Indes Orientales Néerlandaises

Indes orientales néerlandaises

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Indes orientales néerlandaises

Nederlandsch-Indië Hindia-Belanda nl


1800 — 1949

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Drapeau des Pays-Bas

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Informations générales
 Statut Colonie néerlandaise
 Capitale Batavia
 Langue(s) Néerlandais, indonésien, malais
 Religion(s) Islam, protestantisme
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 PIB/hab. {{{pib hab}}}
 Monnaie {{{monnaie}}}
 Fuseau horaire +7 à +9
 Dom. internet {{{domaine internet}}}
 Ind. tél. {{{indicatif téléphonique}}}
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Population
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Superficie
1'919'440 km²
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Histoire et événements
 1er janvier 1800 Colonie néerlandaise
 17 août 1945 Proclamation d'indépendance
 27 décembre 1949 Reconnaissance par les Pays-Bas
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Pouvoir exécutif
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Pouvoir législatif
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Entité précédente Entités suivantes
Compagnie hollandaise des Indes orientales Compagnie hollandaise des Indes orientales
République d'Indonésie République d'Indonésie
Nouvelle-Guinée néerlandaise Nouvelle-Guinée néerlandaise

Les Indes orientales néerlandaises ou plus simplement Indes néerlandaises (néerlandais : Nederlands-Indië ; indonésien : Hindia Belanda) est le nom que les Pays-Bas donnaient à l'ensemble des îles qu'ils contrôlaient en Asie du Sud-Est jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Le 17 août 1945, celles-ci proclament leur indépendance sous le nom de République d'Indonésie. Les Pays-Bas ne reconnaîtront cette indépendance que le 27 décembre 1949, au terme d'une période de conflit armé et diplomatique.

Sommaire

Histoire

Cet article fait partie de la série
Histoire de l'Indonésie
Bandeau Histoire de l'Indonésie.png
Voir aussi :
Chronologie de l'histoire indonésienne
Préhistoire
Premiers royaumes
Royaume de Tarumanagara (358-723)
Sriwijaya (VIIe siècle au XIIIe siècle)
Sailendra (VIIIe siècle au IXe siècle)
Royaume de Sunda (669-1579)
Royaume de Mataram (752–1045)
Royaume de Kediri (1045–1221)
Royaume de Singasari (1222–1292)
Majapahit (1293–1500)
Essor des états musulmans
Expansion de l'Islam (XIIIe siècle au XVIIe siècle)
Sultanat de Malacca (1400–1511)
Sultanat de Demak (1475–1518)
Sultanat d'Aceh (1496–1903)
Sultanat de Banten (1526–1813)
Sultanat de Mataram (XVIe siècle au XVIIIe siècle)
Colonisation européenne
Colonisation portugaise (1512–1850)
Cie néerlandaise des Indes orientales (1602–1800)
Indes orientales néerlandaises (1800–1942)
Émergence de l'Indonésie
Nationalisme indonésien (1899–1942)
Occupation japonaise (1942–45)
Indépendance de l'Indonésie (1945)
Révolution indonésienne (1945–1950)
Indonésie indépendante
Démocratie libérale en Indonésie (1950–1957)
« Démocratie dirigée » (1957–1965)
Mouvement du 30 septembre 1965 (1965–1966)
Dictature de Soeharto (1966–1998)
Transition démocratique (1998 à nos jours)
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Article détaillé : Histoire de l'Indonésie.

Au XVIe siècle, en Europe, un gramme de clou de girofle vaut plus qu’un gramme d’or. Les Européens, dont l'approvisionnement en épices dépend du Moyen-Orient, cherchent un accès direct aux îles qui les produisent.

Les Portugais sont les premiers à trouver la route maritime qui relie l'Europe à l'Asie en contournant le Cap. En 1511, Afonso de Albuquerque prend Malacca, le plus important port d'Asie du Sud-Est. A partir de cette base, les Portugais s'installent progressivement aux Moluques, les îles aux épices tant convoitées.

Les Hollandais ne tardent pas à découvrir la route par le Cap. En 1592, une première expédition, dirigée par J. H. van Linschoten et Cornelis de Houtman, atteint le sultanat producteur de poivre de Banten dans l'ouest de l'île de Java. Ce premier voyage leur permet de faire un modeste bénéfice.

La VOC (Vereenigde Oostindische Compagnie ou Compagnie hollandaise des Indes orientales est fondée en 1600. En 1605, elle occupe un premier fort portugais aux Moluques. Désireuse de contrôler le commerce du poivre vers l'Europe, la VOC prend Jayakarta, une petite place forte vassale de Banten, en 1619 et la rebaptisent "Batavia" en l'honneur de leurs ancêtres, les Bataves.

En 1641, les Hollandais prennent Malacca aux Portugais. Ils occupent Kupang, un établissement portugais dans l'ouest de Timor, en 1653. Les Portugais se maintiennent dans l'est de l'île.

Au XVIIe siècle, le royaume de Gowa dans le sud de Célèbes menace l'hégémonie que les Hollandais veulent imposer dans l'est de l'archipel indonésien. Gowa finit par être vaincue. Au cours du XVIIIe siècle, Java est le théâtres de guerres de successions qui poussent la VOC à intervenir. Elle impose aux princes javanais de signer en 1755 le traité de Giyanti, qui consacre la souveraineté hollandaise sur Java.

En 1795, devant l'invasion des troupes françaises, le stadhouder Guillaume V d'Orange-Nassau se réfugie en Angleterre et demande à ses administrateurs de céder les territoires néerlandais à l'Angleterre pour qu'ils ne tombent pas aux mains des Français.

La VOC tombe en faillite en 1799, minée par la corruption et la mauvaise gestion. Ses actifs sont repris par le gouvernement hollandais.

  • 1808-11 : le gouverneur-général Daendels, nommé par Louis Bonaparte, alors roi de Hollande, fait construire la grande "route postale" (postweg) qui relie Anyer, sur la côte ouest de Java, à Panarukan sur la côte est
  • 1811-14 : Thomas Stamford Raffles est lieutenant-gouverneur de Java
  • 1824 : Traité de Londres de 1824 entre les Anglais et les Hollandais. Le contrôle des territoires revendiqué par les Européens au sud de Singapour revient aux Hollandais
  • 1825-30 : guerre de Java
  • XIXe siècle : début de l’exploitation économique de Java, soumission des autres États indigènes
  • 1871 : Traité de Sumatra
  • 1908 : fin de la conquête de Bali, fin officielle de la guerre d'Aceh.
  • Début du XXe siècle : naissance et essor du mouvement nationaliste
  • 1942 : débarquement des Japonais dans les Indes néerlandaises
  • 1945 : proclamation de l'indépendance, Soekarno nommé premier président
  • 1945-49 : Revolusi, période de confrontation militaire et diplomatique avec les Pays-Bas
  • 1949 : transfert de la souveraineté sur le territoire des Indes Néerlandaises du Royaume des Pays-Bas à une République des États-Unis d’Indonésie

Esclavage

La colonie hollandaise du Cap importa des esclaves venant d’Indonésie dès le XVIIe siècle[1]. Mais des esclaves africains furent aussi envoyés vers l’Indonésie[2]. La VOC a organisé une traite pour les plantations de muscades dans les Célèbes et des mines d’or de Sumatra[3].

Les guerres coloniales

La guerre anglo-néerlandaise de Java (1810-1811)

La guerre des Padri (1821-1837)

Article détaillé : guerre des Padri.

La guerre de Java (1825-1830)

Article détaillé : guerre de Java.

La guerre d'Aceh (1873-1904)

Article détaillé : guerre d'Aceh.

Administration

L'administration des Indes néerlandaises comportait 3 volets :

  1. Le Binnenlands Bestuur ("administration de l'intérieur"),
  2. L' Inlands Bestuur ("administration indigène"),
  3. Le Bestuur over Vreemde Oosterlingen ("administration sur les orientaux étrangers").

Le Binnenlands Bestuur

Les Indes néerlandaises étaient subdivisées en 36 ou 37 régions (selon l'époque). A la tête de ces régions était en général placé un resident ("résident"). Sa circonscription s'appelait une residentie.

Aceh, l' Oostkust ("côte orientale" de Sumatra du Nord), Ambon et le nord de Célèbes avaient un gouverneur. Belitung était administrée par un assistent-resident. Dans tous les cas, ces fonctionnaires étaient chargés de l'administration, de la justice, de la police et de l'irrigation locale.

L' Inlands Bestuur

Le résident était secondé par des fonctionnaire indigène. A Java, c'étaient les bupati. Ceux-ci étaient chargés de l'administration de la population locale. Ce principe était nommé "soort over soort" ("le semblable au dessus du semblable"). Le bupati était la plupart du temps issu de la haute noblesse ou des familles princières.

L'administration de la population indigène était soumise à l' adat, c'est-à-dire le droit coutumier.

Les Vreemde Oosterlingen

Le terme Vreemde Oosterlingen, c'est-à-dire "Orientaux étrangers", désignait les habitants des Indes néerlandaises d'origine chinoies, indienne et arabe. Lorsque ceux-ci formaient une importante communauté en une région donnée, ils avaient le droit à une auto-administration semi-autonome.

L'autorité

Le résident était responsable envers le gouverneur général. Le bupati était surnommé le "petit frère" du résident. On entendait par là que le pouvoir reposait en dernier ressort dans les mains du résident. Le bupati était ainsi au même niveau que l' assistent-resident.

En effet, une residentie était subdivisée en 3 à 5 circonscriptions, à la tête de chacune desquelles était placé un assistent-resident.

La Nouvelle-Guinée

La situation était différente en Nouvelle-Guinée néerlandaise. Cette colonie était subidivisée en 6 circonscriptions, dont chacune était dirigée par un résident.

Aspect économique et politique de la colonisation

Le « réveil national » (1908-1942)

Le 20 mai 1908, R. M. Wahidin Soedirohoesodo (1852–1917), un médecin javanais à la retraite, fonde le Boedi Oetomo ("l'intelligence suprême" en javanais), avec comme ambition d'élever la condition des Javanais à la fois par l'acquisition des connaissances occidentales et l'étude de leur propre culture. Le gouvernement indonésien a déclaré cette date "jour du réveil national" (Hari Kebangkitan Nasional).

En 1911, des marchands de batik javanais, désireux d'unir leurs forces face aux grossistes chinois, fondent le Sarekat Islam.

L'occupation japonaise

L'archipel fut envahi en 1942 lors des campagnes du Pacifique par le Japon désireux de se rendre maitre de ses matières premières.

Les autorités japonaises sentant qu'elles perdraient la guerre ont aidé les mouvements indépendantistes dans les territoires qu'elles contrôlaient pour gêner le retour des Européens.

La 5e brigade de la 6e division aéroportée britannique pour participer au maintien de l'ordre contre les forces nationalistes indonésiennes qui essayaient d'empêcher le retour des Hollandais dans la colonie. Celle ci quitta Java après l'arrivée de forces conséquentes de l'Armée royale néerlandaise en avril 1946.

La Revolusi (1945-49)

Article détaillé : Révolution indonésienne.

Références

  1. François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Paris, Seuil, 2006, (ISBN 2020480034), p.54 et 144
  2. François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Paris, Seuil, 2006, (ISBN 2020480034), p.54
  3. François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Paris, Seuil, 2006, (ISBN 2020480034), p.145
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