous le titre No Quarter: Jimmy Page and Robert Plant Unledded. Le DVD sera quant à lui publié en 2004 : No Quarter. Après ce disque, qui fit l'objet d'une tournée, Page et Plant enregistrent Walking into Clarksdale en 1998.

Depuis 1990, Page a été fortement impliqué dans le remastering de l'ensemble du répertoire de Led Zeppelin. Il participe à diverses associations de charité comme Action for Brazil's Children Trust (ABC Trust), fondée par sa femme Jimena Gomez-Paratcha en 1998. La même année, Page fait un duo avec Puff Daddy dans Come with Me avec des samples de Kashmir. Le titre apparaît dans la bande-son de Godzilla. Page joue en live avec Puff Dady durant le Saturday Night Live. En 1999, Page fait un un album live et une tournée avec The Black Crowes. En 2001, il apparaît sur scène pour jouer Thank you avec Fred Durst de Limp Bizkit et Wes Scantlin de Puddle of Mudd pour les MTV Europe Video Music Awards àFrancfort[19].

Jimmy Page interprétant Whole Lotta Love lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Pékin le 24 août 2008

En 2005, Page est décoré de l'Ordre de l'Empire britannique pour ses actions caritatives au Brésil[20]. Il fut nommé citoyen honorifique de la ville de Rio de Janeiro. En novembre 2006, Led Zeppelin reçoit le Prix Polar Music. L'émission télévisée retransmettant l'évènement montre la remise de la récompense à Page et un court discours de ce dernier. Après cela, le groupe Wolfmother rend hommage à Led Zeppelin avec Communication Breakdown[21]. La même année, il joue dans l'album de Jerry Lee Lewis, Last Man Standin, pour une reprise de Rock'n'roll de l'album IV de Led Zeppelin.

Le 10 décembre 2007, Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et Jason Bonham reforment Led Zeppelin pour un concert caritatif en hommage à Ahmet Ertegün (fondateur d'Atlantic Records). Pour l'occasion, ils jouent devant 20 000 personnes (dont une multitude de VIP) à la O2 Arena de Londres[22]. La qualité de leur prestation et le plaisir de rejouer ensemble donne au groupe l'envie d'effectuer une tournée mondiale. Cependant, Robert Plant, peu favorable à relancer la machine Led Zeppelin et occupé par sa carrière solo, contraint ses compères à laisser de côté ce projet.

Le 24 août 2008, Jimmy Page apparaît lors de la cérémonie de clôture des Jeux olympiques de Pékin où il joue Whole Lotta Love dans le Stade du Nid D'oiseau aux côtés de la chanteuse Leona Lewis et du joueur de football David Beckham, faisant ainsi le pont entre Pékin 2008 et Londres 2012.

En septembre 2008, certaines sources affirment que Jimmy Page, John Paul Jones et Jason Bonham se sont récemment réunis en studio pour répéter avec un chanteur américain en vue d'une éventuelle tournée mondiale. Très satisfait par ces séances de répétitions, Jimmy Page et John Paul Jones[23] annoncent qu'ils envisagent sérieusement de reformer Led Zeppelin pour une tournée mondiale en 2009 et qu'ils n'hésiteront pas à remplacer Robert Plant, si celui-ci ne se décide pas à les accompagner[24]. Quelques jours plus tard, le quotidien britannique The Sun affirme que Robert Plant aurait donné son accord pour participer à cette tournée mondiale en 2009[25]. Enfin, le 30 septembre, Robert Plant rejette toute participation à ce projet[26].

En 2008, Page a co-produit le film documentaire It Might Get Loud de Davis Guggenheim. Il explore l'histoire de la guitare électrique, et plus particulièrement des carrières et des styles de jeu de Jimmy Page, The Edge et Jack White. La première de ce film s'est déroulé lors de l'édition 2008 du Festival international du film de Toronto.

Le 4 avril 2009, il introduit Jeff Beck au Rock and Roll Hall of Fame.

Occultisme

On a beaucoup parlé de son goût pour l'occultisme et de la fascination pour Aleister Crowley, ce qui lui confère parfois une certaine aura mystique, certains allant même jusqu'à prétendre que Stairway to Heaven cacherait une incantation satanique révélée en écoutant le morceau à l'envers. Jimmy Page a également fait l'acquisition de Boleskine House, un manoir ayant appartenu au mage noir Aleister Crowley, sur les bords du Loch Ness.

L'intérêt pour la magie de Page est, par contre, tout à fait réel, mais à nuancer. Le signe de Page, qui peut se lire « Zoso », n'est pas un mot, mais un symbole imprononçable tiré d'un livre runique. Jimmy Page n'a jamais voulu déclarer à qui que ce soit la signification de ce signe excepté à Robert Plant mais quand on demande à ce dernier sa signification, il répond qu'il a oublié. Parmi les interprétations possibles, il y aurait une référence au chiffre de Satan, 666[27].

Discographie

Sessions (1963 – 1969)

Entre décembre 1962 et fin 1969, Jimmy Page a été guitariste de studio sur plusieurs centaines de morceaux d’artistes et groupes anglais ainsi que sur quelques-uns de trois ou quatre chanteurs français[2]. La liste réelle et exhaustive est impossible à reconstituer en intégralité. Plusieurs essais ont été publiés par des journalistes anglais ou américains spécialisés[28]. Une autre liste, française, plus détaillée et commentée, a été publiée en 1990 dans un mensuel français spécialisé, sur une quarantaine de pages[29].

En ce qui concerne les morceaux eux-mêmes, on en trouve environ 150 (uniquement d'artistes/groupes anglais) répartis sur les neuf CD suivants :

  • 1 et 2. James Patrick Page: Session Man (en) – 2 volumes, Archive International Productions (Bomp ! records), 1989 et 1990.
Volume 1 : 21 titres, mais Page ne joue pas sur le dernier.
Volume 2 : 21 morceaux, dont le dernier est en fait un live pirate de Led Zeppelin (ou des New Yardbirds) du 18 octobre 1968.
  • 3. Jimmy Page and Friends - Wailing Sounds. Music Avenue 250156 (2006). Contient l’album Lord Sutch & Heavy Friends (1970, 12 titres) + six morceaux des sessions Keith De Groot 1968[30].
  • 4 et 5. This Guitar Kills: More 60s Groups & Sessions - remastered by Jimmy Page. Castle (2007, l'édition 2003 n'était pas remasterisée). Double CD avec 43 morceaux dont 2 par Johnny Hallyday[31].
  • 6 et 7. Jimmy Page and friends. Atom (2006). Double CD avec 35 morceaux[32].
  • 8 et 9. Jimmy Page and his heavy friends : Hip Young Guitar Slinger (en), double CD avec 53 titres. Sequel-Sanctuary (2000).

Sur un total de 190 titres répartis sur ces 9 CD, il y a d’une part plusieurs doublons et, d’autre part, Page est seulement producteur pour quelques morceaux (il ne joue pas dessus), notamment sur les deux derniers doubles CD. De plus, pour de nombreux titres, aucune preuve irréfutable ne vient étayer la certitude qu'il intervient réellement à la guitare, car sa partie est souvent couverte par un autre instrument ou par le chant. Quand on arrive à distinguer une guitare (rythmique ou solo) dans l'accompagnement, seule une oreille experte saura dire si c'est lui ou non.

Sous son nom, Jimmy Page a publié un seul single, début 1965 : She Just Satisfies / Keep Movin' (Fontana TF 533). Le premier morceau est celui des Kinks, qu'il a réécrit pour l'occasion, avec d'autres paroles, chantées par Bobbie Graham.

Avec les Yardbirds

Avec Led Zeppelin

En solo

  • 1982 : Deathwish II (Soundtrack)
  • 1984 : No Introduction Necessary
  • 1988 : Outrider
  • 1989 : Session Man Vol. 1 (compilation d'inédits)
  • 1991 : Session Man Vol. 2 (compilation d'inédits)
  • 2000 : Hip Young Guitar Slinger And His Heavy Friends (compilation d'inédits)

Avec Roy Harper

Avec The Firm

  • 1985 : The Firm
  • 1986 : Mean Business

Avec David Coverdale

Avec Robert Plant

Avec John Paul Jones

  • 2000 : Lovin' Up A Storm
  • 2000 : Rock And Roll Highway (avec John Bonham - postum)

Avec les Black Crowes

  • 2000 : Live At The Greek

Instruments

Jimmy Page posséderait plus de 2 000 guitares, une estimation qu'il a donnée à Stuart Maconie de BBC Radio Two en juin 2005.

Guitares électriques

  • 1957 Resonet Grazioso[33], une copie de Fender Stratocaster[34].
  • 60's : Gibson Les Paul Custom noire (Black beauty) avec vibrato Bigsby- volée en 1970, une autre Black Beauty a été offerte à Dan Hawkins de The Darkness ; jamais utilisée sur scène.
  • 1966-68 : Botswana Brown Fender Telecaster - donnée par Jeff Beck, initialement une Olympic White mais retouchée avec un motif de dragon[35], utilisée pour le 1er album de Led Zeppelin. Volée en 1969.
  • à partir de 1969 : 2 Gibson Les Paul Standard'58, dont une donnée ou vendue (selon les sources) par Joe Walsh
  • Fender Telecaster'59
  • 70's : Danelectro 3021, utilisée en concert pour jouer Kashmir, In My Time Of Dying, etc ...
  • Fender Stratocaster Lake Placid Blue (pour In The Evening)
  • Fender Electric XII (12-cordes) (en studio pour Stairway)
  • Cream Fender Telecaster 1966
  • Vox 12-cordes 1967
  • Gibson EDS-1275 (en live pour Stairway to Heaven, Celebration Day, Sick Again (sur la tournée américaine de 1977), The Rain Song et The Song Remains the Same)
  • 1973 : Gibson Les Paul Standard
  • 1977 : Gibson RD Artist
  • 1983 : Cort VA200
  • années 1980 : Gibson SG (rarement utilisée)

Guitares acoustiques

  • Gibson J-200
  • Martin D 28 Acoustique
  • Gibson Everly Brothers Model
  • Giannini 12-cordes
  • Harmony
  • Washburn 12 cordes
  • Ovation 1994 Double Neck

Divers

  • Mandoline Andy Manson custom, 12 cordes et 6 cordes acoustiques
  • Mandoline Gibson
  • Pedal steel guitar, modèle Fender 10-String 800
  • Archet de violon
  • Thérémine
  • Banjo
  • Ukulélé

Notes et références

  1. a, b et c Australian Broadcasting Corporation
  2. a, b et c Biographie de Jimmy Page - musicMe.com
  3. Biographie de Johnny Hallyday - RFI
  4. Gilles Verlant, émission l'Odyssée du rock sur Ouï FM, 9 décembre 2007
  5. C'est d'ailleurs la seule façon de voir Jimmy Page et Jeff Beck à la guitare ensemble dans les The Yardbirds pendant cette courte période.
  6. Led Zeppelin - PyZep >> Interview Jimmy Page, Led Zeppelin album par album
  7. Charles R. Cross, Led Zeppelin, Shadows taller than our souls
  8. (en) Led Zeppelin - Biography - Jimmy Page Online
  9. Les cent meilleurs solos de guitare au monde selon Guitar World
  10. gibsoncustom.com
  11. le père de l'acteur du même nom
  12. a, b et c Brad Tolinski and Greg Di Bendetto, Light and Shade, Guitar World, January 1998.
  13. Brad Tolinski, « The Greatest Show On Earth », dans Guitar World de juillet 2003 ; republié dans Guitar Legends Magazine, hiver 2004, p. 72
  14. Keith Shadwick et Led Zeppelin, Led Zeppelin 1968-1980, , . ,
  15. Richard Cole, Stairway to Heaven: Led Zeppelin Uncensored, New York : HarperCollins, 1992 (ISBN 0-0601-8323-3), pp. 220. 249-250, 255.
  16. Richard Cole, Stairway to Heaven: Led Zeppelin Uncensored, New York : HarperCollins, 1992 (ISBN 0-0601-8323-3), pp. 322-326.
  17. Susan Fast, In the Houses of the Holy: Led Zeppelin and the Power of Rock Music, Oxford University Press, . ,
  18. John Aizelwood, Closing Time, Q Magazine Special Led Zeppelin edition, 2003, p. 94
  19. Limp Bizkit News on Yahoo! Music
  20. CBC.ca Arts - Jimmy Page given OBE for charity work
  21. Wolfmother live at Led Zep's induction
  22. Reformation évènement de Led Zeppelin| Le figaro
  23. notamment dans Rolling Stone le 27 octobre 2008
  24. Tournée de Led Zeppelin avec ou sans Robert Plant
  25. Une tournée pour Led Zeppelin ?| Canoe.ca
  26. (en) Plant slams door on Led Zep tour - BBC News, 29 septembre 2008
  27. Zoso Jimmy Page's symbol
  28. (en) Record Collector N°39, novembre 1982 et N°163. DISCoveries magazine July 1990
  29. (fr) Jimmy Page : mercenaire de la guitare - pyzeppelin.free.fr, article paru dans Jukebox Magazine (n°140, mai 1999)
  30. (en) Jimmy Page Wailing Sounds UK CD ALBUM (366181) - eil.com
  31. (en) This Guitar Kills: More 60s Groups & Sessions - Answers.com
  32. (fr) Jimmy Page And Friends - Amazon.fr
  33. La Grazioso Resonet, fabriquée par la société Delicia en Tchécoslovaquie, renommée Futurama par Selmer qui l'importait dans le Royaume-Uni. Voir ici
  34. En 1974, dans une interview donnée à Guitar Player : « My first guitar worth talking about was a Stratocaster. Then I had something called a Grazzioso–don’t know where it came from. It was probably a Czechoslovakian version of Fender, that’s what it looked like anyway », voir Page et sa Grazioso [image]
  35. Page et sa Telecaster « dragon » [image]

Annexes

Articles connexes

Lien externe



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