Bataille de la bicoque

Bataille de la Bicoque

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Bataille de la Bicoque
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Informations générales
Date 27 avril 1522
Lieu Jardins de la Bicoque, au nord de Milan
Issue Victoire espagnole
Belligérants
France
République de Venise
Saint Empire
Espagne
États pontificaux
Duché de Milan
Commandants
Odet de Foix Prospero Colonna
Forces en présence
19 à 31 000 hommes 7 000 hommes
Pertes
4 000 hommes
192 Gendarmes
légères
Sixième guerre d'Italie
Batailles
Pampelune — Noain — Mézières — Tournai — La Bicoque — Gênes — Sesia — Marseille — Pavie

La bataille de la Bicoque[1] (27 avril 1522), du nom d'un lieu-dit appelé Bicocca [2] à 5 km au nord du centre de Milan, est une bataille où s'affrontèrent les armées de François Ier, parti à la reconquête du Milanais, et celles de Charles Quint. Un corps expéditionnaire franco-vénitien commandé par le vicomte de Lautrec est tenu en échec par les armées des Impériaux et des États pontificaux commandées par Prospero Colonna. Lautrec, ayant perdu une grande partie de son infanterie, est contraint de se replier en Lombardie, laissant les Impériaux maîtres du Duché de Milan.

Pris de vitesse par les Impériaux à la fin de 1521 et dissuadé par là-même de marcher directement sur Milan, Lautrec avait regroupé ses forces pour tenter de couper les lignes de communication de Colonna. Mais les mercenaires suisses au service des Français, n'ayant pas perçu leur solde, exigèrent l'affrontement immédiat, et Lautrec fut ainsi contraint d'attaquer les positions retranchées de Colonna sur le champ de La Bicoque, au nord de Milan. Les piquiers suisses marchaient à travers champs sous un tir d'artillerie nourri en directions des positions ennemies lorsqu'ils tombèrent sur un chemin inondé surplombé d'un glacis. Déjà en partie décimés par les tirs des arquebusiers espagnols, les Suisses durent se replier. Entre temps, une charge de la cavalerie française censée déborder l'aile de Colonna se soldait par un fiasco. Les Suisses, abandonnant la campagne d'invasion, s'en retournèrent dans leurs cantons quelques jours plus tard, tandis que Lautrec dut se replier avec les débris de son armée en territoire vénitien.

Cette bataille marque la fin de la domination des fantassins suisses sur les champs de bataille des Guerres d'Italie, avec la progression de colonnes compactes de piquiers privées de tirs d'appui. Elle marque aussi le début d'une série d’engagements où le rôle des armes à feu sur le champ de bataille devient décisif.

Sommaire

Prélude

Au début de la guerre en 1521, l’empereur Charles Quint et le pape Léon X tournent leurs forces contre le Duché de Milan, principale possession française en Lombardie : une puissante armée des États Pontificaux, menée par le marquis de Mantoue, renforcée de troupes espagnoles venues de Naples et de contingents plus modestes d'Italiens, se concentre près de Mantoue[3].

Situation politique de l'Italie : les duchés de Savoie et de Milan sont sous domination française, et la République de Venise s'est alliée à la France. L'Autriche et le Royaume de Naples sont aux Impériaux, alliés aux Etats Pontificaux. La république de Florence et les autres états changent régulièrement de camp.

Les forces souabes dépêchées en Italie par Charles Quint traversent le territoire vénitien par le sud, près de Valeggio, sans rencontrer d'opposition ; ces forces combinées, dont Prospero Colonna prend le commandement, pénètrent ensuite en territoire français[4]. Dans les mois qui suivirent, Colonna mène une tactique de guérilla sporadique contre le général français, le vicomte de Lautrec, mettant le siège devant quelques villes tout en esquivant les combats en bataille rangée.

À l’automne 1521, Lautrec, qui entreprenait la construction d'une ligne défensive entre l’Adda et Crémone, commença à souffrir de fortes désertions, particulièrement parmi les mercenaires suisses[5]. Colonna saisit l'occasion et, s'avançant au pied des Alpes, franchit l’Adda à Vaprio ; Lautrec, manquant d’infanterie et considérant que la campagne militaire de l'année en cours était terminée, se replia sur Milan[6]. Colonna, cependant, n'avait aucunement l'intention de renoncer à l'avance qu'il avait prise. Dans la nuit du 23 novembre, il attaqua la ville par surprise, débordant les défenseurs vénitiens qui gardaient les remparts. Après quelques combats de rues désespérés, Lautrec se replia sur Crémone avec 12 000 hommes[7].

Au mois de janvier suivant, les Français avaient perdu Alexandrie, Pavie, et Côme ; et François II Sforza, commandant des renforts venus d'Allemagne, avait su éviter l'armée vénitienne à Bergame, parvenant ainsi à faire sa jonction avec Colonna à Milan[8]. Lautrec, entretemps, avait réussi à obtenir le renfort de 16 000 piquiers suisses de relève et de quelques contingents vénitiens, ainsi que des compagnies françaises commandées par Thomas de Foix-Lescun et Pedro Navarro ; il s'était encore assuré les services du condottiere Jean des Bandes Noires[9]. Les Français commencèrent par attaquer Novare et Pavie, espérant ainsi attirer Colonna dans une bataille rangée[10]. Colonna quitta Milan pour aller se barricader dans le monastère de Certosa au sud de la ville. Considérant que ce nouveau fort était trop difficile à prendre, Lautrec préféra s’en prendre aux lignes de ravitaillement de Colonna en contrôlant le territoire par des chevauchées entre Milan et Monza, barrant les communications terrestres du Milanais avec les Alpes[11].

Mais Lautrec dut alors faire face à l'intransigeance des mercenaires suisses, qui formaient l'essentiel du contingent de l'armée française : ils se plaignaient de ne pas avoir reçu de solde depuis leur arrivée en Lombardie. Les capitaines suisses, représentés par Albert von Stein, exigèrent de Lautrec qu'on attaque sans retard l’armée impériale, faute de quoi les mercenaires abandonneraient leur poste et s’en retourneraient vers leurs cantons. Lautrec se résolut à regret à faire marcher ses troupes vers le Sud, en direction de Milan[12].

La bataille

Plan de la bataille. Les mouvements des troupes de Lautrec sont marqués en bleu ; ceux des Impériaux, commandés par Colonna, en rouge.

Ordre des troupes

Pendant ce temps, Colonna avait déplacé ses troupes dans un nouveau camp formidablement retranché : les jardins du manoir de La Bicoque, à environ 6 km au nord de Milan. Ces jardins se trouvaient à l'abri d'une grande étendue marécageuse du côté ouest, et barraient la principale route vers Milan à l’est ; or un grand fossé boueux avait été creusé le long de cette route, qu'on ne pouvait franchir que par un seul pont en pierre, situé à quelque distance au sud des jardins. Le nord était bordé par une route en déblai ; Colonna en fit abaisser encore l'assise, et fit dresser une levée en terre côté sud. L’artillerie impériale, mise en batterie sur des plates-formes en débord de cette levée, pouvait à loisir balayer le glacis au nord, de même qu'une partie de la route elle-même[13]. Tout le côté nord des jardins faisait moins de 500 m en longueur, ce qui permettait à Colonna d'y disposer ses troupes en rangs compacts. Juste en contrebas des ramparts, quatre rangs d’arquebusiers espagnols, commandés par Fernando de Àvalos, avaient pris position ; ils étaient appuyés par des piquiers espagnols et des lansquenets souabes commandés par Georg von Frundsberg[14]. Le gros de la cavalerie impériale se tenait à l'extrémité sud des jardins, loin en arrière de l'infanterie ; un corps de cavalerie à part tenait le pont au sud-est[15].

Au soir du 26 avril, Lautrec dépêcha en éclaireurs 400 chevaliers sous les ordres du Sieur de Pontdormy reconnaître les positions ennemies. La patrouille signala que la position était barrée par des fossés inondés et était inexpugnable de ce côté, informations qui ne dissuadèrent cependant pas les capitaines suisses[16]. Colonna, averti de l'arrivée des Français, dépêcha des messagers vers Milan pour demander des renforts ; Francesco Sforza rallia le camp au matin suivant avec 6 400 hommes, faisant sa jonction avec la cavalerie près du pont au sud du camp de Colonna[17].

À l'aube du 27 avril, Lautrec lança l’attaque. Les Bandes Noires dispersèrent par une charge d’aile les piquets espagnols, dégageant le terrain devant les positions ennemies. Le front des troupes d'assaut était mené par deux colonnes de fantassins suisses, d'environ 4 000 à 7 000 hommes chacune, appuyées par de l’artillerie de campagne ; ces colonnes devaient s'emparer directement du rempart nord du camp impérial[18]. Lescun, entretemps, dirigeait ses chevaliers droit sur la route de Milan en chevauchant à l'est des jardins, pour s'emparer du pont et prendre le camp à revers[19]. Le reste de l'armée française, et notamment l'infanterie, le gros des chevaliers, et le reste des bataillons suisses, se déployait loin en arrière des deux premières colonnes d'assaut ; il y avait même une troisième ligne, composée des contingents vénitiens commandés par Francesco Maria della Rovere, duc d’Urbin[20].

L'assaut des colonnes suisses

Le commandement des colonnes d'assaut suisses échut à Anne de Montmorency. Alors que les colonnes progressaient vers les remparts, il leur ordonna de faire halte pour attendre que l’artillerie bombarde les lignes de défense, mais elles refusèrent d'obéir[21]. Sans doute les capitaines suisses doutaient-ils de l'efficacité des tirs sur des levées en terre ; l’historien Charles Oman signale l'opinion des témoins français de la bataille, selon laquelle « ils étaient en proie à une rage aveugle et à une confiance excessive[22]. » Quoi qu'il en soit, les Suisses furent rapidement en vue des positions de Colonna, laissant l’artillerie d’appui loin en arrière. Il y avait d'ailleurs apparemment une certaine émulation entre les deux bataillons mercenaires, car l'un, commandé par Arnold Winkelried d’Unterwald, était formé de contingents des cantons ruraux, tandis que celui d’Albert von Stein était formé de contingents de Berne et d'autres villes[22]. Bientôt, les Suisses furent à portée de l’artillerie impériale. N'ayant aucun endroit pour se mettre à couvert, ils essuyèrent de lourdes pertes : selon Oman, près d'un millier d'hommes furent fauchés par les tirs[23].

Anne de Montmorency, peint par Jean Clouet (vers 1530). Montmorency, qui commandait l'assaut, fut le seul Français survivant de ce raid.

Les Suisses tombèrent finalement sur l'obstacle annoncé par les éclaireurs français : la route trop profondément enfoncée par rapport au terrain naturel et la hauteur des levées en terres (trop haute pour la longueur des piques) mirent un terme à leur progression. En tentant de rejoindre la route, les mercenaires essuyèrent de nouvelles pertes, par le feu des arquebusiers du capitaine d'Avalos[24]. Néanmoins, les Suisses menèrent une série d'assauts desespérés pour ouvrir une brèche dans les rangs des Impériaux. Quelques hommes parvinrent à se hisser en haut de la levée, pour se trouver aux prises avec les lansquenets, qui débouchaient de derrière les arquebusiers. Il semble que l'un des capitaines suisses ait été tué par von Frundsberg en combat singulier ; et les Suisses, ne parvenant à reformer leurs rangs en crête des remparts, furent repoussés à bas des fossés[25]. Après une demi-heure de tentatives infructueuses pour rejoindre la crête des remparts, les débris des colonnes suisses se replièrent sur les lignes françaises, laissant 3 000 morts (dont vingt-deux officiers, parmi lesquels Winkelried et Albert von Stein) sur le glacis et en contrebas des remparts[26]. De tous les nobles français qui avaient accompagné l'assaut, seul Montmorency survécut[27].

Dénouement

Lescun, qui commandait 400 gens d'arme, avait atteint pendant ce temps le pont au sud des jardins , en avait forcé le passage, faisant irruption dans le camp des Impériaux[28]. Colonna fit face en détachant un corps de cavalerie commandé par Antonio de Leiva pour stopper la progression ennemie, tandis que Francesco Sforza faisait marche vers le pont pour en barrer l'accès et enfermer Lescun. Pontdormy lâcha prise sur les troupes milanaises, pour permettre à Lescun de se libérer du piège qui se préparait ; ainsi la cavalerie française put rebrousser chemin et rejoindre le gros de l'armée[29].

Malgré les appels de d'Avalos et de plusieurs autres officiers, Colonna refusa d'ordonner l'assaut général, en considérant que l'essentiel des troupes de Lautrec (et notamment toute sa cavalerie) était encore intact. Colonna jugeait d'ailleurs que les Français avaient déjà perdu la partie, et ne tarderaient pas à se replier ; c’était aussi l’avis de von Frundsberg[30]. Néanmoins, quelques cavaliers espagnols, appuyés par des arquebusiers, essayèrent de harceler les troupes suisses qui se repliaient, mais ils durent lâcher prise, battus par les Bandes Noires de Jean de Médicis, chargées de couvrir le repli de l'artillerie française[31].

La décision de Colonna s'avéra justifiée : les Suisses abandonnèrent l'idée de reprendre le combat, et levèrent le camp le 30 avril. Lautrec, estimant que la faiblesse de l'infanterie restante ne lui permettait plus de poursuivre sa campagne de reconquête, se replia à l'est en territoire vénitien, franchissant l’Adda pour faire halte à Trezzo[32]. Parvenu à Crémone, Lautrec confia le commandement de l'armée française à Lescun, et partit sans escorte pour Lyon faire son rapport à François Ier[33].

Conséquences

Le départ de Lautrec annonçait l'effondrement des positions françaises en Italie du Nord. Colonna et d'Avalos, libérés de la menace française, marchèrent sur Gênes, dont ils s'mparèrent après un bref siège[34]. Lescun, lorsqu'il apprit la chute de Gênes, négocia avec Francesco Sforza pour que le reste des forces françaises puisse repasser sans encombres les Alpes, en échange de la reddition du Castello Sforzesco à Milan, encore aux mains des Français[35]. Les Vénitiens, gouvernés par le nouveau Doge Andrea Gritti, ne souhaitaient pas poursuivre la guerre ; en juillet 1523, Gritti conclut le Traité de Worms par lequel Charles Quint accordait la paix à la République[36]. Les Français feront diverses tentatives jusqu'en 1525 pour reconquérir le Milanais, mais sans y parvenir ; les termes du Traité de Madrid, que François Ier sera contraint de signer après la défaite de Pavie, laisseront l'Italie aux mains de l’empereur.

Un autre aspect de la bataille est le nouveau comportement au feu des mercenaires suisses. Guichardin écrit à ce propos :

« Ils se retirèrent dans leurs montagnes diminués non seulement en nombre, mais plus encore en audace ; car il est certain que les pertes qu'ils déplorèrent à La Bicoque les affectèrent à tel point qu'ils se départirent du courage qu'on leur enviait[37]. »

Si les mercenaires suisses continuèrent à participer aux Guerres d'Italie, ils n'avaient plus l'audace de lancer des attaques frontales comme ils l'avaient fait à Novare en 1513 ou à Marignan en 1515 ; leur comportement pendant la Bataille de Pavie en 1525 devait même suprendre par son peu d’initiative[38].

Plus généralement, cette bataille a montré le rôle désormais décisif des armes à feu sur les champs de bataille[39] : Bien qu'il faille attendre la bataille de la Sesia deux ans plus tard pour voir les pleines possibilités de l’arquebuse (les arquebusiers y défirent un assaut de cavalerie lourde en bataille rangée), cette arme devint dès lors l'équipement sine qua non de toute armée. Les piquiers conservent un rôle essentiel, mais non supérieur à celui des arquebusiers ; plus tard, ces deux types de fantassins seront combinés pour former les régiments de tercios, qui survivront jusqu'à l'avènement de la baïonnette à la fin du XVIIe siècle[40]. La doctrine offensive des Suisses (un choc de piquiers appuyé par des tirs de flanc) est obsolescente : et même, à plus long terme, on observe au cours du siècle à venir que la doctrine de l'attaque est supplantée par la stratégie défensive ; la combinaison de l'arquebuse et de la trace italienne transforme les assauts frontaux sur les positions fortifiées en véritables massacres. Il n'y aura plus d'attaque de ce type jusqu'à la fin des guerres d'Italie[41].

Conséquence de cet événement, le mot « bicoca » (signifiant « maison délabrée ») passa à l'espagnol[42] et au français.

Notes et références

  1. À ne pas confondre avec la bataille de Novare du 23 mars 1849, appelée battaglia della Biccoca du nom d'un lieu-dit et où le maréchal autrichien Radetzky battit les Sardes.
  2. Le terme italien Bicocca signifie : « petit château établit sur une hauteur ». En français ce terme est devenu péjoratif.
  3. Oman, Art of War, 174.
  4. Oman, Art of War, 174–175. L’incapacité apparente des Vénitiens à interdire le passage à l’ennemi à travers leur propre territoire devait par la suite susciter la colère des Français.
  5. Oman, Art of War, 175. Oman cite des sources contemporaines qui font état de seulement 4 000 Suisses encore à leur poste pour un recrutement initial de 20 000.
  6. Oman, Art of War, 175–176.
  7. Oman, Art of War, 176. Les forces restantes de Lautrec se composaient de 5 500 Français et de 6 400 Vénitiens.
  8. Oman, Art of War, 176. Seule Côme fut réellement assiégée par les Impériaux ; les deux autres villes s'étaient à vrai dire soulevées contre l’occupant français et avaient chassé les gardes hors de la ville.
  9. Oman, Art of War, 176. Jean, qui était encore récemment au service des États Pontificaux, avait dénoncé son contrat (sa condotta) au motif qu’il ne s'était engagé qu’avec le précédent pape, Léon X, et non avec son successeur, Adrien VI.
  10. Hackett, Francis the First, 249; Oman, Art of War, 176–177.
  11. Oman, Art of War, 176–177.
  12. Arfaioli, Black Bands, 10; Hackett, Francis the First, 249; Oman, Art of War, 177–178.
  13. Hall, Weapons and Warfare, 175; Oman, Art of War, 178–179. Oman signale que les descriptions du glacis au nord des jardins diffère d'une source à l'autre, certaines évoquant une route en déblai tandis que d’autres parlent d’un fossé.
  14. Oman, Art of War, 178–179; Taylor, Art of War, 51–52.
  15. Oman, Art of War, 179; Taylor, Art of War, 125. Oman pense que d'Avalos et les autres capitaines espagnols gardaient en mémoire le fiasco qui avait résulté de la précipitation des chevaliers à la bataille de Ravenne dix ans plus tôt, et avaient adopté cette disposition pour se prémunir d'une répétition.
  16. Oman, Art of War, 179.
  17. Oman, Art of War, 179. Ces contingents de Milanais consistaient en 400 chevalier et 6 000 fantassins. Oman décrits des hommes en uniforme, et pense qu'il s'agissait essentiellement des milices urbaines.
  18. Arfaioli, Black Bands, 11; Hall, Weapons and Warfare, 175; Oman, Art of War, 179–180. Arfaioli estime le contingent des colonnes suisses à 7 000, Oman à 4 000. Hall et Oman indiquent que les sapeurs commandés par Pedro Navarro accompagnaient les Suisses, pour permettre la mise en batterie de l’artillerie.
  19. Oman, Art of War, 180. Pontdormy couvrait Lescun avec un escadron distinct pour interdire toute attaque de flanc.
  20. Oman, Art of War, 180–181. Les rangs des Vénitiens se tenaient un peu à droite du gros de l'armée française, et faisait face au côté ouest du camp impérial, séparé par des marécages.
  21. Oman, Art of War, 180; Taylor, Art of War, 126.
  22. a  et b Oman, Art of War, 180.
  23. Oman, Art of War, 180–181.
  24. Hall, Weapons and Warfare, 175; Oman, Art of War, 181. Oman indique que « tous les enseignes furent abattus, et que les trois ou quatre premiers rangs furent fauchés ».
  25. Hall, Weapons and Warfare, 175; Oman, Art of War, 182. Arnold Winkelried et Albert von Stein sont tous deux cités comme les ennemis de Frundsberg par les sources d'époque. Oman pense que les hauts-faits de Winkelried sont à l'origine de la légende de Arnold von Winkelried.
  26. Hackett, Francis the First, 250; Oman, Art of War, 182.
  27. Oman, Art of War, 182. Montmorency grièvement blessé, dut être tiré hors de la route en déblai.
  28. Oman, Art of War, 182.
  29. Oman, Art of War, 182–183. Oman observe que l’engagement entre Pontdormy et Sforza n'est mentionné que par une seule source contemporaine.
  30. Oman, Art of War, 183. Selon des chroniqueurs d'époque, la réticence de Frundsberg s'expliquerait par le fait que les lansquenets auraient revendiqué une double solde dans l'hypothèse d'un nouveau choc, mais Oman juge l'histoire improbable.
  31. Oman, Art of War, 183.
  32. Oman, Art of War, 183–184.
  33. Hackett, Francis the First, 250; Oman, Art of War, 184. Lautrec blâma lebaron de Semblançay, trésorier, pour n'avoir pas versé les subsides permettant de payer les mercenaires suisses ; accusation qui déboucha sur un scandale lorsque Semblançay révéla que l'argent avait été confisqué par Louise de Savoie, la mère du roi
  34. Oman, Art of War, 186. Pedro Navarro, fait prisonnier à Gênes, resta emprisonné trois ans à Naples en châtiment de son renversement d'alliance.
  35. Oman, Art of War, 186.
  36. Guichardi, Histoire d’Italie, 335; Norwich, History of Venice, 439; Oman, Art of War, 186.
  37. Oman, Art of War, 184.
  38. Hall, Weapons and Warfare, 175; Oman, Art of War, 184–185.
  39. Arfaioli, Black Bands, 10–11; Oman, Art of War, 185; Taylor, Art of War, 51.
  40. Taylor, Art of War, 53–54, 57–58.
  41. Arfaioli, Black Bands, 11; Oman, Art of War, 185.
  42. Real Academia Española, Diccionario de la lengua española, 22nd ed. (Madrid: Espasa Calpe, 2001), s.v. "bicoca."

Bibliographie

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Battle of Bicocca ».

Guerres d’Italie

En français

En anglais

  • Arfaioli, Maurizio. The Black Bands of Giovanni: Infantry and Diplomacy During the Italian Wars (1526–1528). Pisa: Pisa University Press, Edizioni Plus, 2005. ISBN 88-8492-231-3.
  • Black, Jeremy. "Dynasty Forged by Fire." MHQ: The Quarterly Journal of Military History 18, no. 3 (Spring 2006): 34–43. (ISSN 1040-5992).
  • Blockmans, Wim. Emperor Charles V, 1500–1558. Translated by Isola van den Hoven-Vardon. New York: Oxford University Press, 2002. ISBN 0-340-73110-9.
  • Hackett, Francis. Francis the First. Garden City, New York: Doubleday, Doran & Co., 1937.
  • Hall, Bert. Weapons and Warfare in Renaissance Europe: Gunpowder, Technology, and Tactics. Baltimore: Johns Hopkins University Press, 1997. ISBN 0-8018-5531-4.
  • Norwich, John Julius. A History of Venice. New York: Vintage Books, 1989. ISBN 0-679-72197-5.
  • Oman, Charles. A History of the Art of War in the Sixteenth Century. London: Methuen & Co., 1937.
  • Taylor, Frederick Lewis. The Art of War in Italy, 1494–1529. Westport, Conn.: Greenwood Press, 1973. ISBN 0-8371-5025-6.
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