Alexandre-Jules-Antoine Fauris de Saint-Vincens

Alexandre de Fauris de Saint-Vincens

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Alexandre de Fauris
de Saint-Vincens
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Nom de naissance
Alexandre Jules Antoine
de Fauris de Saint-Vincens
Surnom(s)
Fauris de Saint-Vincent

de Fauris-Saint-Vincent

de Fauris de Noyers
de Saint-Vincent
Naissance 3 septembre 1750
Aix-en-Provence
Décès 15 novembre 1819 (à 69 ans)
Aix-en-Provence
Nationalité France France
Profession(s) Magistrat
Archéologue
Autres activités Député au Corps législatif
Distinctions Chevalier de l'Empire
Officier de la Légion d'honneur
Conjoint(s) Marguerite Dorothée de Trimont
Famille Fauris de Saint-Vincens

Alexandre de Fauris de Saint-Vincens (1er septembre 1750 - Aix-en-Provence15 novembre 1819 - Aix-en-Provence), était un magistrat, archéologue, numismate et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles.

Sommaire

Biographie

Issu d'une illustre famille aixoise originaire de Manosque, agrégée à la noblesse à la fin du XVIe siècle par simple usurpation de qualifications[1], Alexandre de Fauris de Saint-Vincens était l'arrière-petit-fils de Pauline de Grignan (Mme de Simiane, petite-fille de Madame de Sévigné).

Né le 1er et baptisé le 3 septembre 1750 à Aix-en-Provence, paroisse du Saint-Esprit, il fut reçu conseiller en la sénéchaussée de Provence le 10 novembre 1775, et reçut, le 11 juillet 1782 (de son père), la charge de président à mortier au parlement de Provence. Il occupa cette place jusqu'à la suppression des cours souveraines en 1789.

Arrêtés comme suspect dans les premières années de la Révolution française, Alexandre Jules Antoine et son père, Jules François Paul, furent libérés par Barras. Il passa dans la retraite la période révolutionnaire, et se consacra a des travaux de numismatique et d'archéologie.

Fauris de Saint-Vincent devint maire de la ville d'Aix entre 1808 et 1809, il démissionna bientôt parce qu'il désapprouvait la marche des événements. Il fut élu, le 2 mai 1809, par le Sénat conservateur, député des Bouches-du-Rhône au Corps législatif.

Membre de l'Académie d'Aix-en-Provence, dès sa crétion en 1808, Fauris de Saint-Vincent en eut la présidence de 1813 à 1814. Le 1er juin 1811, il fut nomme président de chambre à la cour impériale d'Aix, et se vit confirmé dans les mêmes fonctions, à la cour royale réformée par Sa Majesté Louis XVIII (29 février 1816). Il fut créé chevalier de l'Empire le 30 septembre 1811.

Comme député il avait adhéré à la déchéance de Napoléon Ier. Il passa, en 1814, à la Chambre des députés. Il ne parut guère à la tribune : toutefois il y prononça une opinion dans laquelle il insistait fortement pour que la franchise fût accordée au port de Marseille.

Les fonctions publiques que Fauris de Saint-Vincent a remplies pendant longtemps ne l'avaient pas empêché de se livrer à l'étude des sciences, à celle de l'histoire et de l'archéologie en particulier : membre libre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, il a laissé une riche collection de médailles, d'objets d'art et d'antiquités, et publié quelques écrits estimés sur des matières d'érudition.

Il fit aussi de nombreuses communications archéologiques lors des séances de l'Académie. Collectionneur passionné, auteur de nombreux articles sur la numismatique, l'histoire et les monuments d'Aix, il joua un rôle fondamental dans la sauvegarde du patrimoine aixois et fit notamment dessiner, en 1790, les principaux monuments d'Aix et de Marseille. L'académie des Inscriptions et belles-lettres avait récompensé les efforts de ce savant en le plaçant le 7 août 1816, sur la liste de ses membres associés libres.

Vie familiale

Alexaudre-Jules-Anloine de Fauris-Saint-Vincens, le dernier de sa maison, était fils de :

Il épousa en 1781 Marguerite Dorothée de Trimond fille de Henri Joseph Gabriel, seigneur de Puimichel, et de Dorothée Durand. Sans postérité, il fut le dernier de sa famille.

Publications

Fauris de Saint-Vincent avait publié quelques écrits estimés sur des matières d'érudition, telles que :

Fonctions

Titres

Distinctions

Réglement d'armoiries

« Armes des Fauris de Saint-Vincens : Écartelé : aux I et IV, d'argent à la guivre (ou couleuvre) de sinople ; aux II et III, d'azur à la colombe d'argent.[2][1][3][4] »
« Armes de Chevalier de l'Empire : Parti d'argent à la guivre (ou couleuvre) de sinople, et d'azur à la colombe d'argent ; à la champagne de gueules chargée du signe des chevaliers légionnaires brochant sur le parti.[2] »

Annexes

Bibliographie

Notes et références

  1. a  et b (de) Fauris sur genobco.free.fr
  2. a  et b Nobiliaire de Provence : Armorial général de la Provence, du Comtat Venaissin, de la Principauté d'Orange..., de René Borricand, Editions Borricand, Aix en Provence, 3 vol. : 1974-1976, (ISBN 2853970027) (ISBN 9782853970020) (ISBN 2-85397-002-7) (ASIN B0000E7KFZ).
  3. Histoire de la noblesse du Comtat-Venaissin, de Pithon-Curt.
  4. Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, par Artefeuil.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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