Avenir Ensemble

L'Avenir ensemble

Avenir ensemble
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Président Didier Leroux
Fondation 2004
Siège 2 bis, Boulevard Vauban - Centre Ville
98 800 Nouméa
1re Vice-présidente Isabelle Ohlen
Vice-présidents Jean-Yves Maléjac, Justin Gaïa, Ghislain Santacroce, Armande Duraisin, Malo Katrawa et Willy Gatuhau
Secrétaire général Pascal Vittori
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Présidents du groupe
au Congrès Didier Leroux
Représentation du parti
Congrès
6/54
Province Sud
7/40
Province Nord
0/22
Province Îles
0/14
Idéologie Droite, Gaullisme, Centrisme, Conservatisme libéral, Démocratie chrétienne, Radicalisme, Social-libéralisme, Autonomisme, Anti-indépendantisme
Affiliation nationale UMP
UDF-MoDem
Nouveau Centre
Affiliation européenne aucune
Affiliation internationale aucune
Couleurs* rose, orange
Site Web www.avenirensemble.nc
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Politique en Nouvelle-Calédonie
Gouvernement français
Gouvernement de Nouvelle-Calédonie
Partis politiques français
Élections en France
Liste des députés de Nouvelle-Calédonie

L'Avenir Ensemble est un parti politique de Nouvelle-Calédonie formé officiellement lors du Congrès fondateur à Nouméa le 28 août 2004. Le 1er octobre 2004, le président du Congrès, Harold Martin, est élu à la tête de ce nouveau parti et les statuts définitifs sont adoptés le 6 novembre 2005, lors des deux premiers Congrès à Nouville (Nouméa). Le 30 septembre 2006, lors du 3e Congrès du parti , Harold Martin, seul candidat à sa succession, est réélu président du mouvement par 2451 voix sur 2587 votants, soit 94,7 % des votants et 60,9 % des adhérents. Le 5e Congrès du parti, le 21 juin 2008, a permis l'élection, dans un contexte de division, de Didier Leroux à la présidence du mouvement, avec 3 609 voix soit la quasi totalité des votants, étant le seul candidat officiel.

Sommaire

Tendances du parti

Composition lors de sa création

Dissidents récents du RPCR

L'Alliance

Issu de la première dissidence d'importance au RPCR, formée à la veille des élections de 1995, d'abord appelée Une Nouvelle-Calédonie pour Tous (UNCT) et devenue en 1998 L'Alliance. Contrairement à ce qui est généralement cru, il ne s'agit pas de l'antenne locale de l'UDF : en effet, si son leader Didier Leroux est le représentant officiel de François Bayrou et du parti centriste (et donc maintenant du MoDem) sur le Territoire, beaucoup des membres de ce mouvement sont membres de l'Union pour un mouvement populaire (notamment Sonia Lagarde, la no 2 de cette formation). Ce parti existe toujours, mais est totalement associé à l'Avenir ensemble.

Des représentants syndicaux

  • Alain Song: président de 1996 à 2004 de l'Union Territoriale de la Confédération Française de l'Encadrement - Confédération générale des Cadres UTCFE-CGC, représentant des syndicats de la fonction publique, il est depuis 2004 membre du gouvernement Thémereau chargé de la Formation professionnelle, de l'Emploi et de la Fonction publique. Il a pendant longtemps été membre du RPCR.
  • Alain Descombels: représentant syndical des petits patrons, ancien président de la Fédération des Petites et moyennes entreprises (FPME). Ancien proche du RPCR, il s'en était éloigné lorsqu'il voulut, contre le candidat officiel du parti, briguer la présidence de la Chambre de Commerce et d'Industrie. Il avait ensuite pris la tête en 2002 des opposants à la réforme de la CAFAT, la Sécurité sociale locale, qui portait sur la création du très impopulaire Régime unifié d'Assurance maladie et maternité (RUAMM). Il est depuis 2004 président de Promosud, l'entreprise chargée de gérer les affaires économiques de la Province sud et est également vice-président du groupe Avenir ensemble au Congrès.

Une indépendantiste

Issus de la société civile jusque là apolitique

  • Raymond Koteureu: mélanésien anti-indépendantiste, il est surtout issu du milieu confessionnel, ayant été très actif au sein de l'enseignement chrétien calédonien.
  • Monique Millet: institutrice jusque là totalement retirée du monde politique.
  • Anne-Marie Siakinuu: enseignante d'origine wallisienne, benjamine des élus Avenir ensemble, elle se bat pour une meilleure insertion des communautés wallisiennes dans la modernité et au sein du Destin commun. Elle est depuis 2004 présidente de la Commission permanente du Congrès.

L'opposition Martin-Leroux/Gomès

Les élections législatives de 2007 ont fait naître les premières tensions et oppositions réelles au sein du parti. En effet, la décision du président de la Province Sud, Philippe Gomès, de se présenter à la primaire du mouvement pour désigner les candidats dans la 1re circonscription, suite à un sondage qui le donnait en première position, alors que l'investiture semblait devoir revenir à Didier Leroux, au nom d'un accord tacite qui aurait été passé entre les dissidents RPCR (menés par Harold Martin) et les membres du parti « Alliance » (de Didier Leroux) au moment de la formation de l'Avenir ensemble[1]. Finalement, Leroux décida de ne pas déposer sa candidature au conseil territorial de l'Avenir ensemble et donc de se présenter au scrutin sans l'investiture du parti, qui revient alors à Philippe Gomès, mais sous l'étiquette de l'UDF[2]. Cette division dans la 1re circonscription est l'un des principaux facteurs de la défaite de l'Avenir ensemble, puisqu'aucun des deux hommes n'accèdent au second tour alors que leurs scores cumulés (10 539 voix, soit 28,44 %, contre les 11 445 obtenus par le candidat arrivé en tête, le RPCR Gaël Yanno, et les 5 846 seulement réunis par l'indépendantiste Charles Washetine) laissent présumer qu'un candidat unique aurait pu se qualifier[3].

Mais la défaite générale de l'Avenir ensemble sur l'ensemble du Territoire (Harold Martin, pourtant lui alors seul candidat du mouvement, n'ayant pas, lui non plus, été qualifiés pour le deuxième tour dans la 2e circonscription) fait naître aussi au fil du temps des divergences de vu entre les ténors du parti quant aux conséquences à en tirer. Certains, dont surtout Harold Martin, y voient en quelque sorte un vote sanction à l'encontre de la politique menée par le parti et surtout le souhait des électeurs de revenir à une logique d'opposition entre indépendantistes et anti-indépendantistes, et appellent donc à se recentrer sur des positions plus claires sur la question institutionnelle et à un rapprochement pragmatique avec le Rassemblement-UMP, l'adversaire d'hier mais grand vainqueur du scrutin. D'autres au contraire, menés par Philippe Gomès, souhaitent alors accélérer la politique engagée par le parti depuis 2004[4]. Finalement, la logique d'Harold Martin d'alliance avec le RPCR, à travers un accord-cadre de majorité au Congrès et au Gouvernement, l'emporte : Pierre Frogier obtient la présidence de l'assemblée locale et Harold Martin celle du gouvernement[5]. Toutefois, cela provoque l'apparition d'une deuxième opposition au sein du parti, entre deux hommes qui étaient pourtant présentés autrefois comme des amis sincères, Harold Martin et Philippe Gomès. En effet, si ce dernier a finalement soutenu l'accord-cadre, il reproche par la suite au président du gouvernement de trop céder au Rassemblement-UMP et de moins en moins favoriser le dialogue avec les indépendantistes, qualifiant notamment Harold Martin de « perroquet de Frogier »[6].

Si les ténors du parti tentent de conserver un semblant d'unité jusqu'aux élections municipales de mars 2008, les résultats médiocres de l'Avenir ensemble lors de ce scrutin (si elle retrouve Bourail, gagnée sur le RPCR qui l'avait emporté en 2001, et gagne Moindou sur le maire sortant FCCI qui était auparavant soutenu par le RPCR, elle perd Dumbéa, importante commune du Grand Nouméa, et ne réussit pas à déloger Jean Lèques à Nouméa tout en le forçant à concéder pour la première fois depuis son arrivée à la mairie un second tour de scrutin) font que la rupture est bientôt consommée.

Tout d'abord, lors du conseil territorial du 12 avril 2008, Philippe Gomès pousse l'ancienne présidente du gouvernement et l'une des principaux partisans d'une gestion consensuelle de la Nouvelle-Calédonie, Marie-Noëlle Thémereau, à se présenter à l'élection du président du parti qui doit se tenir le 21 juin. En réponse, lors d'un autre conseil territorial, le 17 mai, Didier Leroux pose à son tour sa candidature, soutenu par Harold Martin qui de plus fait alors voter une résolution statuant que le congrès du 21 juin servirait tout à la fois à désigner le leader du mouvement et ses têtes de liste pour les provinciales de 2009. Philippe Gomès et ses partisans, essentiellement issus de l'Assemblée de la Province Sud dont notamment ses vice-présidents Philippe Michel ou Sonia Lagarde ou encore Marie-Noëlle Thémereau, y voient une trahison et posent alors un ultimatum : que les décisions du congrès territorial du 17 mai soient retirées ou bien ils boycotteront le congrès du 21 juin et formeront leurs propres listes pour le scrutin de 2009[7].

Le camp Martin-Leroux maintient ses positions en présentant ses candidats à l'investiture comme têtes de liste du parti pour les provinciales (Harold Martin dans le Sud, Éric Babin, comme en 2004, dans le Nord et Egomë Bako, un inconnu proche de Didier Leroux, dans les Îles Loyauté) le 3 juin 2008[8]. De leur côté, Philippe Gomès et Philippe Michel appellent au boycott du congrès du 21 juin et à ce que leurs partisans ne renouvellent pas leurs cotisations à l'Avenir ensemble, annonçant de fait leur dissidence[9]. Le congrès a bien lieu à la date prévue, avec 1 000 personnes présentes et plus de 3 600 votants pour entériner les candidats de la tendance Martin-Leroux, tandis que dans le même temps Philippe Gomès et ses partisans avaient organisé à l'hôtel Kuendu Beach de Nouville à Nouméa, lieu de la création de l'Avenir ensemble, une fête parallèle qui a attiré environ 3000 personnes[10].

Depuis le renouvellement du bureau et des commissions intérieures du Congrès fin juillet 2008, les deux tendances siègent désormais dans deux groupes distincts : les partisans de Philippe Gomès au sein d'un groupe de 12 membres présidé par Philippe Michel et baptisé « Union pour un avenir ensemble », tandis que les 4 fidèles d'Harold Martin et Didier Leroux se sont alliés aux 2 élus du Mouvement calédonien français (MCF), petit parti anti-indépendantiste récemment créé par l'ancien leader du Front national local Guy George, au sein d'un intergroupe présidé par Didier Leroux. Christiane Gambey, qui condamne fortement cette fracture, siège comme non inscrite tout en restant membre du parti.

Le 7 septembre 2008, la division est définitivement consommée puisque Philippe Gomès et ses partisans annoncent alors leur démission collective de l'Avenir ensemble, pour fonder le 11 octobre suivant un nouveau parti baptisé Calédonie ensemble[11].

Élus

Au Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

L'Avenir ensemble dispose de 4 des 11 membres dans le Gouvernement Thémereau de 2004 à 2007 :

  • Marie-Noëlle Thémereau: présidente du gouvernement, chargée du secteur des Affaires sociales et de la Solidarité. Suite à l'échec des candidats de l'Avenir ensemble aux élections législatives de 2007, elle a annoncé prendre des vacances pour 2 mois avant d'annoncer sa démission le 23 juillet 2007.
  • Didier Leroux: membre du gouvernement chargé du secteur de l'Économie, de la Fiscalité, du Développement durable, des Mines, des Transports aériens et des Communications. Suite à son échec aux législatives de 2007 au cours desquelles il a dû affronter dans son propre camp le président de l'Assemblée de la Province Sud, Philippe Gomès, il a annoncé que sa démission du gouvernement serait déposée « dans les prochaines semaines, le temps que les problèmes liés à mon remplacement puissent être réglés et la continuité du service public assurée ». Cette démission, si Marie-Noëlle Thémereau n'avait pas démissionné et donc si le gouvernement n'avait pas chuté, ne devait n'entraîner que l'entrée au gouvernement du suivant de la liste Avenir ensemble pour la formation du gouvernement, à savoir Bernard Nénou, qui fut déjà pendant un temps membre de l'éphémère premier gouvernement Thémereau le 10 juin 2004.
  • Alain Song: membre du gouvernement chargé du secteur de la Formation professionnelle, de l'Emploi et de la Fonction publique.
  • Éric Babin: membre du gouvernement chargé du secteur de l'Agriculture et de la Pêche.

Dans le Gouvernement Martin élu le 6 août 2007, il fait liste commune avec le Rassemblement-UMP, son ennemi d'hier, et obtient encore 4 élus sur 11 mais, étant donné la démission collective des membres indépendantistes, aucun d'eux ne reçoit de secteur de compétence, devant se contenter de gérer les affaires courantes jusqu'à la formation du nouvel exécutif le 21 août. Il s'agit sinon de:

Le Gouvernement Martin II est élu le 21 août 2007, faisant toujours liste commune avec le Rassemblement-UMP. L'Avenir ensemble maintient alors sa présence au sein du gouvernement avec 4 membres sur 11 qui, après la scission de 2008, sont tous restés fidèles à la direction officielle du parti emmenée par Didier Leroux et Harold Martin :

En revanche, le Gouvernement Gomès élu le 5 juin 2009 ne comporte, parmi ses 7 membres anti-indépendantistes issus d'une liste commune Calédonie ensemble-Rassemblement-UMP-LMD-Avenir ensemble, aucun représentant du parti de Didier Leroux et Harold Martin. Toutefois, Simon Loueckhote, du LMD et allié depuis les élections provinciales du 10 mai 2009 avec l'Avenir ensemble, y est présent.

Au Congrès

2004 - 2008

Le groupe Avenir ensemble, présidé de 2004 à 2007 par Sylvie Robineau puis, suite à l'entrée de cette dernière au gouvernement en août 2007, par Didier Leroux, comportait initialement 16 membres sur 54 suite élections provinciales de 2004 (au cours desquelles l'Avenir ensemble a obtenu 22,25 % des suffrages sur l'ensemble du Territoire, se positionnant alors comme la deuxième force politique derrière le RPCR). En 2004, une élue du Rassemblement-UMP, Suzie Vigouroux, a quitté son parti pour siéger comme indépendante tout en apportant son vote à l'Avenir ensemble. Elle a finalisé ce soutien en 2007 en s'inscrivant alors finalement au sein du groupe Avenir ensemble qui comporte désormais 17 membres. L'ancien président du Congrès de 2004 à 2007, Harold Martin, ainsi que la présidente de la Commission permanente, Anne-Marie Siakinuu, sont issus de ses rang. Sinon, au Congrès, bien qu'ayant refusé à l'origine, sous l'impulsion de Marie-Noëlle Thémereau, toute coalition politique de 2004 à 2007, l'Avenir ensemble a alors traditionnellement été alliée à l'élu LKS indépendantiste des Îles Loyautés Nidoïsh Naisseline et avec l'ancienne élue RPCR Suzie Vigouroux, tandis que le Front national local a tendance à voter occasionnellement avec le parti au pouvoir. Suite aux élections de 2007, le nouveau président Nicolas Sarkozy s'est attaché à réconcilier Pierre Frogier et Harold Martin qui ont alors engagé leurs formations respectives dans une négociation assez longue et tendue qui a toutefois abouti à un accord de majorité anti-indépendantiste.

2008 - 2009

En 2008, les partisans de Philippe Gomès (soit 12 élus sur 17) forment un groupe distinct, « Union pour un avenir ensemble », et démissionnent collectivement de l'Avenir ensemble pour fonder leur propre parti. Ainsi, l'Avenir ensemble n'a donc plus désormais que 5 élus sur les 17 qu'elles possédaient auparavant, 4 d'entre eux étant de la tendance Martin-Leroux et siégeant dans un intergroupe avec les 2 élus du MCF de Guy George, et Christiane Gambey, qui a refusé de trancher en faveur de l'un des deux camps, qui siège comme non inscrite.

2009 -

Depuis le 10 mai 2009, elle possède 5 élus sur 54 au Congrès, tous provenant de la Province Sud et associés à l'unique élu dans cette institution du LMD, Simon Loueckhote. Suite au départ de ce dernier le 5 juin 2009 pour le gouvernement de Philippe Gomès, il est remplacé par son suivant de liste, Pascal Vittori, membre de l'Avenir ensemble. Le parti dispose donc depuis cette date de 6 élus sur 54.

Depuis le 22 mai 2009, dans le cadre du « pacte de stabilité » ou « rassemblement républicain » formé par les principaux partis anti-indépendantistes, l'Avenir ensemble contrôle la présidence du Congrès (Harold Martin), une des huit vices-présidences (la 5e en la personne d'Isabelle Ohlen) et un des deux postes de questeur (Corine David).

Dans les assemblées de Province

2004 - 2009

Province Sud

Avec 33,8 % aux élections de 2004 et 19 élus sur 40, l'Avenir ensemble est alors le premier parti de la Province Sud. Il dispose de la présidence de l'Assemblée de Province, en la personne de Philippe Gomès, et des trois vice-présidences : Sonia Lagarde, Philippe Michel et Christiane Gambey. Suite au ralliement définitif à l'Avenir ensemble en 2007 de Suzie Vigouroux (dissidente du Rassemblement-UMP qui votait déjà avec l'Avenir ensemble depuis fin 2004), le groupe dispose désormais presque de la majorité absolue avec 20 élus sur 40.

Mais après la démission du parti de la tendance Gomès, il ne reste plus que 4 élus toujours membres de l'Avenir ensemble, dont 3 (Didier Leroux, Isabelle Ohlen et Reine-Marie Chenot) partisans de la ligne Martin-Leroux, et une indépendante, Christiane Gambey.

Province Nord

L'Avenir ensemble n'a obtenu que 8,53 % des suffrages et 1 siège (Éric Babin, remplacé depuis son entrée au gouvernement par Armande Duraisin) en Province Nord.

Îles Loyauté

L'Avenir ensemble n'avait pas présenté de liste aux Îles, par conséquent le parti n'y a pas d'élu.

Province Sud uniquement (2009 - )

Depuis le 10 mai 2009, la liste Avenir ensemble-LMD dispose de 8 élus à l'Assemblée de Province, dont initialement 6 Avenir ensemble et 2 LMD. Ayant appelé à un « pacte de stabilité » entre les différents partis loyalistes pour éviter une instabilité institutionnelle ou l'arrivée au pouvoir des indépendantistes, il apporte alors, au même titre que Calédonie ensemble, son soutien à Pierre Frogier, arrivé en tête dans la Province avec le Rassemblement-UMP, pour prendre la présidence de l'Assemblée. Toutefois, il n'obtient aucune des trois vices-présidences qui reviennent au Rassemblement-UMP (première) et à Calédonie ensemble (seconde et troisième). Après le départ de Simon Loueckhote le 5 juin 2009 pour le gouvernement de Philippe Gomès, il est remplacé à l'Assemblée de Province par son suivant de liste, Alésio Saliga, militant de l'Avenir ensemble qui dispose donc désormais de 7 conseillers provinciaux sur 40.

Communes

Lors de la précédente mandature municipale (2001-2008), suite à sa formation en 2004 et à des élections anticipées à Thio en 2005, l'Avenir ensemble contrôlait 5 communes sur les 33 que compte la Nouvelle-Calédonie, presque toutes en Province Sud à l'exception de Koumac, seule commune anti-indépendantiste de Province Nord:

  • Dumbéa: Bernard Marant, maire depuis 1983 (élu auparavant sans étiquette divers loyaliste puis Alliance), réélu (avec L'Alliance) en 2001 (26 sièges sur 33).
  • Koumac: Robert Frouin, maire depuis 1989 (élu auparavant d'abord RPCR puis sans étiquette divers loyaliste), réélu (sans étiquette) en 2001 (11 sièges sur 23).
  • La Foa: Philippe Gomès, maire depuis 1989 (élu auparavant RPCR), réélu (avec le RPCR) en 2001 (20 sièges sur 23).
  • Païta: Harold Martin, maire depuis 1995 (élu auparavant RPCR), réélu (comme dissident RPCR) en 2001 (24 sièges sur 29).
  • Thio: Thierry Song, maire depuis 2005 suite à des élections anticipées, il a réussi à enlever alors aux indépendantistes, et notamment à l'UC, l'un de leurs bastions traditionnels (10 sièges sur 23).
  • Nouméa: diverses listes d'oppositions municipales sont réunies autour de l'Avenir ensemble, à savoir les anciennes listes: Nouméa c'est Capital« e » (Alliance, MPF et société civile) de Sonia Lagarde (3 sièges) et la liste Tous d'ici d'Isabelle Ohlen (1 siège), soit un totale de 4 conseillers municipaux sur 49.

Suite aux élections municipales de 2008, l'Avenir ensemble conserve 4 de ses 5 communes (Koumac avec un maire élu sans étiquette mais issu de la majorité sortante et proche de l'Avenir ensemble, La Foa, Païta et Thio grâce au soutien au conseil municipal du Rassemblement-UMP), en perd une d'importance, à savoir Dumbéa, mais en gagne deux : Bourail et Moindou. Au final, le parti sort de ces municipales avec 6 communes sur 33 :

  • Bourail: Jean-Pierre Aïfa, déjà maire de 1977 à 2001 (élu auparavant sans étiquette divers loyaliste), battu en 2001 mais réélu en 2008 (20 sièges sur 27).
  • Koumac: Wilfried Weiss, élu avec une liste sans étiquette, a obtenu le fauteuil de maire avec le soutien des élus FLNKS (10 sièges sur 23).
  • La Foa: Corine Voisin (14 sièges sur 23), fidèle de Philippe Gomès qui n'est donc plus membre de l'Avenir ensemble depuis le 6 septembre 2008.
  • Moindou: Léon Peyronnet (5 sièges sur 15).
  • Païta: Harold Martin, réélu (27 sièges sur 33).
  • Pouembout: Robert Courtot (4 sièges sur 15).
  • Thio: Thierry Song, réélu maire avec les 4 voix du Rassemblement-UMP (9 sièges sur 23).
  • À Nouméa, la liste « Changer, c'est capital"e" » conduite à nouveau par Sonia Lagarde arrive en seconde position au 1er (24,74 %) et au second tour (33,11 %) et obtient 9 sièges sur 53.

Mais la séparation de l'Avenir ensemble entre les fidèles du parti et le mouvement dissident Calédonie ensemble de Philippe Gomès a compliqué cette donne. Ainsi, désormais seul Harold Martin peut être clairement identifié comme maire à la tête d'une majorité Avenir ensemble à Païta. À côté de cela, Wilfried Weiss à Koumac, Léon Peyronnet à Moindou et Robert Courtot à Pouembout, quoique clairement membres jusque là de l'Avenir ensemble, ont été élus à partir de listes d'entente communale se voulant apolitiques et dirigent des majorités souvent hétéroclites. Depuis, seul Léon Peyronnet a rejoint la direction de Calédonie ensemble, à l'instar des maires de Thio (Thierry Song) et de La Foa (Corine Voisin) ainsi que la chef du principal groupe d'opposition municipal à Nouméa (Sonia Lagarde) qui sont tous les trois des membres fondateurs de ce nouveau parti. Enfin, Jean-Pierre Aïfa n'a pas encore clairement identifié son choix entre l'une ou l'autre de ces deux tendances, mais sa majorité communale est représentée dans la direction collégiale de Calédonie ensemble par son adjoint Patrick Robelin.

Positions en vue des échéances nationales et provinciales

Présidentielle de 2007

Soutien des candidatures de :

  • Nicolas Sarkozy: par Harold Martin et une grande majorité du mouvement, notamment ceux issus auparavant du RPCR (Marie-Noëlle Thémereau, Philippe Gomès), mais aussi Sonia Lagarde (chiraquienne de longue date) ou Bernard Marant au sein de L'Alliance. Dans l'optique de créer un comité de soutien calédonien au président de l'UMP, Harold Martin et Pierre Frogier se sont rencontrés à Paris, en marge des assises UMP pour l'Outre-Mer, afin de voir comment les deux partis anti-indépendantistes ennemis peuvent s'entendre pour un soutien commun au même candidat. Cette tentative de réconciliation n'a donné lieu à aucune suite.
  • François Bayrou: par Didier Leroux qui, bien que membre de l'Avenir ensemble, continue à être le délégué régional de l'UDF et, aujourd'hui, du MoDem.

Législatives de 2007

Selon les statuts du parti, tout adhérent pouvait faire acte de candidature en réunissant sur son nom 100 parrainages de militants et 20 parrainages de membres du Conseil territorial, représentants au moins 10 comités locaux (de tribu, de village ou de quartier). Le dépôt de candidature fut clos le 16 mars 2007 à 17h et fut examiné par le comité des fondateurs pour s'assurer de leur validité le 17 mars. Ensuite, les candidatures jugées valables furent présentées au vote des militants en assemblée générale le 31 mars 2007. Une seule candidature ayant été déposée pour chacune des circonscriptions, le résultat des primaires ne fut donc pas une surprise.

1e circonscription (Nouméa, Îles Loyauté, Île des Pins)

Philippe Gomès, président de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2004 et maire de La Foa, dissident du Rassemblement-UMP, sarkozyste et ami personnel d'Harold Martin, est le seul à avoir déposé sa candidature aux primaires du parti. Plusieurs sondages lui ont donné alors un certain avantage (ce qui l'a poussé d'ailleurs à se présenter), pourtant il n'arrive lors du 1er tour le 10 juin 2007 qu'en 4e position (avec 14,1 % des suffrages exprimés) derrière le candidat du Rassemblement-UMP Gaël Yanno, l'indépendantiste Charles Pidjot et Didier Leroux, lui aussi Avenir ensemble.

Didier Leroux, le « super ministre » de l'Economie dans le gouvernement calédonien, président de l'Alliance et représentant officiel de François Bayrou et de l'UDF-MoDem en Nouvelle-Calédonie depuis 1998, était candidat pour les législatives dans cette circonscription depuis la fin 2006, avec l'investiture du parti centriste métropolitain. Mais, après l'annonce de la candidature de Philippe Gomès, il n'a pas voulu briguer le suffrage des militants de l'Avenir ensemble et s'est présenté hors parti, estimant alors que l'accord tacite établi lors de la formation de l'Avenir ensemble visant à maintenir l'égalité entre les différentes composantes du mouvement (à savoir partisans de l'UMP et de l'UDF, et au delà de cela entre les dissidents récents du RPCR et les membres de l'Alliance) n'était plus respecté. Il fut déjà candidat en 1997 mais fut alors battu, Jacques Lafleur étant alors élu dès le 1e tour, et réussit à mettre ce dernier en ballotage en 2002 en obtenant 3749 voix (15,09 % des suffrages, contre 49,81 % à Jacques Lafleur) au 1er tour et 10 059 suffrages et 44,26 % des voix contre 55,74 % au député sortant en 2002. S'il était élu, il siégerait au sein du groupe UDF. En 2007, il est arrivé en troisième position au 1er tour des législatives le 10 juin avec 14,35 % des voix, devant Philippe Gomès. Beaucoup de ses partisans estiment alors que, si le président de la Province Sud, Didier Leroux aurait réussi à être présent au second tour. Arithmétiquement en effet, en faisant la somme des résultats des deux candidats Avenir ensemble, cela aurait donné un score d'environ 10 500 voix soit 28,5 % à peu près, soit toujours moins que les 30,9 % de Gaël Yanno mais largement plus que les 15,8 % de l'indépendantiste Charles Washetine. Toutefois, à un mois de la présidentielle, il est permis de se demander si tous les électeurs de Philippe Gomès (membre de l'UMP) auraient alors choisi de voter pour l'UDF-MoDem Didier Leroux ou si au contraire Gaël Yanno, candidat officiel de l'UMP, n'aurait pas plus profité de l'« effet Sarkozy ». Quoi qu'il en soit, suite à cet échec, Didier Leroux a annoncé qu'il démissionnerait sous peu de son poste de membre du gouvernement, sans préciser toutefois de son avenir au sein de l'Avenir ensemble.

2e circonscription

Harold Martin, président du parti et du Congrès, sarkozyste déclaré, fut le seul candidat à la primaire de l'Avenir ensemble pour la seconde circonscription et n'y a affronté aucun autre candidat dissident de son propre parti, contrairement à ce qui s'est passé dans la 1re. En tant que maire de Païta, on le considère généralement comme le représentant des éleveurs et des "broussards" au sein de la scène politique calédonienne. Il a affronté le député sortant Pierre Frogier, son ancien « frère ennemi » avec lequel il partageait le « titre » de « dauphin de Jacques Lafleur » au sein du RPCR avant qu'il ne soit exclu de ce parti. Il est arrivé au 1er tour le 10 juin 2007, avec 8 729 voix et 22,4 % des suffrages, en troisième position derrière Pierre Frogier et l'indépendantiste Charles Pidjot. Il a appelé à voter, en tant que président de l'Avenir ensemble, pour les deux candidats anti-indépendantistes restants dans les deux circonscriptions, Gaël Yanno et Pierre Frogier, pour le second tour.

Provinciales de 2009

Le parti, et donc la tendance Martin-Leroux, a déjà désigné, le 21 juin 2008, ses têtes de liste dans les trois provinces en vu des élections provinciales du 10 mai 2009 de 2009[8]. Tous ont mené des listes d'union avec d'autres partis :

Positionnements du parti

  • Accord de Nouméa: l'Avenir ensemble milite pour un respect « à la lettre » de l'Accord de Nouméa.
  • Corps électoral: bien que se déclarant favorable au principe « une personne, une voix », le mouvement a pris une position plus ambigue en se déclarant plus ou moins pour le gel du corps électoral aux seuls résidents d'avant 1998 pour les provinciales, en déclarant alors que l'Etat et le RPCR à l'époque (bien que ce parti se soient opposés à cette mesure en 2006 et 2007) avaient promis ce gel aux indépendantistes.
  • Goro nickel: au départ sceptique, voire très critique quant à l'établissement d'une usine d'Inco dans le Grand Sud, l'Avenir ensemble a obtenu une redéfinition du projet, notamment sur les normes environementales, et depuis soutient sa réalisation.
  • Usine du Nord: l'Avenir ensemble est favorable à ce que ce projet continue à être confié à la Société minière du Sud Pacifique SMSP (fondée dans les années 1990 pour favoriser le rééquilibrage au niveau du nickel en faveur de la Province Nord et notamment de sa population mélanésienne) et à ses alliés canadiens de Falconbridge, malgré les retards pris dans la construction de l'usine.

Références

Voir aussi

Liens internes

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