PSOE

Parti socialiste ouvrier espagnol

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Partido Socialista Obrero Español
Logo du parti socialiste ouvrier espagnol
Président Manuel Chaves
Fondation 1879
Siège Ferraz, 70.
28008 Madrid
Secrétaire général José Luis Rodríguez Zapatero
Vice-Secrétaire général José Blanco
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Présidents du groupe
au Sénat {{{Sénat}}}
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Idéologie Social-démocratie, Progressisme
Affiliation européenne Parti socialiste européen
Affiliation internationale Internationale socialiste
Couleurs* rouge, blanc
Site Web http://www.psoe.es/
voir aussi

Constitution espagnole
Politique de l'Espagne
Gouvernement espagnol
Président du Gouvernement
Partis politiques espagnols
Élections en Espagne

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (Partido Socialista Obrero Español) ou PSOE est un parti politique espagnol de gauche sociale-démocrate. Il est membre du Parti socialiste européen et de l'Internationale socialiste.

Au pouvoir d'octobre 1982 à mars 1996, soit durant plus de treize ans, le PSOE gouverne de nouveau l'Espagne depuis mars 2004. A l'occasion des élections générales du 9 mars 2008, le parti a remporté le plus grand nombre de suffrages jamais obtenu à l'occasion de ce scrutin avec 11 288 698 voix.

Son secrétaire général, José Luis Rodríguez Zapatero, est l'actuel Président du Gouvernement.

En plus du pays, le PSOE gouverne actuellement les Communautés autonomes d'Andalousie, d'Aragón, des Asturies, des Îles Baléares, de Castille-La Manche, de Catalogne, d'Estrémadure et du Pays Basque/Euskadi et participe au gouvernement de la Cantabrie avec le Parti régionaliste de Cantabrie. De plus, il dirige des grandes villes telles que Barcelone, Séville, Saragosse ou Las Palmas de Gran Canaria.

Il compte près de 550 000 membres, ce qui en fait le second parti politique d'Espagne en termes d'adhérents.

Les Jeunesses socialistes d'Espagne sont l'organisation de jeunesse du PSOE.

Sommaire

But

Le programme du PSOE est proche de celui du Parti socialiste européen.

Histoire

Évolution des sièges obtenus pour le PSOE aux Élections générales d'Espagne (1977-2004)

Avant le Franquisme

Il fut fondé clandestinement à Madrid, le 2 mai 1879, autour d'un noyau d'intellectuels et d'ouvriers, fondamentalement typographes, menés par le Galicien Pablo Iglesias.

Le premier programme du nouveau parti politique fut approuvé par une assemblée de quarante personnes, le 20 juillet de la même année.

Le PSOE fut ainsi l'un des premiers partis socialistes qui naquirent en Europe, comme expression des possessions et intérêts des nouvelles classes ouvrières engendrées par la révolution industrielle.

Depuis, le parti a orienté son travail vers l'aboutissement des grands idéaux d'émancipation du socialisme, avec les changements logiques de stratégie que les ères historiques ont imposé à chaque cas, et que, librement et démocratiquement, ont décidé ensemble les affiliés.

Il a été présent dans la vie publique espagnole depuis lors, avec une participation directe aux gouvernements progressistes de la Seconde République espagnole tout en étant l'objet de persécutions durant la période sombre succédant à la guerre d'Espagne.

Le retour au pouvoir

Lors des législatives du 28 octobre 1982, le parti, dirigé depuis huit ans par Felipe González, obtient 48% des voix et s'assure 202 députés sur 350, la plus large majorité jamais remportée depuis le retour de la démocratie. Quatre ans plus tard, aux élections anticipées du 22 juin 1986, le parti conserve une majorité absolue atténuée (184 députés), puis remporte exactement la moitié des sièges (175) au cours du scrutin anticipé du 29 octobre 1989. Enfin, il doit gouverner en minorité suite aux élections du 6 juin 1993, ne s'adjugeant que 159 sièges.

Ces treize années et demi de pouvoir du PSOE sont marquées par le développement de l'État-providence, la réforme de l'armée dans un sens professionnel et apolitique, l'adhésion de l'Espagne à la Communauté économique européenne, une forte croissance économique (du moins dans les années 1980) et une entrée massive de capitaux étrangers attirés par les taux d'intérêts élevés. A partir de 1983, à l'image des socialistes français, le PSOE prend le « tournant de la rigueur » et organise une douloureuse reconversion de l'industrie espagnole tout en essayant de juguler l'inflation. Cette politique de libéralisme pragmatique conduit à une grève générale en 1989.

Par la suite, les socialistes sont durement frappés par la crise économique du début des années 1990, tandis que se multiplient les affaires de corruption et la mise en cause de hauts responsables du parti dans la gestion et le financement du terrorisme d'État des Groupes antiterroristes de libération.

Le 28 mai 1995, le PSOE connaît une sérieuse défaite aux élections locales, perdant le pouvoir dans les Asturies, la Communauté valencienne, La Rioja, la Communauté de Madrid et la Région de Murcie, ainsi que dans des villes telles que Saragosse, Valladolid, Vigo, Alicante ou Las Palmas de Gran Canaria.

Malgré toutes ces difficultés, Felipe González garde un grand crédit au sein de l'électorat socialiste, sa défaite en 1996 se jouant à 300 000 voix et 15 sièges, une marge très faible compte tenu de l'usure du pouvoir et des scandales.

La période de crise (1997 - 2000)

Suite à la courte défaite des socialistes face au Parti populaire aux législatives anticipées du 3 mars 1996, Felipe González renonce, après vingt ans, à son poste de secrétaire général, et Joaquín Almunia, ministre de 1982 à 1991, est élu pour lui succéder le 21 juin 1997.

Le 24 avril 1998, une primaire interne est organisée pour désigner le candidat du PSOE à la présidence du gouvernement pour les prochaines législatives. A la surprise générale, Almunia est défait par Josep Borrell, qui renoncera peu après, faute d'appuis suffisants dans l'appareil. Les législatives du 12 mars 2000 sont une catastrophe pour les socialistes, qui obtiennent leur plus mauvais résultat depuis le retour de la démocratie. Almunia démissionne et Manuel Chaves, président d'Andalousie, le remplace à titre provisoire afin de gérer le parti jusqu'au Congrès fédéral anticipé.

Lors des régionales du 7 juin 1999, le parti conserve la Castille-La Manche et l'Estrémadure, s'impose dans l'Aragón et les Asturies et conquiert, suite à la formation d'une coalition avec les nationalistes de gauche, les Îles Baléares.

La reconquête (2000 - ...)

En juillet 2000, à l'occasion du XXVe Congrès fédéral, José Luis Rodríguez Zapatero est élu secrétaire général avec 9 voix d'avance sur José Bono, candidat de l'appareil et président de Castille-La Manche.

Le 25 mai 2003, le PSOE remporte les élections régionales et municipales, conservant l'Aragón, les Asturies, la Castille-La Manche et l'Estrémadure tandis qu'il perd les Îles Baléares (où il progresse tout de même) et entre dans la coalition gouvernementale en Cantabrie. Le 16 novembre suivant, les partis de gauche remportent les élections au Parlement de Catalogne et Pasqual Maragall, du Parti socialiste catalan, est élu à la présidence de la Generalitat. Le 16 juin 2005, la gauche gagne les régionales en Galice et le chef de file des socialistes galiciens, Emilio Pérez Touriño, devient président de la Xunta de Galicia.

Lors des élections générales du 14 mars 2004, le PSOE s'impose avec 164 députés sur 350 et José Luis Rodríguez Zapatero devient le nouveau Président du Gouvernement. Au cours de son mandat, la forte croissance économique et la décrue du chômage se poursuivent, tandis que le pays dégage d'importants excédents budgétaires. Le gouvernement, composé pour la première fois à parité d'hommes et de femmes, légalise le mariage homosexuel, ordonne le retrait des troupes espagnoles d'Irak, engage une lutte contre les violences conjugales et pour l'égalité et réforme les statuts d'autonomie régionale.

En 2006 ont lieu des négociations l'organisation territoriste ETA, qui décrète un cessez-le-feu puis fait exploser une bombe à l'aéroport de Madrid-Barajas, tuant deux personnes. Les discussions sont interrompues et la répression du terrorisme basque s'intensifie.

Aux législatives du 9 mars 2008, les socialistes obtiennent 169 députés, 5 de plus que quatre ans plus tôt. Le 11 avril, Zapatero est réinvesti par le Congrès des députés et forme un gouvernement qui comprend 9 femmes contre 8 hommes (sans le compter), une première dans l'histoire du pays. Au cours de ce second mandat, il aura à gérer les conséquences de la crise financière qui frappe très durement l'Espagne, où la croissance reposait sur l'immobilier et le crédit.

Le 1er mars 2009, le PSOE perd les élections régionales en Galice face au Parti populaire d'Alberto Núñez Feijóo et arrive en deuxième position lors de celles organisées simultanément au Pays Basque/Euskadi, où il forme une coalition avec le même Parti populaire pour évincer le Parti nationaliste basque au pouvoir depuis 1979. Le 7 mai, le socialiste Patxi López devient ainsi le premier lehendakari (chef du gouvernement) non nationaliste de la région. Peu après, la liste du parti, conduite par Juan Fernando López Aguilar, arrive deuxième avec plus de 38% des suffrages lors des élections européennes du 7 juin 2009, à plus de 3 points de celle du Parti populaire menée par Jaime Mayor Oreja.

Présence internationale

Le PSOE est présent dans différents pays, afin de maintenir une proximité avec les citoyens espagnols résidant à l'étranger. En Europe, les sections locales du continent situées hors d'Espagne sont fédérées par le PSOE Europa.

Liens internes

XXXVIIe congrès fédéral du PSOE en juillet 2008, à Madrid.

Organisations

Le PSOE compte dix-huit fédérations autonomes, une fédération extérieure et un parti allié :

Institutions

Personnalités

Voir aussi

La composition de la direction du PSOE à l'issue de son XXXVIIe Congrès fédéral.

Liens externes

Notes


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