716e division d'infanterie

716e division d'infanterie (Allemagne)

716e Division d'Infanterie
716DI 1.jpg

Prisonniers de la 716e division d'infanterie à Juno Beach
Période Mai 1941 – Mai 1945
Pays Flag of Germany 1933.svg Allemagne
Branche Wehrmacht
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie statique
Taille 7 771 personnes
Fait partie de LXXXIVe Corps d'armée
Garnison France - Normandie
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles Bataille de Normandie, poche de Colmar
Commandant historique Généralleutnant Wilhelm Richter

La 716e DI (716. Infanteriedivision) était une division d'infanterie de l'Armée allemande (Wehrmacht) pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle était déployée sur tout le littoral du Bessin le Jour J, 6 juin 1944 début de la bataille de Normandie.

Sommaire

Création de la 716e division d'infanterie

La division est levée en mai 1941[1].

Elle est placée sous l'autorité de la 15e armée jusqu'en juin 1942.

L'unité est alors envoyée dans le secteur de Caen, rattachée à la 7e armée allemande.

Elle y restera stationnée jusqu'au 6 juin 1944.

L'unité avait un statut de division statique, du fait de l'intégration de ses moyens lourds dans des blokhaus du mur de l'Atlantique (encuvements ou casemates), et par le fait que ses troupes défendaient des positions préparées et protégées (Wiederstand ou WN).

Les troupes étaient donc dispersées en petits groupes d'une trentaine d'hommes.

Les effectifs de la division étaient de 17 000 hommes en 1943, mais elle fut sans cesse affaiblie par des transferts de troupes à l'est. Elle n'était plus évaluée qu'à 7 771 hommes[2] au 1er mai 1944. Le personnel a une moyenne d'âge élevée, certains étaient malades ou convalescents, alors que d'autres étaient des étrangers, avec une volonté de se battre fort limitée[3].

La 716e division d'infanterie n'a eu aucune expérience du combat avant le Débarquement de Normandie[4].

Histoire de la 716e division d'infanterie au combat

La division était initialement déployée sur un front de 50 km de littoral, de l'estuaire de l'Orne à Grandcamp.

La 352e division la relève sur le secteur ouest du Bessin, et conserve le contrôle des Ier et IIIe bataillon du 726e régiment d'infanterie d'Omaha Beach à l'estuaire de la Vire, ainsi que du IIIe groupe de batteries du 1716e régiment d'artillerie à Grandcamp-Maisy.

La division est employée au renforcement des défenses côtières à partir de la fin de l'année 1943.

Le débarquement de Normandie

La 716e division d'infanterie fut la force principale rencontrée par les Alliés le 6 juin 1944. En effet, dès l'aube du 6 juin, la totalité des régiments de la division sont engagés, avec d'ouest en est[5] :

  • Omaha Beach : 3 compagnies dans les blockhaus côtiers et 1 en soutien
  • Gold Beach : 3 compagnies dans les blockhaus côtiers et 4 en réserve de corps d'armée, plus 4 compagnies russes soit 11 compagnies à proximité de Gold Beach
  • Juno Beach : 3 compagnies dans les blockhaus côtiers et 1 compagnie cycliste en réserve
  • Sword Beach : 3 compagnies dans les blockhaus côtiers

Totalement dispersée sur le littoral normand, la division allemande n'a jamais été en mesure de menacer les zones de débarquement alliées[6].

Carte de position des compagnies des 716e DI (vert) et 352e DI (bleu) à Omaha Beach le 6 juin 1944

Même si une forte résistance a été rencontrée initialement à Omaha Beach, avec le support d'éléments de la 352e division d'infanterie, les contre-attaques allemandes furent toutes brisées par l'aviation et surtout par l'artillerie de marine.

Retranchés dans des positions aménagées bien conçues, les soldats de la division infligent les pertes les plus importantes des cinq secteurs. Mais inexorablement, toutes les positions défensives de la plage sont capturées les unes après les autres[7].

À Juno Beach, la densité de troupes est un peu plus forte qu'ailleurs. Surtout, les bombardements préparatifs ont échoué, et la synchronisation bombardements/assauts a été mauvaise, laissant le temps aux défenseurs allemands de se reprendre[8]. Aussi, les unités de la 3e division canadienne enregistrent-elles un taux de pertes sensiblement équivalent aux américains d'Omaha Beach[9].

Les faibles capacités de l'unité se révélèrent surtout à Gold Beach. La plage céda en très peu de temps à l'assaut, lequel fut secondé par les bombardements les plus efficaces de la journée. La conséquence fut l'ouverture d'une brêche vers Bayeux.

L'incident inquiéta suffisamment le commandement allemand de la 352e DI pour qu'une contre-attaque opérationnelle soit mise sur pieds dans l'après-midi du 6 juin[10].

Celle-ci se solda par un échec cuisant pour les Allemands, occasionnant la perte quasi totale du groupement tactique (Kampfgruppe) Meyer[11].

Dans une moindre mesure, la résistance allemande se révéla inefficace à Sword Beach, ses maigres forces étant incapables d'empêcher la jonction entre la 3e division d'infanterie britannique et la 6e division aéroportée.

À noter que les témoins signalèrent la bonne tenue de plusieurs compagnies de supplétifs russes, notamment le 441e bataillon à Juno Beach, contre toute attente.

Carte de position des compagnies et batteries de la 716e division d'infanterie dans le secteur anglo-canadien le 6 juin 1944

Très rapidement débordé, le général Richter fait appel à la 21e division blindée, en réserve autour de Caen. Jusqu'en milieu de matinée, le commandement allemand est surtout inquiété par les parachutistes largués à l'est de l'Orne.

Mais cet appui ne lui est pas donné, principalement du fait d'absence d'ordres du haut commandement de la Wehrmacht.

Finalement, les panzer contre-attaquent en fin d'après-midi dans un couloir entre Juno Beach et Sword Beach, et atteignent la mer.

Mais dès la fin de soirée du 6 juin, les chars refluent pour se concentrer autour de Caen. La 716e division d'infanterie perd son appui et commence à retraiter vers le sud, par petits groupes, pendant la nuit[12].

Le bilan de la journée du Jour J est sans nuances, puisque partout, la 716e DI a été battue, subissant des pertes très élevées.

On considère généralement que les pertes du premier jour se situèrent près de 3 000 hommes, soit près de 50% des effectifs initiaux.

La 716e division d'infanterie dans la Bataille de Normandie

La division, qui était très faible le 6 juin 1944, fut très rapidement usée(sur environ 4000 hommes elle eut 860 tués,1270 disparus ou prisonnier et 520 bléssés,elle dut battre en retraite voyant que la plage était perdue). La décision fut prise, dès le 15 juin 1944, de la retirer du front, et de l'envoyer dans le sud de la France. Elle était destinée à la 1re armée allemande[13].

Le 23 juin, une concentration de force de la 716e DI existait autour du Mans. Mais les organigrammes allemands du 29 juin attestaient toujours de la présence des unités suivantes, rattachées à d'autres divisions[14] :

  • 711e division d'infanterie : 300 hommes aux 1re et 3e Cie du 736e RI plus et 1re et 3e batteries du 1716e RA ;
  • 346e division d'infanterie : 250 hommes des reste du 642e bataillon de volontaires de l'est et du 716e bataillon du génie ;
  • 21e division blindée : 750 hommes des groupements tactiques (Kampfgruppe) Koch et Roth, restes du IIIe bataillon du 736e RI ;
  • 352e division d'infanterie : 400 hommes rescapés du 439e bataillon de volontaires de l'est et du IIIe groupe de batteries du 1716e RA.

Les pertes de la division en Normandie sont évaluées à 6 300 hommes[15]. La 716e DI fut effectivement écacuée du front de Normandie entre le 1er et le 20 juillet 1944.

La fin de la guerre

La 716e division d'infanterie fut transférée sur la Côte d'Azur, sous l'autorité de la 19e armée allemande.

En août 1944, elle était forte de 7 400 hommes.

Elle combattit ensuite dans la vallée du Rhône et en Alsace, lors de la bataille de la poche de Colmar (janvier-février 1945), où elle fut totalement détruite.

Composition de la 716e division d'infanterie

La division comprend deux régiments d'infanterie à trois bataillons, renforcés par trois bataillons de volontaires de l'est (Osttruppen), un régiment d'artillerie et des unités de complément.

Elle ne dispose pas de bataillon de remplacement (Feldersatzabteilung)[16].

État Major

Commandant de la division : général Wilhelm Richter (1892-1971)
Chef d'état-major : Commandant Karl Bacchus

Infanterie

  • 726e Régiment de Grenadiers

PC – Château de Sully, banlieue NO de Bayeux
Chef : Colonel (Oberst) Walter Korfes

Ier Bataillon
PC – ouistreham
Type Position Armement
1re Cie cycliste Arromanches
(Gold Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
2e Cie Statique Arromanches
(Gold Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
3e Cie Statique Colleville-sur-Mer
(Omaha Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
4e Cie Statique Port-en-Bessin 12 mitrailleuses - 2 Mortiers

Le bataillon est tactiquement rattaché à la 352e division d'infanterie.

IIe Bataillon
PC – Bazenville
Type Position Armement
5e Cie Statique Sainte-Croix-sur-Mer 12 mitrailleuses - 2 Mortiers
6e Cie Statique Colombiers 12 mitrailleuses - 2 Mortiers
7e Cie Statique Villiers-le-Sec 12 mitrailleuses - 2 Mortiers
8e Cie Statique Tierceville 12 mitrailleuses - 2 Mortiers

en réserve du LXXXIVe corps d'armée à six kilomètres en arrière de Gold Beach

IIIe Bataillon
PC – Jucoville
Type Position Armement
9e Cie cycliste Englesqueville
(Omaha Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
10e Cie Statique Saint-Laurent-sur-Mer
(Omaha Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
11e Cie Statique Vierville-sur-Mer
(Omaha Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
12e Cie Statique Grandcamp-Maisy 12 mitrailleuses - 2 Mortiers

Le bataillon est tactiquement rattaché à la 352e division d'infanterie.

  • 736e Régiment de Grenadiers

PC – Colleville-sur-Orne (WN17)
Chef : Colonel (Oberst) Ludwig Krug

Ier Bataillon
PC – Bayeux
Type Position Armement
1re Cie Statique Franceville
(à l'est de l'Orne)
12 mitraililuses - 2 Mortiers
2e Cie Statique STp 02 à Riva Bella
(Sword Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
3e Cie Cycliste Franceville
(à l'est de l'Orne)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
4e Cie Statique en réserve à Ouistreham
(Sword Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
IIe Bataillon
PC – Tailleville
Type Position Armement
5e Cie Statique Bernières-sur-Mer
(Juno Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
6e Cie Statique Courseulles-sur-Mer
(Juno Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
7e Cie Statique La Rivière (Gold Beach) 12 mitrailleuses - 2 Mortiers
8e Cie Cycliste Tailleville en réserve
derrière (Juno Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
IIIe Bataillon
PC – Cresserons
Type Position Armement
9e Cie Statique Langrune-sur-Mer
(Juno Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
10e Cie Statique Lion-sur-Mer
(Sword Beach)
12 mitrailleuses - 2 Mortiers
11e Cie Cycliste en arrière de Luc-sur-Mer 12 mitrailleuses - 2 Mortiers
12e Cie Statique Douvres-la-Délivrande 12 mitrailleuses - 2 Mortiers

Bataillons de volontaires de l'Est

Ces unités, de très faible valeur combative étaient composées d'environ 400 hommes chacune.

439e Bataillon Ost
PC – Isigny-sur-Mer
Type Armement
1re Cie Statique 11 mitrailleuses - 2 Mortiers
2e Cie Statique 11 mitrailleuses - 2 Mortiers
3e Cie Statique 11 mitrailleuses - 2 Mortiers
4e Cie Statique 12 mitrailleuses - 3 Mortiers

Le bataillon est tactiquement rattaché à la 352e division d'infanterie.
Il est positionné pour partie dans l'isthme de Carentan et à l'est d'Isigny-sur-Mer,
dans le secteur du 914e régiment d'infanterie.

441e Bataillon Ost
PC – La Rivière
Type Armement
1re Cie Statique 7 mitrailleuses - 2 Mortiers
2e Cie Statique 7 mitrailleuses - 2 Mortiers
3e Cie Statique 7 mitrailleuses - 2 Mortiers
4e Cie Statique 7 mitrailleuses - 2 Mortiers

Le bataillon est tactiquement rattaché au 726e régiment d'infanterie.
Il est positionné en arrière du littoral, sur une ligne Courseulles - Arromanches

642e Bataillon Ost
PC – Amfreville
Type Armement
1re Cie Statique 12 mitrailleuses - 2 Mortiers
2e Cie Statique 12 mitrailleuses - 2 Mortiers
3e Cie Statique 12 mitrailleuses - 2 Mortiers
4e Cie Statique 12 mitrailleuses - 2 Mortiers

Le bataillon est tactiquement rattaché au 736e régiment d'infanterie.
Il est positionné principalement à l'est de l'Orne dans le futur secteur
de la 6e division parachutiste britannique

Artillerie

Commandant : Lieutenant colonel (Oberstleutnant) Helmut Knupe.
Le régiment était à trois groupes de batteries avec en tout dix batteries.
Plus de la moitié était statique, c’est-à-dire installées dans des positions aménagées (encuvements ou casemates).
Ces batteries statiques furent débordées le Jour J, et les canons sabotés.
Il semble que seules trois batteries sur dix survécurent au 6 juin 1944[17].

I/1716 AR
PC – Colomby-sur-Thaon
Nombre Type Mobilité Position
1re batterie 4 obusiers 100 mm Lfh 14/19 (t) Tchèque Statique batterie de Merville
2e batterie 4 obusiers 100 mm Lfh 14/19 (t) Tchèque Statique Wn16
Colleville-Montgomery ouest
3e batterie 4 obusiers 75 mm Fk 16 n.A
(en attente de pièces de 100 mm)
Hippomobile Bréville (Est de l’Orne)
4e batterie 4 obusiers 155 mm sFH 414 (f) Français Statique Wn12
Château d’eau à Ouistreham
Position Daimler pour les Alliés
II/1716 AR
PC – Crépon
Nombre Type Mobilité Position
5e batterie 4 obusiers 100 mm Lfh 14/19 (t) Tchèque Hippomobile Wn 35b
ouest de Crépon
6e batterie 4 obusiers 100 mm Lfh 14/19 (t) Tchèque Statique Wn 32
Batterie de Mare Fontaine
près de Ver-sur-Mer
7e batterie 4 obusiers 100 mm Lfh 14/19 (t) Tchèque Hippomobile Wn28a
Bény-sur-Mer
III/1716 AR
PC – Maisy
Nombre Type Mobilité Position
8e batterie 4 obusiers 100 mm Lfh 14/19 (t) Tchèque Statique Wn 83
Maisy
9e batterie 4 obusiers 155 mm sFH 414 (f) Français Statique Wn 84
Maisy
10e batterie 4 obusiers 155 mm sFH 414 (f) Français Hippomobile Graf Waldersee
4km NE Bayeux

Ce groupe est dans le secteur contrôlé depuis le mois de mai 1944 par la 352e division d'infanterie (sauf la 10e batterie).

Autres unités organiques

  • 716e bataillon antichar (Panzerjäger Abteilung 716)

Cette unité disposait de trois compagnies.
- La 1re Cie consistait en 10 chasseurs de chars équipés de canon de 7,5cm Pak40. Il semble que ces engins soient des véhicules "bricolés" à partir de châssis français de prise.
- La 2e Cie était composée de 11 pièces tractées, qui manquaient de camions. 2 pièces semblent avoir été des 8,8cm Pak43/41 et 9 des 7,5cm Pak40.
- La 3e Cie devait être équipée de pièces Flak de 2 cm, mais à la date du recensement, aucune pièce n'est disponible.

  • 716 bataillon du génie

Ce bataillon ne dispose que de deux compagnies au moment du Débarquement.

Notes et références

  1. G. Tessin, Verbände und Truppen der deutschen Wehrmacht und Waffen-SS
  2. Gliederung der 716. I.D., du 1er mai 1944
  3. Max Hastings, Overlord
  4. G. Tessin, Verbände und Truppen, Op. Cit.
  5. Nota : une compagnie a un effectif de 120 à 150 hommes dans cette division.
  6. Major L. F. Ellis et al., Victory in the West, Volume I: Battle of Normandy
  7. Gordon Harrison, Cross channel Attack
  8. Max Hastings, D Day
  9. Olivier Wieviorka, Histoire du débarquement en Normandie, p.234
  10. Ziegelmann, MS B#388
  11. Major L. F. Ellis et al., Victory in the West, Op. Cit.
  12. Major L. F. Ellis, Victory in the West, Op. Cit.
  13. OB West Ia rapport du 15/06/44
  14. KTB AOK7 du 29/06/44
  15. KTB OBWest Ia - paragraphe du 12/07/1944
  16. Gliederung der 716. I.D., du 1er mai 1944
  17. KTB AOK 7 Ia Anlagen, 07.06.1944,

Bibliographie

  • (en)Major L. F. Ellis et al., Victory in the West, Volume I: Battle of Normandy, HMSO, 1962
  • (en)Ken Ford, D Day 1944, Sword Beach, Campaign 105, Osprey 2002, (ISBN 9781841763668)
  • (en)Ken Ford, D Day 1944, Gold & Juno Beaches, Campaign 112, Osprey 2002, (ISBN 9781841763682)
  • (en)Max Hastings, Overlord, D Day and the Batlle of Normandy, Vintage Books, 1984, (ISBN 0330390120)
  • (fr)John Keegan, Six armées en Normandie, Albin Michel, 2004, (ISBN 2226151478)
  • (de)G. Tessin, Verbände und Truppen der deutschen Wehrmacht und Waffen-SS, Biblio Verlag, Osnabrück, 1975
  • (fr)Olivier Wieviorka, Histoire du débarquement en Normandie - Des origines à la Libération de Paris 1941-1944, Seuil, 2007 (ISBN 978-2020528504)

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