Cecil Rhodes


Cecil Rhodes

20°25′S 28°28′E / -20.417, 28.467

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TRH
Cecil John Rhodes
Cecil Rhodes
Mandats
6e Premier ministre de la colonie du Cap
17 juillet 189012 janvier 1896
Prédécesseur John Gordon Sprigg
Successeur John Gordon Sprigg
Biographie
Date de naissance 5 juillet 1853
Lieu de naissance Bishop's Stortford, Hertfordshire,
Angleterre,
Flag of the United Kingdom.svg Royaume Uni
Date de décès 26 mars 1902
Lieu de décès Muizenberg,
Cape Colony flag.png Colonie du Cap
Nationalité Britannique
Diplômé de Oxford
Profession Homme d'affaires
Résidence Le Cap
Cape Colony coa.jpg

Cecil John Rhodes (5 juillet 1853 - 26 mars 1902), TRH, était un homme d'affaires et un homme politique britannique, fondateur de la British South Africa Company et de la compagnie diamantaire De Beers, premier ministre de la colonie du Cap en Afrique du Sud (1890-1896) et fondateur de la Rhodésie en l'honneur duquel elle fut baptisée. Il est le créateur de la Bourse Rhodes décernée à des élèves méritants pour poursuivre des études à l'université d'Oxford.

Sa devise personnelle « So much to do, so little time… » (Tant de choses à faire, si peu de temps…) est restée célèbre.

Sommaire

Sa vie

Cecil Rhodes enfant

Cinquième fils du pasteur Francis William Rhodes (18071878) et de Louisa Peacock Rhodes (18161873), sa seconde épouse, Cecil John Rhodes est né le 5 juillet 1853 en Angleterre. La fratrie compta en tout neuf garçons (dont deux morts en bas âge) et trois filles (dont l'une née du précédent mariage du révérend Rhodes).

Enfant brillant mais affligé d'une santé fragile, Cecil Rhodes n'a que 17 ans en 1870 quand, pour soigner son asthme[1], il interrompt ses études à Oxford pour rejoindre son frère Herbert établi comme fermier au Natal en Afrique du Sud où le climat lui était plus favorable.

Cecil Rhodes travaille d'abord dans les champs de coton de son frère dans sa ferme de la vallée d'Umkomanzi. Il en supervise la gestion après qu'Herbert Rhodes, ayant entendu parler de la découverte des premiers diamants à Kimberley, est parti y tenter sa chance en mars 1871. Cecil Rhodes le rejoint néanmoins en octobre et commence, non par prospecter, mais par vendre du matériel et des denrées alimentaires aux mineurs.

Un homme d'affaires doué

Doué pour les affaires, il réalise alors ses premiers profits, tirés de la vente de matériels et de denrées alimentaires, avec lesquels il rachète progressivement les concessions minières à des prospecteurs qui ne trouvent rien et qu'il rassemble en une concession unique qui prend le nom de De Beers Mining Company. À partir de 1885, toutes les mines de diamants de la région de Kimberley lui appartiennent à quelques exceptions près.

C'est à cette époque qu'il rencontre Charles Dunell Rudd, auquel il confie ses intérêts financiers à Kimberley en 1873 quand Rhodes retourne une première fois en Angleterre pour compléter ses études au Oriel College à Oxford. Il se lie aussi d'amitié avec Leander Starr Jameson avec qui il va également partager de nombreux intérêts financiers.

Après avoir triomphé de son unique rival, Barney Barnato et avoir fusionné son groupe avec le sien dans la De Beers en 1888, Rhodes s'octroie l'exploitation et le monopole du commerce mondial des diamants d'Afrique du Sud.

Il investit également dans la Niger Oil Company au côté de Charles Rudd et fonde Rhodes Fruit Farms dans le district viticole de Stellenbosch où il achète plusieurs fermes dont notamment les domaines viticoles de Rhone et Boschendal.

Premier ministre de la Colonie du Cap

Cecil Rhodes, un homme d'affaires doué et un premier ministre habile

En 1876, Rhodes était retourné une seconde fois en Angleterre pour terminer ses études à Oxford. Influencé par les cours de John Ruskin qui renforcent son attachement à la cause de l'Empire britannique, il rencontre de futurs associés en affaires tels Rochefort Maguire et Charles Metcalfe et devient membre d'une loge maçonnique[2].

De retour en Afrique du Sud, tout juste 28 ans et à peine diplômé, il se faisait élire en 1881 comme député de Barkly-West à l'assemblée législative du Cap avec l'appui des nationalistes Afrikaners de l'Afrikaner Bond, le parti de Jan Hofmeyr. Barkly West était une circonscription rurale à majorité boer, difficile a priori pour un anglophone. Elle lui reste cependant acquise jusqu'à son dernier souffle de vie. En politique intérieure (britannique), Rhodes soutient le parti libéral en Angleterre mais aussi Charles Stewart Parnell et l'Irish Parliamentary Party du moment qu'ils acceptent de demeurer dans l'Empire britannique. En politique intérieure sud-africaine (colonie du Cap), il soutient l'égalité entre le néerlandais et l'anglais dans l'enseignement public.

En 1890, il est élu premier ministre de la colonie du Cap alors qu'au même moment, il est nommé directeur de la British South Africa Company (BSAC), société qu'il a fondé, et dont il se sert pour revendiquer et coloniser au nom de la couronne britannique les territoires situés au nord du fleuve Limpopo.

En tant que premier ministre, il fait voter des lois favorables aux mines et aux industriels. Il fait voter dans ce sens le Glen Grey Act qui pousse les populations noires à quitter les zones rurales pour s'établir près des zones urbaines afin d'y rechercher du travail. Ces populations servent de réservoir de main d'œuvre à bon marché pour les magnats miniers.

Un bâtisseur d'empire

L'Afrique britannique du Caire au Cap selon Rhodes

Globalement, la politique de Cecil Rhodes favorise l'impérialisme britannique en Afrique du Sud. Son ambition politique est d'ailleurs de repeindre l'Afrique aux couleurs du Royaume-Uni et d'établir une ligne de chemin de fer entre Le Cap et Le Caire. Rhodes n'est pas un ennemi des Boers avec qui il collabore étroitement au Cap. Aussi, il défendit d'ailleurs la cause des républiques boers car le fondement de son système philosophique était l'unité de la race germanique, anglo-saxonne, appelée selon lui à diriger le monde. Les Boers étaient intégrés dans sa vision du monde dominée par l'Empire britannique. Ainsi souhaitait-il la mise en place d'une fédération d'Afrique du Sud comparable à celle du Canada. Mais les dirigeants des républiques boers n'en voulaient pas. Et la construction en cours de la ligne de chemin de fer reliant le Transvaal à la baie de Delagoa en territoire mozambicain, était un frein au rêve fédéral de Rhodes car elle permettait à la république sud-africaine enclavée de ne plus être dépendante de la colonie du Cap. Ses rêves impériaux ne se limitaient pas à la seule Afrique du Sud. Son ambition impériale englobait le Moyen-Orient, les côtes de la Chine et du Japon, l'océan Pacifique et l'Amérique du Sud[3]. Il entreprit de faire de ses rêves une réalité à commencer par le sud de l'Afrique.

Dès 1885, dans un article du Times, il incitait le gouvernement britannique à établir un protectorat sur le Matabeleland, situé au nord du Transvaal.

En 1889, il fonde la British South African Company (BSAC) qui obtient du gouvernement britannique une « charte royale » pour occuper le Matabeleland. Avec son ami Rudd, il finance la colonne de pionniers chargés de s'implanter dans la région. En 1890, alors qu'il est Premier ministre du Cap, ses pionniers occupent le Mashonaland et fondent Fort Salisbury.

Statue de Cecil Rhodes au Cap

En 1894, après la défaite du roi matabélé Lobengula, les deux territoires formant la Zambézie du Sud sont fusionnés dans la Rhodésie du Sud baptisée en l'honneur de Cecil Rhodes alors que les territoires occupés au nord du fleuve Zambèze prenaient le nom de Rhodésie du Nord. Les territoires au nord du fleuve Limpopo étant sous domination britannique, son ambition de relier Le Caire au Cap est cependant contrariée par l'existence de républiques boers, totalement affranchies du Royaume Uni. La république sud-africaine du Transvaal riche en or et dirigée par Paul Kruger est convoitée à la fois par l'homme d'affaires et l'impérialiste Cecil Rhodes. Désapprouvant les méthodes de gouvernement de Kruger et sa politique anti-moderniste, son souhait est de voir renverser le vieux patriarche et d'installer au Transvaal un gouvernement favorable aux intérêts britanniques et aux intérêts des grands groupes miniers. Prétextant du refus de la république boer d'accorder le droit de vote aux centaines de milliers de résidents étrangers venus s'établir à Johannesburg, le docteur Leander Starr Jameson, confident de Rhodes, organisa en 1895 une expédition punitive contre le Transvaal, en fait une tentative de coup d'État. Ce « raid Jameson » fut un fiasco qui déboucha sur la mise en cause de Cecil Rhodes, sa démission en 1896 de son poste de Premier ministre, l'inculpation au Transvaal de son propre frère, Frank Rhodes, pour haute trahison et sur la rébellion des Ndebeles de Rhodésie.

Les districts isolés du Matabeleland furent évacués par les colons retranchés dans les enceintes de Bulawayo, Gwelo, Belingwe et Tuli qui furent alors assiégées. En juin, c'est le Mashonaland qui était gagné par la révolte. La route Salisbury-Umtali fut coupée par les rebelles shonas. Les troupes impériales britanniques, stationnées ordinairement au Natal, eurent la charge de dégager Bulawayo et les villes assiégées. Les colons prêchèrent alors auprès de Cecil Rhodes de mettre en œuvre une politique d'extermination que celui-ci refusa. Il vint par contre en personne, seul au milieu des collines de Matopos, négocier un armistice avec les chefs Ndébélés le 21 août 1896. Deux mois plus tard, la paix était signée. Rhodes fut tenté d'accepter la proposition de paix du chef shona Makoni mais le haut commandement britannique s'interposa, résolu à exiger une reddition sans condition.

Néanmoins, Rhodes considérait dorénavant avec respect les Ndébélés suite aux liens personnels qu'il avait tissés avec eux lors des négociations pour l'armistice. Il se déclarait alors prêt à pratiquer une politique humanitaire, libérale et de coopération loyale. Les colons, opposants irréductibles à l'assimilation, empêcheront une telle politique de se réaliser.

Tombe de Cecil Rhodes
Statue de Cecil Rhodes devant l'Université du Cap
Portrait de Rhodes en fronton de sa maison à Oxford

Durant la deuxième Guerre des Boers, Rhodes est retranché à Kimberley durant le siège de la ville où il organise la résistance. Sa santé fragile l'oblige néanmoins à s'éloigner des affaires politiques.

Il se retire à Muizenberg près du Cap où il meurt d'un cancer le 26 mars 1902. Après des funérailles nationales au Cap où son corps est exposé dans l'enceinte du parlement, sa dépouille est transportée par train jusqu'en Rhodésie du Sud via des arrêts marqués à Kimberley et Mafeking. Il est enterré le 10 avril 1902 près de Bulawayo sur les Monts Matopo, après la lecture d'un poème spécialement écrit en son honneur par Rudyard Kipling et salué par des centaines de guerriers Ndébélés qu'il avait combattus quelques années auparavant[4].

Sur sa tombe figurent ses simples mots : « Ci-gît Cecil John Rhodes ».

Un mythe impérial

Rhodes est resté dans l'imaginaire britannique et sud-africain comme l'archétype de l'homme d'affaires impitoyable, un impérialiste nationaliste mais aussi et peut-être surtout comme un visionnaire.

Sa vie fit naître des légendes, inspirer des hagiographies mais aussi des anathèmes. Son homosexualité ne fut révélée puis confirmée que très tardivement au cours du 20e siècle. Son charisme, son appétit, son tabagisme, son obsession pour les bains et les rasages ainsi que son penchant pour la boisson faisaient partie de ses caractéristiques notoires.

Bien que riche, il ne vivait pas dans un luxe ostentatoire. Sa propriété de Groote Schuur était néanmoins somptueuse. Il la légua à l'État sud-africain.

Parallèlement, il légua sa fortune à un fond chargé de la gestion d'une bourse permettant aux meilleurs étudiants américains, anglais et allemands d'aller étudier à Oxford.

Héritage

La Rhodésie du Nord est devenue la Zambie en 1964.

La Rhodésie du Sud, plus communément appelée Rhodésie à partir de 1964, a proclamé unilatéralement son indépendance en 1965 afin notamment de préserver la domination politique et économique de la minorité blanche. Le pays a finalement été rebaptisé Zimbabwe lors de sa seconde indépendance en avril 1980. Les nouvelles autorités se sont par la suite appliquées à effacer du paysage les traces emblématiques de la période coloniale en commençant par la toponymie et les effigies de Rhodes.

  • En mai 1980, le portrait de Cecil Rhodes est retiré de la salle de réception de Government House et envoyé au National Gallery de Salisbury.
  • En juillet 1980, sa statue située sur Jameson avenue est déboulonnée quelques heures avant la visite officielle du président mozambicain Samora Machel et remisée aux archives nationales. Les demandes de députés conservateurs britanniques pour la récupérer et l'ériger à Salisbury en Angleterre n'ont pas eu de suite.
  • La statue de Rhodes située sur Main street à Bulawayo est également retirée de l'espace public et déplacée au National Museum de la ville. Son wagon personnel, conservé en état, est exposé au musée des chemins de fer de Bulawayo, centre du Zimbabwe.
  • En 1984, le parc national Rhodes-Matopos, où est située sa tombe, est renommé Parc national de Matobo. Sa tombe constitue un des hauts lieux touristiques du pays. Elle demeure en l'état malgré les menaces récurrentes du président Robert Mugabe de renvoyer sa sépulture au Royaume-Uni.

En dépit de l'éradication globale du nom de Rhodes de la toponymie locale, une voie nommée Cecil Rhodes Drive a été préservée dans le quartier de Newlands à Harare.

Si le nom et les symboles de Rhodes ont été retirés de l'espace public de Zambie et de Zimbabwe, son nom et son effigie sont toujours célébrés en Afrique du Sud et en Angleterre.

  • Le Cap est la ville qui rend le plus hommage à Cecil Rhodes où il est honoré en de multiples endroits:
    • Sa statue en bronze, érigée en 1910, domine Company's Garden au centre-ville
    • Le Rhodes Memorial (1906-1911) est un ensemble monumental de style temple grec ancien, comprenant un buste de Rhodes, qui fut inauguré en 1912. La statue physical energy est également un hommage à Rhodes, à l'homme et au visionnaire. On accède au monument par Rhodes Drive.
    • Rhodes Building au centre du Cap.
    • Les terrains qu'il a légués sur Devil's Peak sont devenus le campus de l'université du Cap alors que sa maison de Groote Schuur, en ville, est devenue la résidence officielle du président d'Afrique du Sud.
    • Sa statue accueille les étudiants à l'entrée de l'université du Cap.
    • Le cottage où il est décédé à Muizenberg est un musée.
  • À Kimberley, une statue équestre de Rhodes (1907) domine une place du centre-ville.
  • L'université Rhodes, fondée en 1905, près de Grahamstown porte toujours son patronyme.
  • La station de ski de Rhodes, dans le Cap-Oriental, a été baptisée également en son honneur.
  • À Mafeking, sa statue a été retirée de l'espace public dès le début des années 80 alors que la ville était intégrée dans le bantoustan indépendant du Bophuthatswana.

Rhodes a légué également la bourse scolaire Rhodes qui permet aux étudiants les plus méritants de poursuivre leurs études à l'université d'Oxford. Parmi les bénéficiaires de cette bourse figure notamment le président américain Bill Clinton.

Cecil Rhodes figurait en 56e position sur la liste des 100 plus grands sud-africains de tous les temps, réalisée en 2004 parmi la population d'Afrique du Sud.

Culture populaire

Médaille patriotique rhodésienne

Le personnage de Cecil Rhodes apparait dans des films à caractères historiques, des romans et des œuvres de fiction. On peut relever notamment parmi ceux-ci:

Notes et références

  1. Henri Wesseling, dans son ouvrage Le Partage de l'Afrique, Denoel, 1991, met en doute les problèmes de santé de Rhodes.
  2. FAMOUS FREEMASONS. A Talk to our less senior Brethren
  3. Henri Wesseling, ibid, p 393-394
  4. South Africa Magazine, 12 Avril 1902

Biographies

  • Gordon Lesueur, Cecil Rhodes the Man and His Work, Ed. BiblioLife, 2009
  • Paul Maylam, The cult of Rhodes: remembering an imperialist in Africa, Ed. David Philipps, Claremont, Afrique du Sud, 2005
  • C.J. Lockhart & C.M. Woodhouse, Rhodes, Ed. Hodder & Stoughton, Londres, 1963
  • Felix Gross, Rhodes of Africa, Ed. Cassell, Londres, 1956
  • André Maurois, Cecil Rhodes, Ed. Collins, Londres, 1953
  • Pierre Dukay, Le Napoléon du Cap : Cecil Rhodes, Ed. Jules Talllandier, Paris, 1933

Liens externes

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