26e régiment de tirailleurs sénégalais
26e Régiment de Tirailleurs Sénégalais
Insigne régimentaire du 26e Bataillon de Marche de Tirailleurs Sénégalais.jpg

Insigne régimentaire du 26e Bataillon de Marche de Tirailleurs Sénégalais.

Période 25 avril 1940
Pays Drapeau de France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment de Tirailleurs Sénégalais
Rôle Infanterie
Guerres Seconde Guerre mondiale

Le 26e régiment de tirailleurs sénégalais (ou 26e RTS) est un régiment de l'armée française.

Sommaire

Création et différentes dénominations

  • 25 avril 1940: 26e Régiment de Tirailleurs Sénégalais


Colonels/chef-de-brigade


Historique des garnisons, combats et batailles du 26e RTS

Seconde Guerre mondiale

Article détaillé : Bataille de France.

Création du le 26e R.T.S. à partir du 12e R.T.S. le 25 avril 1940 sous les ordres du colonel Perretier.

Les premiers combats (12 au 15 juin 1940)

Le 10 mai 1940, mettant fin à la guerre de positions qui dure depuis le 3 septembre 1939, les Allemands passent à l'offensive et envahissent les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et le nord de la France.

En moins d'un mois, les grandes unités des alliés, à l’exception des forces françaises tenant les ouvrages de la ligne Maginot, sont anéanties ou contraintes de se replier, en livrant de durs combats retardateurs.

Le 12 juin au matin, la 8e D.L.I.C. n'est toujours pas en contact, mais l’ennemi a entamé sa progression au sud de la Seine. Partant de sa tête de pont de la forêt de Bizy, il a atteint Pacy-sur-Eure.

Avec la 84e Division d’Infanterie Nord Africaine, la 8e division légère d'infanterie coloniale constitue, aux ordres du Général Gransard, le Xe corps de l’armée de Paris du Général Héring. Son dispositif, le 12 juin, est le suivant :

  • Le R.I.C.M. du Colonel Avré, avec son 1er et son 2e bataillon, mêlée à des unités de la 84e D.I., fait face à l'ouest (en direction de Pacy-sur-Eure) et au nord (à hauteur de Bonnières, sur la Seine); le 3e bataillon est en réserve au sud.de de Mantes;
  • Le 26e R.T.S. du Colonel Perretier, avec deux bataillons, contrôle la rive sud de la Seine, entre Rolleboise et Epone ; le bataillon est à Rosny-sur-Seine, où il assure la liaison avec le R.I.C.M. ;
  • Un groupe du 9e R.A.D. est déployé au sud d’Epone ;
  • Le P.C. de la division est à Courgent.

La 2e D.I.M. est au sud de Pacy-sur-Eure, à gauche de la 8e D.L.I.C. ; la 64e D.I. doit se redéployer plus à l'est, car pour l'instant elle est imbriquée avec la division.

Pour là 8e D.L.I.C., cette journée du 12 est une journée de relatif répit. Une attaque d'infanterie et d'engins de-reconnaissance est stoppée à Chaufour par des unités de la 84e D.I.

Le Colonel Avré reçoit l'ordre de porter son régiment (à l'exception du 3e bataillon) sur l'Eure, entre Anet au nord et l'Avre au sud.

Le P.C. de la division se replie à Nogent-le-Roi.


Le 13 juin à l'aube, les Allemands attaquent en force entre l'Eure et là Seine, faisant effort en direction de Saint-Illiers. Le 78e G.R.D., le 3/R.I.C.M.et le 3/26e R.T.S., aux ordres du Colonel Perretier, opposent à l'ennemi une vive résistance, le contenant sur un front d'une dizaine de kilomètres aux lisières sud de la forêt de Rosny. Isolé, le 3/26e R.T.S.continue de résister jusqu'au soir, au prix de lourdes pertes, l'ordre de décrocher ne lui étant parvenu que tardivement. En effet, le corps d'armée a donné, dans l'après-midi, l'ordre à la 8e D.L.I.C. de s'aligner sur la 2e D.L.M. et la 84e D.I. (ligne Dreux, Saint-Léger-En-Yvelines).

Le 14 juin, dès midi à Anet et vers 17 heures sur la Vesgre les Allemands poursuivent leur action offensive. Des blindés coiffent vers 18 heures le pont d'Anet. Le R.I.C.M. contre-attaque et reprend le contrôle du pont. La bataille fait rage de part et d'autre de Houdan. A trois, kilomètres au nord-ouest, le village de La Haye, matraqué par l'artillerie est attaqué par l'infanterie; a quatre kilométrée, au nord-est les adversaires se battent à la grenade dans les rues de Richebourg. La Luftwaffe intervient, mitraillant les unités au contact et les harcelant sur leurs axes dé repli.

Débordée à l'ouest, menacée à l'est où la 84e D.I. n'arrive plus à se maintenir à sa hauteur, la 8e D.L.I.C. reçoit l'ordre de se replier et d’organiser une position défensive à une quinzaine de kilomètres au nord de Chartres, de Chateauneuf-en-Thymerais à Maintenon (exclu).

Le R.I.C.M. qui doit organiser des points d'appui de Châteauneuf à la RN 154 (route de Chartres à Dreux) va parcourir une cinquantaine de kilomètres pour parvenir à cette position. De son côté, le 26e R.T.S. doit s'installer dans le quadrilatère: Achères, Feucherolles, Bouglainval, Saint-Germain-la-Gâtine, après une étape de quarante kilomètres. Les deux régiments n'atteignent leurs nouveaux secteurs que le 15, en début d'après-midi.

Le 78e G.R.D. ralentit avec vigueur la progression ennemie. Aux prises aux ponts de Cherisy et de Mézières (sur l'Eure à l'est de Dreux) avec des détachements d'autos mitrailleuses et d’infanterie portée appuyés par des tirs d'artillerie et d'armes lourdes, les groupes de canons A:C de 25 mm et les pelotons qui assurent leur protection perdent leurs chevaux. Les cavaliers valides qui échappent à la capture, rejoignent avec leurs armes. Des camionnettes de la compagnie du train leur sont affectées et cet escadron léger motorisé va poursuivre la lutte, dès le 16, au sein du G.R.D.[1]

Les combats du (16 au 18 juin 1940)

La fin de la journée du 15 et la nuit sont consacrées a l'aménagement des P.A.. L'ennemi se manifeste mais n'entreprend aucune action de force. Le commandement ayant l'intention de se rétablir sur la rive sud de la Loire cherche à gagner des délais et espère se maintenir sur cette position intermédiaire au moins 24 heures.

La 8e D.L.I.C. est déployée sur un front de plus de 30 kilomètres ; son dispositif est le suivant :

  • sur la RN 10 (ancien tracé, actuellement D 906), à hauteur de Chartainvilliers, 2 encadrons motorisés du 78e G.R.D. ;
  • à Feucherolles, le 1/26e R.T.S., face au nord et nord-est ;
  • à Bouglainval,le 2/26e R.T.S., face au nord-est à l'est;
  • à Berchères-la-Maingot, le 3/26e R.T.S., en réserve ;
  • dans le triangle Chateauneuf, Saint-Sauveur, Chêne-Chenu, le R.I.C.M. organise : des P.A. pour interdire cet important nœud routier.

L’artillerie est réduite à 2 batteries de 155.C du V/296e R.A.I., le 9e R.A.D., pour des raisons inexpliquées, poursuivi son repli au-delà de Chartres.

Le terrain coupé et boisé est favorable aux infiltration. Une défensive efficace nécessiterait une infanterie plus nombreuse et des appuis- plus puissants.

Face à la division, opèrent des formations du 1er corps d’armée de la Wehrmacht, notamment la 1re division de cavalerie du Général Feldt.

L'ennemi a profité de la nuit pour préparer ses actions offensives de la journée du 16 juin.

À l’ouest, dès 7 heures, le R.I.C.M. est aux prises avec des éléments motorisés. Ses P.A. sont violemment bombardés, pendant que l'infanterie s'infiltre par les talwegs. À 10 heures, Châteauneuf, pris et repris est évacué, ses défenseurs ayant épuisé leurs munitions. Saint f-Sauveur assailli par des vagues successives tombe à son tour. Les unités délogées de leurs P.A. se rétablissent au sud de la route de Châteauneuf à Nogent-le-Roi. Vers 15 heures, Thimert est aux mains de l'ennemi et les combats font rage dans le bourg d’Ecublé.

En fin de journée, les Allemands tiennent solidement Châteauneuf et ont entamé les positions du R.I.C.M. , mais celui-ci les contient et ils ne peuvent exploiter leur succès de la mâtinée.

À l’ouest, vers 8 h 30, des éléments motorisés sont signalés, à Nogent-le-Roi et à Ormoy. Entre 9 et 10 heures, Maintenon, dont la défense n'est pas à la charge de la e D.L.I.C. est occupée par l’ennemi. Une grave menace de débordement par la RN 10 (actuelle D. 906) se dessine et le 78e G.R.D. ne pourra y faire face avec ses seuls moyens. Le repli prématuré de l'aile gauche de la 84e D.I., aux prises avec la 8e D.I. de la Wehrmacht, qui progresse sur la rive droite de l'Eure, accentue encore cette menace. Le Colonel Perretier, pour y parer, engage en direction de Chartainvilliers un détachement du 3/26e R.T.S., tandis que le 78e G.R.D. reçoit de la division l'ordre d'interdire les ponts de l'Eure des lisières sud de Maintenon à Saint-Prest. Aux ordres du Capitaine Aulagnier, commandant la 11e compagnie, le détachement du 3/26e R.T.S. est formé de cette unité renforcée d'une section de F.V., d'une section de mitrailleuses et de deux pièces de 25 de la 508e CDAC. Avant de franchir la RN 10 à l'ouest de Chartainvilliers, le détachement est cloué au sol par une violente réaction ennemie. La route est encombrée de réfugiés et les Allemands se sont glissés vers le sud dans cette cohue. Le terrain, est découvert et commandé par des bosquets, tenus par l'ennemi tout au long de l'Aqueduc de Maintenon. Les manœuvres pour tenter de déloger l'ennemi échouent et les pertes sont lourdes. Le Capitaine Aulagnier réussit à faire franchir la route nationale à ses sections et organise la résistance dans le village de Chartainvilliers, désert, mais bombardé par l'artillerie ennemie. Le détachement est coupé du régiment, avec lequel il n'a plus aucune liaison. Débordé et encerclé par le 402e bataillon cycliste de la 1re D.C., écrasé par les feux du II/77e R.A., de cette même division, le détachement Aulagnier tient pourtant jusque vers 18 heures, avant d’être totalement détruit. Sur les 140 hommes qu'il comptait en quittant Berchères-la-Maingot plus de la moitié sont tombés. Les autres étant capturés sur place ou dans les environs quelques heures plus tard. 56 corps seront relevés à Chartainvilliers et 22 à Saint-Piat, à 1 500 m mètres plus à l'est. Parmi ces morts, des tirailleurs dépouillés de leur plaque d’identité, abattus après leur capture où blessés graves restés sur place et achevés par les vainqueurs

Dès 10 heures, l'ennemi se concentre devant les P.A. de Feucherolles et une heure plus tard lance une première attaque. Les défenseurs des P.A., encerclés et assaillis par des vagues successives se défendent avec acharnement. La compagnie du Capitaine Allard, la plus-en pointe vers le nord-est, est-décimée. Le Capitaine est mortellement atteint, quelques agents de transmission, à pied ou à moto réussissent à maintenir, tant bien que mal, la liaison entre le bataillon et le régiment; la portée des postes radio étant insuffisante pour garder un contact par ce moyen. À 16 heures, le 1er bataillon cycliste de la 1re D.C., appuyé par les feux d'une batterie de 105 Bofors, lance un dernier assaut sur le saillant nord-est, en direction du carrefour central de Feucherolles.

La position est submergée et la compagnie Allard anéantie. Le Capitaine, le Lieutenant Sabatier, huit sous-officiers et soldats métropolitains, trente-deux sous-officiers et tirailleurs sont tombés. La plupart des blessés sont capturés. Des tirailleurs isolés tentent de rejoindre Bouglainval par les bois; ils y mourront ou y seront abattus. Bien des années après, on découvrira des corps et des armes dans ces bois. À l'ouest de Bouglainval, enlevé par l'ennemi après que Feucherolles ait succombé, le 2/26e R.T.S. résiste jusqu'à la tombée de la nuit.

Vers là fin de l'après-midi la 8e D.L.I.C. recevait l'ordre de décrocher et de se replier sur la ligne Brou, Dangeau, Bonneval (vallée de l'Ozanne), à 25 km au sud de Chartres.

Le 17, en fin de matinée, le R.I.C.M. a rejoint la position de l'Ozanne. Le 1er bataillon est à Unverre, le 2e à Yèvres et le 3e à Brou.

Le 26e R.T.S., dont certains éléments n'ont eu connaissance de l'ordre de repli qu’en fin de journée, décroche difficilement au cours de la nuit, harcelé par des tirs d'artillerie et talonné par des détachements légers de blindés et de motocyclistes. De petites colonnes filent vers le sud à marche forcée, laissant derrière elles ceux qui ne peuvent suivre ce train d'enfer.

Des éléments du 3e bataillon, qui s'est replié le dernier, sont ainsi capturés entre ErmenonviIle-la-Grande et Ermenonville-la-Petite, sans pouvoir opposer de résistance.

La 1re division Allemande de cavalerie a dépassé Chartres et dès le 17, à partir de 8 heures, a repris sa progression à l’ouest de la RN 10. La 8e division d’infanterie du 8e CA de la Wehrmacht pousse ses avant-gardes sur la RN 10 et atteint Bonneval dans la matinée.

L’armée a mis à la disposition de la 8e D.L.I.C. deux groupes de transport (les 129e et 132e GT, formés par le personnel mobilisé et les véhicules réquisitionnés de la Société des transports en commun de la région parisienne mais dans la confusion qui règne, ces GT qui doivent recueillir les unités en retraite sur leurs axes de repli ne seront en mesure de le faire que dans la matinée du 17. Ces désordres coûtent très cher aux unités de la division, qui subissant autant de pertes lors de ces mouvements qu'au cours des combats de la veille.

La division n'est pas encore en place sur la coupure de l'Ozanne, que vers 9 heures l'ordre lui parvient de poursuivre ses mouvements pour s'installer au sud de la Loire. Cette fois les GT peuvent enlever la plupart des unités et les acheminer rapidement à Amboise et à Chaumont-sur-Loire. Mais le 1/R.I.C.M., privé de véhicules, doit continuer à pied ; harcelé par l'ennemi, il ne sera récupéré que le lendemain à une dizaine de kilomètres au nord de la Loire, ayant parcouru, en une trentaine d'heures, 90 kilomètres pour échapper à ses poursuivants.

La 8e D.L.I.C. a subi des pertes sévères depuis le 11 juin. Le R.I.C.M. compte encore 1 500 hommes dont 60 officiers, mais le 26e R.T.S. n'en rassemble plus que 500. Des trois compagnies divisionnaires anti-chars l'une a disparu et les deux autres ont perdu tous leurs chevaux.

Le 9e R.A.D., aux prises avec des éléments motorisés et attaqué par la Luftwaffe, ne doit son salut qu'à son repli sur Tours au prix d'un parcours de 150 kilomètres, avec des chevaux et des mulets fourbus.

La journée du 18 juin est consacrée à la réorganisation dés unités, au ravitaillement et à l'aménagement de positions de défense sur la Loire. Le R.I.C.M. réduit, chacun de ses trois bataillons à 2 compagnies de F.V.et une C.A. Le 26e R.T.S. se réorganise en un unique bataillon de marche. Les deux groupes de transport restant jumelés à la division, le Général Gillier décide de les fractionner et de les adapter aux unités réorganisées, afin de motoriser la 8e D.L.I.C. Les pièces d'artillerie seront tirées et mises en batterie par des tracteurs. Les compagnies divisionnaires AC et les compagnies de mitrailleuses et d'engins régimentaires seront portées. Trente tonnes de munitions, notamment d'artillerie, récupérées sur un train abandonné près d'Amboise permettent de recompléter les dotations des unités. Un détachement, aux ordres du Chef de Bataillon Jarrin (300 chasseurs et 200 tirailleurs Tunisiens provenant de dépôts locaux), renforce l'infanterie de la division.

Des bruits courent que le Gouvernement Philippe Pétain a demandé à l'Allemagne les conditions d'un armistice.

Mais pour la 8e D.L.I.C. la lutte continue[1].

Les combats sur la Loire et l'ultime retraite

Au soir du 18 juin, les ponts d'Amboise et de Chaumont-sur-Loire sont détruits et la 8e D.L.I.C. est installée en position défensive sur la rive gauche de la Loire.

Le 3/R.I.C.M. assure la défense de l'agglomération d'Amboise, organisée autour du château et de ses abords, points hauts qui dominent le fleuve et les petites iles qui divisent son lit en plusieurs bras.

Le détachement Jarrin, à l'ouest d'Amboise a pour mission d'interdire les franchissements en aval et de maintenir la liaison avec la 2e D.L.M. en position à Montlouis.

Le 2/R.I.C.M., qui a franchi la Loire au pont de Chaumont-sur-Loire, assure provisoirement sa défense. Relevé par le 78e G.R.D. il. s'installe aux premières heures de la nuit du 18 au 19 à Chargé et à Attigny avec mission de s'opposer à tout franchissement en amont d'Amboise.

Le 1/R.I.C.M., épuisé par son repli de la veille et n’ayant franchi la Loire à Amboise qu’en fin de matinée, est placé en réserve dans le parc du château de la Croix où est installé le P.C. du régiment, à environ sept kilomètres au sud du fleuve.

Le 78e G.R.D. assure à Chaumont la couverture est du dispositif et la liaison avec la 84e D.I.

Le 26e R.T.S. s’installe en recueil à Bléré et à Civray-en-Touraine sur le Cher, à une douzaine de kilomètres au sud d'Amboise.

Le 296e R.A.L. avec son groupe de 155 C. et une batterie du 9e R.A.D. appui le R.I.C.M.

Les 51e et 508e C.D.A.C. sont à la disposition du R.I.C.M. et déployées avec les 2e et 3e bataillons.

En fin de journée du 18, l'ennemi (28e D.I. du 8e C.A.) atteint la rive droite de la Loire et commence à infiltrer des éléments légers à la pointe est de l’ile d'Amboise. Le bombardement de la ville et du Château, commencé dans l'après-midi, se poursuit tard dans la nuit.

Le 19, les Allemands attaquent vigoureusement; le commandement ennemi craignant qu'un franchissement de vive force à Tours soit suivi de longs combats de rues a décidé de faire effort sur Amboise, agglomération de moindre importance.

Dès 10 heures, le 2/R.I.C.M. est aux prises avec des éléments qui franchissent le fleuve sur des embarcations à moteur, entre Amboise et Chargé. D'autres franchissements par moyens discontinus sont imminents dans le quartier, du 3/R.I.C.M. ; le château et les autres points dominants sont matraqués par l'artillerie.

Dans la matinée, suite au fléchissement de la 84e D.I., menacée par des colonnes ennemies ayant franchi la coupure en amont, l'armée prescrit à la 8e D.L.I.C. de reporter, avant la nuit, son dispositif, sur la rive sud du Cher. L'axe de repli de la division s'infléchissant vers l'ouest, la manœuvre s'effectuera en pivotant autour d'Amboise, que le 3/R. I.C.M. reçoit l'ordre de tenir jusqu'au soir.

En fin d'après-midi le 1/R.I.C.M. et le 2/R.I.C.M., ce dernier n'ayant réussi à décrocher qu'au prix de fortes pertes, s'installent au sud du Cher entre Veretz (exclu) à 6 km de Tours, et Bléré (tenu par le 26e RTS). Très éprouvé le 2/R.I.C.M. est regroupé à Le Grais, quelques kilomètres au sud de la coupure, le 1/R.I.C.M. assurant seul la défense de la rive gauche du Cher.

Le détachement Jarrin s'est volatilisé ; seuls continuent le combat l'élément de tirailleurs tunisiens réduit à 110 hommes et une section de 30 chasseurs. Ils sont amalgamés au 26e R.T.S. pour éviter toute défaillance ultérieure ; ils se comporteront bien.

Le 3/R.I.C.M., pivot de la manœuvre, essaie en vain de décrocher au crépuscule ; seule la 10e compagnie y parvient, les autres scindées en petits éléments enveloppés dans la ville sont détruits après une ultime résistance.

Les ponts sur le Cher sautent entre minuit et deux heures.

Dans ces combats du 19 juin, le R.I.C.M. a payé un lourd tribut et compte plus de six cents tués, blessés et disparus.

Le 20 juin, dès six heures l'ennemi se manifeste sur la rive droite du Cher. Les positions de la division sont soumises à de violents bombardements, notamment de 14 à 15 heures. Bien approvisionnée en munitions, grâce au train saisi l'avant veille, ayant eu le temps de se déployer dans de bonnes conditions, l'artillerie divisionnaire riposte vigoureusement et aucun élément ennemi ne parvient à franchir le Cher. De 15 à 18 heures une trêve intervient, probablement pour permettre le passage, prévu à Tours, des plénipotentiaires chargés des pourparlers d’armistice.


Entre temps, est parvenu; l'ordre de repli sur Indre, puis sur l’Esves entre La Haye-Descartes et Ligueil. Ces mouvements, s'effectuent sans difficulté, les unités de combat et d'appui étant main tenant bien adaptées à leurs rames de transport, et le 78e G.R.D. assurant toujours aussi efficacement leur couverture.

Dès le début de l'après-midi du 21 juin, les combats reprennent sur l'Esves. Après une défense pied à pied de Ligueil, occupée par l'ennemi vers 16h30, le 26e R.T.S. se replie sur Neuilly-le-Brignon. Vers 19 heures, le RICM en mouvement près de La Haye-Descartes se heurte à une colonne motorisée allemande. Au cours d'une brève mais énergique contre-attaque, que conduit le Colonel Avré en personne, la colonne ennemie est scindée en deux et sa pointe d'avant-garde capturée (l’officier et 25 hommes se rendent avec leurs engins).

Des ordres de repli successifs entraînent la 8ee D.L.I.C. aux portes d'Angoulême où elle se présente le 24 juin au matin. Elle est maintenant, totalement isolée, sans liaison avec la 2e D.L.M. qui s'est retirée plus à l'ouest, ni avec la 84e D.I. Elle a bien du mal à se dégager du guet-apens où elle est engagée; en effet Angoulême, déclarée ville ouverte, est en fait occupée par des éléments ennemie infiltrée, qui ont obtenu la capitulation de la garnison sans combat.

Quand l’ordre de cesser le feu lui parvient, la 8e D.L.I.C. a réussi à se rétablir sur la rive gauche de la Dordogne, au nord de Montbazillac, toujours prête à faire face.

Ainsi se termine cette malheureuse campagne de deux semaines[1].

De 1945 à nos jours

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment

Le 10 mai 1940, mettant fin à la guerre de positions qui dure depuis le 3 septembre 1939, les Allemands passent à l’offensive et envahissent les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg et le nord de la France.
En moins d’un mois, les grandes unités des alliés, à 1’exception des forces françaises tenant les ouvrages de la ligne Maginot, sont anéanties ou contraintes de se replier, en livrant de durs combats retardateurs. Pour tenter de rétablir une situation, que bien des responsables politiques et militaires jugent désespérée, le haut commandement français engage dans la bataille des divisons formées en toute hâte.
C'est dans ces circonstances que vont se dérouler le 16 juin 1940 sur le territoire de la commune de Chartainvilliers de terribles combats qui verront succomber 56 soldats du 26e Régiment de Tirailleurs Sénégalais. Une stèle, dans le carré des monuments aux Morts du village, rappelle le sacrifice de ces hommes[1].

Drapeau


Décorations


Devise


Insigne

Ancre chargée d’un dragon vert transpercé par une sagaie.

Personnalités ayant servi au 26e RTS

Sources et Bibliographie


Notes et références

  1. a, b, c et d Document remis lors de la commémoration du 50e anniversaire des combats de Chartainvilliers 23/06/1990

Voir aussi

Liens internes

Liens externes


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