Bernard Lavilliers


Bernard Lavilliers
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Bernard Lavilliers
Festival du bout du Monde 2011 - Bernard Lavilliers en concert le 6 août- 019.jpg
Bernard Lavilliers en concert lors du Festival du Bout du Monde le 6 juin 2011.

Nom Bernard Oulion
Naissance 7 octobre 1946 (1946-10-07) (65 ans)
Saint-Étienne, Loire Drapeau de France France
Pays d’origine France
Activité principale Chanteur, acteur
Genre musical Variété
Années d'activité Depuis 1967
Labels Barclay Records
Site officiel bernardlavilliers.com

Bernard Lavilliers (de son vrai nom Bernard Oulion) est un chanteur français, né le 7 octobre 1946[1] à Firminy (Loire).

Sommaire

Biographie

Son père est employé à la Manufacture d'armes de Saint-Étienne (MAS) et sa mère est institutrice. Il écoute de la musique sur le tourne-disque qu'on lui offre pour ses quatre ans, en particulier les Compagnons de la chanson et Yma Sumac.

Bernard Oulion naît le 7 octobre 1946 à Firminy (Loire). À 16 ans, il devient apprenti à la MAS et se met également à la boxe. Il fait un petit séjour en maison de correction suite à quelques larcins. À sa sortie, il commence à travailler. Le travail lui semble insipide, il écrira plus tard « À cette époque de ma vie, je me cherchais : je ne savais pas si je serais gangster, boxeur ou poète... ». Il adhère au Parti communiste en 1963. À 18 ans, à Saint-Étienne, il participe à Nocturne un premier Montage Textes-Chansons créé par la Troupe Duk (dirigée par Pierre-René Massard), aux côtés d'un autre jeune Stéphanois, Alain Meilland (futur co-fondateur du Printemps de Bourges) auquel il participera à de nombreuses reprises.

À 19 ans il part pour le Brésil, d'où il revient à 20 ans. Il est alors considéré comme insoumis et est interné à la forteresse de Metz pendant un an.

À sa libération, il commence à chanter dans les cabarets, Chez Jacky Scala, rue Lacépède ; on le retrouve aussi à la Cour des miracles à BordeauxGérard Ansaloni fait sa première partie. Il sort en 1967 ses premiers 45 tours. Il obtient le prix de la Rose d'or de la chanson à Montreux avec La Frime. Son premier album sort en 1968, avec en titre son prénom et un énigmatique « Lavilliers » qui deviendra son nom de scène. Pendant les événements de mai 1968, il chante dans les usines occupées de la région lyonnaise. Au mois de juin, il fait la manche en Bretagne. Il exerce plusieurs petits boulots (restaurateur, gérant de night-club...), il se marie en 1970 avec Évelyne.

Il sort son deuxième album en 1972, Les Poètes et commence à avoir une certaine notoriété, qui se confirme en 1975 avec Le Stéphanois (et le titre San Salvador). La consécration intervient en 1976 avec Les Barbares[2]. Il passe pour la première fois à l'Olympia en octobre 1977. Il rencontre Léo Ferré, un modèle pour lui, à la faveur d'une tournée commune en 1977 (à laquelle participent aussi les groupes Magma et Gong). Ils deviennent amis. Lavilliers invite son aîné à chanter avec lui à la fête de l'Humanité en 1992.

Il s'installe à Saint-Malo, achète un bateau et part pour la Jamaïque, puis New York et le Brésil. Il revient en France pour une série de concerts. Les années 1980 sont des années de gloire. Le voyou s'assagit un peu mais reste fidèle à son image de bourlingueur, d'aventurier mais aussi de rebelle.

Bien que les chansons les plus explicites restent Berceuse pour une shootée et Sax'Aphone, il fait allusion à la « dope », l'héroïne, la coke, au « chichon » et à l'herbe dans plusieurs chansons, ainsi qu'aux effets ou à l'ambiance autour de ces substances psychoactives.

Famille

Mariages avec Lisa Lyon (1982-1983), puis Jocelyne, Melle Li (1984-juin 1989). Longue vie commune, par intermittence, avec Évelyne Rossel, depuis 1970. Le 30 juillet 2003, il épouse Sophie Chevalier à Hyères. Au tournant des années 1970 et 1980, c'est sa compagne Lisa Lyon (en), championne du monde de culturisme, qui va l'encourager à travailler son corps comme un sculpteur, ce qui contribue à l'image de chanteur physique.

Enfants

  • Virginie, naît en 1972 de son union avec Evelyne. Elle fait une apparition dans le Fréquenstar du 3 août 1995 à Bahia au Brésil.
  • Guillaume naît en 1975 également avec Évelyne. Musicien, il l'accompagne parfois sur scène.
  • Salomé naît en 1987 d'une rencontre avec Françoise. Il lui consacre la chanson du même nom. Elle apparaît avec lui sur scène, notamment en 1996 au Palais des Sports.

Engagement politique

Il chante pour les altermondialistes. Bernard Lavilliers est le parrain du phare d'Eckmühl à la pointe de Penmarc'h, dans le sud Finistère[3].

En 2004, Bernard Lavilliers sort Carnets de bord, nouvel hymne au voyage. L'une de ses chansons, L'été, est une adaptation d'un tube salvadorien[4], repris en Afrique, Amour en or.

En 2008, il sort Samedi soir à Beyrouth, un album reggae réalisé à Kingston en Jamaïque et à Memphis aux États-Unis avec des musiciens locaux.

Fin 2010, sortie de l'album Causes perdues et musiques tropicales, véritable ode à la musique de Bonga Kuenda qui accompagne d'ailleurs Lavilliers sur cet opus.

En 2011, il soutient officiellement le Chef Raoni et les Amérindiens dans leur combat contre le Barrage de Belo Monte.

En 2011, il soutient publiquement Jean-Luc Mélenchon candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle [5].

Influences

Lavilliers est influencé par la chanson réaliste, les poètes communistes et la contre-culture gauchiste post-marxiste ont influencé ses premiers écrits (Les Poètes, Le Stéphanois). La dénonciation du (des) système(s) s'amplifie dans une posture contestataire d'affrontement avec les divers tenants du pouvoir dans Les Barbares, 15e round, T'es Vivant. L'influence de Léo Ferré se fait sentir dans cette vision du monde (exaltation de la marginalité, mêmes refus), dans l'écriture (ré-appropriation de certaines images) et dans l'énonciation (déclamation). Musicalement, il utilise alors les influences post Doors et les ambiances lancinantes du rock progressif.

Il gagne progressivement en audience et en respectabilité et, paradoxalement, développe plutôt la musique au détriment de la contestation, par des textes plus descriptifs type récits de voyage (Pouvoirs, O gringo). Il prend part, avec Gainsbourg à l'introduction d'influences reggae, brésiliennes et plus tard africaines dans la chanson française.

Avec Nuit d'Amour et État d'urgence il réalise une alliance de dub et de musique new yorkaise. Gainsbourg sort aussi Love on The Beat dans les mêmes années. Tout est permis, rien n'est possible marque la fin de cette période.

Alors qu'il réalise des documentaires au Nicaragua et en Afrique du Sud, Voleurs de feu, Gentilshommes de fortune et If reviennent sur la veine des récits de voyage.

Par la suite, Lavilliers fait des retours à ces différentes périodes successives : Champs du possible marque un retour à la fin des années 1970 et du début des années 1980, la chanson Troisièmes couteaux fait écho à CIA et à Changement de main, changement de vilain. Clair obscur revisite les thèmes brésiliens. Arrêt sur image marque une volonté de se rapprocher de son public populaire sur des thématiques plus simples avec Les Mains d'or. Enfin, Carnets de bord revisite l'époque des récits de voyage.

Interprétations de poèmes et reprises

Discographie

Albums studio

Albums en public

(Album enregistré en public en mars 1978 à l'Olympia.)

DVD

Bande originale de film

Compilations

  • Master Série - Bernard Lavilliers (1987)
  • Gentilshommes de fortune (1988) (présence de carnets de bord inédits)
  • Histoires (1998) (2 CD)
  • Histoires (1998) (3 CD)
  • L'Or des fous (2000)
  • La Marge - Bernard Lavilliers chante les poètes (2003)
  • Master Série - Edition remastérisée (2007)
  • Master Série - volumes 1 et 2' (2009)

Filmographie et vidéographie

  • Rôle de Franco dans Neige de Juliet Berto et Jean-Henri Roger
  • BOF du film Neige de Juliet Berto (1981)
  • BOF du film Rue Barbare, de Gilles Béhat (1983)
  • DVD : Escale au Grand Rex (Barclay, 2005)
  • DVD : Lavilliers chante Ferré, concert à l'auditorium Maurice Ravel de Lyon le 24 octobre 2006, avec la participation de l'Orchestre national de Lyon (Barclay, 2009)

Chansons dans lesquelles Lavilliers est cité

Renaud

  • À quelle heure on arrive ? : dans la chanson À quelle heure on arrive sur l'album Le Retour de Gérard Lambert où il prétend qu'au concert du soir, ils seront des milliers « […] enfoncés Supertramp, Trust et… Lavilliers (meuh non, j'déconne) […] »
  • Le Père Noël noir (live) : c'est une introduction sarcastique sur l'album live Un Olympia pour moi tout seul, où il se moque pèle mêle du baroudeur mondialiste, jamaïcophile et culturiste qui se la raconte en terminant sa moquerie par une introduction citation « […] le père Noël... black », avec un black qui claque « façon Bernard Lavilliers ».
  • Germaine (live) : un vers de la chanson originale dit Elle écoutait les Stones et Maxime Le Forestier, transformé en concert en Elle écoutait les Stones et Bernard Lavilliers.
  • Ma chanson leur a pas plu : dans la première version de la chanson, sur l'album Morgane de toi, il rédige des couplets à la façon de Capdevielle, Cabrel, Lavilliers et lui-même, il prétend avoir rencontré Bernard à Geoffroy-Guichard, et lui avoir proposé une chanson qui « […] s' passe à New York - Y a Jimmy qui s' fait flinguer - Par un black au coin d'un bloc - Par un flic très singulier - Il était pas vraiment mort - Il était blessé seulement - Jimmy, il est vachement fort - Il est dealer et on l' dit lent […] »

Elmer Food Beat

  • Couroucoucou Roploplo : extrait de l'album 30 cm, le groupe entonne le refrain « […] Rio de Janvier, Bernard Lavilliers, moi j'ai tout oublié, sauf tes gros nénés. »

Fatals Picards

  • Bernard Lavilliers : une chanson lui est consacrée sur l'album Pamplemousse mécanique, sorti en janvier 2007. Sur cette chanson, ils le critiquent pour le fait de dire avoir tout fait, avec par exemple « Il a écrit le Coran, le Kamasutra, les livres de poche ». Bernard Lavilliers apparaît dans le clip vidéo de la chanson.

Svinkels

  • A Coup De Santiag : les Svinkels citent le nom de Bernard Lavilliers dans la chanson A Coup De Santiag (album Tapis rouge, 1999), pour faire une rime avec De Villiers et Laguiller, en parlant de politicards de la fin des années 1990 : « Pour parler d'De Villiers, j'm'habille comme Bernard Lavillier / Les fachos cathos, m'rendent fous à lier, comme Arlette Laguiller »

Annexes

Bibliographie

  • En 1987, deux magazines (petit format A5) ont publié un numéro entièrement consacré à l'artiste, chacun d'une centaine de pages largement illustrées :
    • François Bensignor : Lavilliers : La vie comme un coup de poing. Top Stars
    • Éléonore Damien : Tout sur Bernard Lavilliers. Hyperstar
  • Bernard Lavilliers : itinéraires d'un aventurier, 1998, éditions du Roche, biographie de Dominique Lacout (ISBN 2-268-02714-7)
  • L’Or des Fous, 2000, bande dessinée aux éditions du Soleil, accompagne et illustre le CD éponyme (Universal). (ISBN 2-84565-100-7)
  • Fin 2004, l'éditeur Christian Pirot a publié, en deux tomes, l'intégralité des textes de 189 chansons :
    • Bernard Lavilliers : Les couteaux de la ville (1968-1983). 242 p. Préface de Didier Van Cauwelaert. (ISBN 2-86808-212-2)
    • Bernard Lavilliers : La malédiction du voyageur (1984-2004). 244 p. (ISBN 2-86808-213-0)
  • Bernard Lavilliers, escales, 2005, de Gert-Peter Bruch avec des photos de Thierry Nectoux, aux éditions Flammarion, avec un portrait chinois de Juliette Gréco en guise de préface. 191 p. reliées. (ISBN 2-08-011478-6)
  • 2011: Les vies liées de Lavilliers écrit par Michel Kemper, chroniqueur Chorus, édité aux éditions Flammarion.
  • Paroles, 160 p., Gallimard, 2011 (ISBN 978-2-07-013249-2)

Émissions de télévision format long consacrées à Bernard Lavilliers

  • Fréquenstar du 3 août 1995 (Laurent Boyer, M6) nous emmène à Bahia au Brésil.
  • La Tête ailleurs, émission de la Télévision Suisse Romande[6]

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. Biographie sur rfimusique.
  2. Interview par Gert-Peter Bruchet son passage au Théâtre de la Ville (novembre 76)
  3. Page de présentation d'une émission Thalassa sur le phare d'Eckmühl. Consulté le 10 janvier 2008
  4. Selon Bernard Lavilliers, invité chez Michel Drucker à « Vivement dimanche », 2006
  5. Ils et elles votent Front de gauche - l'Humanité
  6. La Tête Ailleurs, émission de la Télévision Suisse Romande

Wikimedia Foundation. 2010.

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