1984 en Nouvelle-Calédonie

Années :
1981 1982 1983  1984  1985 1986 1987

Décennies :
1950 1960 1970  1980  1990 2000 2010
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique • Amérique (Canada, États-Unis) • Asie • Europe (France, Italie, Suisse) • Océanie


Chronologies thématiques :
Aéronautique Architecture Automobile • Bande dessinée Chemins de fer Cinéma Disney Droit Économie • Football Informatique Jeu • Jeu vidéo Littérature Musique Musique classique Parcs de loisirs Photographie Santé et médecine • Science Sociologie Sport Télévision Théâtre


Calendriers :
Romain Chinois Grégorien Hébraïque Hindou Musulman Persan Républicain

Cette page concerne l'année 1984 du calendrier grégorien.

Histoire de la Nouvelle-Calédonie

1960 - 1961 - 1962 - 1963 - 1964 - 1965 - 1966 - 1967 - 1968 - 1969

1970 - 1971 - 1972 - 1973 - 1974 - 1975 - 1976 - 1977 - 1978 - 1979

1980 - 1981 - 1982 - 1983 - 1984 - 1985 - 1986 - 1987 - 1988 - 1989

1990 - 1991 - 1992 - 1993 - 1994 - 1995 - 1996 - 1997 - 1998 - 1999

2000 - 2001 - 2002 - 2003 - 2004 - 2005 - 2006 - 2007 - 2008 - 2009

Événements

  • 31 juillet : le projet de nouveau statut pour la Nouvelle-Calédonie, préparé par le secrétaire d'État à l'Outre-mer Georges Lemoine, est adopté par l'Assemblée nationale.
  • 6 septembre : entrée en vigueur « Statut Lemoine » qui renforce fortement l'autonomie du Territoire et prévoit la tenu d'un référendum sur l'avenir institutionnel de l'archipel (indépendance ou non) dans les 5 ans. Les institutions précédentes, Gouvernement local et Assemblée territoriale, sont maintenus à ceci près que leurs prérogatives sont augmentées, l'exécutif appartenant au gouvernement et non plus au Haut-commissaire. Il est créé aussi 6 circonscriptions sur la base des aires coutumières, avec chacune une Assemblée de pays consultative composée de 24 représentants de la coutume et de 24 représentants des communes. Décrié par les deux camps, les loyalistes le jugeant comme l'antichambre de l'indépendance, les indépendantistes lui reprochant de ne pas restreindre le corps électoral pour les scrutins locaux afin d'en exclure les Métropolitains récemment installés sur le Territoire.
  • 22-24 septembre : le Front indépendantiste se transforme en Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), toujours mené par Jean-Marie Tjibaou qui rejette le statut Lemoine, veut un référendum où seuls les Kanaks auront le droit de vote et appelle au boycott des élections et des institutions.
  • 18 novembre : élections marquées par des violences et des barricades montées par des militants FLNKS. Le symbole du boycott des élections et de l'action indépendantiste est alors incarné par Éloi Machoro, secrétaire général de l'Union calédonienne, qui brise une urne à coup de tamiok (hache de guerre traditionnelle kanak) à Canala. Le RPCR anti-indépendantiste de Jacques Lafleur remporte les élections avec plus de 70 % des suffrages exprimés, mais la participation ne passe pas la barre des 50 % des inscrits.
  • 20 novembre : début du « siège de Thio » par les indépendantistes emmenés par Éloi Machoro : les propriétaires Caldoches sont désarmés et la gendarmerie occupée. Des heurts entre forces de l'ordre et indépendantistes ont aussi lieu à Ponérihouen et Ouvéa.
  • 23 novembre : Dick Ukeiwé (RPCR) devient président du gouvernement local.
  • 30 novembre : échange de coups de feu à Ouégoa, faisant officiellement deux morts et officieusement huit.
  • 1er décembre : nomination d'Edgard Pisani comme nouveau Haut-commissaire de la République. Le même jour, un « gouvernement provisoire de Kanaky », contre-gouvernement indépendantiste, est constitué avec à sa tête Jean-Marie Tjibaou et Éloi Machoro comme ministre de la Sécurité, et une première levée du « drapeau Kanaky » a lieu à la tribu de La Conception, au Mont-Dore, dans la banlieue de Nouméa.
  • 2 décembre : mort d'un éleveur Caldoche lors d'un affrontement sur un barrage.
  • 4 décembre : arrivée sur le Territoire du nouveau Haut-commissaire de la République, Edgard Pisani. Début de l'évacuation par hélicoptères des familles Caldoches des zones contrôlées par le FLNKS : ceux restés sur place annoncent qu'il se défendront par leurs propres moyens.
  • 5 décembre : dix militants indépendantistes, dont deux frères du leader du FLNKS Jean-Marie Tjibaou, sont tués dans une embuscade montés par des anti-indépendantistes près de la tribu de Tiendanite à Hienghène en représailles aux incendies et aux pillages répétés de maisons de Caldoches par les militants du FLNKS dans les environs. Malgré ce drame, le FLNKS et Jean-Marie Tjibaou confirment leur mot d'ordre de lever les barrages.
  • 27 décembre : Jacques Lafleur, leader du RPCR anti-indépendantiste, déclare la Nouvelle-Calédonie en état de « légitime défense ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article 1984 en Nouvelle-Calédonie de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Politique en Nouvelle-Calédonie — En Nouvelle Calédonie le clivage politique traditionnel est celui qui oppose les courants indépendantistes de gauche aux courants loyalistes de droite. Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l enjeu est, plus que le statut de l île, sa… …   Wikipédia en Français

  • Culture en Nouvelle-Calédonie — La Nouvelle Calédonie a développé, au travers des nombreuses communautés qui composent sa population, une grande mixité et diversité culturelles. Sommaire 1 Culture ou cultures de Nouvelle Calédonie ? 2 Pratiques culturelles 2.1 Langues …   Wikipédia en Français

  • Tourisme en Nouvelle-Calédonie — Plage de sable fin et blanc, eau turquoise, végétation luxuriante : symbole des paysages néo calédoniens à fort potentiel touristique La Nouvelle Calédonie a connu pendant longtemps, et encore aujourd hui sous certains aspects, une activité… …   Wikipédia en Français

  • Politique en Nouvelle-Caledonie — Politique en Nouvelle Calédonie En Nouvelle Calédonie le clivage politique traditionnel est celui qui oppose les courants indépendantistes de gauche aux courants loyalistes de droite. Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l enjeu est,… …   Wikipédia en Français

  • Politique en nouvelle-calédonie — En Nouvelle Calédonie le clivage politique traditionnel est celui qui oppose les courants indépendantistes de gauche aux courants loyalistes de droite. Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l enjeu est, plus que le statut de l île, sa… …   Wikipédia en Français

  • Transport en Nouvelle-Calédonie — Les réseaux de transport en Nouvelle Calédonie sont soumis à un certain nombre de contraintes géographiques : l insularité, le climat, l éloignement de la Métropole (distante d environ 17 000 kilomètres), l aspect relativement étendu de …   Wikipédia en Français

  • 1985 en Nouvelle-Calédonie — Années : 1982 1983 1984  1985  1986 1987 1988 Décennies : 1950 1960 1970  1980  1990 2000 2010 Siècles : XIXe siècle  XXe siècle …   Wikipédia en Français

  • 2009 en Nouvelle-Calédonie — Années : 2006 2007 2008  2009  2010 2011 2012 Décennies : 1970 1980 1990  2000  2010 2020 2030 Siècles : XXe siècle  XXIe siècle …   Wikipédia en Français

  • 1987 en Nouvelle-Calédonie — Années : 1984 1985 1986  1987  1988 1989 1990 Décennies : 1950 1960 1970  1980  1990 2000 2010 Siècles : XIXe siècle  XXe siècle …   Wikipédia en Français

  • 1988 en Nouvelle-Calédonie — Années : 1985 1986 1987  1988  1989 1990 1991 Décennies : 1950 1960 1970  1980  1990 2000 2010 Siècles : XIXe siècle  XXe siècle …   Wikipédia en Français

Share the article and excerpts

Direct link
Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”