Calvin Coolidge

Calvin Coolidge
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Calvin Coolidge
Calvin Coolidge-Garo.jpg
Mandats
30e président des États-Unis
3 août 19234 mars 1929
&&&&&&&&&&&020405 ans, 7 mois et 1 jour
Élection après le décès de Harding
4 novembre 1924
Vice-président Aucun (1923-1925)
Charles Dawes (1925-1929)
Prédécesseur Warren G. Harding
Successeur Herbert Hoover
29e vice-président des États-Unis
4 mars 19212 août 1923
Président Warren G. Harding
Prédécesseur Thomas R. Marshall
Successeur Charles Dawes
48e gouverneur du Massachusetts
2 janvier 19196 janvier 1921
Prédécesseur Samuel W. McCall
Successeur Channing H. Cox
Biographie
Date de naissance 4 juillet 1872
Lieu de naissance États-Unis Plymouth, Vermont
Date de décès 5 janvier 1933 (à 60 ans)
Lieu de décès Drapeau des États-Unis Northampton, Massachusetts
Nationalité Américain
Parti politique Parti républicain
Conjoint Grace Coolidge
Diplômé de Amherst College
Profession Juriste
Religion Congrégationalisme
Signature Calvin Coolidge Signature.svg

Seal Of The President Of The United States Of America.svg
Présidents des États-Unis
Vice-présidents des États-Unis

John Calvin Coolidge, Jr., (4 juillet 1872 - 5 janvier 1933) fut le 30e président des États-Unis. Il succéda à Warren G. Harding, mort en cours de mandat, en 1923 puis est élu pour un second mandat jusqu’en 1929. Originaire du Vermont, Coolidge gravit les échelons de la politique dans le Massachusetts dont il devient finalement le gouverneur républicain. Ses actions durant la grève de la police de Boston en 1919 le propulsèrent sur la scène nationale. Peu après, il devient le 29e vice-président en 1920 puis il accède à la présidence après la mort soudaine de Warren G. Harding en 1923. Il est réélu en 1924. Il gagnera une réputation d'homme conservateur et taciturne.

Coolidge restaura la confiance du public envers la Maison Blanche après les nombreux scandales de l'administration de son prédécesseur et quitta le poste avec une popularité importante[1]. Comme le biographe de Coolidge l'écrivit, "il incarnait l'esprit et les espoirs de la classe moyenne, pouvait interpréter leurs attentes et exprimer leurs opinions"[2]. Par la suite, Coolidge fut critiqué pour sa politique de laissez-faire[3]. Sa réputation connut une renaissance sous l'administration de Ronald Reagan[4] mais les appréciations finales sur son mandat restent partagées entre ceux qui approuvent sa réduction des programmes fédéraux et ceux qui considèrent que l'état devrait être plus impliqué dans le contrôle et la régulation de l'économie[5].

Sommaire

Naissance et histoire familiale

Le père de Coolidge, John Calvin Coolidge, Sr.

John Calvin Coolidge, Jr. est né à Plymouth Notch dans le Comté de Windsor dans le Vermont le 4 juillet 1872 ; Il est le seul président à être né le Jour de l'Indépendance. Il était l'ainé de deux enfants de John Calvin Coolidge, Sr. (1845–1926) et de Victoria Joséphine Moor (1846–1885). Sa mère, atteinte de maladies chroniques, mourut, probablement de tuberculose alors qu'il avait 12 ans. Sa sœur, Abigail Grace Coolidge (1875–1890), décéda à l'âge de 15 ans alors que Coolidge avait 18 ans. Son père se remaria en 1891 avec une institutrice. Il était engagé dans de nombreuses affaires et acquit une solide réputation de fermier et de fonctionnaire prospère et il fut élu au sénat et à la chambre des représentants du Vermont[6].

La famille de Coolidge avait de profondes racines en Nouvelle-Angleterre. Son plus ancien aïeul, John Coolidge, émigra de Cottenham dans le Cambridgeshire en Angleterre vers 1630 et s'établit à Watertown dans le Massachusetts[7]. Un autre de ses ancêtre, Edmund Rice, arriva à Watertown en 1638[8]. L'arrière-arrière-grand-père de Coolidge, s'appelant également John Coolidge était un officier américain lors de la Guerre d'Indépendance américaine et l'un des premiers administrateurs de la ville de Plymouth Notch[9]. La plupart des ancêtres de Coolidge étaient des fermiers. D'autres Coolidge connus, comme l'architecte Charles Allerton Coolidge, le général Charles Austin Coolidge et le diplomate Archibald Cary Coolidge descendent d'une branche familiale restée dans le Massachusetts[7].

La grand-mère de Coolidge, Sarah Almeda Brewer possédait deux fameux cousins, Arthur Brown, un sénateur, et Olympia Brown, une militante du droit de vote des femmes. C'est à travers Sarah Brewer que Coolidge croyait qu'il avait une ascendance amérindienne mais celle-ci n'a jamais été confirmée par les généalogistes modernes[10].

Début de carrière et mariage

Coolidge en tant qu'étudiant à Amherst

Avocat dans le Massachusetts

Coolidge fut élève à la Black River Academy puis au Amherst College où il rejoignit la fraternité Phi Gamma Delta[11]. Sur les conseils de son père, Coolidge déménagea à Northampton (Massachusetts) après avoir été diplômé pour apprendre le droit. Évitant l'alternative couteuse de la faculté de droit, Coolidge suivit la pratique courante à l'époque d'apprendre le métier au sein d'un cabinet local, Hammond & Field. John C. Hammond et Henry P. Field, deux diplômés d'Amherst enseignèrent la loi à Coolidge dans le comté de Hampshire. En 1897, Coolidge fut admis au barreau et devint avocat. Avec ses économies et un petit héritage de son grand-père, Coolidge fut capable d'ouvrir son propre cabinet à Northampton en 1898. Il pratiqua la loi commerciale, croyant qu'il aidait mieux ses clients à l'extérieur de la cour. Comme sa réputation d'avocat travailleur et appliqué commença à se répandre, des banques et des commerces locaux commencèrent à faire appel à ses services[12].

Mariage et famille

En 1905, Coolidge se maria avec Grace Anna Goodhue, elle aussi originaire du Vermont, qui enseignait à la Clarke School pour les sourds et les malentendants. Alors que Grace arrosait les fleurs à l'extérieur de l'école en 1903, elle regarda à travers une fenêtre grande ouverte de la pension de Robert N. Weir et aperçut Calvin Coolidge, qui ne portait qu'un sous-vêtement et un chapeau, se raser devant un miroir[13]. Après d'autres rencontres plus formelles, les deux se plurent mutuellement[13] et il se marièrent le 4 octobre 1905 dans le salon des parents de Grace à Burlington (Vermont).

Ils avaient pourtant de personnalités complètement opposées, elle était bavarde et aimait s'amuser alors qu'il était réservé et sérieux[14]. Peu après leur mariage, Coolidge lui tendit un sac rempli de 52 paires de chaussettes trouées. Grace lui demanda si "il l'avait épousé pour raccommoder ses chaussettes" et Coolidge lui répondit sans sourire et avec son sérieux habituel, "Non, mais je trouve cela bien pratique"[15]. Il eurent deux fils, John (1906-2000) et Calvin, Jr (1908-1924)[16]. L'union fut, selon la plupart des commentateurs, un mariage heureux[17]. Comme Coolidge l'écrivit dans son Autobiography, "nous pensions que nous étions faits l'un pour l'autre. Durant un quart de siècle, elle a supporté mes infirmités et je me suis réjouit de ses grâces"[18].

Carrière locale

Offices municipaux

Le parti républicain était dominant en Nouvelle-Angleterre à l'époque de Coolidge et il suivit l'exemple de Hammond et de Field en devenant actif dans la vie politique locale[19]. Coolidge fit campagne localement pour William McKinley, candidat à l'élection présidentielle de 1896 et l'année suivante, il fut choisit pour devenir membre du comité républicain de la ville[20]. En 1898, il fut élu au conseil communal de Northampton en arrivant second à l'élection où les trois premiers étaient élus[20]. Le poste n'offrait aucun salaire mais permit à Coolidge d'acquérir de l'expérience dans la politique[21]. En 1899, il refusa d'être reconduit et il fut élu au poste de solicitor par le conseil communal. Élu pour un an, Coolidge fut réélu en 1901 à une fonction qui lui permettait d'approfondir son expérience[22]. En 1902, le conseil choisit délire un démocrate au poste de solicitor et Coolidge retourna à son activité de juriste[23]. Cependant, peu après, le greffier du comté mourut et Coolidge fut choisi pour le remplacer. La position était rémunératrice mais l'empêchait d'exercer son métier d'avocat[23]. L'année suivante, Coolidge affronta sa première et unique défaite face aux électeurs en perdant une élection à la commission scolaire de Northampton. Lorsqu'on lui dit que certains de ses voisins avaient voté contre lui car il n'avait aucun enfant dans les écoles qu'il voulait diriger, Coolidge répondit "Donnez moi le temps[23]!"

Législature nationale et maire

Calvin et Grace Coolidge vers 1918.

En 1906, le comité républicain local nomma Coolidge à l'élection pour la Chambre des représentants du Massachusetts. Il fut élu de justesse face au candidat démocrate sortant et se rendit à Boston pour la session de 1907 de la General Court of Massachusetts[24]. Au cours de son mandat, Coolidge participa à des comités mineurs et même s'il votait généralement en accord avec son parti il fut rattaché à la faction des progressistes car il vota en faveur du droit de vote des femmes et de l'élection des sénateurs au suffrage direct[25]. Tout au long de son mandat à Boston, Coolidge se retrouva allié avec la faction occidentale du parti républicain menée par Winthrop M. Crane contre la faction orientale menée par Henry Cabot Lodge[26]. En 1907, il fut réélu pour un second mandat au cours duquel son influence commença à se faire sentir même s'il n'était pas encore l'un des leaders de la chambre[27].

Au lieu de briguer un autre mandat à la State House, Coolidge retourna à Northampton où il se présenta à l'élection de maire après que le maire démocrate se fut retiré. Il était bien apprécié dans la ville et il battit son adversaire par 1 597 voix contre 1 409[28]. Durant son premier mandat (de 1910 à 1911), il augmenta les salaires des enseignants et parvint à réduire la dette de la ville tout en réduisant légèrement les taxes[29]. Il fut réélu en 1911 contre le même adversaire avec une avance légèrement supérieure[30].

En 1911, le sénateur du Massachusetts pour le comté de Hampshire se retira et encouragea Coolidge à se lancer dans la campagne pour le siège en 1912. Il battit son opposant démocrate avec une large majorité[31]. Au début de ce mandat, Coolidge fut choisi pour présider un comité chargé d'arbitrer la grève des ouvriers de l'American Woolen Company à Lawrence (Massachusetts). Après deux mois tendus, la compagnie accepta les demandes des travailleurs lors d'un accord proposé par le comité[32]. La même année, le parti républicain se divisa sur le choix du candidat à présenter pour l'élection présidentielle de 1912 ; L'aile progressiste qui devint le parti progressiste étant en faveur de Theodore Roosevelt et l'aile conservatrice en faveur de William Howard Taft. Bien qu'il fut favorable à certaines mesures progressistes, Coolidge refusa de quitter le parti républicain[33]. Finalement le démocrate Woodrow Wilson fut élu président et le parti progressiste renonça à présenter un candidat pour le poste de sénateur du district et Coolidge fut réélu contre son adversaire démocrate avec une plus grande marge que la première fois[33].

L'année 1913 fut moins chargée et Coolidge se consacra largement au comité ferroviaire dont il était le président[34]. Coolidge songea à se retirer après la fin de son mandat en 1913 car deux mandats étaient la norme mais lorsque le président du Sénat du Massachusetts, Levi H. Greenwood se porta candidat pour la fonction de lieutenant-gouverneur, Coolidge décida de se représenter au Sénat dans l'espoir d'y être élu président[35]. Bien que Greenwood ait par la suite décidé de concourir pour sa réélection au Sénat, il fut battu par Coolidge, avec l'aide de Crane[36]. Après son élection en janvier 1914, Coolidge fit un discours intitulé Have Faith in Massachusetts (Ayez foi dans le Massachusetts) qui résumait sa philosophie de gouvernement qui fut par la suite publié sous forme de livre[37].

S'il faut protéger les droits des faibles, quel que soit l'objet, il faut le faire. S'il faut aider une puissante corporation à mieux servir les personnes, quelle que soit l'opposition, il faut le faire. Attendez-vous à être traité de conservateur réactionnaire mais ne soyez pas un conservateur réactionnaire. Attendez-vous à être traité de démagogue mais ne soyez pas un démagogue. N'hésitez pas à être aussi révolutionnaire que la science. N'hésitez pas à être aussi réactionnaire que les tables de multiplication. N'espérez pas aider les faibles en affaiblissant les forts. Ne vous pressez pas vers la législation. Donnez à l'administration une chance de rattraper la législation.
Have Faith in Massachusetts as delivered by Calvin Coolidge to the Massachusetts State Senate, 1914.[38]

Le discours de Coolidge fut bien reçu et attira des partisans[39]. Après avoir été réélu au Sénat avec une avance plus confortable qu'en 1914, Coolidge fut reconduit presque unanimement à la présidence du Sénat[40]. Vers la fin de son mandat, la plupart de ses partisans l'encouragèrent à se présenter au poste de lieutenant-gouverneur[41].

Lieutenant-gouverneur

Coolidge entra dans les primaires pour l'élection de lieutenant-gouverneur avec Samuel W. McCall pour le poste de gouverneur[42]. Coolidge attira beaucoup de partisans républicains et le ticket fut élu en 1915 avec plus de 50 000 voix d'avance[43].

Les activités de Coolidge en tant que lieutenant-gouverneur étaient limitées ; Dans le Massachusetts, le lieutenant-gouverneur n'est pas le président du Sénat et Coolidge ne participa que peu aux décisions du cabinet du gouverneur[44]. En tant qu'officiel, Coolidge ne put plus exercer son métier de juriste après 1916 même si sa famille continua à habiter à Northampton[45]. McCall et Coolidge furent tous deux réélus en 1916 puis à nouveau en 1917 (à cette époque, les mandats pour ces fonctions étaient de un an). Lorsque McCall annonça qu'il ne briguerait pas un quatrième mandat, Coolidge décida de se présenter pour le poste de gouverneur[46].

Gouverneur du Massachusetts

Élection de 1918

Coolidge fut choisi pour être le candidat républicain au poste de gouverneur du Massachusetts en 1918. Lui et son partenaire, Channing Cox, un avocat de Boston et Speaker de la Chambre des représentants du Massachusetts firent campagne contre les résultats de la précédente administration : conservatisme fiscal, une vague opposition à la Prohibition, soutien au droit de vote des femmes et soutien de l'implication américaine dans la Première Guerre mondiale[47]. La question de la guerre était délicate, en particulier chez les irlando- et les Germano-Américains[48]. Coolidge fut élu avec seulement 16 773 voix d'avance sur son opposant, Richard H. Long[49].

Grève de la police de Boston

Le gouverneur Coolidge inspectant des miliciens

En 1919, en réponse à des rumeurs selon lesquelles les policier du Boston Police Department planifiaient de former un syndicat, le commissaire Edwin U. Curtis déclara que cela ne serait pas toléré. En aout, la Fédération américaine du travail (AFL) délivra un contrat d'affrètement à la police de Boston[50]. Curtis déclara que les leaders du syndicat étaient insubordonnés et planifia de les retirer du service à moins que le syndicat ne soit dissous avant le 4 septembre[51]. Le maire de Boston, Andrew Peters, parvint à convaincre Curtis de repousser son action de quelques jours mais au final les leaders furent suspendus le 8 septembre[52].

"Votre affirmation selon laquelle le commissaire était en tort ne justifie pas le tort de laisser la ville sans surveillance. Cela fournit l'opportunité aux éléments criminels d'agir. Personne, jamais, nulle part n'a le droit de déclarer une grève contre la sécurité publique. [...] Je suis également déterminé à défendre la souveraineté du Massachusetts et à exercer l'autorité et la juridiction sur les officiers public comme permis par la Constitution et les lois de son peuple
Telegrammme du gouverneur Coolidge à Samuel Gompers 14 septembre 1919.[53]

Le lendemain, environ les trois-quarts des policiers de Boston se mirent en grève[54]. Coolidge avait observé l'évolution de la situation mais n'était pas encore intervenu. Les deux nuits qui suivirent le début de la grève, des émeutes et des violences sporadiques éclatèrent dans la ville laissée sans surveillance[55]. Peters, inquiet par de possibles grèves de soutien, fit appel à quelques unités de la garde nationale du Massachusetts basées dans la région de Boston et suspendit Curtis de ses fonctions[56]. Coolidge, furieux que le maire ait fait appel à des unités de la garde nationale prit finalement des mesures[57]. Il fit appel à de nouvelles unités de la garde nationale, restaura Curtis dans ses fonctions et prit le contrôle personnel des forces de police[58]. Curtis annonça que tous les grévistes étaient licenciés et Coolidge demanda le recrutement de nouveaux policiers[59].

Le 12, Coolidge reçu un télégramme du leader de l'AFL, Samuel Gompers dans lequel il écrivait, "Quel que soit le désordre provoqué, il a été causée par l'ordre de Curtis qui niait les droits des policiers …"[60]. Coolidge répondit pulbiquement au télégramme de Gompers dans un message qui le propulsera au niveau national (voir encadré)[60]. Les journaux de tout le pays reprirent les propos de Coolidge et il devint le défenseur de l'ordre public et de la sécurité. Au milieu de la première peur rouge, de nombreux américains s'inquiétait d'une possible révolution communiste comme cela s'était produit en Russie, en Hongrie et en Allemagne. Si Coolidge avait perdu quelques amis parmi les syndicats, les conservateurs de tout le pays voyaient en lui l'étoile montante du parti républicain. Même s'il agissait généralement après mure réflexion, la grève de la police de Boston lui offrit une réputation d'homme capable de prendre des décisions rapides et efficaces.

Élection de 1919

Coolidge et Cox furent réélus à leurs postes respectifs en 1919. Coolidge affronta une nouvelle fois Richard Long mais cette fois-ci, il le devanca de 125 101 voix[61]. À ce moment, les supporters de Coolidge firent la publicité de son action lors de la grève de la police de Boston et certains de ses discours furent publiés sous forme de livre[37]. Ses actions lors de la grève et sa large victoire en firent un candidat potentiel pour l'élection présidentielle de 1920[62].

Législation et vétos en tant que gouverneur

Le gouverneur Coolidge posant la pierre angulaire de la faculté de droit de l'Université Suffolk à Boston en août 1920

Lors de son investiture le 2 janvier 1919, la Première Guerre mondiale était terminée et Coolidge fit passer une loi pour offrir 100 $ aux vétérans du Massachusetts. Il signa également une lois réduisant la durée légale hebdomadaire du travail des femmes et des enfants de 54 à 48 heures, déclarant que "nous devons humaniser l'industrie ou le système s'effondrera"[63]. Il accepta un budget qui conservait le même niveau de taxation mais réduisait les dépenses de quatre millions de dollars, ce qui permit de réduire la dette de l'état[64].

Coolidge utilisa également son droit de veto dont le plus connu fut pour rejeter une loi qui aurait augmenter le salaire des législateurs de 50%[65]. Même si Coolidge était opposé à la Prohibition, il apposa son veto à une loi de mai 1920 qui aurait autorisé la vente de bière ou de vin de moins de 2,75° dans le Massachusetts en violation du XVIIIe amendement de la Constitution des États-Unis. Il écrivit dans on message de veto, "les opinions et les instructions ne surpassent pas la Constitution. Contre elle, ils ne valent rien"[66].

Vice-Présidence

Élection de 1920

Coolidge avant sa nomination au poste de vice-président

À la convention républicaine de 1920, la plupart des candidats avaient été choisis par les conventions de chaque état et non par des primaires. Ainsi, la convention était remplie de favoris locaux[67]. Coolidge était l'un d'eux et alors qu'il arriva sixième à l'issue du premier tour, les puissants boss du parti ne le considérait pas comme un candidat crédible. Après dix tours, les délégués choisirent le sénateur Warren G. Harding de l'Ohio comme candidat à la présidence[68]. Lorsqu'il fallut désigner un vice-président, les boss s'étaient tournés vers le sénateur Irvine Lenroot du Wisconsin[69]. Cependant, un délégué de l'Oregon, Wallace McCamant proposa Coolidge pour la vice-présidence[69]. La proposition fut bien accueillie et Coolidge se retrouva nominé de manière inattendue[70].

Les démocrates choisirent James M. Cox, également originaire de l'Ohio pour la présidence et le secrétaire à la marine, Franklin D. Roosevelt pour la vice-présidence. La question de savoir si les États-Unis devaient rejoindre la Société des Nations fut le sujet majeur de la campagne de même que la poursuite du Progressisme[71]. Harding réalisa une "campagne de perron", typique de l'époque, dans laquelle le candidat ne faisait pas campagne mais recevait des délégations et faisait des discours depuis sa propre maison à Marion (Ohio). En revanche Coolidge entama une tournée de campagne dans l'Upper South, New York et en Nouvelle-Angleterre[72]. Le 2 novembre 1920, Harding remporta une victoire écrasante en gagnant tous les états à l'exception de ceux du sud des États-Unis[73]. Il gagna également le Tennessee devenant ainsi le premier républicain à remporter un état du sud depuis la Reconstruction[73].

"Silent Cal"

Le président Harding et le vice-président Coolidge accompagnés de leurs épouses

La fonction de vice-président n'entraine pas de nombreux devoirs officiels mais Coolidge fut invité par le président Harding à assister aux réunions de son cabinet, faisant de lui le premier vice-président à y participer[74]. Il donna des discours dans tout le pays mais aucun ne fut particulièrement mémorable[75].

En tant que vice-président, Coolidge et son épouse Grace étaient invités à nombreuses réceptions où naquit la légende de "Silent Cal" (Cal le taciturne). C'est de cette période que la plupart des blagues et des anecdotes concernant Coolidge sont originaire. Bien que Coolidge soit connu pour être un brillant orateur public, en privé il était peu loquace. Selon une histoire, possiblement apocryphe, Dorothy Parker, assise à côté de lui durant un diner, lui aurait dit "Mr Coolidge, j'ai parié contre un ami qui prétendait qu'il était impossible d'obtenir plus de deux mots de votre part". Ce à quoi Coolidge répondit "You lose" (vous avez perdu)[76]. Alice Roosevelt Longworth aurait commenté qu'"il ressemblait à quelqu'un que l'on forcerait à manger des cornichons aigres"[77]. Coolidge semblait en effet souvent mal à l'aise au sein de la coquète société de Washington. Lorsqu'on lui demanda pourquoi il continuait de participer à autant de diners, il répondit "il faut bien que je mange quelque part"[78].

En tant que président, sa réputation d'homme taciturne continua. Il écrivit plus tard que "les paroles d'un président ont un poids énorme et ne doivent pas être utilisées sans discernement"[79]. Coolidge était conscient de son image de personnage sévère car il la cultivait. Il déclara à Ethel Barrymore, "je pense que le peuple américain veut un cul solennel en tant que président et je pense que je suis d'accord avec lui"[80]. Cependant, il tint le nombre record pour l'époque de 520 conférences de presse durant sa présidence[81]. Certains historiens ont par la suite suggéré que l'image de Coolidge avait été délibérément créée à des fins électoraux[82] mais pour d'autre son tempérament taciturne fut renforcé par la mort de son fils en 1924[83].

Présidence 1923–1929

Accession à la présidence

Le 2 août 1923, Harding mourut lors d'une visite en Californie. Coolidge était alors dans le Vermont dans la maison familiale, qui n'avait ni électricité ni téléphone, lorsqu'il apprit la mort de Harding par un messager[84]. Coolidge s'habilla, fit une prière et descendit pour accueillir les journalistes qui s'étaient rassemblés[84]. Son père, un notaire public, administra le serment d'allégeance dans le salon familiale à la lueur d'une lampe à pétrole à 2h47 le 3 août 1923 ; Ensuite Coolidge retourna se coucher. Il se rendit à Washington le lendemain et il reprit le serment d'allégeance en présence du juge Adolph A. Hoehling, Jr. de la cour suprème du district de Columbia car il n'était pas certain qu'un notaire disposait de l'autorité pour administre le serment présidentiel[85],[86].

Achèvement du mandat de Harding

La nation ne savait pas vraiment quoi faire de son nouveau président ; Coolidge n'avait pas fait partie l'administration Harding et beaucoup s'attendaient à ce qu'il soit remplacé lors de l'élection de 1924[87]. Il nomma C. Bascom Slemp, un congressiste de Virginie et un politicien expérimenté[88] pour travailler conjointement avec Edward T. Clark, un républicain du Massachusetts qui faisait partie de son équipe à la vice-présidence, en tant que "Secretaries to the President" (une position équivalente à l'actuel chef de cabinet de la Maison Blanche)[89]. Même si de nombreux membres du cabinet de Harding étaient empêtrés dans des scandales, Coolidge annonça qu'il ne demanderait aucune démission, pensant que comme le peuple avait élu Harding, il devait poursuivre la présidence Harding au moins jusqu'à la prochaine élection[89].

Coolidge signant la loi sur l'immigration. le général John Pershing se trouve sur la gauche.

Il s'adressa au Congrès lorsque celui-ci se réunit à nouveau le 6 décembre 1923 dans un discours qui faisait de nombreuses références aux idées de Harding dont des restrictions sur l'immigration et le besoin pour le gouvernement fédéral d'arbitrer les grèves des mineurs de charbon dans l'état de Pennsylvanie[90]. Ce discours fut le premier discours présidentiel à être diffusé par la radio[91]. Le traité naval de Washington fut signé juste un mois après la prise de fonction de Coolidge[89]. En mai 1924, les vétérans de la Première Guerre mondiale obtinrent le World War Adjusted Compensation Act qui accordait une indemnité aux vétérans de la Grande Guerre et qui fut passée malgré le veto présidentiel[92]. Coolidge signa la loi d'immigration Johnson-Reed même s'il ajouta un commentaire exprimant son mécontentement sur l'exclusion spécifique des immigrants japonais[93]. Peu avant le début de la convention républicaine, Coolidge signa le Revenue Act de 1924, qui réduisait l'impôt sur le revenu tout en augmentant les droits de succession et créait une taxe sur les dons[94].

Élection de 1924

Résultats de l'élection de 1924

La convention républicaine de 1924 fut organisée du 10 au 12 juin 1924 à Cleveland dans l'Ohio. Coolidge fut nominé dés le premier tour[95]. La convention nomina Frank Lowden de l'Illinois pour la vice-présidence au second tour mais ce dernier déclina l'offre par télégramme et l'ancien brigadier-général Charles G. Dawes, qui obtiendra le Prix Nobel de la Paix en 1925 fut choisi au troisième tour[96].

La convention démocrate se tint du 24 juin au 9 juillet à New York. Après 103 tours, les délégués s'accordèrent finalement sur un candidat de compromis John W. Davis avec Charles W. Bryan pour la vice-présence. Les espoirs démocrates furent renforcé par la défection du sénateur républicain du Wisconsin, Robert M. La Follette, qui fonda le nouveau parti progressiste. Beaucoup considéraient que cette scission, comme en 1912 permettrait aux démocrates de remporter l'élection[97].

Peu après la convention, Coolidge connut une tragédie personnelle. Le plus jeune fils de Coolidge, Calvin, Jr. développa une ampoule en jouant au tennis sur le court de la Maison Blanche. L'ampoule s'infecta et en quelques jours, Calvin développa une septicémie et mourut. Après cela, Coolidge devint distant et il déclara plus tard "lorsqu'il est mort, la puissance et la gloire de la présidence s'en allèrent avec lui"[98]. En dépit de sa tristesse, Coolidge fit campagne à sa manière ; Il ne calomniait jamais ses opposants qu'il ne nommait jamais par leur nom et fit des discours sur sa théorie de gouvernement dont plusieurs furent retransmis par radio[99]. Ce fut probablement la campagne la plus apaisée depuis 1896 du fait du chagrin du président et du style non-offensif de Coolidge[100]. Les autres candidats firent une campagne plus appuyée mais en dépit de la scission du parti républicain, les résultats de l'élection furent très similaires à ceux de 1920. Coolidge et Dawes remportèrent tous les états en dehors du sud, à l'exception du Wisconsin, état de La Follette. Coolidge remporta le vote populaire avec 2,5 millions de voix d'avance sur ses deux opposants réunis[101].

Industrie et commerce

Durant la présidence de Coolidge, les États-Unis connurent une période de croissance économique rapide connue sous le nom de "Roaring Twenties". Coolidge laissa l'administration de la politique économique entre les mains de son actif secrétaire au commerce, Herbert Hoover qui utilisa les fonds gouvernementaux pour développer le transport aérien et la radio[102]. En dehors de la mise en place de droits de douane élevés, Coolidge méprisait la régulation et poursuivit cette idée en nommant des commissaires à la Federal Trade Commission et à l'Interstate Commerce Commission qui firent peu pour restreindre les activités des entreprises sous leur juridiction[103]. L'état régulateur sous Coolidge était, comme un biographe l'écrivit, "fin jusqu'à en être invisible"[104].

La politique économique de Coolidge a souvent été critiquée pour son adhésion à l'idéologie du laissez-faire qui aurait mené à la Grande Dépression[105]. D'un autre côté, l'historien Robert Sobel rappelle quelques exemples de fédéralisme : "En tant que gouverneur du Massachussets, Coolidge soutint les législations sur les salaires et la durée du travail, s'opposa au travail des enfants, imposa des contrôles économiques durant la Première Guerre mondiale, favorisa les mesures de sécurité dans les usines et même la représentation des ouvriers au sein des comités de direction. A-t-il soutenu ces mesures lorsqu'il était président ? Non, car dans les années 1920, ces questions étaient de la responsabilités des gouvernements nationaux et locaux"[106].

Taxation

La politique de taxation de Coolidge était celle de son Secrétaire au Trésor Andrew Mellon : Les taxes doivent être faibles et le moins de personnes possibles doivent avoir à les payer[107]. Le Congrès accepta et les taxes furent réduites comme Coolidge le souhaitait[107]. En plus de ces modifications, Coolidge proposa des réductions dans les dépenses fédérales afin de réduire la dette fédérale[107]. Les idées de Coolidge étaient partagées par les républicains du Congrès et en 1924, le Congrès accepta le Revenue Act de 1924 qui réduisait les impôts sur le revenu et supprimait toute forme d'imposition pour deux millions de personnes[107]. Les taxes furent encore réduites après les Revenue Acts de 1926 et de 1928 qui réduisait également les dépenses afin de faire diminuer le poids de la dette[108]. En 1927, seuls les 2% de contribuables les plus fortunés payaient un impôt sur le revenu fédéral[108]. Même si les dépenses fédérales restèrent stable en pourcentage, les gouvernements nationaux et locaux connurent une forte croissance sous la présidence Coolidge[109].

Soutien aux agriculteurs

Coolidge et son vice-président, Charles Dawes.

Un problème important de la présidence Coolidge fut le soutien à apporter aux agriculteurs. Certains congressistes proposèrent une loi destinée à combattre la chute des prix agricoles en autorisant le gouvernement fédéral à acheter les récoltes et à les vendre à l'étranger à un prix réduit[110]. Le Secrétaire à l'agriculture Henry C. Wallace se prononça en faveur de la loi lorsqu'elle fut proposée en 1924 mais comme les prix repartirent à la hausse, de nombreux congressistes considéraient la loi comme inutile et elle fut rejetée juste avant les élections de 1924[111]. En 1926, les prix chutèrent à nouveau et le sénateur Charles McNary et le représentant Gilbert N. Haugen, deux républicains, proposèrent la McNary-Haugen Farm Relief Bill. Celle-ci proposait la création d'un comité agricole fédéral qui pourrait acheter les surplus de production lors des années à fort rendement et les stocker (si possible) pour plus tard ou les vendre à l'étranger[112]. Coolidge s'opposa à cette loi, déclarant que l'agriculture devait se tenir "sur une base commerciale indépendante" et que le "contrôle gouvernement ne pouvait être détaché du contrôle politique"[112]. Il se prononça en faveur de la proposition de modernisation de l'agriculture proposée par Herbert Hoover qui permettrait de créer des profits au lieu de manipuler les prix. Le Secrétaire Mellon écrivit une lettre dénonçant la mesure McNary-Haugen comme inutile et inflationniste et elle fut rejetée[113].

Après la défaite de la loi McNary-Haugen, Coolidge soutint une alternative moins radicale, le Curtis-Crisp Act qui créerait un comité fédéral chargé de prêter de l'argent aux coopératives agricoles les années de surproduction mais le projet de loi fut rejeté[113]. En février 1927, le Congrès fit passer de justesse la loi McNary-Haugen mais Coolidge apposa son veto[114]. Dans sa justification du veto, il exprima sa croyance selon laquelle la loi n'aiderait pas les agriculteurs et ne bénéficierait qu'aux exportateurs tout en accroissant la bureaucratie fédérale[115]. Le Congrès ne surmonta pas le veto, la loi fut réaapprouvée en mai 1928 mais une nouvelle fois Coolidge utilisa son droit de veto[114]. Coolidge, le fils d'un agriculteur du Vermont, déclara que les "agriculteurs n'ont jamais gagné autant d'argent. Je ne crois pas que nous puissions y faire grand chose"[116].

Contrôle des inondations

Coolidge fut souvent critiqué pour ses actions lors de la crue du Mississippi de 1927, la pire catastrophe naturelle qui toucha le sud des États-Unis jusqu'à l'ouragan Katrina en 2005[117]. Même s'il nomma finalement le Secrétaire Hoover à la tête d'une commission chargée de l'aide à la reconstruction, le manque d'intérêt de Coolidge concernant le contrôle fédéral des crues fut critiqué[117]. Coolidge ne croyait pas que visiter la région après les inondations ne ferait grand chose et que cela serait vu comme une tribune politique. Il ne voulut pas non plus financer les aménagements de régulation des crues avec des fonds fédéraux ; Il considérait que les propriétaires locaux devaient en supporter le cout[118]. D'un autre côté, le Congrès voulait une loi qui donnerait au gouvernement fédéral la responsabilité totale de la mitigation des crues[119]. Lorsque le Congrès vota une mesure de compromis en 1928, Coolidge refusa de s'en voir attribuer la mérite et signa la loi en privé le 15 mai[120].

Droits civiques

Coolidge tenant le chapeau de cérémonie de la tribu fictive des indiens Smokis[121], 22 octobre 1924

Coolidge se prononca en faveur des droits civiques des afro-Américains et des catholiques[122]. Il ne nomma aucun membre du Ku Klux Klan et ce dernier perdit beaucoup de son influence sous la présidence Coolidge[123].

En 1924, Coolidge répondit à une lettre avançant que les États-Unis étaient la "nation de l'homme blanc" :

« ...Je suis surpris de recevoir une telle lettre. Durant la guerre, 500 000 hommes de couleur furent enrôlés et pas un ne songea à s'échapper. [En tant que président, je suis] l'un de ceux qui ressentent la responsabilité de faire vivre les traditions et de maintenir les principes du parti républicain. Notre Constitution garantit les même droits pour tous les citoyens, sans distinction de race ou de couleur. J'ai prêté serment de soutenir cette Constitution[124]... »

Le 2 juin 1924, Coolidge signa l'Indian Citizenship Act qui accordait la nationalité américaines à tous les amérindiens tout en les autorisant à conserver leurs terres traditionnelles et leurs droits culturels[125]. Coolidge appela à de nombreuses reprises pour la mise en place de lois anti-lynchage mais les tentatives du Congrès étaient systématiquement bloquées par les démocrates du sud.

Coolidge nomma quelques afro-américains à des postes fédéraux. Walter L. Cohen de la Nouvelle-Orléans en Louisiane, qui avait été nommé par Harding au poste de contrôleur des douanes fut confirmé à ce poste par Coolidge qui lui offrit le poste d'ambassadeur au Liberia mais l'homme d'affaires refusa[126].

Politique étrangère

Portrait officiel de Calvin Coolidge

Même s'il n'était pas un isolationniste, Coolidge était réticent à l'idée d'entrer dans des alliances étrangères[127]. Coolidge voyait dans le raz-de-marée républicain de 1920, la preuve d'un rejet de l'idée de Woodrow Wilson selon laquelle les États-Unis devaient rejoindre la Société des Nations[128]. Coolidge, sans être opposé à la Société, considérait qu'en l'état, elle ne servait pas les intérêts américains et ne défendit pas une adhésion[128]. Il se prononça pour que les États-Unis rejoignent la Cour permanente de justice internationale à la conditions que la nation ne soit contrainte par ses décisions[129]. Le Congrès accepta finalement de rejoindre la cour avec des réserves en 1926[130]. La Société des Nations accepta les réserves mais suggéra quelques modifications[131] qui ne furent jamais acceptées par le Sénat et les États-Unis ne rejoignirent jamais la cour[131].

L'initiative la plus connue de Coolidge fut le Pacte Briand-Kellogg de 1928, nommé d'après le Secrétaire d'État américain Frank B. Kellogg (qui recevra le prix Nobel pour cet accord ) et le ministre des affaires étrangères français Aristide Briand. Le traité ratifié en 1929 prévoyait que les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie et le Japon "condamnaient le recours à la guerre pour le règlement des différends internationaux et y renonçaient en tant qu'instrument de politique nationale dans leurs relations mutuelles"[132]. Si le traité ne permit pas d'interdire la guerre, il posa les bases des lois internationales de l'après Seconde Guerre mondiale[133].

Coolidge poursuivit la politique de non-reconnaissance de l'Union Soviétique[134]. Il continua également à soutenir le gouvernement élu du Mexique contre les rebelles en levant l'embargo sur les armes à destination de ce pays[135]. Il envoya son ami proche Dwight Morrow au Mexique en tant qu'ambassadeur[136]. Coolidge représenta les États-Unis à la conférence pan-américaine à La Havane à Cuba, devenant le seul président en exercice à se rendre sur l'île. L'occupation du Nicaragua et d'Haïti continua sous son administration mais Coolidge retira les troupes américaines de République Dominicaine en 1924[137].

Cabinet

Le cabinet de Coolidge en 1924 photographié à l'extérieur de la Maison Blanche
Premier rang, de gauche à droite: Harry Stewart New, John W. Weeks, Charles Evans Hughes, Coolidge, Andrew Mellon, Harlan F. Stone, Curtis D. Wilbur
Deuxième rang, de gauche à droite, James J. Davis, Henry C. Wallace, Herbert Hoover, Hubert Work
OFFICE NAME TERM
Président Calvin Coolidge 1923–1929
Vice-président Aucun 1923–1925
  Charles G. Dawes 1925–1929
Secrétaire d'État Charles Evans Hughes 1923–1925
  Frank B. Kellogg 1925–1929
Secrétaire du Trésor Andrew Mellon 1923–1929
Secrétaire à la Guerre John W. Weeks 1923–1925
  Dwight F. Davis 1925–1929
Procureur général Harry M. Daugherty 1923–1924
  Harlan F. Stone 1924–1925
  John G. Sargent 1925–1929
Postmaster General Harry S. New 1923–1929
Secrétaire à la Marine Edwin Denby 1923–1924
  Curtis D. Wilbur 1924–1929
Secrétaire à l'Intérieur Hubert Work 1923–1928
  Roy O. West 1928–1929
Secrétaire à l'Agriculture Henry C. Wallace 1923–1924
  Howard M. Gore 1924–1925
  William M. Jardine 1925–1929
Secrétaire du Commerce Herbert Hoover 1923–1928
  William F. Whiting 1928–1929
Secrétaire au Travail James J. Davis 1923–1929

Nominations judiciaires

Coolidge nomma Harlan Fiske Stone procureur général puis juge de la cour suprême

Cour suprême

Coolidge nomma un juge à la Cour suprême des États-Unis, Harlan Fiske Stone en 1925. Stone était un ancien camarade de Amherst, un avocat de Wall Street et un républicain conservateur. Stone était doyen de la Columbia Law School lorsque Coolidge le nomma procureur général en 1924 pour restaurer la réputation de la fonction ternie par le procureur général de Harding, Harry M. Daugherty[138] Stone fut par la suite nommé président de la cour suprême par le président Franklin D. Roosevelt.

Autres cours

En plus de la nomination à la cour suprême, Coolidge nomma 17 juges aux cours fédérales d'appel et 61 juges aux United States District Courts. Il nomma également des juges à diverses cours comme Genevieve R. Cline qui devint la première femme dans une juridiction fédérale lorsque Coolidge la plaça à l'United States Court of International Trade en 1928[139]. Coolidge transforma également le Judiciary Act de 1925 en loi, permettant à la cour suprême de mieux choisir ses dossier pour réduire sa charge de travail.

Élection de 1928

Différentes vidéos du président Coolidge

À l'été 1927, Coolidge passa ses vacances dans les Black Hills du Dakota du Sud où il pêcha et assista à des rodéos. Il fit du Parc d'État Custer, sa "Maison Blanche estivale". Les informations relatant la vie de Coolidge dans la région firent augmenter le tourisme dans les Black Hills et dans le parc national de Wind Cave[140]. Alors qu'il est en vacances, Coolidge déclare à la surprise générale qu'il ne briguera pas un second mandat dans un message succinct se limitant à "Je décide de ne pas être candidat"[141]. Quelque temps plus tard, Coolidge développa son argument "Si j'obtiens un autre mandat, je serai à la Maison Blanche jusqu'en 1933... Dix ans à Washington est plus long que ce tout autre homme a réalisé, trop long !"[142]. Dans ses mémoires, Coolidge expliqua sa décision de ne pas se représenter : "La fonction présidentielle demande un lourd tribut à celui qui l'exerce et à ceux qui l'entoure. Tandis que nous ne devons pas refuser de nous investir au service de notre pays, il est hasardeux de tenter ce qui nous semble être au delà de nos forces"[143]. Après avoir quitté son poste, Grace et lui retournèrent à Northampton où il écrivit ses mémoires. Les républicains conservèrent la Maison Blanche en 1928 avec l'élection du secrétaire du Commerce de Coolidge, Herbert Hoover.

Coolidge était réticent à l'idée de choisir Hoover comme successeur ; À une occasion il remarqua sue "durant six ans, cet homme m'a donné des conseils que je n'avais pas demandé et tous avaient été mauvais"[144]. Malgré tout, Coolidge n'avait aucune envie de diviser le parti en se prononçant contre la nomination du populaire secrétaire du Commerce[145]. Les délégués pensèrent faire appel à Charles Dawes pour la vice-présidence mais la convention choisit le sénateur Charles Curtis à sa place[146].

Retraite et mort

Coolidge s'adressant à une foule dans l'amphithéâtre du cimetière national d'Arlington en 1924.

Après sa présidence, Coolidge se retira dans sa maison de Northampton où il devint une figure locale. À cette période, il fut également président de la commission non partisane des chemins de fer non partisane, président honoraire de l'American Foundation for the Blind, directeur de la New York Life Insurance Company, directeur de l'American Antiquarian Society et administrateur de l'Amherst College[147]. Il reçut également un doctor of Laws honoraire du Bates College de Lewiston (Maine).

Coolidge publia son autobiographie en 1929 et écrivit une rubrique intitulée "Calvin Coolidge Says" dans un journal participatif de 1930 à 1931[148]. Face à une défaite imminente en 1932, certains républicains proposèrent de ne pas nominer Hoover et de se tourner vers Coolidge mais ce dernier fit bien comprendre qu'il n'était pas intéressé et qu'il dénoncerait publiquement tout effort pour l'enroler[149]. Hoover fut nominé et Coolidge fit plusieurs discours radiophoniques en sa faveur[150].

Coolidge mourut subitement d'une crise cardiaque dans sa maison de Northampton à 0h45 le 5 janvier 1933 à l'age de 60 ans[151]. Peu avant sa mort, Coolidge confia à un vieil ami, "je ne me sens plus adapté à cette période"[152].

Coolidge est enterré sous une simple pierre tombale dans le cimetière de Plymouth Notch, Vermont où sa maison familiale est entretenue au sein du Calvin Coolidge Homestead District. L'état du Vermont inaugura un nouveau centre d'information pour les visiteurs le 100e anniversaire de sa naissance le 4 juillet 1972[153]. Une pièce de 1 dollar en son honneur est prévue pour 2014.

Effet Coolidge

La dénomination d'effet Coolidge est généralement attribuée à l'éthologue Frank A. Beach en 1955 après qu'un de ses étudiants lui a suggéré l'idée suivante[154] :

« … Une vielle blague sur Calvin Coolidge lorsqu'il était président … Le président et Mme Coolidge étaient en visite [séparément] dans une ferme gouvernementale expérimentale. Lorsque [Mme Coolidge] arriva devant le poulailler, elle remarqua que le coq copulait très fréquemment. Lorsqu'elle demanda si cela arrivait souvent, l'agriculteur lui répondit "Des dizaines de fois par jour", ce à quoi Mme Coolidge répondit "Expliquez cela à M.Coolidge lorsqu'il viendra". Lorsqu'on lui dit, le président demanda, "Toujours avec la même poule ?". La réponse fut "Oh, non, Mr le Président, une différente à chaque fois" et Coolidge répondit "Expliquez cela à Mme Coolidge". »

Notes et références

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Bibliographie

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