Principat
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Monarchie romaine
753509 av. J.-C.
République romaine
50927 av. J.-C.
Empire romain
27 av. J.-C.476
Empire byzantin
3951453

Magistratures ordinaires
Consul
Proconsul
Préteur
Propréteur
Censeur
Tribun
Édile
Questeur
Magistratures extraordinaires
Dictateur
Maître de cavalerie
Tribun consulaire
Interroi
Décemvir
Triumvir
Titres et honneurs
Empereur romain
Auguste
César
Préfet du prétoire
Tétrarque
Dux
Magister militum
Princeps senatus
Pontifex maximus
Préfet de Rome
Imperator
Légat
Licteur
Institutions et lois
Constitution romaine
Sénat romain
Assemblées
Magistrats
Cursus honorum
Auctoritas
Droit romain
Mos majorum
Citoyenneté
Imperium
Potestas
Série Rome antique

Le principat est la forme de gouvernement en vigueur dans l'Empire romain de -27 à 285 environ.

Sommaire

Nature

Il fut mis en place par Auguste, sous couvert de restaurer la République et de maintenir les institutions existantes. Sous le principat il y a donc toujours un Sénat, des consuls, des préteurs et des édiles (lesquels disparaîtront cependant vers le règne de Alexandre Sévère). Si les apparences de la République sont maintenues, le pouvoir passe entre les mains de l'empereur.

La seule existence légale de ce dernier est son titre : il est princeps senatus, c'est-à-dire « premier du Sénat ». Dans les faits le Princeps était le premier sénateur, auparavant nommé par les censeurs, à parler au Sénat. C'est pourquoi on peut appeler l'empereur « prince », et c'est aussi pourquoi cette période est appelée principat.

Au-delà de ce titre très républicain, Auguste se fit décerner d'autres pouvoirs, détachés de leur fonction antérieure. Il se fit ainsi décerner un imperium dit maius, c'est-à-dire la possibilité de commander à tous dans et hors des limites de l'Urbs, de commander aux armées, et enfin aux provinces. C'est en vertu de cela que le Prince nomme ses représentants dans les provinces que le Sénat lui a « octroyées », lesquels représentants sont appelés legati augusti (« légat d'Auguste »). Fut aussi attribué à l'empereur la tribunicia potestas, ou « puissance tribunicienne ». Dans les faits, cela ne lui donnait aucun pouvoir particulier, hormis l'interdiction (du fait du caractère sacré du tribunat de la plèbe) de porter atteinte à sa personne, et un rapprochement évident de l'empereur avec le peuple — cette puissance faisant de son détenteur le représentant du peuple. Renouvelée chaque année, elle sert d'ordinaire à dater les règnes des empereurs, jusqu'à très tardivement. L'empereur détient enfin la fonction de Pontifex maximus, c'est-à-dire « Grand pontife » — il est ainsi le chef de la religion civique romaine.

Certains empereurs se feront attribuer périodiquement la censoria potestas (« puissance censoriale ») afin de modifier la composition du Sénat. Domitien sera nommé « Censeur perpétuel », et on prendra l'habitude de considérer que l'empereur détient de facto cette puissance censoriale.

L'autre titre, avec celui de Princeps est celui d'Augustus. Sa connotation est nettement religieuse, et correspond plus à un surnom qu'à un titre. Auguste avait refusé la dictature revêtue à vie par son grand-oncle Jules César.

Les autres magistratures durant le principat

Les consuls

Sous l'Empire chaque année deux consuls sont toujours élus suivant les règles. La dignité de consul reste longtemps très prisée. On élit donc chaque année deux consuls, dits « éponymes » ou « ordinaires » car ils donnent leurs noms à l'année (et cela jusqu'à la fin de l'Empire). Lesquels démissionnent quelque temps après et sont remplacés par des consuls dits « suffects ». Sous Commode on comptera ainsi près de vingt-cinq consuls élus en 190[réf. nécessaire].

L'élection est faite par le Sénat, mais bien sûr les Sénateurs élisent les candidats que l'empereur recommande. Parfois l'empereur lui-même éprouve le besoin d'être consul, auquel cas il n'a aucun problème pour y accéder.

Sous le principat le consulat est toujours le sommet du cursus honorum. Dénués de pouvoirs militaires, les consuls conservent leurs prérogatives religieuses et judiciaires en ce qui concerne les patriciens et l'ordre équestre.

Les préteurs

À partir des années 100 il y a dix-huit préteurs. Ils continuent comme sous la République à présider les procès.

Les édiles

Sous le principat on peut être soit édile soit Tribun de la plèbe après être passé par la questure. Les pouvoirs de l'édilité lui sont cependant peu à peu retirés pour être donnés aux différents fonctionnaires de la ville, comme le Préfet de la Ville, le Préfet des Vigiles, etc., nommés exclusivement par l'empereur. Sous Alexandre Sévère l'édilité disparaîtra définitivement. la principale fonction des édiles curules sous la république était l'organisation des jeux, par cela ils repondaient à la principale préoccupation des romains "du pain, des jeux!" cependant sous le Principat, cette attribution leur fût retirée car elle les rendait populaire or la seule personne devant être populaire était l'empereur.

Les questeurs

La questure reste la première magistrature du cursus honorum. Elle ouvre ainsi l'accès au Sénat.

Ils sont vingt depuis Auguste. Jusqu'à Claude ils devaient s'occuper du pavage des rues de Rome, tâche remplacée par l'organisation de jeux de gladiateurs. Sévère Alexandre supprimera à son tour cette corvée qui limitait l'accès à la questure aux plus riches.

À partir de l'empereur Claude les questeurs ont des rôles différents :

  • Quaestores augusti : deux questeurs de l'empereur ; chargés de remplacer le Prince au Sénat quand celui-ci est absent
  • Quaestores urbani : deux Questeurs urbains au service du Préfet de la Ville — de 44 à 56 ils sont à nouveau responsables de l'aerarium Saturni, le "trésor de Saturne", c'est-à-dire la caisse de l'état romain qui toutefois n'est plus sous l'Empire que la caisse de la ville de Rome
  • Quaestores consuli : quatre questeurs consulaires, attachés par deux aux services des Consuls
  • Quaestores pro praetore : un par province ; ils gèrent la collecte des impôts dans les provinces sénatoriales où ils se rendent en juillet en même temps que les proconsuls gouvernant ces provinces.

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