Front de gauche (France)

Front de gauche (France)
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Front de gauche
Image illustrative de l'article Front de gauche (France)
Élections concernées par l'alliance Européennes de 2009, régionales de 2010, cantonales de 2011, sénatoriales de 2011, présidentielle de 2012, législatives de 2012
Organisations politiques concernées Parti communiste français,
Parti de gauche,
Gauche unitaire,
Fédération pour une alternative sociale et écologique,
République et socialisme,
Convergences et alternative,
Parti communiste des ouvriers de France

Présidents au Parlement européen Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
Représentation au Parlement européen
Idéologie Socialisme,
Communisme,
Républicanisme,
Anticapitalisme,
Écosocialisme,
Internationalisme,
Féminisme,
Altermondialisme,
Humanisme
Couleurs Rouge

Site Web frontdegauche.eu frontdegauche.fr

Le Front de gauche est une alliance électorale française initiée par le Parti communiste français (PCF) et le Parti de gauche (PG) lors des élections européennes de 2009. Souhaitant rassembler les forces de gauche hostiles notamment à l'Europe libérale et à la ratification du Traité de Lisbonne, cette formation rassemble plusieurs tendances de la gauche socialiste, communiste, écologiste, républicaine et radicale. Elle se poursuit au-delà du scrutin européen.

Pour l'heure, ses composantes nationales pour l'élection présidentielle de 2012 sont :

Sommaire

Formation du Front

Objectifs et déclaration de principes

La déclaration de principe de constitution du Front proclame[4] : « Il [le Front de gauche] s'inscrit dans le meilleur des traditions du mouvement ouvrier, des combats républicains, des mouvements sociaux et de l'écologie politique. Il vise à rassembler l'ensemble des forces qui entendent promouvoir une véritable politique de gauche, les acteurs et actrices du mouvement syndical, social, altermondialiste et associatif qui sont disposés à s'engager dans cette démarche, les citoyens et citoyennes qui partagent cette ambition. »

Bases de l'alliance

Jean-Luc Mélenchon, président du Bureau national du Parti de gauche et Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français, lors d'un meeting du Front de gauche au Zénith de Paris le 8 mars 2009.

Le Front de gauche procède au départ d'un accord électoral entre le Parti de gauche et le Parti communiste français. Le 18 novembre 2008, les deux partis annoncent officiellement leur alliance, qu'ils qualifient de « partenariat », dans le cadre d'un « front de gauche pour une autre Europe démocratique et sociale, contre la ratification du Traité de Lisbonne et les traités européens actuels ». Le Front de gauche est présenté comme s'adressant « à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne », affichant l'objectif de rassembler toutes les formations politiques de gauche hostiles au Traité de Lisbonne sans exclusive, de la gauche antilibérale à l'extrême gauche, dans la perspective de passer en tête de toutes les forces politiques en termes de suffrages afin d'inverser les rapports de forces à gauche. Dans leur premier communiqué commun, le PCF et le PG ont présenté le Front comme ouvert « à tous les partis qui se sont engagés dans la bataille du « non » de gauche contre le projet de Traité Constitutionnel Européen », appelant le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement et Les Alternatifs à rejoindre leur coalition[5].

Formations qui ont annoncé leur participation ou leur soutien au Front de gauche

D'autres formations politiques, parfois à vocation locale, rejoignent ou apportent leur soutien au Front de Gauche :

Élections européennes

Négociations avec les autres partis

Discussions avec le NPA et ralliement de Gauche unitaire

Article détaillé : Gauche unitaire.

Le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) a d'emblée été réservé sur une éventuelle alliance avec le Front de gauche, ses membres considérant les bases politiques du Front comme étant insuffisantes, posant notamment comme préalable une alliance « durable » incluant les élections régionales de 2010, et en toute indépendance du Parti socialiste. Le NPA s'est dit ainsi « favorable à un accord durable de toutes les forces qui se réclament de l'anticapitalisme » autour de trois conditions : une unité « sur un contenu réel » anticapitaliste, une unité en lien avec le terrain et les luttes sociales et écologiques, une unité durable « qui ne soit pas un cartel électoral sans lendemain »[14]. Le conditionnement d'un accord aux élections européennes à celui d'un accord aux élections régionales n'a finalement pas été accepté par le PCF et le PG[15], et le NPA a dénoncé ce qu'il qualifie de lancement unilatéral de la campagne du Front de gauche - et l'annonce de ses têtes de listes dans la majorité des régions - avant que les discussions ne soient arrivées à leur terme[16]. Le Conseil politique national vote donc le 8 mars 2009, à une écrasante majorité (96,3 %), un texte qui « prend acte du désaccord » avec le Front de gauche[17].

Christian Picquet, chef de file de l'association Unir qui a soutenu l'amendement minoritaire sur les européennes (16%) puis le texte favorable à une participation au Front de gauche (3,7%), estime toutefois que son parti ne peut raisonnablement pas se priver de cette alliance, souhaitant à ce titre qu'il la rejoigne « sans conditions »[18]. Considérant que le NPA fait une « lourde faute politique »[19], Christian Picquet annonce finalement le 8 mars 2009, lors du meeting de lancement du Front de gauche au Zénith de Paris, qu'il fonde son propre mouvement, la « Gauche unitaire », afin de participer au front de gauche[20], provoquant du même coup une scission au sein d'Unir et sa dissolution. La Gauche unitaire se présentera donc sur les listes du Front de gauche aux côtés des autres organisations signataires.

Le Front ne ferme toutefois pas la porte au NPA, soulignant des points de convergence en matière économique. D'après le Front de gauche, les divergences portent essentiellement sur la question des relations avec le PS. Le PCF et le PG sont en effet généralement favorables à des accords de désistement avec les listes et candidats du PS entre les deux tours dans le cadre d'élections prévoyant deux tours de scrutin (ce qui n'est pas le cas des élection européenne), afin de ne pas permettre la victoire d'une droite minoritaire mais unifiée face à une gauche majoritaire mais divisée[15]. Le Parti de gauche se dit également favorable à l'idée de gouverner avec le PS en cas de majorité à gauche, à la seule condition que ce gouvernement ne soit pas dominé par le « social-libéralisme », une perspective qu'il estime rejetée par le NPA[15].

Échec des discussions avec le MRC et ralliement de République et socialisme

Article détaillé : République et socialisme.

Le 21 mars, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, après avoir souhaité la constitution d'un vaste front incluant le Parti socialiste (rejetée par le PCF et le PG[21]) et de longues discussions internes, décide finalement de ne pas participer au Front de gauche sur la base d'un désaccord de fond « quant à la manière de redresser la construction européenne »[22]. Le rejet d'un amendement du MRC stipulant qu'« on ne (ferait) pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l’expression démocratique et de la solidarité » sera à cet égard déterminant. Cette décision provoque quelques dissidences au sein du MRC : les comités départementaux de la Seine-Maritime, des Ardennes, de la Meurthe-et-Moselle et du Morbihan, ainsi que Lucien Jallamion, ancien responsable du MRC au monde du travail, Bruno Valentin, secrétaire du MRC Aveyron, Grégory Baudouin, ancien délégué national à la sécurité du MRC, Lucien Chevalier, président du MRC Vaucluse et Pascal Basse, membre du secrétariat national du MRC et délégué à l'outre-mer, annonçant publiquement leur intention de prendre leurs distances vis-à-vis de leur direction nationale pour s'investir dans la campagne du Front de gauche[23].

Pour répondre à la multiplication de ces dissidences et à leur besoin d'organisation, plusieurs fédérations, comités locaux ou personnalités du MRC fondent une nouvelle organisation,« République et socialisme »[24], nouvelle entité à part entière au sein du Front de gauche[25]. Le 14 mai, Jean-Pierre Chevènement annonce dans un communiqué de presse que le MRC appellera officiellement à voter blanc ou nul[26].

Discussions avec d'autres formations politiques qui n'ont pas abouti

  • Les Alternatifs rejettent une participation au Front de gauche le 21 mars 2009 en Assemblée générale. Cette option a été approuvée par 30 % des militants, contre 31 % pour une alliance avec le NPA et 35 % à une non-participation aux élections européennes, ces deux dernières propositions devant ensuite être départagées[27]. Réunis en coordination le 28 mars, les Alternatifs choisiront finalement de ne pas prendre part aux élections européennes à 55 % des voix, contre 41 % favorables à une alliance avec le NPA[28].
  • Bien que la Fédération pour une alternative sociale et écologique, approchée par le PG, se soit dite favorable à une « convergence de la gauche de transformation sociale » au travers d'une rencontre commune avec le NPA, le PCF et le PG[29], le PCF refuse de la considérer comme un interlocuteur valable, plusieurs de ses membres, les Communistes unitaires, en faisant partie[30].
  • Lutte ouvrière (LO) a finalement annoncé son intention de présenter ses propres listes, au motif que des alliances dénatureraient sa position (à savoir faire « entendre une voix communiste révolutionnaire ») et s'estimant incapable, de toute manière, d'obtenir des élus au Parlement européen[31].
  • Après quelques rencontres formelles avec le Parti de gauche[32], le Parti ouvrier indépendant (POI) a décidé de ne pas prendre part aux élections européennes.

Programme électoral

Sur le plan économique et social, et pour sortir de la crise le Front propose[33] entre autres :

  • d'interdire les licenciements pour les entreprises qui enregistrent des profits ;
  • un SMIC européen égal à 60 % du salaire moyen de chaque pays ;
  • un SMIC fixé à 1 700 € brut sur le plan national ;
  • un revenu maximum fixé à 360 000 € brut par an ;
  • un salaire maximum ne pouvant excéder 20 fois le salaire minimum au sein d'une entreprise.
  • de remettre en cause la libéralisation des services publics et créer un cadre européen pour les renforcer[précision nécessaire] ;
  • l'obtention de droits nouveaux pour les salariés, sécurité sociale de l'emploi et de la formation[Lesquels ?] ;
  • l'application effective des 35 heures.
  • le droit à la retraite à 60 ans à taux plein.

Sur le plan écologique :

  • remise en cause du productivisme et des modes de consommation polluants pour répondre à l'urgence écologiste par une planification écologique[précision nécessaire].

Il propose en outre :

  • de « sanctionner nettement la politique de casse économique et sociale de Sarkozy » [précision nécessaire] ;
  • d'abandonner le Traité de Lisbonne voulu par lui, et de proposer un nouveau texte.
  • une VIe République parlementaire[34].

Le Front de gauche se revendique également comme « la seule proposition unitaire de cette campagne ».

Constitution des listes

La composition des listes du Front de gauche est bouclée depuis le 28 mars 2009, après ajustements suite aux refus des Alternatifs et du MRC, pour lesquels plusieurs places étaient préventivement réservées, de prendre part au scrutin. Circonscription par circonscription, cela donne trois têtes de liste de grande région au Parti communiste, trois au Parti de gauche et une à une personnalité non-issue de ces deux partis. Au total, 43,5 % des candidats sont issus du PCF, 33,5 % viennent du PG et 23 % sont connus « pour leur rôle d’animateurs dans le mouvement social et/ou politique »[35].

Quelques candidats :

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Campagne électorale

Le Front de gauche lance la campagne des élections européennes en organisant un meeting national au Zénith de Paris, le 8 mars 2009. La réunion aurait rassemblé environ 6000 personnes[39]. Ses organisateurs se plaindront du mauvais traitement réservé au meeting par les médias[40]. Les orateurs appellent à constituer des comités de soutien au niveau local[41].

Le 27 mars, un meeting organisé à Villenave-d'Ornon, dans la banlieue bordelaise, a rassemblé plus d'un millier de personnes[42]. Quelques jours après le meeting de Carmaux[43], le Front de gauche exprime son désarroi face à l'attitude du Front national, qu'il accuse, par le biais d'une affiche, de détourner une citation de Jean Jaurès pour les besoins de sa propre campagne électorale[44]. Le 11 mai, Paris Match publie un sondage dans lequel les listes du Front de gauche sont créditées de 6,5 % des intentions de vote. Évoquant « un changement de dynamique », Paris Match estime que le Front de gauche, « en progrès constant », pourrait « créer la surprise » et « venir contester au NPA - crédité de 7 % dans la même enquête - son leadership au sein de la gauche radicale »[45].

Résultats

Résultats par région en métropole
Vue d'ensemble des résultats, Alliance des outre-mers comprise
Circonscription Tête de liste Étiquette Voix  % Élus
Nord-ouest Jacky Hénin PCF 169 786 6,84 % 1
Ouest Jacques Généreux PG 114 909 4,58 % 0
Est Hélène Franco PG 84 515 3,89 % 0
Sud-ouest Jean-Luc Mélenchon PG 213 926 8,15 % 1
Sud-est Marie-Christine Vergiat sans 173 491 5,90 % 1
Massif central-Centre Marie-France Beaufils PCF 108 311 8,07 % 0
Île-de-France Patrick Le Hyaric PCF 176 817 6,32 % 1
Outre-Mer

(Liste Alliance des outre-mers[46])

Élie Hoarau PCR 73 117 21,01 % 1
Total - - 1 114 872 6,47 % 5

Commentaire

Sur le plan national, en incluant les résultats obtenus par l'Alliance des outre-mers qu'il soutenait, le Front de gauche se place en cinquième position avec près de 6,5 % des voix et obtient cinq élus. Le Parti communiste conserve ses deux élus acquis lors des européennes de 2004, auxquels s'ajoute un élu communiste réunionnais, un élu du Parti de gauche et une élue sans étiquette issue de la société civile. Il devance les listes du Front national, du NPA et de Libertas.

Ce résultat cache de fortes disparités d'une circonscription à l'autre. Le Front de gauche obtient son meilleur score dans la circonscription sud-ouest avec Jean-Luc Mélenchon qui fait son entrée au Parlement européen avec plus de 8 % des voix ; il obtient également plus de 8 % des voix dans la circonscription Massif-central-Centre sans obtenir d'élu du fait du mode d'attribution des sièges. En revanche, il obtient des scores inférieurs à 5 % dans les circonscriptions est et ouest et il est parfois derrière le NPA. NPA et Front de Gauche totalisent ensemble 11,35 % des voix. Le Parti de gauche notera après analyse en profondeur des résultats qu'une simple addition des scores obtenues par le Front de gauche et le NPA aurait permis à ces deux partis, s'ils s'étaient présentés sur les mêmes listes, d'obtenir un total de douze élus, dont deux au détriment du FN et un au détriment de l'UMP, contre cinq au Front de gauche et aucun au NPA[47].

Soutien de personnalités au Front de gauche

Le Front de Gauche a reçu le soutien de nombreuses personnalités scientifiques, économistes, littéraires, philosophes, et du monde du spectacle[48].

  • Le front revendique le soutien de 42 économistes[49] qui enseignent et travaillent dans 18 universités et organismes de recherche suite à un appel lancé le 2 mai, parmi lesquels Jacques Sapir et Dominique Plihon ;

Parmi les personnalités françaises :

Autres personnalités internationales qui soutiennent le Front de gauche :

Élections régionales de 2010

Processus d'élargissement

Cartographie de la situation globale au premier tour

Dans la perspective des élections régionales de mars 2010, les formations parties prenantes se sont prononcées favorablement à la poursuite du Front en l'élargissant aux autres composantes de la gauche radicale (en particulier le NPA), mais cette hypothèse rencontre plusieurs difficultés. Il est acquis que des listes Front de gauche seront constituées dans la plupart des régions. Dans une déclaration commune[64], PCF, PG et Gauche unitaire, annoncent la création d'un « comité de liaison permanent » du Front de gauche en vue d'élaborer une « plate-forme partagée » et d'« enraciner le Front de gauche dans la durée ». La principale difficulté réside dans la stratégie d'alliance au deuxième tour. Le NPA invité à rejoindre l'alliance électorale s'oppose notamment à mener un exécutif régional avec le PS ou les Verts et a finalement décidé de faire cavalier seul dans la majorité des régions.

Pour le PCF, ce sont les militants qui ont tranché dans chaque région. Ce vote a lieu entre les 19 et 21 novembre, la plupart des fédérations régionales se prononcent pour un Front de gauche à l'exception de cinq d'entre elles : Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Champagne-Ardenne et Lorraine, pour lesquelles le PCF fera liste commune avec le PS dès le premier tour[65]. Cette situation sera à l'origine de tensions au sein du PCF : en Bourgogne, en Bretagne et en Lorraine, plusieurs responsables et militants communistes font dissidence pour rejoindre des listes proches de celles du Front de gauche.

Durant l'hiver 2009/2010, des discussions sont entreprises en vue de la constitution précise de listes « Ensemble pour des régions à gauche, solidaires, écologiques et citoyennes » construites autour du Front de Gauche. Plusieurs formations politiques s'associent alors au Front[66], comme Les Alternatifs, le PCOF (Parti communiste des ouvriers de France), le M’PEP (Mouvement politique d'éducation populaire) et République et Socialisme. Il se veut également ouvert « à toutes celles et tous ceux qui, à gauche, dans le mouvement social dans le monde du travail et de la culture, souhaitent élaborer et porter avec nous un programme qui réponde aux besoins de la population. » Un temps partie prenante de l'accord national, la FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique) se retire finalement du rassemblement lors du processus de constitution des listes, au cour duquel elle s'estime lésée.

Après signature d'un accord national de répartition des têtes de liste entre le Parti communiste et le Parti de gauche, des listes « Ensemble », au périmètre variable, seront présentées au premier tour dans 17 régions. Dans trois d'entre elles, le NPA fait partie du rassemblement. Le Parti de gauche mène trois de ces listes, des personnalités non-encartées deux, la Gauche unitaire et Les Alternatifs une chacun. Le PCF conduit l'ensemble des autres listes.

Le départ de la campagne officielle est donnée le 10 janvier 2010, avec la participation annoncée de « toutes les forces nouvelles et existantes qui participent au Front de gauche »[67].

Résultats

Résultats par région au premier tour
Région Tête de liste Partis membres Voix  %
Auvergne André Chassaigne (PCF) PCF, PG, GU 68 050 14,24 %
Limousin Christian Audoin (PCF) PCF, NPA, PG, Alternatifs, FASE, Régions décroissance 1er tour : 36 619
2e tour : 56 089
13,13 %
19,10 %
Nord-Pas-de-Calais Alain Bocquet (PCF) PCF, PG, GU, Alternatifs, DVG 132 450 10,78 %
Corse Dominique Bucchini (PCF) PCF 13 108 10,02 %
Languedoc-Roussillon René Revol (PG) PCF, NPA, PG, GU, Alternatifs, M'PEP, FASE, Régions décroissance 76 414 8,59 %
Haute-Normandie Sébastien Jumel (PCF) PCF, PG, GU, R&S 47 961 8,39 %
Centre Marie-France Beaufils (PCF) PCF, PG, GU, Alternatifs, PCOF, M'PEP 59 050 7,53 %
Midi-Pyrénées Christian Picquet (GU) PCF, PG, GU, M'PEP, R&S 70 077 6,91 %
Île-de-France Pierre Laurent (PCF) PCF, PG, GU, Alternatifs, PCOF, M'PEP, R&S, DVG 189 187 6,55 %
Rhône-Alpes Élisa Martin (PG) PCF, PG, GU, Alternatifs, PCOF, M'PEP 107 768 6,31 %
Provence-Alpes-Côte d'Azur Jean-Marc Coppola (PCF) PCF, PG, GU 89 255 6,11 %
Aquitaine Gérard Boulanger (app. PG) PCF, PG, GU, M'PEP, C&A 64 370 5,95 %
Picardie Thierry Aury (PCF) PCF, PG, GU, 30 719 5,35 %
Pays de la Loire Marc Gicquel (PG) PCF, NPA, PG, GU, Alternatifs, FASE, R&S 58 897 5,00 %
Poitou-Charentes Gisèle Jean (SE) PCF, PG, GU, M'PEP, R&S 28 803 4,66 %
Franche-Comté Evelyne Ternant (PCF) PCF, PG, Alternatifs 16 171 4,05 %
Alsace Jeau-Yves Causer (Alternatif) PCF, PG, GU, Alternatifs, PCOF, DVG 9 695 1,86 %
Total - - 1 098 594


Dans la région Limousin, où le Front de Gauche se maintenait au second tour, consécutivement au refus de fusion de la fédération socialiste de Haute-Vienne du fait de la présence de candidats du NPA, la liste conduite par Christian Audouin obtient 19,1 % des voix et 6 élus, soit une progression nette de 6 % entre les deux tours[68].

Analyse des résultats

En moyenne, les listes où figuraient le Front de gauche (au nombre de 17) réalisent 7,49 % des voix. Elles dépassent la barre des 10 % dans 4 régions, celle des 5 % dans 14 régions. L'Alsace constitue une exception avec moins de 2 % des voix mais partout ailleurs, il est au-dessus des 4 %. Sur le plan national, il dépasse le MoDem, ainsi que les listes autonomes du NPA qui réalise un mauvais score et se positionne comme la 5e force politique[réf. nécessaire].

Le Front de gauche obtient finalement 97 élus dans 11 régions, le PCF obtient 66 élus issus ses listes (plus 31 issus des listes d'union avec le PS), mais en perd 83 par rapport aux dernières élections, du fait justement de la rupture de l'alliance avec le PS au premier tour dans une majorité de régions[69]. Le Parti de gauche obtient lui 17 élus dans 9 régions[70], la Gauche unitaire 7 élus et des personnalités non encartées les 7 sièges restants. Le PCF obtient en outre le présidence de l'Assemblée de Corse avec Dominique Bucchini. Le NPA obtient lui ses 2 seuls élus en Limousin grâce à l'alliance réalisée avec le FdG.

Élections cantonales de 2011

Militants du Front de gauche dans le cortège de la manifestation parisienne du 12 octobre 2010 contre le projet de réforme sur les retraites

Le Front de gauche à clairement exprimé son intention de présenter des candidats dans un maximum de cantons. Le Front de gauche est cette fois élargi au M'PEP qui a fait une demande d'adhésion nationale au front. Dans certains départements, les candidats sont présentés en commun avec le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot et le Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement[71],[72],[71],[73]. L'objectif pour le PCF est de récupérer la Seine-Saint-Denis (perdue en 2008 au profit du PS)[74], de conquérir le Cher (où le groupe communiste est à 2 sièges près, aussi important que le groupe socialiste) ainsi que de conserver l'Allier et le Val-de-Marne[75]. Mais les ambitions du Front de gauche risquent d'être compliquées en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne car bien que certaines candidatures soient communes avec le NPA, EELV et le PS ont prévu de présenter un maximum de candidats communs[76]. Le Front de gauche obtient finalement 10,38% des voix au niveau national sur les cantons où il était présent[76].

Résultats notables

Résultats notables
Canton Candidat FG Adversaire Voix 1er tour Voix 2em tour  % 1er tour  % 2em tour
Aubervilliers-Est Pascal Beaudet (PCF) Evelyne Yonnet (PS) 1 269 2 255 30,85% 50,78%
Villeneuve-Saint-Georges Nathalie Dinner (PCF) Dominique Joly (FN) 761 2 110 25,33% 59,45%
Montreuil-Ouest Belaid Bedreddine (PCF) Catherine Pilon (EELV) 1 170 2 706 19,81% 51,88%
Homécourt Jean-Pierre Minella (PCF) Didier Galois (UMP) 3 258 / 85,15% /
Billom Jean-Pierre Buche (PG) Pierre Guillon (PS) 1 448 1 851 40,98% 51,33%
Souvigny Jean-Paul Dufregne (PCF) Isabelle Gardien (UMP) 1 881 / 68,23% /
La Chambre Jean-Louis Portaz (PG) Daniel Dufreney (AUT) 796 1 473 28,36% 50,07%

Analyse

Avec 10,38 % des voix sur l'ensemble des cantons dans lesquels il présentait des candidats au premier tour, le Front de Gauche se place comme étant la seconde force de gauche de France devant EELV. 132 candidat FDG se maintiennent au second tour, et 121 d'entre eux ont été élus ou réélus.

  • En Seine-Saint-Denis, le PCF échoue à reconquérir le département. L'alliance EELV-PS tourne néanmoins à l'échec, le Front de Gauche gagne 2 sièges supplémentaires dans un duel face à un autre parti de gauche à Aubervilliers-Est face au PS et à Montreuil-Ouest face aux écologistes. Le Front perd uniquement Villepinte au profit de l'UMP. La surprise reste néanmoins la victoire face au PS et à EELV dans un duel où le FdG n'avait aucun soutien au second tour.
  • Dans le Val-de-Marne, la Majorité sortante communiste sort renforcée. Là-aussi l'alliance EELV-PS est un echec, le PCF ne perd aucun siège et l'emporte à Villeneuve-Saint-Georges face au FN (le sortant socialiste ayant été battu dès le premier tour).
  • Dans l'Allier, le Front de Gauche consolide sa majorité. Trois sortants communistes sont réélus au premier tour. Au second, l'apparenté PCF Pascal Vernisse rapporte un siège supplémentaire au Front de Gauche dans le département.
  • Dans le Cher, le Front de Gauche ne parvient pas à prendre le département au PS. L'alliance réélit néanmoins tous ses sortants et gagne le canton de Mehun-sur-Yèvre
  • Dans le Puy-de-Dôme, le département d'André Chassaigne, le Front de Gauche gagne deux sièges supplémentaires au détriment du PS (élu PG à Billom et élu PCF à Cunlhat) et réalise une double performance à Thiers : le PG et le PCF n'ayant pas trouvé d'accord, les deux partis ont présenté des candidats qui sont respectivement arrivés premier et deuxième au premier tour. Le candidat du PCF ne s'est pas maintenu au second tour, assurant la réélection de la candidate PG Annie Chevaldonné.
  • En Haute-Vienne, le Front de Gauche gagne 3 sièges en plus à la grande surprise dans des duels contre des sortants socialistes (à Ambazac, à Saint-Junien-Est et à Bellac).

D'après une enquête publiée par l'Ifop[77], « la dynamique unitaire créée autour du Front de Gauche a parallèlement permis d’enrayer le recul historique du PC puisque sur les 1461 cantons où le PC était présent en 2004 et le Front de Gauche en 2011, le résultat passe de 9,2 % à l’époque à 10,5 % ». L'enquête note également que les principales progressions ont été enregistrées dans des cantons où le PCF est historiquement peu implanté, et que la poussée a été en moyenne légèrement plus forte dans les cantons dans lesquels le Front de gauche présentait un candidat étiqueté PG. On constate également une absence de report des voix des électeurs de l'extrême-gauche de 2004 et, à l'inverse, un phénomène de report d'une partie des électeurs d'EELV dans les cantons dans lesquels le parti écologiste était absent. Enfin, parmi les 24 cantons dans lesquels le PCF et le PG se présentaient en concurrence au premier tour, 18 ont vu le candidat PG arriver devant le candidat PCF.

Élection présidentielle de 2012

Les composantes du Front de gauche décident de présenter un candidat unique à l'élection présidentielle de 2012. Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, propose sa candidature le 21 janvier 2011[78]. Dans les semaines suivantes, il reçoit le soutien de Gauche unitaire[79], puis de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE)[1]. Le 5 juin 2011, les délégués du PCF, réunis lors d'une conférence nationale, votent en faveur d'une résolution politique incluant la candidature de Jean-Luc Mélenchon en vue l'élection présidentielle[80]. Les 16, 17 et 18 juin suivant, les militants communistes confirment ce choix à près de 60 %. Jean-Luc Mélenchon devient de ce fait le candidat officiel du Front de gauche à l'élection présidentielle[81]. Le Front de gauche entre en campagne le mercredi 29 juin, place Stalingrad, pleine à craquer qui réunira plus de 6000 personnes. Meeting unitaire avec intervention du Fase ou du PCF notamment et enfin du candidat Jean-Luc Mélenchon qui évoqua entre autres la sortie de l'OTAN, le retrait des guerres d'Afghanistan et de Libye, l'abolition de la précarité et du démantèlement des services publics, une disposition à prendre les moyens financiers où ils se trouvent, à rétablir davantage de justice en limitant les rémunérations du patronat et non les salaires des travailleurs qui se verraient eux augmentés. Le Programme du Front de Gauche, finalisé sera présenté à la Fête de l'Humanité en septembre[82].

Élargissement du Front de gauche

Le 11 juin 2011, à la suite de la conférence nationale du PCF (4 et 5 juin), la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) annonce dans un communiqué son ralliement national au Front de gauche et son soutien à Jean-Luc Mélenchon[83]. Le 17 juin 2011, son adhésion est officialisée lors d'une réunion avec le PCF, R&S et le PG[84]. Le 28 mai 2011, le club République et socialisme (R&S), allié au FDG depuis les européennes de 2009, envoie une lettre au PCF et au PG dans laquelle il souhaite adhérer nationalement au Front de gauche. Le 17 juin 2011, cette adhésion est validée lors de la réunion avec le PCF et le PG[83]. Outre la FASE et R&S, le courant Convergences et alternative a décidé lors de son conseil national des 8 et 9 avril 2011 de prendre son indépendance vis-à-vis du NPA, jugeant celui-ci nuisible à l'unité de la gauche radicale et envisage de rejoindre le Front de gauche[83]. Lors de sa réunion nationale avec les autres composantes du Front les 2 et 3 juillet 2011, Convergences et alternative choisit de rejoindre le Front de gauche[85]. Le 3 octobre 2011, le Parti communiste des ouvriers de France (PCOF) annonce à son tour son intégration au Front de gauche[3]. De ce fait, toutes les organisations s'étant allié au Front de gauche au cours des élections régionales ont maintenant rejoint le FDG, à l'exception des Alternatifs, qui ont cependant apporté leur soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle[86]. Des discussions sont encore en cours au sujet d'une éventuelle intégration du Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP).

Notes et références

  1. a et b « Le mouvement de clémentine Autain rejoint le Front de gauche », Médiapart, 12/06/2011
  2. « Rencontre République et Socialisme et Front de Gauche », site national de République et socialisme, 17 juin 2011
  3. a et b « Le Parti Communiste des Ouvriers de France est membre du Front de Gauche », communiqué officiel du PCOF publié le 3 octobre 2011
  4. www.frontdegauche.eu, « Projet »
  5. « Une rencontre dynamisante et stimulante », sur le site du Parti de gauche.
  6. www.m-pep.org, Pourquoi le M’PEP répond-il favorablement à l’appel à rejoindre le front de gauche ?
  7. www.frontdegauche.eu, Le Mouvement politique d'éducation populaire (MPEP) soutien le Front de gauche
  8. http://adsblog.unblog.fr/files/2009/03/adsinfosmars2009.pdf
  9. Européennes : Patrick Charles sur la liste du Front de Gauche, sur le site d'Alternative démocratie socialisme (ADS)
  10. http://www.legrandsoir.info/article8636.html
  11. www.frontdegauche.eu, Pourquoi la Conf' adhère au Front de Gauche ?
  12. www.frontdegauche.eu, Brest Nouvelle Citoyenneté, Pour une Alternative à Gauche (Isère), Comité des citoyens Montreuillois & Déclaration de la Gauche Alternative 54
  13. www.frontdegauche.eu, [1]
  14. Résolution élections européennes 2009 (adoptée au congrès de fondation du NPA)
  15. a, b et c www.lepartidegauche.fr, A propos des décisions du NPA et de l'arrivée de "Gauche Unitaire" dans le Front de Gauche
  16. Élections européennes : le NPA réaffirme ses propositions unitaires
  17. Européennes: "vote écrasant" du NPA contre le "front de gauche", Dépêche AFP, 8 mars 2009
  18. Front de gauche et front durable : entretien avec Christian Picquet, Mina Kaci, l'Humanité.fr, 04/03/2009
  19. Communiqué sur la page de garde provisoire du site de Gauche unitaire
  20. Européennes: Christian Picquet (NPA) rejoint le "front de gauche" PCF-PG, Dépêche AFP, 8 mars 2009
  21. www.lepartidegauche.fr, Compte rendu rencontre MRC/Parti de Gauche - janvier 2009
  22. Élections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen, Résolution adoptée par le Conseil National du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 22 mars 2009
  23. www.frontdegauche.eu, MRC76, Lucien Jallamion ancien responsable du MRC au monde du travail, Bruno Valentin - secrétaire du MRC Aveyron, Le Front de Gauche peut compter sur le MRC des Ardennes, Le MRC 54 soutient le Front de Gauche, Grégory Baudouin, Ancien délégué national à la sécurité du Mouvement Républicain et Citoyen, Lucien Chevalier, président du MRC Vaucluse, Pascal Basse, membre du secrétariat national du MRC, délégué à l'outre-mer & mrc56 : « Des républicains ne sauraient cautionner l'abstention ou voter blanc ! » communiqués des 3, 4, 11, 19, 20, 21 et 26 avril et 9 et 10 mai 2009
  24. www.frontdegauche.eu, Appel de « République et Socialisme »
  25. www.frontdegauche.eu, « République et Socialisme » soutient le Front de Gauche pour « changer d'Europe »
  26. Elections européennes : le MRC pour un vote blanc ou nul sur le blog de Jean-Pierre Chevènement
  27. Les Alternatifs et les élections Européennes de juin 2009, communiqué de presse du 22 mars 2009
  28. Position des Alternatifs pour les élections européennes, communiqué national du 28 mars 2009
  29. Communiqué : Urgence pour la convergence de la gauche de transformation sociale en juin 2009, 26 février 2009
  30. www.communistesunitaires.net, Convergence de tous dans le respect de chacun
  31. Lutte ouvrière fait cavalier seul aux européennes, LEMONDE.FR avec AFP, 16/02/2009
  32. « Compte rendu officiel de la rencontre entre le Parti de Gauche et le Parti ouvrier indépendant », sur le site du Parti de gauche.
  33. [2] Voir rubrique appropriée
  34. [3] "Le Front de Gauche se prononce sans ambiguïté pour une Sixième République parlementaire."
  35. Sébastien Crépel, « Le Front de gauche boucle ses listes », L'Humanité, 30 mars 2009
  36. http://mcvergiat.over-blog.com/pages/Mon_Parcours-1304328.html
  37. http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=151:karim-ghendouf&catid=48:liste&Itemid=102
  38. Clicanoo, le journal de l'île de la Réunion, Le Front de gauche roule pour Élie Hoarau, 21/05/2009
  39. Le peuple de gauche se lève, sur le site du Front de gauche
  40. L'Humanité, Le Front de gauche ignoré, édition du 10 mars 2009
  41. Appel des comités de soutien, sur le site du Front de gauche
  42. Sud-Ouest.com / Gironde, Mélenchon : « Peser sur la gauche », 30 mars 2009
  43. La Dépêche, Carmaux. Le front de gauche voit rouge, 23/03/2009
  44. Pourquoi veulent-ils (encore) tuer Jaurès ?, sur le site du Front de gauche
  45. ParisMatch.com, Européennes, l'UMP largement en tête, 11 mai 2009
  46. Soutenue par le Front, mais non partie prenante à part entière.
  47. « Analyse des résultats (suite) : un regret » sur le site national du Parti de gauche, 9 juin 2009
  48. http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=543&catid=543&Itemid=69
  49. www.frontdegauche.eu, « 42 économistes soutiennent le Front de Gauche »
  50. www.frontdegauche.eu, « Le Philosophe Michel Onfray apporte son soutien au Front de gauche »
  51. www.frontdegauche.eu, « Henri Pena-Ruiz : la laïcité ne peut se dissocier de la justice sociale »
  52. Le Nouvel Obs, « Régis Debray soutient le Front de gauche »
  53. www.frontdegauche.eu, Message de soutien de Bernard Cassen, universitaire et journaliste, fondateur et ancien président d'Attac, initiateur du Forum social mondial de Porto Alegre
  54. www.frontdegauche.eu, Soutien d'Ignacio Ramonet au Front de Gauche
  55. www.frontdegauche.eu, Marie-Thérèse Mutin
  56. http://www.frontdegauche.eu/index.php?option=com_content&view=article&id=410:jean-francois-tealdi-grand-reporteur-france-3-secretaire-general-adjoint-syndicat-national-des-journalistes-cgt&catid=98:ils-soutiennent-le-front-de-gauche&Itemid=115
  57. www.frontdegauche.eu, « Le dessinateur Charb s'engage »
  58. http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/europeennes_2009/20090525.OBS7998/regis_debray_soutient_le_front_de_gauche_en_idf.html
  59. Le Point, « Guy Bedos côtoie Régis Debray dans le comité de soutien du Front de gauche », 01/06/2009
  60. www.frontdegauche.eu, Mahyd Cherfi
  61. www.frontdegauche.eu, Vidéos des premiers soutiens
  62. www.frontdegauche.eu
  63. [4]
  64. http://www.pcf.fr/spip.php?article3907
  65. http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-11-23/regionales-le-pcf-reconduit-le-front-de-gauche-dans-au-moins-16-regions/917/0/398058
  66. Voir la déclaration communes des formations politiques : [5]
  67. la page du site de Gauche Unitaire concernant le meeting du 10/01/2010 : [6]
  68. (fr) Résultats des élections régionales de 2010 dans le Limousin, sur le site du ministère de l'Intérieur.
  69. Malheureux qui communistes..., Libération, 27 mars 2010. Consulté le 28 mars 2010
  70. http://www.lepartidegauche.fr/les-elus-du-pg
  71. a et b http://www.agitateur.org/spip.php?breve1133
  72. « L'alliance PCF-Parti de gauche-NPA entend poursuivre aux cantonales la dynamique des régionales » sur lamontagne.fr
  73. http://www.sudouest.fr/2010/12/06/cantonales-le-front-de-gauche-voit-large-259131-1970.php
  74. http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/le-pc-veut-reconquerir-les-sieges-perdus-16-12-2010-1192961.php
  75. http://www.mediapart.fr/club/blog/renelle/101210/ca-bouge-dans-le-cher-gauche
  76. a et b http://www.newspress.fr/Communique_FR_235634_4634.aspx
  77. Analyse des résultats du Front de Gauche aux élections cantonales, site de l'Ifop
  78. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/01/21/97001-20110121FILWWW00338-melechon-candidat-a-la-presidentielle.php
  79. http://www.politis.fr/Gauche-unitaire-Pourquoi-Melenchon,13664.html
  80. http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/resultat-de-la-conference-95474
  81. « Mélenchon, élu par les militants PCF, peut partir en campagne pour 2012 », Le Parisien, 18/06/2011
  82. http://www.politis.fr/Le-Front-de-gauche-entre-en,14731.html
  83. a, b et c http://lafederation.org/images/pdf/declaration_can_fase_11_juin_2011.pdf
  84. http://danactu-resistance.over-blog.com/article-clementine-autain-et-la-fase-rejoignent-le-front-de-gauche-76871434.html
  85. http://www.convergencesetalternative.org/2011/07/une-nouvelle-etape-souvre-pour-le-front.html
  86. « Alternatifs et élections de 2012 », Communiqué des Alternatifs du 2 octobre 2011, www.alternatifs.org

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