Arène

Arènes

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Les arènes sont l'édifice dans lequel se déroulent les courses de taureaux.

Sommaire

France

Présentation

En France, on organise des courses de taureaux dans les amphithéâtres romains de Fréjus (Var), Arles (Bouches-du-Rhône) et Nîmes (Gard). Dans d’autre villes comme à Béziers (Hérault), Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), Dax ou Mont-de-Marsan (Landes), il s’agit d’arènes modernes, construites sur le modèle espagnol, et comme elles, circulaires. Dans nombres de villages et bourgs du Sud-est, où l’on organise surtout des courses camarguaises, elles sont parfois rectangulaires ou carrées ; d’autres sont ovales. Dans les villages et bourgs du Sud-ouest où l’on organise surtout des courses landaises, elles sont souvent de forme rectangulaire, deux des angles étant à pan coupé.

Les plus grandes arènes françaises sont celles de Béziers (13 100 places). Viennent ensuite celles de Nîmes (13 000 places), puis celles d'Arles (12 500 places).

Dans les arènes françaises et contrairement aux arènes espagnoles, la désignation des places n'est pas uniformisée. Dans certaines arènes les gradins sont désignés par des termes à consonance plus ou moins hispanisante, dans d’autres par des termes espagnols plus ou moins mal francisés. Ailleurs, il y a des « premières » (qui ne sont pas forcément les meilleures places), des « secondes » (qui ici sont en face des premières, là sont au-dessus des premières), des « gradins toril » (qui ne sont pas forcément au-dessus du toril), des « tribunes spéciales », etc. On a même vu des « nouvelles tribunes » rester « nouvelles » durant une dizaine d’années avant de devenir « présidentielles ».

Catégories

Classement [1] 
  • arènes de première catégorie : Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont-de-Marsan, Nîmes, Vic-Fezensac
  • arènes de deuxième catégorie : Alès, Beaucaire, Chateaurenard, Céret, Fréjus, Le Grau du roi, Lunel, Vauvert.
  • arènes de troisième catégorie : toutes les autres arènes en France
Critères 

Arènes de première catégorie :

  • Construction en dur (certaines arènes démontables ne pouvant prétendre à être en première catégorie)
  • Capacité minimum de 6000 places
  • Cinq spectacles majeurs, corridas, novilladas piquées ou corridas de rejón, dans l'année
  • Corrals
  • Infirmerie à demeure, équipée dans les normes du règlement
  • Respect du règlement de l'UVTF[2]

Arènes de deuxième catégorie :

  • Structure en dur ou démontable avec un minimum de 3000 places
  • Trois spectacles majeurs au minimum

Arènes de troisième catégorie : toutes les autres arènes en France

Espagne

Les arènes de la Real Maestranza de Séville, vues de l’extérieur…
…et de l’intérieur.

À l’origine, les corridas avaient lieu sur des places publiques, fermées par des barrières ou des charrettes. Ces arènes de fortune existent encore, notamment à Ciudad Rodrigo, dans la province de Salamanque. À Madrid, elles se déroulaient sur la Plaza Mayor

À partir du milieu du XVIIIe siècle on commence à construire des plazas de toros (« places de taureaux »), dédiées spécialement aux courses de taureaux. Les plus anciennes arènes encore en activité sont celles de Séville (la Maestranza), ouvertes en 1761 ; viennent ensuite celles de Ronda ouvertes en 1786. La plaza de Las Ventas à Madrid a été ouverte en 1931.

Les premières arènes étaient de formes sensiblement carrée ou rectangulaire. Puis on a coupé les angles, ce qui en faisait des octogones irréguliers, puis on les a fait rondes. Les arènes de Séville ont une forme particulière : ni ronde, ni ovale, leur forme rappelle celle d’un cœur.

La taille de la piste est variable : les plus petites ne dépassent guère trente-cinq mètres de diamètre, les plus grandes (Madrid et El Puerto de Santa María) atteignent soixante mètres. À Séville, la plus grande dimension est également de soixante mètres.

De la plus petite (quelques centaines de places) à la plus grande (Mexico : 48.000 places), la capacité est variable. À Madrid, 23.500 places ; à Pampelune (Navarre, 19.500 places ; à Séville, 12.500 places.

Les gradins des arènes espagnoles sont divisés en trois catégories : « Sol » (« Soleil »), exposées au soleil durant toute la corrida, « Sol y sombra » (« Soleil et ombre »), exposées au soleil au début, puis à l’ombre, « Sombra », protégées du soleil dès le paseo. À cette division selon l’ensoleillement se superpose une autre division géométrique : les gradins sont numérotés dans le sens des aiguilles d’une montre à partir, soit de la loge du président, soit de la loge d’« honneur » : Loge royale à Madrid, loge du Prince (des Asturies) à Séville. Les tarifs des places étant indexés sur le confort, c'est-à-dire leur ombrage, cette division correspond également à une division sociale : les places au soleil sont généralement plus populaires et plus animées.

À ces divisions verticales, s’ajoute une division horizontale : le premier rang des gradins s’appelle « barrera » (« barrière »), le deuxième « contrabarrera » (« contrebarrière »), le troisième « delantera ». Viennent ensuite plusieurs rangs de « tendidos ». Derrière les tendidos se trouvent des gradins légèrement surélevés : côté « sombra » les « palcos », ailleurs les « gradas ». Enfin, dans les plus grandes arènes, au-dessus des palcos et des gradas se trouve un second étage de gradins, les « andanadas ».

Notes et références

Voir aussi

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  • arene — ARENE. s. f. Sable, gravier qui couvre la terre, principalement aux rivages de la mer & des rivieres. Les bruslantes arenes de Libye. Ce mot est plus de la poësie que de la prose. Arene. Se prend quelquefois pour le terrain de l amphitheatre, où… …   Dictionnaire de l'Académie française

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  • Arene —   [Kurzwort] Plural, aus dem Englischen übernommene Bezeichnung für aromatische Kohlenwasserstoffe mit mindestens einem Benzolring und für kondensierte Ringe …   Universal-Lexikon

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