Akihiro Tsukiyama

Lee Myung-bak

Lee Myung-bak est un nom coréen ; le nom de famille, Lee, précède donc le prénom.
Lee Myung-bak
10e président de la République de Corée
(Corée du Sud)
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Actuellement en fonction
Mandat
25 février 2008 -
Depuis le 25 février 2008
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Élu(e) le
Parti politique Grand parti national
Premier(s) ministre(s) Han Duck-soo
Han Seung-soo
Prédécesseur Roh Moo-hyun
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Autres fonctions
31e maire de Séoul
Mandat
1er juillet 2002 - 30 juin 2006
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Prédécesseur Goh Kun
Successeur Oh Se-hoon

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Biographie
Nom de naissance Tsukiyama Akihiro
Naissance 19 décembre 1941
Flag of South Korea.svg Ōsaka (Japon)
Décès {{{décès}}}
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Nature du décès {{{nature}}}
Nationalité sud-coréenne
Conjoint(s) Kim Yun-ok (née en 1947)
Enfant(s)
Diplômé
Profession Homme d'affaires (Hyundai Construction)
Occupations {{{occupation}}}
Résidence(s)
Religion Presbytérianisme
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Coat of arms of South Korea.svg
Présidents de la République de Corée
Lee Myung-bak
Hangeul 이명박
Hanja 李明博
Romanisation révisée I Myeong-bak
McCune-Reischauer Yi Myŏng-bak

Lee Myung-bak (né le 19 décembre 1941) est le dixième et actuel président de la République de Corée (actuellement au service du 17e mandat présidentiel depuis la création de la fonction). Il a servi en tant que 31e maire de Séoul et est actuellement membre du Grand parti national.

Sommaire

Enfance, études et prison

Lee Myung-bak est né à Osaka au Japon, dans le quartier résidentiel coréen de Nakakawachi-kun (actuellement Hirano-ku d’Osaka).

Sur son certificat de naissance, son nom japonais est Akihiro Tsukiyama (月山明博)[1]. À cette époque, son père, Cheung-u Lee (이층우) travaille en tant qu’ouvrier agricole dans un élevage de bétail au Japon. Sa mère, Tae-won Chae (채태원) est femme au foyer et chrétienne fervente. Lee a trois frères et trois sœurs. Il est le cinquième des sept enfants. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, sa famille retourne à la ville natale de son père, Pohang, province de Gyeongsang du Nord de la Corée du Sud[2],[3].

Son père décède jeune, et il vit dans la pauvreté. Il parvient a entrer au lycée commercial Dongji à Pohang. Un an après la fin de ses études secondaires, Lee obtient son entrée à l’Université de Goryeo. Lors de sa troisième année à l’université en 1964, Lee pose sa candidature à l’élection du président du Comité des étudiants et la remporte. Cette année-là, Lee participe à la manifestation des étudiants contre la normalisation de la relation coréano-japonaises du président Park Chung-hee. Il est accusé d’avoir organisé l’insurrection et sera condamné à cinq ans de liberté surveillée et trois ans de réclusion par la Cour suprême de Corée. Il purge sa peine d'un peu moins de trois mois à la Prison de Seodaemun à Séoul[4].

Cette année-là, la manifestation pro-démocratique des étudiants atteint son sommet et l’hostilité du public contre la normalisation des relations coréano-japonaises, qui veulent accroître les liquidités pour le développement d’infrastructure, devient virulente. Lee Myung-Bak, ne craignant pas pour sa vie, et démontrant ses qualités naturelles de leader, prend la tête du cortège insurrectionnel en chantant "Dansons la Carmagnole, vive le son, vive le son, dansons la Carmagnole, vive le son du canon". Il sera condamné à purger une peine à la prison de Seodamun, et sera libéré le meme jour que Nelson Mandela[5],[6].

Lee se marie avec Kim Yun-ok (née en 1947) et ils ont trois filles et un fils. Lee se déclare chrétien et assume le rôle de doyen à l’église presbytérienne Somang à Séoul.

Carrière professionnelle

En 1965, Lee commence à travailler chez Hyundai (appelée alors Hyundai Construction, une moyenne entreprise peu connue) qui décroche le contrat de construction de l’autoroute Pattani-Narathiwat en Thaïlande. Ce projet de 5,2 million de dollars américains est le premier projet de construction à l’étranger de la Corée. Malgré son statut de nouvel employé, Lee est envoyé en Thaïlande pour participer à ce projet. La mission sera achevée avec succès en mars 1968. Lee rentre en Corée et se voit chargé d’une usine de machinerie lourde à Séoul[7].

C’est pendant les trois décennies au sein du groupe Hyundai qu’on lui donne son surnom « bulldozer ». Une fois, il démonte complètement un bulldozer pour étudier son mécanisme et comprendre pourquoi il ne cesse de tomber en panne. Il en profite pour deposer trois brevets internationaux et utilise le bulldozer pour creuser une piscine pour des enfants lepreux en Inde.

En 1988, il est nommé président de Hyundai Construction[8].

Peu de temps après l’achèvement réussi de l’autoroute Pattani-Narathiwat par Hyundai Construction, l’industrie de construction de la Corée se concentre à l’encouragement de la création de nouveaux marchés étrangers comme au Viêt Nam et au Moyen-Orient.

Suite à la baisse de la demande de constructions au Viêt Nam dans les années 60, Hyundai Construction porte son regard au Moyen-Orient et continue à engranger des projets internationaux d’une grande importance tels que l’Arab Shipbuilding & Repair Yard, le Diplomat Hotel au Bahreïn, et le projet du port industriel de Jubail en Arabie saoudite, aussi connu sous le nom de « la grande histoire du 20ème siècle ».

A cette époque, le montant de commandes reçues par la compagnie coréenne de construction dépasse 10 milliards de dollars américains, et cela contribue largement à surmonter les crises nationales telles que le choc pétrolier[9],[10].

Lorsqu’il a commencé à travailler chez Hyundai en 1965, l’entreprise comptait 90 employés. Au moment où il quitte sa fonction de président après 27 ans de travail, elle compte plus de 160 000 employés[11]

Il va ensuite jouer un rôle important dans la normalisation des relations entre la Corée du Sud et l’URSS. De plus, Lee établit des relations avec d’autres autorités étrangères, y compris Lee Kuan Yew, l’ancien premier ministre Singapourien, Hun Sen[12], le Premier ministre Cambodgien, Mahathir Mohamed, l’ancien premier ministre Malais, Jiang Zemin, l’ancien président Chinois, et Mikhaïl Gorbatchev, l’ancien président de l’Union Soviétique.

Après son départ de Hyundai, il décide d’entrer dans la vie politique. Des lors, Hyundai ne regagnera jamais la meme reputation.

Début de sa vie politique

En 1992, Lee effectue une transition du monde professionnel vers le monde politique. Lee est élu comme membre de la 14ème Assemblée nationale de la Corée. Pendant sa campagne, il motive ainsi sa candidature: « En regardant Mikhaïl Gorbatchev changer l’atmosphère de la scène internationale, je voulais savoir s’il y a quelque chose que je pouvais faire. »[13]

En 1996, après avoir été élu pour la seconde fois comme législateur à Séoul, on apprend qu’il a dépensé beaucoup d'argent pendant sa campagne. Il démissionne en 1998 après avoir été accusé de violation des lois électorales[14].

En 2002, Lee pose sa candidature pour l’ élection à la mairie de Séoul et remporte le suffrage. Pourtant, il est révélé qu’il a commencé sa campagne avant la date autorisée. Pendant son mandat de maire, il se fait essentiellement remarquer par la restauration de Cheonggyecheon, un canal qui traverse Séoul, et la construction de couloirs de bus.

Un des ses autres projets est la Forêt de Séoul, qui a eu un impact mineur sur la vie des habitants de Séoul.

Élection présidentielle sud-coréenne de 2007

Le 10 mai 2007, Lee déclare officiellement son intention de poser sa candidature pour l’élection primaire du Grand parti national. Le 20 août 2007, il remporte la victoire contre Park Geun-hye à l’élection primaire et devient le candidat du GPN pour l’élection présidentielle de 2007. Pendant la primaire, Lee est accusé d’avoir profité d'une spéculation illégale sur son terrain à Dogok-dong, un quartier très cher de Séoul[15].

En août 2007, les procureurs annoncent dans leur rapport provisoire : « Nous avons des soupçons sur la revendication du frère de Lee sur le terrain de Dogok-dong, mais n'avons pas réussi à prouver qui est le vrai propriétaire de ces biens. »[16]

Le 28 septembre 2007, le Parquet écarte officiellement les soupçons selon lesquels le terrain de Dogok-dong soit sous un nom emprunté et annonce : « Nous avons effectué toutes les enquêtes nécessaires incluant le suivi des traces depuis la vente du terrain et de l’historique d’appel, mais maintenant nous arrivons au bout de cette affaire. »[17]

En décembre 2007, quelques jours avant l’élection présidentielle, Lee annonce qu’il donnera tous ses biens à la société[18]. En janvier 2008, il n'a toujours rien fait a ce sujet.

Son but fixé est exprimé dans le « Plan 747 », qui vise 7% de croissance annuelle du PIB, 40 000 dollars américains de revenu par habitant, et 7ème place de l’économie mondiale. Un de ses plus importants programmes est le Grand Canal de Corée, reliant Pusan à Séoul, souhaitant amener le renouveau économique. Ses rivaux lui reprochent que le projet est peu réaliste et coûtera très cher pour être réalisé. D’autres s’inquiètent des effets secondaires comme l’impact sur l’environnement.

Annonçant la rupture avec son prédécesseur sur la Corée du Nord, Lee présente de nombreux projets qui n'aboutissent pas. Aujourd'hui, tous les canaux de communication entre les deux Corée sont rompus. De l'avis de nombreux observateurs politiques, la politique nord-coréenne de Lee est un échec. Les projets de 10 ans de 'Sunshine Policy' (politique de rapprochement avec la Corée du Nord) sont gravement compromis (Parc industriel de Kaesong, Parc de Geumgangsan)

Présidence

Lee serre la main du Président des Etats-Unis, George W. Bush à son arrivée au Camp David, Maryland, États-Unis, le 18 avril 2008.

Lee gagne l’élection présidentielle en décembre 2007 avec 48,7% de votes[19]. Mais le taux de participation n’a jamais été aussi bas pour une élection présidentielle en Corée du Sud[20]. Il prête serment en tant que président le 25 février 2008, faisant des voeux pour revitaliser l’économie, de renforcer les relations avec les Etats Unis et de régler le problème de la Corée du Nord[21] Plus précisément, Lee déclare qu’il continuera la campagne de la « Démocratie globale » et cherchera plus d’échanges coopératifs avec les voisins régionaux comme le Japon, la Chine et la Russie. En outre, il s’engage à renforcer les relations coréano-américaines et également à mettre en œuvre une politique plus rigoureuse en ce qui concerne la Corée du Nord, idées organisées sous le nom de « Doctrine MB ». Lee affirme qu’il veut restaurer une meilleure relation avec les États-Unis à travers un accent plus fort sur les solutions du marché libre[22],[23].

Deux mois après son investiture, le taux de popularité du Président Lee est de 28%[24] et en juin 2008, le taux arrive à 17%[25]. Bush et Lee discutent également la ratification de l’Accord de libre-échange entre la Corée du Sud et les États-Unis, alias KORUS FTA(Korea-U.S. Free Trade Agreement), qui fait face à l’opposition des législateurs dans les deux pays. Alors qu’il est attendu que l’accord du Président Lee lors du sommet coréano-américain de lever partiellement l’embargo sur l’importation de boeuf prévenant des États-Unis permettrait d’éliminer les obstacles dans l’approbation de l’Accord de libre-échange aux États-Unis[26], les Coréens expriment une hostilité extrême vis-à-vis d'une autorisation de la reprise d’importation de viande bovine.[27].

Le gouvernement coréen publie une déclaration d’avertissement annonçant que la violence des manifestants sera puni et que les mesures seront prises pour arrêter les affrontements entre la police et les manifestants. La plupart des Coréens souhaite manifester dans la rue contre l’importation de viande bovine américaine, selon un sondage Gallup pour le journal Chosun Ilbo.

La protestation continue pendant encore plus de 2 mois et l’objectif initial de la « Veille des chandelles » contre l’importation de boeuf des États-Unis est remplacé par d’autres manifestations, notamment contre les attaques directes contre la democratie que constituent ses nombreux projets de loi.

Comme le gouvernement a retrouvé plus de stabilité, le taux de popularité de l’administration Lee passe rapidement à 32,8%. Depuis la reprise des importations de viande américaine, de plus en plus de gens commencent à acheter de la viande bovine des États-Unis. Maintenant, c’est la deuxième plus grande part du marché coréen, derrière le boeuf australien[28],[29]

Aujourd'hui, au creux de la tourmente economique, les critiques contre Lee Myung-Bak se multiplient.

Politique nationale

Politique internationale

Le bilan international de Lee Myung-Bak est jusqu'à aujourd'hui très mince, et se résume essentiellement à un rapprochement net avec les Etats-Unis.

Concernant le Japon, Lee s'est attiré de nombreuses critiques pour avoir laissé empirer le problème concernant Dokdo (?).

Anecdotes (à supprimer ?)

Lors de sa jeunesse, Lee se distingua notamment lors d'un rassemblement anti-viande japonaise durant lequel il s'arrosa de soju (alcool traditionnel coréen à base de patate douce) et menaça de s'immoler par le feu si les bœufs de Kobé envahissaient les rayons des Kim's clubs. Sa téméraire action permit d'éviter le pire et sauva la Corée de la maladie de Parkinson que provoquent les bovins avariés de l'archipel nippon. Il a ete recemment photogafie en mangeant un grand hamburger de Wagyu( une sorte de boeuf japonais) a la plage alors qu'il a cree beaucoup de compassion nationale.

Références et notes

  1. 뉴스타운 - 선진한국 바른언론 ▒ 뉴스타운의 역사는 대한민국 인터넷신문의 역사입니다
  2. Lee Myung-bak overcomes poverty and challenges to demonstrate CEO style leadership. By Yongwhan Kim, Kyunghyang Times
  3. Special Report: Verifying Lee's Japanese birth. By Byeong-cheol Jeong
  4. Choice 2007 Lee Myung-bak By Yeong-nam Jeong
  5. [1]
  6. [2]
  7. Robert Koehler (Mar. 2008).Korea's CEO President Lee Myung-bak, Seoul Selection
  8. Robert Koehler (Mar. 2008) Korea's CEO President Lee Myung-bak, Seoul Selection
  9. [3]
  10. Robert Koehler (Mar. 2008)Korea's CEO President Lee Myung-bak, Seoul Selection
  11. New South Korean president — the right man at the right time By Blaine Harden, The Washington Post
  12. Cambodia could mediate-Xinhua
  13. Lee Myung-bak overcomes poverty and challenges to demonstrate CEO style leadership de Yongwhan Kim, Kyunghyang Times
  14. "Lee's ascent marked by persistence", The JoongAng Daily (English Edition) (2007-08-21). Retrieved on 11 January 2008.
  15. Chosun Ilbo (16 August 2007) "Lee Myung-bak and the Prosecution
  16. [4]
  17. [5]
  18. Lee Myung-bak announces he will donate ‘all of his assets’ to society
  19. Angus Reid page on South Korea
  20. "Lee wins South Korea's election", BBC News
  21. CNN (25 February 2008). "Lee becomes South Korean president"
  22. The Korea Times, President-Elect Vows Creative Diplomacy
  23. President Lee Myung-bak's Inaugural Address
  24. "Lee's decline in popularity", Hankyoreh (9 May 2008)
  25. "Lee's Approval Rating Plunges to 17%", KBS (4 June 2008)
  26. Riechmann, Deb (19 April 2008). "North Korea, trade top Bush talks with South Korean leader", Associated Press
  27. Chang, S (10 May 2008). "South Koreans protest U.S. beef as unsafe", MarketWatch
  28. http://www.cbs.co.kr/Nocut/Show.asp?IDX=949014
  29. http://news.chosun.com/site/data/html_dir/2008/09/22/2008092201638.html
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Lee Myung-bak ».

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