Arboretum national des Barres
Arboretum national des Barres
Image illustrative de l'article Arboretum national des Barres
Géographie
Pays France
Ville Nogent-sur-Vernisson
Superficie 3 km²
Caractéristiques
Création 1873
Type arboretum
Essences chêne, érable, épicéa, pin, sapin, aubépine
Fréquentation 20 000 visiteurs/an
Protection jardin remarquable
Lien Internet http://www.arbofolia.com/www.arbofolia.com
Coordonnées 47° 50′ 10″ N 2° 45′ 26″ E / 47.83611, 2.7572247° 50′ 10″ Nord
       2° 45′ 26″ Est
/ 47.83611, 2.75722
  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Arboretum national des Barres

L’arboretum national des Barres ou Arbofolia est un arboretum français situé à Nogent-sur-Vernisson dans le département du Loiret et la région Centre.

L'arboretum, propriété du ministère de l'Agriculture, est géré par l'Office National des Forêts depuis le 1er janvier 2009. Il s'étend sur près de 300 hectares, dont 35 ha de collections et rassemble environ 2 700 espèces d’arbres.

Depuis 2004, l'arboretum national des Barres est labellisé « jardin remarquable » par le comité des parcs et jardins de France du ministère de la Culture[1].

Sommaire

Géographie

L'arboretum est situé au sud-est de la commune de Nogent-sur-Vernisson, à l'est de Châtillon-Coligny, sur la route départementale 41, à proximité de la gare de Nogent-sur-Vernisson et de l'autoroute A77.

Description

L'arboretum comprend trois ensembles de collections d'arbres et arbustes réparties sur 35 hectares[2]. Il est intégré au domaine des barres, vaste ensemble forestier de près de 300 hectares. Il rassemble plus de 2 700 espèces, avec près de 8 000 sujets. On recense notamment 109 espèces de chênes (Quercus), 85 espèces d'érables (Acer), 57 espèces de d'épicéas (Picea), 54 espèces de pins (Pinus), 44 espèces de sapins (Abies) et 92 espèces d'aubépines (Crataegus).

La collection Continentalis constitue le premier ensemble, au sud-ouest de l'arboretum : la collection nord-américaine, datant de 1873 et la collection asiatique, plus récente.

La collection Classifica, au nord, est organisée selon la classification des espèces. Elles datent de 1894.

La collection Bizarretum permet d'observer des espèces particulières pour leurs formes et leurs espèces. Elle date de 1941 et est située au sud-est du parc.

Environ 400 espèces de champignons se sont développées dans l'arboretum, avec un certain nombre de symbioses entre champignons et arbres ligneux.

Une vingtaine d'espèces d'orchidées sauvages terrestres sont présentes sur le site, du fait de la variété des sols soit 25% des espèces françaises d'orchidées terrestres. Les arbres offrent des habitats à de nombreuses espèces d'oiseaux et d'insectes. On compte 40 espèces d'oiseaux typiquement forestières et sept espèces de lisière forestière.

Des pépinières sont chargées d’assurer le renouvellement et l’enrichissement des collections de l’arboretum, elles proposent également à la vente des espèces peu répandues. Le catalogue comporte environ 500 espèces rustiques sous le climat tempéré.

L’accueil des visiteurs est assuré par l'équipe ARBOFOLIA-ONF. L’arboretum, qui est ouvert d’avril à fin octobre inclus, reçoit environ 20 000 visiteurs par an.

Un lycée d’enseignement général et technologique agricole est implanté sur le site[3].


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Histoire

Le domaine des Barres, dans lequel est implanté l’arboretum, et son château furent acquis en 1821 par Philippe André de Vilmorin, en vue de mener des cultures comparatives de différentes espèces d’arbres, essentiellement des pins et des chênes américains et d’étudier leur développement sur des échantillons importants (des groupes de 25 à 100 exemplaires de chaque espèce)[4].

Après sa mort en 1862, une partie du domaine, soit 67 hectares, est cédée à l’administration des Eaux et Forêts qui prend en charge les plantations[4].

Une école primaire de sylviculture est installée dans le pavillon Guinier en 1873 par Constant Gouet qui met également en place un arboretum de collection en plantant de nombreuses nouvelles espèces[4],[5],[6].

En 1877 et 1878, les anciennes écuries sont converties en dortoir et la maison du garde général dite maison des vignes est construite[6].

Un chalet forestier issu de l'exposition universelle de 1878 est installé dans le domaine en 1881[6].

En 1882, un pavillon pour le directeur de l'école est édifié ainsi que le pavillon Lorentz en 1883[6].

En 1884, une école secondaire de sylviculture est créée[4].

À la fin du XIXe siècle, Maurice de Vilmorin, développe la partie est du domaine dont il est l'héritier en y créant un parc autour d'un nouveau château construit par l'architecte Gaston Aubry de 1892 à 1894 ainsi qu'une collection d'arbuste[4],[7].

À partir de 1910, des feuillus et des conifères sont semés sur de nouvelles pelouses selon un classement systématique ; des peupliers et d'autres essences exigeantes en eau le sont au marais des fontaines[6].

En 1920, des essences européennes et circum-méditerranéennes sont installées dans l'arboretum[6].

En 1921, après la mort de Maurice de Vilmorin, l'État français prend en charge la partie est du domaine[4].

À partir de 1929 sont plantées des essences asiatiques[6].

En 1936, l'État acquiert le château de la famille Vilmorin[4].

Le pavillon Daubrée construit au début du siècle est démoli en 1939[6].

L'ancien logo de l'arboretum

En 1942 est créé l'arboretum dit bizarretum regroupant des espèces arbustives ornementales étonnantes[6].

En 1965, l’école forestière des Barres est transformée en École nationale des ingénieurs des travaux des eaux et forêts (ENITEF), elle est chargée de gérer une partie du domaine, la seconde étant confiée au ministère de l'Agriculture[4].

En 1985, les ministres français de l'Agriculture, de la Recherche et de l'Environnement donnent un statut national à l'arboretum qui adopte l'appellation d'arboretum national des Barres[4]. Les 37 hectares de collection sont ouvertes au public et la promotion du site est confiée à l'association de découverte et d'initiation à l'arbre et à la forêt.

En 1989, l'ENITEF est démantelée et intégrée à l’École nationale du génie rural et des eaux et des forêts (ENGREF) qui est chargée de la gestion de l’arboretum le 1er janvier 1994[4].

En 1991, les pépinières de l’arboretum sont également ouvertes au public.

Le 30 septembre 1994, le château des Vilmorin accueille le siège de l’Inventaire forestier national (IFN), établissement public chargé d’évaluer le patrimoine forestier national[4].

Le 1er janvier 2009, l'Office national des forêts reprend la gestion touristique, pédagogique et scientifique de l'Arboretum[4] et le renomme Arbofolia[8].

Notes et références

  1. Liste des jardins labellisés Jardin remarquable au 31 janvier 2010 sur www.parcsetjardins.fr, Comité des parcs et jardins de France, 2010. Consulté le 4 mai 2010
  2. Arbofolia : arboretum national des Barres sur www.jardins-de-france.com, Association des parcs et jardins de la région Centre. Consulté le 4 mai 2010
  3. Le lycée Les Barres sur www.lesbarres.fr, Association des parcs et jardins de la région Centre. Consulté le 4 mai 2010
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Contexte historique sur www.arboretumdesbarres.com, Arboretum des Barres. Consulté le 4 mai 2010
  5. Jardin botanique et jardin fruitier dit arboretum national des Barres, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  6. a, b, c, d, e, f, g, h et i Château et école d'ingénieurs forestiers dite école des Barres puis école nationale des ingénieurs des travaux des eaux et forêts, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  7. Château des Barres, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  8. Dossier de presse. L'arboretum national des Barres rebaptisé Arbofolia sur www.onf.fr, Office national des forêts, 10 juin 2009. Consulté le 4 mai 2010

Voir aussi

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Bibliographie

  • Raymond Durand, L'arboretum national des Barres : 45290 Nogent-sur-Vernisson, France, Association du centenaire de l'École nationale des ingénieurs des travaux des eaux et forêts, 1984, 71 p. (ISBN 9782950050113) 
  • Léon Gabriel Charles Pardé, Arboretum national des Barres : énumération des végétaux ligneux indigènes et exotiques, P. Klincksieck, 1906, 397 p. 
  • Léon Gabriel Charles Pardé, L'arboretum national des Barres et le Fruticetum Vilmorinianum, 1923 
  • Jean Pourtet et Paul Turpin, Annales de l'école nationale des eaux et forêts, et de la station de recherches et expériences : Catalogue des espèces cultivées dans l'arboretum des Barres, vol. 9, École nationale des eaux et forêts, 1954, 230 p. 

Articles connexes

Liens externes



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