Geographie

Géographie

Vermeer, Le Géographe, 1669, conservé au Städelsches Kunstinstitut, à Francfort-sur-le-Main

La géographie est l'étude de la surface de la Terre.

Le mot, inventé par Ératosthène pour un ouvrage aujourd'hui perdu, provient du grec ancien "η γη" (hê gê) la Terre et "γραφειν" (graphein) graver. Pour les Grecs, c'est la description rationnelle de la Terre. Il s'agit d'une science qui répond à une curiosité nouvelle, et qui va déterminer la géopolitique en définissant les territoires à conquérir et à tenir. Pour Strabon, c'est la base de la formation de celui qui voulait décider.

Aujourd'hui, la géographie est une science sociale, comme la sociologie ou l'économie. C'est la science qui étudie l'espace des sociétés, ou la dimension spatiale du social, c'est-à-dire la façon dont les sociétés établissent les distances qui séparent leur composants (individus, entreprises, États, ressources, etc).

Longtemps les géographes se sont posé quatre questions majeures lorsqu'ils regardaient la Terre, s'inscrivant en cela dans une démarche descriptive et analytique :

  1. Qui : Les individus/les sociétés produisent leur espace avec leurs valeurs, leurs modes de vie. C'est la géographie des aires culturelles, qui cherche à montrer le particulier ;
  2. Quoi : L'impact de ces hommes, qu'il soit économique, social, ou environnemental, produit de leurs institutions, de la recherche, des techniques, des échanges ou encore de l'exploitation des ressources naturelles ;
  3. Où : Le lieu de ces activités humaines ; plus généralement la raison des localisations ;
  4. Quand : La période historique où les individus ou les sociétés produisent des espaces qui s'ajoutent ou concurrencent les précédents. Cette question traduisant du reste la situation de subordination de la géographie vis-à-vis de l'histoire, à laquelle elle fournissait un décor.

La géographie du début du XXe siècle a beaucoup changé, à présent, c'est la science qui étudie les dimensions spatiales du social. Pour dépasser cette approche analytique et essayer de saisir la manière dont les sociétés jouent de l'espace pour s'organiser et se structurer. La question fondamentale de la géographie contemporaine est la suivante : "Y a-t-il de la distance ?" Si, pour une problématique donnée (emploi, logement, accès aux ressources naturelles, tourisme…), la réponse est positive, alors cela signifie que l'approche géographique est à ce sujet pertinente. Dès lors, il convient de s'interroger dans cette perspective que la place faite aux grandes forces qui travaillent la société : l'individu, les communautés, les pouvoirs, la technique, la Nature.

Des questions complexes se font alors jour, combinant les dimensions de la société sous l'angle géographique (pourquoi ? - Les objectifs des individus/des sociétés ; comment ? - Les relations du pouvoir dans l'espace ; Jusqu'où ? - Les limites, les discontinuités, les seuils...)

L'approche géographique d'un phénomène ne se limite pas uniquement à l'utilisation de la cartographie - l'étude des cartes. La grille de questionnement, associée à la cartographie, permet d'ajuster l'analyse de l'objet - l'espace - et d'expliquer pourquoi on trouve tel ou tel phénomène ici et pas ailleurs.

La géographie s'applique donc à déterminer les causes, aussi bien naturelles qu'humaines ; et lorsqu'ils observent des différences, leurs conséquences.

Sommaire

Principales branches

Il est difficile de dresser une arborescence des branches de la géographie tant celle-ci change selon les pays et selon les époques contemporaines (et donne même lieu à de nombreux débats épistémologiques).

Académiquement en France, on distingue 4 paradigmes :

Ces disciplines de la "géographie physique" ne peuvent être qualifiées de "géographiques" que si elles intègrent dans les problématiques étudiées une dimension humaine (la géographie est aujourd'hui une science humaine) et spatiale. Aujourd'hui, plus que de « géographie physique », on parlera davantage de « géographie environnementale ». En effet, d'une part les différentes composantes (géomorphologique, climatologique, hydrologique, biogéographique, etc.) sont de plus en plus considérées comme formant un même système (ou géosystème), d'autre part l'étude d'un milieu donné ne se comprend qu'en interaction avec la société qui l'occupe et le produit.


  • La géographie régionale, véritable sous-discipline idiographique, axée sur la recherche de l'unique. Un territoire de prédilection : la région.

Depuis les années 1970 et 1980, la géographie a vu se développer de nouvelles branches de sa discipline en accord avec une approche pluridisciplinaire (notamment l'utilisation des outils en provenance des disciplines économiques, mathématiques, sciences politiques, sociologiques, et informatiques), inspirée par les géographies scandinave, nord-américaine et anglaise, notamment à travers les approches variées de :

Relancée à la fin des années 1970 par Yves Lacoste, créateur et fondateur de la revue Hérodote en 1976 (intitulée d'abord Stratégies géographies idéologies, puis en 1983 Revue de géographie et de géopolitique) et auteur de l'essai La Géographie, cela sert d'abord à faire la guerre. Voir aussi les revues Limes, Espace géographique fondée en 1973 par Roger Brunet, Espace-Temps fondée en 1975 par Jacques Lévy et Christian Grataloup... Aujourd'hui, la géopolitique tend à analyser les conséquences de la mondialisation (géoéconomie) et la gestion des ressources naturelles (l'or ; l'or bleu - l'eau ; l'or noir - le pétrole ; l'or vert - la forêt)...

Un domaine aux confins de la géographie économique et de la microéconomie qui étudie les questions de localisation économique, et les relations économiques entre le mondial (mondialisation) et le local (aménagement du territoire, pôle de compétence, délocalisation...)

Développée récemment, cette branche de la géographie se distingue des précédentes par le recours à l'outil l'informatique, pour analyser le territoire. Elle complète les systèmes d'information développés par ailleurs dans d'autres disciplines par une référence spatiale : la localisation géographique, couramment définie par un système de coordonnées géographiques (X, Y, Z). On distingue ainsi les systèmes d'information géographiques (SIG) et la télédétection satellite.

Recouvre un ensemble d'outils mais aussi de concepts permettant de modéliser les structures spatiales et d'analyser les dimensions spatiales de la vie en société.

Héritière du postmodernisme, la Géographie du Genre se développe en France depuis la fin des années 1990. Elle souhaite nuancer la géographie « masculine » en intégrant la vision d'autres groupes appartenant à la société, comme les minorités sexuelles, mais aussi sociales et raciales.

Enfin, la notion d'échelle - ou approche multiscalaire - est essentielle en géographie : suivant que le géographe étudie toute la planète (petite échelle) ou seulement une partie de celle-ci (grande échelle), on parle de géographie générale ou de géographie régionale. De nos jours, on préfère toutefois parler de géographie thématique à la place de géographie générale et de géographie des territoires à la place de géographie régionale.

Histoire

Diego Velázquez, Le Géographe (1627-1630)

L'Antiquité

Les Grecs sont la première civilisation connue pour avoir étudié la géographie, à la fois comme science et comme philosophie. Thalès de Milet, Hérodote (auteur de la première chorographie), Ératosthène (première carte du monde connu – l'écoumène –, calcul de la circonférence terrestre), Hipparque, Aristote, Ptolémée ont apporté des contributions majeures à la discipline.

Les Romains ont apporté de nouvelles techniques alors qu'ils cartographiaient de nouvelles régions.

Ces premiers « géographes » développent quatre branches de la géographie qui vont perdurer jusqu'à la Renaissance :

  • découvrir et explorer les continents ;
  • mesurer l'espace terrestre (géodésie) ;
  • situer la Terre dans les systèmes astronomiques (cosmographie) ;
  • représenter l'espace terrestre (cartographie).

Le Moyen Âge

Au cours du Moyen Âge, juste après les invasions barbares au VIe siècle, l'intérêt pour la géographie diminua en Occident.

Dans le haut Moyen Âge, cette discipline fut le parent pauvre de l'éducation, qui se déclinait à travers les arts libéraux. Le quadrivium incluait bien l'astronomie, mais pas la géographie.

Isidore de Séville contribua à conserver un certain patrimoine de connaissances. Néanmoins, la représentation du monde était très sommaire : on imaginait la terre plate, et les continents étaient placés à l'intérieur d'un rond et autour un T renversé vers la droite, l'Europe étant au-dessus de la barre horizontale, l'Afrique en-dessous, et l'Asie à droite (l'Amérique et l'Océanie étant bien entendu inconnues). La barre horizontale représentait la Méditerranée, la barre verticale séparant l'Asie (à l'est), de l'Europe et de l'Afrique (à l'ouest) était constituée par le Danube et le Nil, que l'on supposait reliés (représentation O/T). Au centre, point d'intersection des deux barres, Jérusalem, la ville religieuse, considérée comme le centre du monde.

Néanmoins, le capital d'informations géographiques et scientifiques de l'Antiquité (Euclide, Aristote, Ptolémée, ...) fut recueilli dans les centres intellectuels de la civilisation arabo-musulmane. Le monde musulman était en effet mieux placé géographiquement, au carrefour des civilisations grecque, mésopotamienne, indienne, égyptienne, pour recueillir le savoir de l'Antiquité. Bagdad fut créée sur un emplacement proche du lieu où mourut Alexandre le Grand (Babylone). D'autre part, les exigences de la prière musulmane (cinq prières par jour, le fidèle étant orienté vers la Mecque), nécessitaient des connaissances géographiques dont l'Occident n'avait pas besoin.

Les géographes arabes, tels qu'Idrisi (auquel on doit la première grande géographie de l'Occident, vers 1150), Ibn Battuta (1304-1370), et Ibn Khaldun ont donc conservé et enrichi l'héritage gréco-romain.

En Occident, l'encyclopédie de Vincent de Beauvais (speculum naturale, somme des connaissances de l'Occident au XIIIe siècle) contenait des informations géographiques connues en 1250.

Il y eut au XIIIe siècle plusieurs voyages de missionnaires franciscains en Asie :

  • Jean de Plan Carpin en Mongolie (1245-1247)
  • Guillaume de Rubrouck alla dans l'empire mongol (1253-1257), et consigna son récit de voyage dans une œuvre en latin qui était une mine d'informations géographiques, historiques et ethnographiques sur l'empire mongol,

Ces informations furent très utiles pour la préparation du voyage de Marco Polo entre 1271 et 1295. Ce voyage permit lui-même de préciser les informations géographiques sur l'Asie (Devisement du monde).

D'autres missionnaires franciscains partirent vers l'Asie :

L'ensemble de ces voyages avait déjà beaucoup enrichi les informations sur l'Asie avant les voyages de Marco Polo.

L'intérêt pour la géographie s'est considérablement accru en Occident à partir de cette époque, et la représentation du monde a fortement évolué, engendrant un renouvellement de la cartographie.

En 1410, le cardinal Pierre d'Ailly écrivit l'Imago mundi, qui sera imprimé en 1478. Christophe Colomb en avait un exemplaire.

La Renaissance

Aux XVe siècle et XVIe siècle, de grandes expéditions maritimes ont immensément accru la connaissance de la planète. Ces expéditions ont été accompagné d'une activité scrupuleuse d'observation astronomique et géographique. Le portulan est la carte type de cette époque. On peut citer, parmi beaucoup d'autres, les expéditions de Vasco de Gama (Afrique et Inde), Christophe Colomb (Amérique centrale et espace caraïbe), Magellan (Amérique du sud et océan pacifique), Jacques Cartier (Canada, 1534). Au milieu du XVIe siècle, François Xavier entame le début de l'évangélisation du Japon.

La cartographie progresse, à la fois par la quantité de nouvelles connaissances apportées par les explorations, la diffusion des documents par l'imprimerie, et par de nouvelles méthodes et des fondations théoriques solides (projection de Mercator au XVIe siècle). Les cartes du monde de la Geographica Generalis de Bernard Varenius et celles de Gerardus Mercator en témoignent.

En Italie, Giovanni Botero publie à Rome, de 1591 à 1592, les trois volumes des Relazioni Universali qui marquent la naissance de la statistique ou science descriptive de l'État. Il s'agit d'une géographie appliquée aux besoins des nouvelles administrations.

XVIIIe et XIXe siècles

Au XVIIIe siècle, James Cook et La Pérouse explorent la zone du Pacifique.

Au XVIIIe siècle, la géographie commence à émerger en tant que discipline scientifique. Mais il faut attendre le XIXe siècle pour qu'elle prenne une place réelle dans l'enseignement en France. Suite à la défaite de la France en 1870 contre la Prusse, elle est enseignée dans le primaire, en particulier à travers un livre de lecture, Le Tour de France par deux enfants. Son enseignement dans le supérieur est initié à l'École normale supérieure de la rue d'Ulm, par Vidal de la Blache, le géographe français marquant de la fin du XIXe siècle.

Période contemporaine

Entre le XIXe et le XXe siècle, la géographie s'est imposée difficilement comme une discipline à part entière dans le domaine scientifique.

Plusieurs courants se sont développés tentant de démontrer l'interaction entre l'homme et la nature, avec plus ou moins de succès et de rigueur d'approche :

  • le courant déterministe, emmené par le géographe allemand Carl Ritter. Le déterminisme considère qu'une cause naturelle produit une conséquence sociale.
  • le courant environnementaliste, développé par le géographe allemand Friedrich Ratzel. Tout être vivant est le produit du milieu dans lequel il vit.
  • le courant possibiliste de Vidal de La Blache qui cherche à nuancer les approches précédentes, perçues comme peu objectives. Il n'y a pas de déterminants géographiques, mais des possibilités que l'homme choisit, ou non, d'utiliser. La nature propose, l'homme dispose.
  • l'École française de géographie, crée par Paul Vidal de La Blache, développe aussi une spécificité : la géographie régionale. Il s'agit de traiter de l'unique, de la région (« idiographie » ou travail sur les spécificités), évitant ainsi les dérives nomothétiques, mais tombant dans une connaissance encyclopédique.

La Nouvelle Géographie

La nouvelle géographie se développe à partir des années 1960 aux États-Unis et gagne la France, la Suisse et surtout l'Allemagne dans les années 1970. Elle est directement influencée par les géographies anglo-saxonnes, plus précisément scandinaves et américaines.

Inspirée par les mathématiques (statistiques) et les règles de l'économie, cette géographie tente d'établir des « lois » universelles (science nomothétique).

La géographie devient la discipline visant à mettre en lumière les régularités, les ressemblances entre les espaces, afin d’énoncer les lois générales explicatives. On passe donc du particulier au général, du descriptif à l’explicatif et de l’inductif à l’hypothético-déductif. La démarche classique (description de chaque industrie régionale, typologie, cartographie, explications de la présence spécifique de certaines industries dans certains lieux privilégiant les facteurs naturels, les particularités locales et la dimension historique) est remplacée par une démarche « nouvelle ».

Celle-ci simplifie la réalité en partant d’hypothèses de base, pose des hypothèses de recherche et un mécanisme à tester. Une collecte de données, une analyse statistique et la production d’une carte « théorique » permet ensuite d’accepter ou de rejeter l’hypothèse, qui peut par la suite éventuellement être modifiée. A la fin du processus, on dispose d’une série de propositions, dont on peut rendre compte par un modèle (représentation simplifiée et symbolique). Le modèle peut être une relation mathématique, une série de propositions ou une représentation cartographique. On change ainsi de méthodes et d’échelle de travail, on s’allie à d’autres sciences, et on pose d’autres hypothèses sous-jacentes.

La Nouvelle Géographie émerge dans un contexte spécifique : le prestige de la science, les besoins de la croissance, la situation de la géographie traditionnelle, les problèmes sociaux et ceux des minorités ainsi que le nouveau rôle de l’État modifie les attentes quant à la géographie, tout comme les besoins de la reconstruction en Europe. C’est à cette époque que se développe la production de masse (fordisme, etc.). Les problèmes sociaux de l’époque concernent surtout la transformation de l’économie (de la guerre à la paix) et les emplois et logements. Les petits agriculteurs vivent mal, on affronte des problèmes syndicaux et des difficultés avec les minorités. Pour les jeunes géographes, ce renouveau de la géographie est un défi et une question de survie. On assiste donc à une modification du rôle de la géographie, qui doit permettre aux gouvernements de comprendre, prédire e diriger les phénomènes sociaux dans l’espace. Ses conséquences sont la double alliance de la géographie avec les sciences et la planification, son renouveau orienté vers l’économie (localisations, croissance régionale, urbanisation, flux et interactions), l’obtention de fonds, la reconnaissance symbolique et l’essor de la géographie appliquée.

Les modèles de localisation sont typiques de ce paradigme. Ils se basent sur deux grands principes d’explications : l’hétérogénéité de l’espace, qui renvoie au fait que l’espace est différencié et que certains lieux sont plus favorables à certaines activités, et son opacité, qui renvoie au fait qu’il est difficile à franchir en raison de la friction de la distance (l’éloignement ayant donc un coût). Voir les théories de localisation agricole (Von Thünen), industrielles (Launhardt et Weber) et tertiaire (places centrales) de G. Fisher.

Les points forts de l’analyse spatiale sont son cadre théorique cohérent et sa démarche rigoureuse, le processus cumulatif de connaissances qu’elle met en place, mais aussi les succès tangibles qu’elle remporte et le fait qu’elle s’accommode de phénomènes complexes. Cependant, on peut lui adresser plusieurs critiques : l’oubli du contenu, la disparition de l’homme, la simplification de la réalité, le manque d’esprit critique, l’oubli des rapports de pouvoir, et le côté faussement objectif de sa démarche. Le paradigme s’essouffle : les troubles sociaux persistent, la Guerre du Vietnam et la contestation sociale bouleversent la société, le prestige de la science diminue. 

La géographie comportementale

La géographie comportementale s’attache à analyser les individus, leurs comportements individuels et collectifs à travers le rapport qu’ils entretiennent avec leur territoire. Les comportementalistes se penchent donc aussi sur la psychologie de l’être humain, son rapport au groupe et à l’espace, son fonctionnement mental. Il s'agit avant tout de se poser la question « qui fait quoi ? » et « pourquoi ? » (ou : « qui dit quoi ? » et « pourquoi ? »)

La géographie radicale

Appelée aussi géographie marxiste ou critique, cette géographie est fortement influencée par les autres sciences sociales. Antoine Bailly définit ainsi la problématique radicale : « Une vision de la géographie qui privilégie la problématique du matérialisme historique et la démarche dialectique dans l'analyse socio-économique des pratiques sociales » (2001)

Elle s'inscrit dans un contexte de troubles sociaux et de contestation sociale durant la guerre du Vietnam au moment où le prestige de la science est en baisse.

On retrouve des géographes comme Yves Lacoste et l'équipe de la revue Hérodote, Guy Di Méo (L'Homme, la société, l'espace, 1991) ou l'anglais David Harvey (Directions in Geography, 1973 et Social justice and The City, 1977)

Outils

La géographie nécessite d'être capable de situer les différentes parties de la Terre les unes par rapport aux autres. Pour ce faire, de nombreuses techniques ont été développées à travers l'histoire :

L'introduction de l'informatique en géographie a permis aux géographes de développer une discipline à part entière : la géomatique. La géomatique est un ensemble de méthodes et d'outils permettant l'acquisition, le stockage, la gestion ainsi que la diffusion de données à référence spatiale. Ce sont des outils comme les systèmes d'information géographique (SIG), qui sont utilisés pour croiser des informations géolocalisées et réaliser des analyses spatiales multicritères. Les SIG les plus connus et les plus utilisés sont :

Plusieurs autres systèmes d'information géographique sont conçus par des informaticiens et géographes indépendants. Ceux-ci réussissent souvent à combler les failles ou les oublis surgissant des imposants logiciels cités ci-haut. Cependant, le rayonnement de ces logiciels tierces est faible et ne permet pas à une large population de les utiliser.

Par ailleurs, certains considèrent, erronément, le logiciel Google Earth comme un SIG. Ce logiciel n’est qu’un outil de visualisation dynamique de la Terre en 3D. Un autre logiciel, World Wind, similaire à Google Earth, est également distribué par la NASA. Dans les deux cas, l'objectif annoncé par Google et la NASA est d'intégrer le plus grand nombre de composantes des SIG dans leur logiciel. Mais les outils réalisés jusqu'à maintenant ne peuvent être utilisés que par des géographes connaissant suffisamment la programmation pour y réaliser de bien maigres résultats (d'un point de vue géomatique).

Notes et références


Voir aussi

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Articles connexes

Listes

Articles


Bibliographie

Dictionnaires

  • Cédrick Allmang, Petites leçons de géographie, Presses universitaires de France, 2001, Paris, collection Major
  • Antoine Bailly, Robert Ferras, Denise Pumain (dir.), Encyclopédie de Géographie, Economica, Paris, 1992
  • Antoine Bailly & al., Les Concepts de la géographie, A. Colin, Paris, 1998
  • Roger Brunet & al., Les Mots de la géographie. Dictionnaire critique, 5e éd., Reclus-Doc. française, 2001 (ISBN 2-11-005943-5)
  • Jean-Paul Charvet & al., Dictionnaire de géographie humaine, Paris, Liris, 2000
  • Pierre George, Dictionnaire de géographie, Presses Universitaires de France, Paris, 1990
  • Jacques Lévy, Michel Lussault, Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés, Belin, 2003
  • Yves Lacoste, De la géopolitique aux paysages. Dictionnaire de la géographie, Collin, 2003
  • Antonio Da Cunha "Objet, démarches et méthodes: les paradigmes de la géographie", université de Lausanne, octobre 2006, avec la collaboration d'Olivier Schmid.

Histoire

  • Philippe Pinchemel, Marie-Claire Robic, Jean-Louis Tissier (sous la direction de), Deux siècles de géographie française, Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques, 1984, 380 p.
  • Paul Claval, Histoire de la géographie, Paris, PUF, Que-sais-je ? n°65, 1995, 126 p.
  • Marie-Claire Robic, Anne-Marie Briend, Mechtild Rössler (sous la direction de), Géographes face au monde. L’Union géographique internationale et les Congrès internationaux de géographie, Paris, L'Harmattan, 1996, 464 p.
  • Paul Claval, Histoire de la Géographie française de 1870 à nos jours, Paris, Fernand Nathan, 1998, 544 p.
  • Jean-François Deneux, Histoire de la pensée géographique, Belin, 2006. (ISBN 2-7011-3767-5)
  • Marie-Claire Robic (coordinatrice), Cyril Gosme, Didier Mendibil, Olivier Orain, Jean-Louis Tissier, Couvrir le monde. Un grand XXe siècle de géographie française, Paris, ADPF (Association pour la diffusion de la pensée française) - Ministère des Affaires étrangères, 2006, 232 p.
  • Pierre Singaravélou (dir.), L'Empire des géographes. Géographie, exploration et colonisation (XIXe-XXe s.), Paris, Belin, 2008

Epistémologie

  • Jacques Scheibling, Qu'est-ce que la géographie ?, Paris, Hachette, 1994, 200 p.
  • Anne-Marie Gérin-Grataloup, Précis de géographie, Paris, Fernand Nathan, 1995 (réédité).
  • Robert Marconis, Introduction à la géographie, Paris, Armand Colin, 1996, 222 p.
  • Paul Claval, Epistémologie de la géographie, Paris, Fernand Nathan, 2001, 266 p.
  • Jean-Jacques Bavoux, La géographie : Objets, méthodes, débats, Paris, Armand Colin, 2002, 240 p.
  • Armand Frémont, Aimez-vous la géographie ?, Paris, Flammarion, 2005, 358 p.

Liens externes

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