Badicides

Zirides

Les Zirides (arabe : الزيريون ou al-zīrīyūn ; بنو زيري ou banū zīrī) ou Sinhâja[1] (الصنهاجيون ou al-ṣinhājīyūn) sont une dynastie berbère régnant sur l'Ifriqiya à partir de 973, d'abord au nom des Fatimides, jusqu'à être affaiblis par les Hilaliens et finalement remplacés par les Almohades en 1127.

Extension maximale du territoire ziride à la fin du règne d'Al-Mansur ben Bologhin (995).[réf. nécessaire]

En 1014/1015, les Zirides se divisent en deux lignées : Les Hammadides fondés par Hammad ibn Bologhin au Maghreb et ceux qui sont parfois appelés Badicides[2] du nom de Badis qui continue la lignée directe.

Les Zirides étendent leur influence en Andalousie, après la chute du pouvoir des Omeyyades de Cordoue. Une branche de la famille y fonde le royaume de Grenade et fait de cette ville leur capitale[3]. En 1090, les Almoravides y prennent le pouvoir et réunifient les royaumes de taïfas[4]

En Afrique, la division des Zirides, la rupture avec les Fatimides et l'arrivée des Hilaliens et les alliances néfastes qu'elle provoque, font que les Zirides et les Hammadides sont finalement remplacés par les Almohades en 1127.

Sommaire

Émergence

Grande mosquée de Mahdia en Tunisie construite par les Fatimides, la ville de Mahdia devenant le siège des Zirides.

Au début du Xe siècle, Ziri ibn Menad est un vassal des Fatimides chiites après avoir prouvé sa bravoure en luttant contre les tribus kharidjites (Maghraouas, Banou Ifren, etc.) qui se révoltaient contre le pouvoir fatimide. Il fonde alors la vile d’Achir pour s’assurer d’une retraite en cas de revers[5]. Après la mort de leur leader Abu Yazid en août 947[6], Ziri écrase les Maghraouas. Ibn El-Kheir, émir des Maghraouas, se suicide pendant le combat. Il est remplacé par son fils[7]. L'historien Ibn Khaldoun au XIVe siècle, dira que « plusieurs siècles après on voyait encore les ossements des morts répandus sur le champ de bataille[7] ». Toutes les têtes des émirs berbères furent envoyées au calife fatimide Al-Muizz li-Dîn Allah qui se réjouit de sa victoire. Au contraire, Al-Hakam Ier, souverain omeyyade de Cordoue et rival du calife fatimide, constatait que son autorité venait d'être touchée[7]. Après cette victoire, le fils de Ziri, Bologhine ibn Ziri, fonde avec l'autorisation de son père trois villes dont Médéa et Miliana après avoir chassé les Zénètes[5]. Il reconstruit également Icosium (actuelle Alger)[5] en fortifiant et agrandissant le site occupé par les Beni Mezghenna et la nomma El-Djazair Beni Mezghenna[8],[9] « îles des Banû Mezghenna. » en 960.

La casbah d'Alger fondée par Bologhine ibn Ziri et classée par l'Unesco

Cependant la guerre entre les Zirides et les Maghraouas continue. Ziri attaque les Zénètes qui résident dans le Zab fief de Dja`far ibn `Ali[10]. Lorsque le calife fatimide décide de transférer son siège au Caire, il invite Dja`far ibn `Ali à gouverner l'Ifriqiya en son nom. Mais ce dernier, craignant une manœuvre contre lui, s'enfuit et change de camp pour s'allier avec les Maghraouas, et les Omeyyades de Cordoue qui les soutiennent. Du coup, Ziri ibn Menad décide de mater cette révolte mais il est vaincu et tué en 971 dans une bataille contre les Maghraouas[11] sa tête est amenée à Cordoue au calife omeyyade Al-Hakam al-Mustansir[12]. En 1013, quand les Berbères, assiègent Cordoue et renversent le calife omeyyade et pille la ville, leur chef, le Ziride Zawi, enlève la tête de son père de l’endroit où le calife Al-Hakam al-Mustansir l’avait fait placer[13].

Autonomie

En 973, le calife fatimide Al-Muizz li-Dîn Allah désigne Bologhin fils de Ziri comme gouverneur du Maghreb, il reçoit en plus le Zab et M'Sila que gouvernaient le transfuge Dja`far ibn `Ali. Bologhin poursuit le combat contre les Zénètes. Les Maghraouas demandent alors l'aide des Omeyyades de Cordoue pour reprendre leur territoire et leurs villes. Bologhin prend alors le contrôle de presque tout le Maghreb en suivant les directives du calife fatimide[12]. Il avait pour ordre de tuer tous les Zénètes et de récolter l'impôt des Berbères sous la menace de l'usage de la force. Bologhin mate les Maghraouas, les Houaras (branche des Branis), les Nefzaouas (branche des Zénètes) et les Mazata[12].

Zone sous la domination des Fatimides.

En 977, Bologhin est invité à la cour fatimide à Kairouan et reçoit la gouvernance de l'Ifriqiya tandis que que la calife s'installe au Caire. Les honneur qu'on lui fait vont provoquer la jalousie des Kutamas[12]. Al-Muizz li-Dîn Allah laisse la gouvernance de la Sicile et celle de Tripoli à des membres de sa famille[14].

Bologhin reçoit du calife les titres de Abou al-Foutouh, « Père des victoires » et Sayf ad-Dawla « Glaive d l'empire »[15],[14]. En 977, Abu Mansur Nizar al-Aziz Billah successeur de Al-Muizz li-Dîn Allah attribue à Bologhin les villes de Tripoli, Ajdabiya (en) et Syrte en plus de ses attributions antérieures[14]. Il conquiert Fès, Sijilmassa et mais s'arrête devant Ceuta[16],[17].

Lorsque les Omeyyades acceptent enfin d'aider les Zénètes à reconquérir les territoires, en particulier ceux des Maghraoua de l'ouest du Maghreb. Bologhin ibn Ziri est contraint de reculer devant l'armée des Zénètes envoyés d'Andalousie par le vizir Almanzor et qui s'installent à Ceuta. Lorsque Bologhin voit la place, il la considère comme inexpugnable. Il rebrousse chemin[16].

En 984, Bologhine ibn Ziri meurt et s'ensuit une période longue de défaite pour les Zirides dans l'ouest du Maghreb. Les Zénètes regagnent en effet leurs territoires et leur souveraineté dans le Maghreb central et occidental grâce à Ziri Ibn Attia issu de la tribu des Maghraoua. Toutes les villes du centre du Maghreb jusqu'à Tanger redeviennent zénètes, y compris Alger[18], mais Tiaret et Achir restent encore zirides[18]. Les Fatimides voulaient prendre l'Andalousie mais décident finalement d'abandonner le projet pour rester en Égypte et garder l'Ifriqiya et la Libye.

Le fils de Bologhin ibn Ziri, Al-Mansur ben Bologhine, prend le pouvoir en 984[19]. Rapidement, il déclare aux notables de Kairouan venus le féliciter qu'il n'est « pas de ceux qu'on nomme d'un trait de plume pour les révoquer de même, car j'ai hérité ce royaume de mes pères et de mes aïeux (Ibn Idhari). » La réaction fatimide ne se fait guère attendre : un propagandiste officiel est envoyé du Caire dans le pays des Kutamas (vivant dans les actuelles wilayas de Mila et Sétif) et soulève ces guerriers contre Al-Mansur ben Bologhine (986) ; la rébellion dure deux ans mais finit réprimée par Al-Mansur avec cruauté. Une seconde révolte en 989 ne connaît pas un meilleur sort[17]. Le gouvernement d'Achir est confié à Hammad ibn Bologhine qui soumettra les Zénètes de M'Sila et fondera la Kalâa des Béni Hammad entre 1004 et 1005. Il invitera alors l'un des membres de sa famille à gouverner à Constantine[18].

Entre 989 et 991, Said ibn Khazroum, un émir des Maghraoua, s'allie aux Zirides. En remerciement, Al-Mansur ben Bologhine lui confie le gouvernement de Tobna dans les Aurès, son fils Felfou le remplaçant. Plusieurs membres de la tribu des Zénètes le suivent dans cette alliance[18]. Al-Mansur meurt en 995 et se voit remplacé par son fils Badis ben Mansur.

Après Badis, son fils Al-Muizz ben Badis, âgé de huit ans, prend la tête de la dynastie en 1015 dans un contexte marqué par l'émancipation d'Hammad ibn Bologhine qui fonde sa propre dynastie, les Hammadides, qui s'était proclamée indépendante en 1014 — reconnaissant comme légitimes les califes abbassides et non plus fatimides — et régnait sur les régions du centre de l'Algérie. Les Zirides restaient souverains sur leurs territoires de l'est de l'Algérie[18]. Les rapports avec les suzerains fatimides qui avaient été variables — des milliers de chiites perdent la vie en 1016 dans des rébellions en Ifriqiya et les Fatimides encouragent la défection de la Tripolitaine vis-à-vis des Zirides — mais demeuraient encore étroits. En 1045, Al-Muizz ben Badis rompt à son tour toutes ses relations avec les Fatimides en reconnaissant les Abbassides de Bagdad comme califes légitimes[18]. En 1048, il fait supprimer la prière qui témoigne de la prospérité du calife fatimide et fait détruire les emblèmes fatimides. Il a alors le contrôle du pays des Zouaouas et avait soumis les Zénètes orientaux.

Désagrégation

Les Fatimides envoient alors les tribus bédouines des Hilaliens, menées par Abu Zayd al-Hilali, en Ifriqiya. Les troupes berbères appuyant les Zirides désertent et ces derniers se retrouvent défaits. L'anarchie résultante dévaste l'agriculture, précédemment florissante, et les villes côtières prennent une nouvelle importance comme voies d'accès pour le commerce maritime et comme bases pour la piraterie contre les expéditions chrétiennes. Après la perte de Kairouan en 1057, le règne des Zirides se limite à une bande côtière, avec Mahdia comme nouvelle capitale. On voit alors un fait paradoxal qu'a signalé Georges Marçais : les Sanhadja, des Berbères montagnards, se tournent vers la mer et fondent à Mahdia et à Bougie des principautés maritimes. Mais il est trop tard car les Normands sont déjà établis dans le sud de l'Italie et en Sicile et doivent faire obstacle aux velléités maritimes des Zirides et des Hammadides[20]. Plusieurs émirats bédouins se forment à l'intérieur des terres.

Territoire des Abbassides dont les Zirides sont les alliés après avoir abandonné les Fatimides

Les Almoravides prennent Alger en 1082 grâce à Youssef Ibn Tachfin. Ce dernier défait tous les Zénètes de l'ouest du Maghreb. La première grande mosquée sunnite de rite malékite, la Grande Mosquée d'Alger, est alors bâtie par Youssef Ibn Tachfin. Les Almoravides n'ont toutefois jamais fait la guerre aux Zirides ou aux Hammadides, les deux dynasties étant issues des Sanhadja[18]. Alger marque donc la frontière entre les zones d'influence almoravide et ziride. Mais, selon d'autres sources, les Almoravides, après avoir êté vaincus par les Hammadides, délaissent Tlemcen et Achir en 1002[21]. Ainsi, l'hammadide En Nacer ben Alennas prend le pouvoir à son cousin Bologhine et conquiert Achir, N'Gaous, Miliana, Constantine, Alger et Hamza en 1063[22].

En 972 une branche des Zirides règne sur le royaume de Grenade. Jusqu'en 1152, ils étendent leur pouvoir sur les provinces de Jaén et de Cabra et prennent Malaga des mains des Hammudites. En 1086, ils contribuent à la victoire des armées musulmanes lors de la bataille de Zalaca[23].

En 1087, Tamim ben al-Muizz change la khutba pour faire référence au calife abbasside et marque ainsi la rupture définitive avec les Fatimides. Entre 1134 et 1148, les Normands de Sicile conquièrent toutes les villes côtières et, en 1152, les derniers Zirides d'Algérie cèdent face aux Almohades.

Dynastie


Notes et références

  1. Sanhadja, Çanhaja ou Sinhâja est le nom de la tribu berbère dont la dynastie ziride est issue.
  2. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Règne d'En-Nacer, fils d'Alennas », p. 51 
  3. Michel Terrasse, Orientations et méthodes, vol. 3 : Islam et Occident méditerranéen : de la conquête aux Ottomans, Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), 2001, 360 p. (ISBN 978-273550442-8) 
  4. (en) Clifford Edmund Bosworth, op. cit., « The Almoravids or Al-Murābitūn », p. 37-38 
  5. a , b  et c Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Notice des Sanhadja de la première race, histoire de leur empire », p. 5-6 
  6. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Suite de l'histoire d'Abou Yezîd, sa mort », p. 539 
  7. a , b  et c Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Notice des Sanhadja de la première race, histoire de leur empire », p. 7 
  8. El-Djazair Beni Mezghenna en arabe : jazāʾir banī mazḡanna, جزائر بني مزغنة « îles des Banû Mezghenna. » qui serait à l'origine du nom actuel Alger.
  9. Messaoudi Djafaar donne une autre origine au nom actuel de la ville : Une déformation du nom Zîrî, que lui aurait donné Bologhine ibn Ziri en l'honneur de son père (c.f.Smaïl Medjeber et Messaoudi Djafaar, ABC amazigh : Une expérience éditoriale en Algérie : 1996-2001, vol. 2, Editions L'Harmattan, Paris, 2006, 241 p. (ISBN 978-229600781-9) [présentation en ligne], « Hypothèse sur le toponyme El Djazaïr », p. 81 ).
  10. Dja`far ibn `Ali dit « al-Andalousi » était un émir au service des Fatimides gouvernant en leur nom le Zab et M'Sila, il est d'origine arabe et né en Andalousie (c.f. Évariste Lévi-Provençal, Histoire de l'Espagne musulmane, vol. 2, Maisonneuve & Larose, 1999, 435 p. (ISBN 978-270681387-0), p. 187 )
  11. Yves Lacoste, André Nouschi et André Prenant, L'Algérie, passé et présent : le cadre et les étapes de la constitution de l'Algérie actuelle, Éditions sociales, Paris, 1960, 462 p., p. 115 
  12. a , b , c  et d Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Notice des Sanhadja de la première race, histoire de leur empire », p. 8 
  13. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Histoire de la dynastie sanhadjienne, fondée à Grenade par Habbous-ibn-Makcen-ibn-Zîri. », p. 61 
  14. a , b  et c Ibn Khaldoun, op. cit., « Règne de Bologguin, fils de Ziri. », p. 9 
  15. En arabe : 'abû al-futûh sayf al-dawla bulukîn ben zîrî, أبو الفتوح سيف الدولة بلكين بن زيري
  16. a  et b Ibn Khaldoun, op. cit., « Règne de Bologguin, fils de Ziri. », p. 11-12 
  17. a  et b Charles-André Julien, Histoire de l'Afrique du Nord. Des origines à 1830, éd. Payot, Paris, 1966, p. 68
  18. a , b , c , d , e , f  et g Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères, éd. Berti, Alger, 2003
  19. Ibn Khaldoun, op. cit., « Règne d'El-Mansour fils de Bologguin. », p. 12-16 
  20. Charles-André Julien, op. cit., p. 75
  21. Léon Nicolas Godard, Description et histoire du Maroc comprenant la géographie et la statistique de ce pays d'après les renseignements les plus récents et le tableau du régne des souverains qui l'ont gouverné depuis les temps les plus anciens jusqu'à la paix de Tétouan en 1860 : comprenant la géographie, éd. Charles Tanera, Paris, 1860, p. 313
  22. Ernest Mercier, Histoire de l'Afrique septentrionale (Berbérie) depuis les temps les plus reculés jusqu'à la conquête française (1830), vol. II, éd. Ernest Leroux, Paris, 1888, p. 27
  23. (en) Article sur la dynastie des Zirides (Encyclopédie Britannica)
  24. a  et b Nommé par Al-Mansur ben an-Nasir en 1088 (c.f. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Règne d'El-Mansour, fils d'En-Nacer », p. 52 )
  25. Reversé par Al-Mansur ben an-Nasir en 1094 (c.f. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Règne d'El-Mansour, fils d'En-Nacer », p. 53 )
  26. Ouighlan en arabe : wīḡhlān, ويغلان
  27. a , b , c , d , e  et f Désigné par An-Nasir ben `Alannas (c.f. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Règne d'En Nacer fils d'Alennas. », p. 47 )
  28. Hamza : région de Bouira en Kabylie : « Vaste région au sud du Djurdjura. » (c.f. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 1, « Table géographique », p. lxxxv )
  29. Destitué par Al-Mansur ben an-Nasir (c.f. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Règne d'El-Mansour, fils d'En-Nacer », p. 52 )
  30. Abu al-Behar frère de Bologhin (ou de son fils Al-Mansur) (c.f. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Règne d'El-Mansour, fils de Bologguin. », p. 13, note 1 ). Il a trahi puis fait allégeance aux Zirides d'Ifriqiya à plusieurs reprises.
  31. a  et b Désigné par Al-Mansur ben Bologhin (c.f. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Règne d'El-Mansour, fils de Bologguin. », p. 12-13 )
  32. Nommé par Badis ben al-Mansur (c.f. Ibn Khaldoun, op. cit., vol. 2, « Règne Badis, fils d'El-Mansour. », p. 16 )
  33. D'après (en) Clifford Edmund Bosworth, The new Islamic dynasties : a chronological and genealogical manual, Edinburgh University Press, 2004, 389 p. (ISBN 9780748621378), « The Mulûk al-tawa'if or reyes de taifas in spain », p. 14-20 . A sa mort, ses petits fils se partagent le pouvoir entre Grenade et Malaga.
  34. «  Abd-Allah, fils de Bologguîn et petit-fils de Badîs, succéda à son aïeul. » (c.f Ibn Khaldoun, op.cit., vol. 2, « Histoire de la dynastie Sanhadjienne fondée à Grenade par Habbous-Ibn-Makcen-Ibn-Zîri. », p. 63 )

Annexes

Articles connexes

Liens externes

  • (en) Zīrid Dynasty sur Encyclopædia Britannica : mis pour vérifier le texte de l'article.

Bibliographie

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