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Jacques Levy (geographe)

Jacques Levy (geographe)

Jacques Lévy (géographe)

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Jacques Lévy est un géographe français, né le 14 octobre 1952.

Sommaire

Biographie

Spécialiste de géographie politique, il a « mené de nombreuses missions de recherche sur l'urbanité dans des villes du Nord et du Sud, et il participe activement au débat sur les villes, l'aménagement du territoire, les relations entre espace et politique, l'Europe et la mondialisation »[1].

Il participe en tant que membre du comité de rédaction à la revue EspaceTemps.net.

Œuvres

  • 1991 : Géographies du politique (sous la dir.)
  • 1992 : Le Monde : espaces et systèmes, avec Marie-Françoise Durand et Denis Retaillé, Dalloz
  • 1994 : L'Espace légitime, Presses de Sciences Po
  • 1995 : Egogéographies
  • 1996 : Le Monde pour Cité
  • 1997 : Europe : Une géographie
  • 1999 : Le Tournant géographique, Belin
  • 2000 : Logiques de l’espace, esprit des lieux (dir.), avec Michel Lussault
  • 2001 : From Geopolitics to Global Politics (ed.)
  • 2003 : Dictionnaire de la géographie et de l'espace des sociétés, codirigé avec Michel Lussault, Belin.
  • 2004 : Les Sens du mouvement (sous la dir.), , avec Sylvain Allemand et François Ascher
  • 2004, La Carte, enjeu contemporain, coll. La Documentation photographique, dossier n°8036, La Documentation française.
  • 2008, L'invention du monde. Une géographie de la mondialisation, Paris, Presses de Sciences Po (sous la dir.)

Citations

« Pour la première fois [lors du référendum sur le Traité de Maastricht, NDLR], la recomposition l'emporte désormais sur la décomposition. C'est d'abord vrai pour la dimension sociologique du vote. Pour la première fois depuis l'institution du suffrage universel, une majorité s'est constituée sans — c'est-à-dire contre — à la fois les ouvriers et les paysans. Cette possibilité avait été ouverte par les évolutions de la structure sociale (...). Cet évènement revêt une signification. D'une part, il signifie la défaite politique des perdants sociaux, qui cessent d'être les arbitres de la légitimation des grands courants politiques.(...)

Les patrons dynamiques, innovateurs et exportateurs n'ont plus besoin de trainer les BOF qui, eux, cèdent plus ardemment que jamais à l'idéologie beauf. Les intellectuels ne voient plus l'intérêt de continuer à se prétendre mandataires naturels du prolétariat : l'affaiblissement des grands récits eschatologiques leur a enlevé le goût des sacrifices pour le peuple dont, en outre, la crise d'existence renforce les inclinations corporatistes, peu compatibles avec les nouveaux universalismes.(...)

Riches et cultivés se sont donc retrouvés, pour des raisons différentes mais convergentes, en faveur de l'Europe. Marché et culture, finances et communication ont en commun de se penser et de s'organiser en réseaux à plusieurs échelles, du local au mondial, sans donner à une seule l'exclusivité. C'est justement l'inverse qui unit la France qui perd : la crispation ethnique, géopolitique et socio-économique sur un échelon unique, celui de l'État-Nation. (...) »

"Un nouvel espace légitime", Libération, 25 septembre 1992, cité par Gilles Châtelet, Vivre et penser comme des porcs, 1999, pp. 94-96

Voir aussi

Articles connexes

Notes et références

Lien externe

http://personnes.epfl.ch/jacques.levy

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