Jean Alesi


Jean Alesi
Jean Alesi
Jean Alesi en 2011
Jean Alesi en 2011
Années d'activité 1989 - 2001
Date de naissance 11 juin 1964
Lieu de naissance Avignon
Nationalité Drapeau de France France
Qualité Pilote automobile
Équipe Tyrrell, Ferrari, Benetton-Renault, Sauber-Petronas, Prost-Peugeot, Jordan-Honda
Nombre de courses 201
Pole positions 2
Podiums 32
Victoires 1
Champion du monde 0

Jean Alesi, né Giovanni Alesi le 11 juin 1964 à Avignon, est un pilote de course français d'origine sicilienne. Il a notamment participé durant 12 saisons au Championnat du monde de Formule 1, remportant 1 victoire et 32 podiums.

Sommaire

Biographie

Débuts

Passionné au début de sa carrière par le rallye plus que par la course en circuit (il est même moniteur de pilotage sur glace), il accède à la monoplace par la promotion en Renault 5. Il conquiert le titre de champion de France de Formule 3 en 1987 et deux années plus tard celui de Formule 3000 avec l'écurie Jordan, battant sur le fil son rival Érik Comas.

En 1989, il débute en Formule 1, sur le circuit Paul Ricard pour la manche française en remplacement du pilote italien Michele Alboreto parti en raison d'une incompatibilité de sponsors au sein de l'écurie Tyrrell Racing. Alesi marque les esprits en terminant quatrième de ce tout premier Grand Prix, dont il a même brièvement occupé la seconde place à la faveur des changements de pneus.

Carrière en Formule 1

1990 est sa première année complète en Formule 1, toujours chez Tyrrell Racing,une équipe loin de son lustre d'antan. Lors de sa première course aux États-Unis, profitant de l'excellent comportement de ses pneus Pirelli sur le tracé urbain de Phoenix, Alesi fait sensation en menant les trente premiers tours devant Ayrton Senna. Alesi pousse même l'audace de dépasser Senna quelques hectomètres seulement après une première attaque du champion brésilien. Alesi termine finalement deuxième. Il décroche une autre deuxième place, plus tard dans la saison à Monaco, se plaçant ainsi comme grand espoir de la discipline.

Très courtisé par les plus grosses écuries du moment, Alesi signe au cœur de l'été un pré-contrat avec Williams-Renault avant de laisser parler son cœur sicilien et de signer finalement chez Ferrari. L'arrivée d'Alesi coïncide malheureusement pour lui au début d'une période de crise pour la Scuderia. Malgré des résultats décevants, il échappe néanmoins aux multiples révolutions de palais agitant l'équipe italienne en 1991 (limogeages successifs du directeur sportif Cesare Fiorio, du pilote no 1 Alain Prost et du président Piero Fusaro) en grande partie grâce à sa popularité auprès des tifosi.

Jean Alesi au Grand Prix du Canada 1995

En 1992, la situation n'est pas meilleure au sein de la Scuderia, et Alesi doit de nouveau composer avec une écurie en crise, ce que ne parvient pas à faire son réputé équipier Ivan Capelli qui perd pied au fil de la saison. L'Italien est d'ailleurs remercié après le Grand-Prix du Portugal.

À partir de 1993, sous l'impulsion de Jean Todt, la Scuderia amorce un lent retour au sommet. Mais, lors d'essais privés au début de la saison 1994, Jean est victime d'un accident sur le circuit privé de Ferrari, à Fiorano. Touché aux vertèbres cervicales, il manque le funeste Grand-Prix de Saint-Marin à Imola. Il retrouve finalement son baquet à Monaco, puis, au Grand Prix d'Italie 1994, signe sa première pole position, à Monza. Il mène la course devant des tifosi en liesse avant de déchanter sur une panne mécanique.

L'année suivante, Alesi en profite pour livrer quelques-unes de ses plus belles courses, souvent ternies par une malchance devenue presque proverbiale. Le chat noir se décide toutefois à l'abandonner le 11 juin 1995 (pour ses 31 ans) au Grand Prix du Canada, les soucis mécaniques de Michael Schumacher lui permettant de signer son unique victoire en Formule 1. Paradoxalement, cette saison 1995, sa plus belle en Formule 1, marque la fin de son histoire d'amour avec la Scuderia Ferrari, trop occupée à s'attirer les faveurs de Michael Schumacher, le meilleur pilote du moment.

Alesi remplace Schumacher chez Benetton Formula à partir de 1996. Benetton est alors l'écurie championne du monde en titre. Si les espoirs sont grands de voir Alesi étoffer son palmarès, il n'en est cependant rien. Aux performances décevantes des Benetton, succèdent rapidement des relations de plus en plus tendues avec Flavio Briatore, le directeur sportif de l'écurie. L'année 1997, où son expérience et sa régularité lui permettent d'accrocher de beaux podiums, ne suffit pas à redresser des relations exécrables.

À partir de 1998, Alesi rejoint l'écurie suisse Sauber durant deux saisons, une équipe de milieu de grille, pour des résultats forcément moyens malgré quelques jolis coups d'éclat. Ainsi obtint-il, une nouvelle fois sous le déluge, un podium à Spa.

Nouveau défi en 2000 avec son arrivée au sein de l'écurie française Prost Grand Prix, dirigée par son ami et ancien coéquipier Alain Prost. Il ne marqua aucun point au cours de la saison 2000 mais réussit quelques performances mémorables en 2001, notamment à Monaco (sixième) et à Montréal (cinquième). Mais au bout de dix-huit mois très décevants, Alesi claque la porte dès la fin du Grand Prix d'Allemagne pour rejoindre l'écurie Jordan. Au terme de la saison, l'écurie Jordan ne lui propose pas de contrat de prolongation pour l'année 2002, préférant engager le pilote japonais Takuma Sato pour s'attirer les faveurs de Honda. Jean Alesi annonce alors la fin de sa carrière en Formule 1.

L'après-F1

Jean Alesi (DTM, 2006)

Son départ de la Formule 1 n'est pas pour autant synonyme de départ à la retraite. À partir de 2002, Alesi participe en effet au DTM avec Mercedes et signe plusieurs victoires. En 2006, il n'est pas retenu dans les équipes officielles Mercedes et doit disputer la saison dans le Team Persson engageant des Classe C de la saison précédente. Cela ne l'empêche pas de réaliser de belles performances et de faire jeu égal, voire mieux que certains pilotes ayant une voiture 2006. Fin 2006, Alesi annonce son départ du DTM.

Il annonce en février 2007 sa participation à un tout nouveau championnat, les Speedcar Series. Se déroulant en Asie et au Moyen-Orient, cette compétition met aux prises des stock cars inspirées de la NASCAR. Lors de la première saison Speedcar, Alesi se montre comme l'un des pilotes les plus véloces. Il remporte deux courses et frôle le titre. Pour la seconde saison, il décroche de nouveau deux victoires mais des déboires mécaniques l'écartent une nouvelle fois de la course au titre. La série Speedcar n'est finalement pas reconduite pour une troisième saison.

En 2010, Jean Alesi arrive en Le Mans Series, au sein de l'écurie AF Corse qui aligne des Ferrari F430. En avril 2010, il dispute sa première course officielle lors des 8 heures du Paul Ricard en équipage avec Giancarlo Fisichella et Toni Vilander. Il termine sur le podium de sa catégorie.

En septembre 2007, lors du week-end de l'Excellence Automobile sur le circuit de Reims-Gueux, Jean Alesi a conduit la Mercedes W196, victorieuse ici même en 1954, cinquante-trois ans plus tôt, avec Juan Manuel Fangio à ses commandes. Il est de nouveau présent à cet événement en septembre 2008 avec la Mercedes 196 R de 1955.

En tant que « capitaine » de l'équipe de France FFSA, il prodigue ses conseils aux jeunes espoirs du sport automobile français. Il réside à Cologny, en Suisse, près de Genève.

Le 23 septembre 2011 à l'occasion du Grand Prix de Singapour de Formule 1, il annonce sa participation aux 500 miles d'Indianapolis en 2012 avec Lotus Cars dans le championnat IndyCar Series.

Vie privée

Jean Alesi est marié à l'actrice japonaise Kumiko Gotō (後藤 久美子?) et a quatre enfants, dont l'un d'eux a pour parrain Alain Prost.

Carrière

Jean Alesi en 1999

Statistiques

(Après le Grand Prix du Japon 2001).

  • 201 Grands Prix disputés
  • 1 victoire
  • 241 points marqués
  • 2 pole positions
  • 16 deuxièmes place en Grand Prix (soit 7,96 %)
  • 15 troisièmes place en Grand Prix(soit 7,46 %)
  • 32 podiums (soit 15,92 %)
  • 4 records du tour (soit 1,99 %)
  • 87 abandons (soit 43,28 %)
  • 265 tours en tête
  • 1285 km en tête
  • 9645 tours parcourus
  • 45296 km parcourus
  • Débuts en F1 : Grand Prix de France, sur le Circuit Paul Ricard, le 9 juillet 1989.
  • Dernier Grand Prix : Grand Prix du Japon, le 14 octobre 2001.
Saisons Courses Écurie Points Poles Victoires Records du tour Podiums Tours en tête Abandons Classement
1989 8 Tyrrell Racing Organisation-Ford 8 0 0 0 0 0 3 9e
1990 15 Tyrrell Racing Organisation-Ford 13 0 0 0 2 34 6 9e
1991 16 Scuderia Ferrari SpA 21 0 0 1 3 11 9 7e
1992 16 Scuderia Ferrari SpA 18 0 0 0 2 0 10 7e
1993 16 Ferrari 16 0 0 0 2 19 9 6e
1994 14 Ferrari 24 1 0 0 4 18 6 5e
1995 17 Ferrari 42 0 1 1 5 91 8 5e
1996 16 Mild Seven Benetton Renault 47 0 0 2 8 60 5 4e
1997 17 Mild Seven Benetton Renault 36 1 0 0 5 32 3 4e
1998 16 Red Bull Sauber Petronas 9 0 0 0 1 0 5 11e
1999 16 Red Bull Sauber Petronas 2 0 0 0 0 0 9 15e
2000 17 Gauloises Prost Peugeot 0 0 0 0 0 0 12 22e
2001 17 Prost Acer
B&H Jordan Honda
5 0 0 0 0 0 2 15e

Résultats aux 24 heures du Mans

Année Voiture Équipe Équipiers Résultat
1989 Porsche 962C Team Schuppan Dominic Dobson / Will Roy Abandon
2010 Ferrari F430 GT AF Corse SRL Giancarlo Fisichella / Toni Vilander 16e général, 4e GT2

Anecdotes

  • Le casque de Jean Alesi (blanc avec une bande noire et une bande rouge) est un hommage à Elio de Angelis, pilote italien décédé lors d'essais privés au Paul Ricard en 1986.
  • On a pu le voir brièvement en figurant dans le film de sport automobile Driven réalisé par Renny Harlin.

Distinctions

  • Autosport International Racing Driver Award 1989 (en Formule 1, et en Formule 3000, la même année)

Liens externes

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Notes et références


Précédé par Jean Alesi Suivi par
Yannick Dalmas
Champion de France de Formule 3
1987
Érik Comas
Roberto Moreno Drapeau du Brésil
Champion « Intercontinental » de Formule 3000
1989
Érik Comas Drapeau de la France


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jean Alesi de Wikipédia en français (auteurs)

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