Rue du Faubourg-Saint-Honore


Rue du Faubourg-Saint-Honore

Rue du Faubourg-Saint-Honoré

8e arrt.
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rue du
Faubourg-Saint-Honoré
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Arrondissement(s) 8e arrondissement
Quartier(s) Madeleine
Faubourg-du-Roule
Début 15-19, rue Royale
Fin 46, avenue de Wagram
2, place des Ternes
Longueur 2070 mètres
Largeur 14,50 mètres entre rue Royale et la rue La Boétie
13,80 mètres ensuite
Dénomination décret ministériel du 10 décembre 1847
Géocodification Ville de Paris : 3542

DGI : 3518

Nomenclature officielle
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Rue du Faubourg-Saint-Honoré
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La rue du Faubourg-Saint-Honoré traverse le 8e arrondissement de Paris d'est en ouest. Elle commence rue Royale et se termine place des Ternes. Elle est longue de 2 070 mètres. On y trouve le palais de l'Élysée, des ambassades, des magasins de luxe et des galeries d'art.

La partie située entre la rue La Boétie et la place des Ternes s'est appelée chaussée du Roule (1635), rue du Bas-Roule et rue du Haut-Roule et enfin rue du Faubourg-du-Roule.

Sommaire

Description

On trouve dans la partie la plus à l'est de la rue, jusqu’à la place Beauvau, des bâtiments officiels et des enseignes prestigieuses de l'habillement. Les bâtiments officiels se trouvent sutout sur le trottoir sud, en partie interdit aux piétons : il s'agit de la résidence de l'ambassadeur des États-Unis, de l'ambassade du Royaume-Uni et de la résidence de son ambassadeur, de l'ambassade du Japon, et surtout du palais de l'Élysée.

Un peu plus à l'ouest se trouvent de nombreuses galeries d'art et marchands d'antiquités.

« Encore au début de ce siècle, écrit André Becq de Fouquières en 1956, la différence entre le côté des numéros impairs et le côté des numéros pairs du faubourg était immédiatement perceptible. On trouvait, d'une part, une suite de façades aveugles, hauts murs masquant des demeures isolées par des cours et donnant sur jardins joignant les Champs-Élysées ; d'autre part, c'étaient des immeubles locatifs, où les fournisseurs des gens d'en face avaient choisi d'avoir boutique à proximité de leur clientèle. Cette division n'est plus guère sensible aujourd'hui parce que les grands hôtels patriciens ont changé de destination. La société qui devait attirer en cette voie parisienne une certaine forme de négoce a disparu, mais par un phénomène de persistance moins rare qu'on ne le supposerait, le commerce de luxe reste l'apanage du faubourg Saint-Honoré. »[1]

Histoire

Au Moyen Âge, la voie qui allait de l'église Saint-Honoré au pont du Roule s'appelait déjà rue du Faubourg-Saint-Honoré. À partir de 1633, cette appellation fut réservée à la rue située à l'Ouest de la nouvelle porte Saint-Honoré reconstruite « à 400 toises de l'ancienne », à peu près au carrefour de la rue Royale et qui allait jusqu'au faubourg du Roule après avoir traversé le grand égoût, qui se situait approximativement au carrefour de la rue du Colisée. Au-delà de celui-ci, la voie devenait chaussée du Roule.

Le quartier du faubourg Saint-Honoré s'est développé à partir de la fin du XVIIe siècle sous l'impulsion de riches financiers qui y firent construire de magnifiques hôtels dont témoignent encore ceux qui ont été conservés entre la rue du Faubourg-Saint-Honoré et l'avenue Gabriel.

L'impératrice Eugénie, sans doute superstitieuse, fit supprimer le no 13 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, qui n'a jamais été rétabli depuis[2].

Bâtiments remarquables

Les premières maisons de la rue du Faubourg-Saint-Honoré ont été incendiées par les Communards en 1871, avec une partie de la rue Royale.

  • no 5 : « Au 5, là où sont aujourd'hui (1957) les devantures du couturier Henry-à-la-Pensée, il y avait déjà un magasin en 1831. C'était, à l'enseigne "Aux Montagnes Russes", une maison acquise par le fils d'un médecin d'Auteuil, Chardon-Lagache[3]. La femme d'un pair de France qui fut ambassadeur auprès du Tsar, la baronne de Barante[4], introduisit son fournisseur auprès de la haute société de la Monarchie de Juillet et les Montagnes russes devinrent un magasin à la mode en une époque qui devait être décisive pour le destin du faubourg Saint-Honoré. »[5]
  • no 6 : Immeuble qui fut habité par l'écrivain Henri Monnier, créateur du personnage de Joseph Prudhomme.
  • no 14 : Immeuble construit à la fin du XVIIIe siècle, occupé entre 1811 et 1835 par la mairie de l'ancien Ier arrondissement. Salle des Fêtes au rez-de-chaussée.
  • no 21 et 23 : Immeubles de rapport construits en 1776 pour le fermier général Le Roy de Senneville.
  • no 22 : Jeanne Lanvin a installé sa maison de couture dans cet immeuble à la fin du XIXe siècle.
  • no 24 : Immeuble du XVIIIe siècle, très remanié, qui abrite la maison Hermès depuis 1879.
  • no 25 : Résidence parisienne des princes de Monaco jusqu'à ce que le prince Albert Ier la transfère dans l'hôtel de l'avenue Georges-Mandel[6].
  • no 27 : « En passant devant le 27, on ne soupçonne pas, de la rue, l'hôtel qui se cache au fond de la cour »[7]. À la fin du XIXe siècle, l'immeuble appartenait à l'agent de change Adolphe Abeille (1848- ) dont la maîtresse, Alphonsine Demay, habitait au 66 : « il était un épicurien convaincu. Il était riche ; mais il n'avait pas le souci du faste. Il dépensait sans compter, voilà tout. Il n'avait pas le goût du monde et il était dépourvu, à cet égard, d'ambitions. Il vivait entre Nice, Paris et Lamorlaye, près de Chantilly, où il surveillait ses écuries de course, car il aimait le cheval et l'atmosphère des hippodromes. [...] Faubourg Saint-Honoré, il disposait d'une charmante garçonnière, dont les fenêtres donnaient sur le jardin, vers l'avenue Gabriel. Mme Demay aidait le maître de maison à y recevoir des amis choisis. La chère était délicate et la cave était sans pareille. »[8].
  • no 29 : Hôtel de Rohan-Montbazon, construit en 1719 par Pierre Cailleteau dit Lassurance. Dénaturé au XIXe siècle. Un salon a conservé un décor Empire.
  • no 30 : Cité du Retiro.
  • no 31 : Hôtel Pillet-Will, construit en 1887 pour le comte Frédéric Pillet-Will, Régent de la Banque de France, à la place de l'ancien hôtel Marbeuf, bâti en 1719 par Pierre Cailleteau dit Lassurance, réaménagé par Jacques-Guillaume Legrand et Jacques Molinos qui y créérent notamment une célèbre décoration polychrome dans le goût de l'Antiquité, et occupé au XIXe siècle par Joseph Bonaparte, Caroline Murat et Élisa Bachiocchi, le maréchal Suchet. En 1967, l'ambassade du Japon, qui avait acquis l'immeuble en 1965, a fait détruire l'hôtel pour le remplacer par une construction moderne, ne laissant subsister que le bâtiment sur rue. Le bâtiment actuel entre cour et jardin, résidence de l'ambassadeur du Japon en France, possède des façades en mur-rideau de Jean Prouvé et un exceptionnel mobilier de Charlotte Perriand. Les vantaux du portail occidental sur la rue du Faubourg-Saint-Honoré proviennent de l'hôtel de Vicq, détruit en 1883 au no 203 rue Saint-Martin[9]. L'hôtel Pillet-Will incorporait divers réemplois : des boiseries provenant de l'hôtel de Gontaut-Saint-Blancart, des portes provenant d'une maison de la rue de Bondy et de grands vases en pierre issus de Bagatelle.
  • no 33 : Hôtel Perrinet de Jars (dit aussi Hôtel de Guébriant) : Hôtel construit en 1714 par Pierre Grandhomme pour Anne Levieux, femme d'un financier. Appartint ensuite au fermier général Étienne Perrinet de Jars, qui lui a laissé son nom et le fit transformer par Jean-Michel Chevotet. Acquis en 1810 par le duc Decrès, ministre de la Marine de Napoléon Ier. Loué de 1849 à 1864 à l'ambassade de Russie. Acquis en 1856 par le baron Nathaniel de Rothschild qui le fait transformer vers 1864 : reconstruction du corps sur rue et de l'escalier, remontage de boiseries réalisées en 1762 par Étienne-Louis Boullée pour l'hôtel de Tourolle, rue Charlot. Le bâtiment sur rue a été surélevé en 1928. L'hôtel abrite aujourd'hui le Cercle de l'Union interalliée qui l'a acquis en 1920 d'Henri de Rothschild.
  • no 35 : Hôtel, jumeau du no 33, construit en 1714 par Pierre Grandhomme pour Louis Chevalier, président à mortier au Parlement de Paris, frère de la commanditaire du no 33. Acquis en 1855 par les frères Isaac et Émile Pereire qui s'installent respectivement au premier et au rez-de-chaussée et le font remanier par leur architecte attitré, Alfred Armand : reconstruction du corps sur rue, décor peint par William Bouguereau et Charles Jalabert au rez-de-chaussée (disparu) et Alexandre Cabanel et Auguste Gendron au premier étage. L'hôtel abrite aujourd'hui les services de l'ambassade de Grande-Bretagne.
  • no 39 : Hôtel de Charost, construit en 1720-1722 par Antoine Mazin pour Paul-François de Béthune-Charost. En 1760, le comte de La Marck y fait réaliser un décor intérieur néoclassique par l'architecte Pierre Patte. D'importantes transformations sont effectuées pour Pauline Bonaparte, princesse Borghèse, propriétaire entre 1803 et 1815, notamment la construction d'une galerie en retour sur le jardin pour présenter les tableaux de la célèbre collection Borghèse et les décors intérieurs. Acquis en 1814, avec la totalité du mobilier à l'exception des tableaux, par le Royaume-Uni pour y installer son ambassade : l'ambassadeur Lord Granville fait construire une aile symétrique pour servir de salle de bal et relie les deux ailes par une galerie vitrée construite par Louis Visconti en 1825 (l'un des premiers exemples des jardins d'hiver qui se multiplieront sous le Second Empire) ; la chambre d'apparat est transformée en salle du Trône à l'occasion de la visite en France de la reine Victoria. Abrite aujourd'hui la résidence de l'ambassadeur de Grande-Bretagne. C'est dans cet hôtel que fut célébré en 1833 le mariage du compositeur Hector Berlioz avec la tragédienne Harriet Smithson[10].
  • no 41 : Hôtel de Pontalba, construit entre 1842 et 1855 par Louis Visconti pour la baronne Michaela de Pontalba sur l'emplacement de l'ancien hôtel d'Aguesseau, qu'elle avait acheté en 1836. Acquis en 1876 par le baron Edmond de Rothschild qui l'a fait presque entièrement reconstruire par son architecte Félix Langlais, qui n'a laissé intacts que le hall et le portail d'entrée, mais a respecté le plan en H de l'édifice. Le fronton de la façade sur jardin, orné d'une statue de Flore due au ciseau du sculpteur René Charpentier, provient de l'ancien hôtel du Maine, rue de Lille, que le baron de Pontalba avait acheté en 1838 et fait raser[11]. C'est Edmond de Rothschild qui a fait remonter à l'hôtel de Pontalba le cabinet de laques de Chine provenant du même hôtel du faubourg Saint-Germain[12]. L'hôtel de Pontalba fut acquis en 1948 par les États-Unis pour y loger des bureaux de son ambassade. Restauré entre 1966 et 1971, il abrite aujourd'hui la résidence de l'ambassadeur des États-Unis.
  • no 46 : C'est à cette adresse que l'antiquaire Nathan Wildenstein (1852-1934) installa sa galerie en 1890 avant de déménager en 1905 pour la rue La Boétie.
  • no 55 : Palais de l'Élysée, résidence officielle du Président de la République et siège de la Présidence de la République.
  • no 68 : Le banquier Jules Ephrussi et son épouse, Fanny von Pfeiffer, ont habité dans cette maison avant 1886. La maison a ensuite été habitée par le banquier Louis Stern et son épouse née Ernesta Hierschel dont le salon était réputé l'un des plus brillants de Paris avant la Première Guerre mondiale.
  • no 75 : Petit hôtel de la fin du XVIIIe siècle en fond de cour.
  • no 76 : L'immeuble de la galerie Charpentier, célèbre galerie de peinture, abrite désormais la maison de ventes Sotheby's.
  • no 85 : Hôtel de La Vaupalière, construit par Louis-Marie Colignon en 1768 sur un terrain lui appartenant et aussitôt loué au marquis de La Vaupalière. La façade sur jardin (visible depuis le 25 avenue Matignon) est caractéristique du style Louis XVI. L'hôtel a été occupé sous la Restauration par le comte Roederer, puis par le comte Molé qui fit remanier la façade sur cour. Il abrite aujourd'hui le siège de la société Axa qui y a fait installer des pastiches de décors anciens d'une grande somptuosité.
  • no 93 : 93, Faubourg Saint-Honoré est le titre d'une émission de télévision présentée depuis 2003 par Thierry Ardisson depuis son domicile parisien, diffusée sur la chaîne Paris Première. Sous l'objectif des caméras, l'animateur reçoit à dîner artistes, hommes politiques et tous ceux qui font l'actualité.
  • no 96 : Hôtel de Beauvau, construit en 1768 par Nicolas Le Camus de Mézières pour le prince Charles Juste de Beauvau-Craon. Confisqué sous la Révolution française, il passe entre diverses mains dont, en dernier lieu, celles de la comtesse Dupont de l'Étang, veuve du général Pierre Dupont de l'Étang. Lorsque celle-ci meurt en 1855, ses héritiers vendent l'hôtel au financier Ernest André qui le fait profondément transformer par Jean-Baptiste Pigny. L'hôtel est acquis en 1859 par l'État qui poursuit les travaux et y installe le ministère de l'Algérie et des Colonies puis, en 1860, le ministère de l'Intérieur.
  • no 101 : Maison de gastronomie Dalloyau
  • no 112 : Hôtel Le Bristol.
  • no 118 : Hôtel de la fin du XVIIIe siècle.
  • no 120 : Hôtel de Chastenaye, fin du XVIIIe siècle. À longtemps abrité la célèbre maison de couture Worth, le prestigieux Institut de beauté Harriet Hubbard Ayer et le salon d'Alexandre, "le Coiffeur des Reines".
  • no 134 : Hôtel de style Empire construit pour le mathématicien Joseph-Louis Lagrange et acquis en 1846 par la famille du banquier Alexandre Aguado.
  • no 135 : Hôtel de Fels, dit également Hôtel de Rigny : Construit au milieu du XIXe siècle pour la comtesse de Rigny, il a ensuite appartenu au comte Edmond de Fels, diplomate et historien, et à sa femme, née Jeanne Lebaudy, très riche héritière des Sucres Lebaudy. À la mort du comte de Fels en 1951, l'hôtel a été vendu par son héritière, la duchesse de La Rochefoucauld, à l'État du Canada qui y a établi la résidence de son ambassadeur en France. Au rez-de-chaussée sur le jardin, un grand salon aux boiseries blanc et or de style Louis XV provient de l'hôtel Dupille, rue de Turenne[13].
    no 252 : Salle Pleyel
  • no 137 : Hôtel Schneider dit également Hôtel de Talhouet-Roy : Hôtel particulier de 3 450 m² construit pour Henri Schneider (1840-1898), de la célèbre dynastie de maîtres de forges. Abrite la société de production du cinéaste Luc Besson, EuropaCorp qui sous-loue le rez-de-chaussée au restaurant Apicius (chef de cuisine : Jean-Pierre Vigato).
  • no 154 : Église Saint-Philippe-du-Roule construite de 1772 à 1784 par l'architecte Jean-François-Thérèse Chalgrin (1739-1811).
  • no 183-189 : Série de petits immeubles du XVIIIe siècle rappelant l'ancien village du Roule.
  • no 208 : Hospice et maison d'éducation construits en 1784 par Nicolas-Claude Girardin pour le financier Nicolas Beaujon. Dirigée par les sœurs de la Charité, il s'agissait à l'origine d'une institution destinée à recevoir 24 orphelins pauvres de la paroisse, mais dès 1795, elle accueille des malades et devient au début du XIXe siècle un hôpital dépendant de l'Assistance publique. Ce dernier est transféré dans de nouveaux bâtiments à Clichy-sur-Seine en 1935 en conservant le nom d'hôpital Beaujon tandis que le bâtiment du Faubourg-Saint-Honoré est transformé en commissariat de police. Aujourd'hui, le bâtiment abrite également diverses activités culturelles de la mairie du 8e arrondissement. D'un néoclassicisme austère, l'ensemble comprenait à l'origine quatre corps de bâtiments à trois niveaux autour d'une cour à laquelle on accédait par un portique voûté fermé par une grille.[1] [2]
  • no 217 : À cette adresse, Eileen Gray ouvrit en 1922 la galerie Jean Dessert dont le nom faisait référence à un propriétaire fictif et à un voyage dans le désert.
  • no 233bis : Immeuble d'ateliers d'artistes où le statuaire Denys Puech (1854-1942) eut son atelier[14].
  • no 240 : Gustave Flaubert a vécu à cette adresse de 1875 à sa mort en 1880.
  • no 252 : Salle Pleyel.

Bâtiments détruits

  • no 43 à 49 : L'îlot situé entre le no 43 et la rue de l'Élysée fut loti dans le cadre d'une spéculation immobilière réalisée dans le troisième quart du XVIIIe siècle par le financier Étienne-Michel Bouret (1708-1777). Il abrita au moins trois hôtels dont la construction fit intervenir, dans des proportions qui ne sont pas faciles à déterminer, Étienne-Louis Boullée, Mathurin Cherpitel, Guillaume-Martin Couture et Jean-Baptiste Louis Élisabeth Le Boursier :
    • Hôtel de Sabran (correspondant au no 43), achevé par Cherpitel dans les années 1770 à partir d'un hôtel vendu inachevé par le financier Bouret. Il tient son nom de sa propriétaire, Françoise Éléonore de Jean de Mandeville (1750-1827), comtesse de Sabran-Grammont par son mariage avec le comte Elzéar Joseph de Sabran-Grammont, lieutenant général des armées navales, plus âgé qu'elle d'un demi-siècle et qui la laissa veuve à 25 ans avec deux enfants : Elzéar (1774-1846) et Delphine (1771-1826), future marquise de Custine et maîtresse de François-René de Chateaubriand.
    • Hôtel d'Andlau (correspondant au no 45, ancien no 16), contigu au précédent et également achevé, dans les mêmes conditions, par Cherpitel. Après la mort de Bouret en 1777, l'hôtel fut acheté le 20 mai 1779 par le comte et la comtesse d'Andlau. Le comte d'Andlau y fit placer des panneaux peints par Jean-Baptiste Oudry pour le château de Voré.
  • no 55 : L'ancien hôtel Sebastiani se situait à l'emplacement où a été ouverte la rue de l'Élysée. Sur le Faubourg Saint-Honoré, une porte cochère cintrée flanquée de deux colonnes d'ordre dorique et surmontée d'un entablement s'ouvrait entre deux maisons dont celle de droite n'était séparée du Palais de l'Élysée que par un chemin herbeux de deux mètres de large reliant le Faubourg à l'avenue Gabriel, qui était loué, en 1847, à la femme Poiriot, marchande de lait de chèvre, qui y faisait paitre ses animaux. Derrière la porte cochère, une allée d'une soixantaine de mètres de longueur menait à l'hôtel particulier élevé au fond d'une vaste cour et dont le jardin, sur l'arrière, s'étendait jusqu'à l'avenue Gabriel où il donnait par une double grille. Cet hôtel appartenait au maréchal Horace Sébastiani (1771-1851), fidèle de Louis-Philippe Ier et plusieurs fois ministre. Il fut le théâtre, le 17 août 1847, d'un des principaux scandales de la monarchie de Juillet : l'assassinat par le duc de Praslin de sa femme, Fanny, fille du maréchal.
  • no 89-91 : Immeuble moderne édifié à l'emplacement de deux hôtels. L'un, du XVIIIe siècle (Hôtel de Coigny), avait été profondément remanié au XIXe siècle (no 89) ; l'autre, entièrement reconstruit en 1864 (no 91).
  • no 107 : L'hôtel particulier de style Louis XVI qui abritait la maison de couture de Paul Poiret a été détruit et remplacé par un immeuble moderne. Le jardin de l'hôtel touchait à l'avenue d'Antin sur laquelle il était fermé par une grille.
  • no 113 : Emplacement de la maison où est mort, le 30 octobre 1802, Charles Alexandre de Calonne.
  • no 139-141 : Emplacement des magnifiques écuries que le comte d'Artois avait fait construire par son architecte François-Joseph Bélanger sur les terrains de l'ancienne pépinière royale. Démolies à la fin du XIXe siècle.
  • no 170 : Hôtel de Saint-Priest.

Habitants célèbres

Notes et références

  1. Fouquières, Op. cit., p. 12-13
  2. Source : [Collectif], Paris, Guides vert Michelin, 2007, p. 273
  3. Pierre-Alfred Chardon dit Chardon-Lagache (1809-1893) amassa une grande fortune qui lui permit de fonder une maison de retraite à Auteuil.
  4. née Césarine d'Houdetot (1794-1877), femme de Prosper Brugière de Barante, ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg en 1835
  5. Fouquières, Op. cit., p. 13
  6. Fouquières, Op. cit., p. 22
  7. Fouquières, Op. cit., p. 24
  8. Fouquières, Op. cit., p. 24-25
  9. Source : Alexandre Gady, Les hôtels particuliers de Paris, Paris, Parigramme, 2008, p. 251
  10. Source : [Collectif], Paris, Guides vert Michelin, 2007, p. 273
  11. Source : Alexandre Gady, Op. cit., p. 251
  12. Source : Alexandre Gady, Op. cit., p. 252
  13. Source : Alexandre Gady, Op. cit., p. 274
  14. André Becq de Fouquières, Mon Paris et mes Parisiens. Vol. 1, Paris, Pierre Horay, 1953, p. 279-280
  15. Fouquières, Op. cit., p. 16-18
  16. Jean La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris : contenant les noms anciens et nouveaux des rues, ruelles, culs-de-sac, passages, places, quais, ports, ponts, avenues, boulevarts, etc., et la désignation des arrondissemens dans lesquels ils sont situés; accompagné d'un ..., 1812, 489 p. 

Voir aussi

Sources

Liens externes

Bibliographie

  • Béatrice de Andia (dir.), La rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris, 1994, 430 pages.
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