Calligraphie extrême-orientale


Calligraphie extrême-orientale
La calligraphie chinoise *
UNESCO logo.svg Patrimoine culturel immatériel
de l’humanité
Calligraphie d'un duilian à Lijiang
Calligraphie d'un duilian à Lijiang
Pays * Drapeau de Chine Chine
Région * Asie et Pacifique
Liste Liste représentative
Fiche 00216
Année d’inscription 2009
* Descriptif officiel UNESCO
Sinogramme
漢字 - 汉字

Tracé :

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Bibliographie

La calligraphie extrême-orientale, ch. trad. : 書法 ; py : shūfǎ ; lit. : « méthode, art de l'écriture » ; en japonais shodō (書道?, voie de l'écriture), désigne l'ensemble des calligraphies (écriture à la main) des caractères chinois. On peut traiter des différents styles historiques majeurs, de la pratique de la calligraphie, dont les buts sont la maîtrise et la ressemblance au modèle, et de l'art calligraphique, qui a pour visées l'expression de sentiments et la création par des effets visuels.

Sommaire

Éléments techniques

Outils et nomenclature

Calligraphie par un moine du Byōdō-in au Japon

La calligraphie extrême-orientale s'est forgée avec ses outils de base que sont l'encre de chine (voir aussi : encre en bâton, pour la calligraphie et la peinture en Chine), la pierre à encre, le pinceau de calligraphie, la surface-support  : bambou (à l'intérieur de lattes de bambou fendu) et soie (soie greige), puis papier ( voir aussi papier de Chine).

Les contraintes techniques et le passage du temps ont produit différentes évolutions et styles calligraphiques majeurs : Oracle (ch. simp. : 甲骨文 ; py : Jiǎgǔwén), Bronze (ch. simp. : 金文 ; py : Jīnwén), Sceau (ch. simp. : 篆文 ; py : Zhuànwén (Grand Sceau (ch. simp. : 大篆 ; py : Dàzhuàn puis unifiés en Petit Sceau (ch. simp. : 小篆 ; py : Xiǎozhuàn)), Scribe (ch. simp. : 隸書 ; py : Lìshū), Régulier (ch. simp. : 楷書 ; py : Kǎishū), Semi-Cursif (ch. simp. : 行書 ; py : Xíngshū), et Cursif (ch. simp. : 草書 ; py : Cǎoshū) ("Cursive folle" ou "Feuille d'herbe"). Les traces de ces « différents styles historiques » sont plus ou moins bien conservées selon les époques et les supports employés alors ; le papier et l'encre résistant mal au temps.

Antiquité

Ainsi, bien que l'écriture de ces caractères semble toujours s'être faite d'abord à l'encre, l'époque des inventions remontant à la chine archaïque (pré-impériale) et principalement connues par les gravures de caractères sur carapaces de tortues, c'est le style Oracle (p:Jiǎgǔwén), et les Vases rituels de bronzes gravés de caractères, c'est le style Bronze (p:Jīnwén).

Chine Impériale

Calligraphie au Vietnam

L'époque des grandes innovations englobe les dynasties Qin (-221;-206) et Han (-206;+220). L'époque des premiers empires est surtout connue par les gravures sur stèles, c'est le style Petit Sceau (p:Xiǎozhuàn), et par quelques soieries. Les styles postérieurs (époque médiévale chinoise) ayant laissé de nombreuses stèles ainsi que de nombreux papiers et soieries témoignant des styles Scribe (p:Lìshū), Régulier (p:Kǎishū), Semi-Cursif (p:Xíngshū), et Cursif (p:Cǎoshū). La clarté des styles Scribe, puis Régulier, les a destinés aux usages officiels, tandis que les rapides et efficaces styles Semi-Cursif et Cursif étaient employés pour les usages privés ou pour des jeux artistiques. Aussi, à la fin des Han (+220) les styles calligraphiques majeurs étaient déjà établis, sauf le Régulier, plus tardif. La pratique calligraphique se concentre dès lors sur ces styles majeurs, tandis que les artistes se donnaient plus de liberté.

Suit l'époque de la diffusion de ces pratiques d'écritures aux régions limitrophes que représentaient le nord de la Chine, la proto-Corée, les Oasis du Tarim lors des 500 premières années de l'ère chrétienne. Suivirent le Japon médiéval montant, les peuples de Mandchourie, ceux des steppes, ceux du plateau tibétain (vers 640) et ceux du Vietnam qui acquirent un usage au moins temporaire des caractères chinois et de la pratique calligraphique. Sortent ici du lot les pratiques variantes japonaises et coréennes encore vivantes aujourd'hui.

Monde chinois moderne

Dans le Monde chinois (pays écrivant ou ayant écrit en chinois) moderne, une distinction se fait selon les aires culturelles. Chaque région à trouvé sa voie pour s'adapter aux contraintes des nouveaux outils, que ce soit pour l'impression, l'apprentissage de la prononciation des caractères, l'utilisation d'internet, etc...). Aux nouvelles formes d'écritures, sont associées de nouvelles formes de calligraphies, mélangeant parfois plusieurs de ces graphies.

Évolution des écriture imprimée, électroniques et manuscrites
Calligraphie de l'écriture hangul en Corée

À Taïwan, Hong-Kong, Macao, Singapour et chez certains chinois d'outre-mer la tradition de l'écriture où les signes sont rangés en colonnes, de haut en bas puis de droite à gauche se poursuit encore largement. Les ouvrages anciens sont donc, pour ces chinois d'une lecture aisée puisque la langue n'a fait que s'enrichir des concepts modernes et de modernisation de la typographie, le fond restant identique depuis l'antiquité. Sur internet par contre, l'écriture des sites webs ou des différents logiciels est quasi-totalement écrit de gauche à droit puis de haut en bas. L'écriture manuscrite y est également souvent faite de gauche à droite puis de haut en bas. L'apprentissage de la prononciation se fait à l'aide des zhuyin (également appelés bopomofo), motifs découpés dans les caractères chinois.

En Chine Populaire par contre, on a généralisé les signes de gauche à droite et à l'horizontale. Seuls les textes anciens et certains ouvrages d'érudition y sont encore imprimés à l'ancienne, suivant en cela la règle qui continue toujours à s'appliquer, où qu'on soit, en calligraphie. Dans les journaux les deux formules sont combinées. L'apprentissage de la prononciation ne se fait plus avec des caractères dérivés des caractères chinois (comme c'est encore le cas dans les aires du monde chinois utilisant encore l'écriture chinoise traditionnelle), mais du pinyin en minuscule caroline.

La Corée, sous l'influence de l'imprimerie à caractères mobiles, inventé en Chine, puis améliorée en Corée à commencé à changé de système d'écriture pour le hangul, ou chaque caractère, représente une syllabe, et est lui même composés de caractères représentants des phonèmes. Cette écriture a majoritairement remplacé les hanja (caractères chinois han) au XXe siècle. On retrouve cependant toujours des hanja, lorsqu'il s'agit de fêtes religieuses ou de traditions populaires. L'écriture étant phonétique, il n'y a plus besoin de caractères pour l'apprentissage de la prononciation.

Au Vietnam, ou l'utilisation courante des sinogramme a été définitivement remplacée par la minuscule caroline, on ne trouve les caractères chinois calligraphiés que dans les lieux de culte. Comme pour le coréen, cette écriture étant purement phonétiques, il n'y a plus d'écriture spécifique à l'apprentissage à la prononciation des caractères. La calligraphie dite latine, peut donc être utilisée pour calligraphiée le vietnamien.

Au Japon, qui mélange caractères traditionnels chinois, caractères simplifiée chinois (ces deux y sont appelés kanji), et deux graphiques (hiragana pour les mots locaux et katakana pour les mots étrangers) typiquement japonaises appelés ensemble kanna, on continue, dans les livres, d'écrire de haut en bas, alors que sur les sites web et en général sur internet, horizontal, de gauche à droite. Contrairement au chinois de plus de 40 ans, ou Taïwan, Hong-Kong, Macao, Singapour, la majorité japonais d'aujourd'hui ne peuvent plus décoder les textes des estampes de l'époque d'Hiroshige, où les caractères typiquement japonais (kana) étaient très rares. Aujourd'hui, pour apprendre la prononciation des caractères chinois, les japonais utilisent les furiganas, kanji surmontés de kannas.

Il arrive parfois d'avoir en Corée ou au Japon, des textes en chinois à usage décoratifs, mais n'ayant aucun sens, ceux-ci n'étant majoritairement plus capable de décoder que quelques-uns de ces caractères (des dizaines en Corée, quelques milliers au Japon).

Les différents types d'écriture en Chine populaire

Oracle Dongba calligraphiant en écriture Dongba à Lijiang, Chine

Il faut savoir que la Chine populaire comporte de nombreuses écritures, que ce soit dans les régions autonomes :

  • Tibet (dérivé d'une écriture indienne)
  • Mongolie (écriture mongole dérivée de l'écriture tibétaine)
  • Xinjiang (écriture arabe adaptée aux langues turques)

Mais en dehors de ces plus grandes minorités, il existe également d'autres écritures dans des districts autonomes :

  • Le Mandchou (dérivé de l'écriture Mongole) dans le Nord-Est de la Chine (Région parfois appelée Mandchourie).
  • Le Coréen par la minorité Chaoxian, près de la Corée.

La province du Yunnan, situé entre Birmanie, Laos, Vietnam et plateau du Tibet, est la province comportant le plus de minorités en Chine avec presque autant d'écritures.

  • Daizu, d'origine Thaï, dans le Sud à Xishuangbanna avec une écriture locale proche du Thaï.
  • Les Naxi et Moso, dans le Nord minorités tibétaines dont la culture conserve des religions tibétaines prébouddhiques, animiques, proche du Bon, et qui écrit en Dongba, la plus ancienne écriture purement pictographique au monde en utilisant le calame.
  • Une minorité de culture Tibétaine à Xianggelila (Shangrila).

Il existe également des écritures Han différentes, dans certaines autres aires géographiques, toutes ces écritures, on tout naturellement une calligraphie propre, avec des outils propres.

Influence de la mondialisation

Dans une époque ou l'influence culturelle des échanges de la mondialisation est importante, comme dans toutes les écritures de la planète, les calligraphies de ces écritures ont intégrés certains aspects de calligraphies venant de l'autre bout du monde. On peut par exemple trouvés des caractères chinois tagués sur les murs dans un style proche des grapheurs de New-York ou de ceux d'Europe. On retrouve également l'influence de la calligraphie chinoise dans les calligraphies occidentale, qui n'ont parfois plus réellement un but textuel, mais devienne abstraits, pour la pure beauté de l'écriture.

Principes minimaux de composition des caractères.

Il existe plusieurs catégories de caractères, simples ou composés (composés d'éléments simples). Xu Shen (30-124, des Han Orientaux) auteur du premier grand dictionnaire étymologique de l'écriture chinoise, sert de référence:

  • Les pictogrammes, simples, xiangxingzi, dessins simplifiés d'objets ou de phénomènes. Xu Shen en mentionne 364.
  • Les idéogrammes simples, zhishizi, "désignant un état de chose". Xu Shen en mentionne 125. Comme les chiffres
  • Les caractères produits par la rencontre de deux significations, idéogrammes composés ou huiyizi. Xu Shen en répertorie 1168.
  • Les caractères à forme et à son, ou idéo-phonogrammes, xingshengzi. A la différence des précédents, apparus dès les origines, cette dernière catégorie s'est composée au cours de l'Antiquité chinoise et s'est achevée au début de notre ère. Depuis lors, plus des neuf-dixièmes des caractères en usage sont de ce type[1].

Chaque caractère est inscrit dans un carré, ou un rectangle d'égale grandeur. Mais les calligraphes s'autorisent certaines libertés avec la règle. Les caractères sont centrés et leur composition graphique se structure à l'intérieur d'une forme géométrique simple, pour ce qui est de l'écriture régulière. Les éléments qui constituent le caractère sont proportionnés en conséquence de la place qui leur est dévolue. Ils peuvent donc s'étirer, s'aplatir, avoir une taille très réduite, et s'ils sont redoublés être l'objet de légères variations dans le redoublement. Avec son aspect centré, frontal mais aussi le fait que les éléments s'organisent avec dissymétrie et que certains sont plus grands que d'autres, ou décalés par rapports aux autres, tous ces jeux compositionnels lui donnent les caractéristiques du vivant. Jean François Billeter évoque à ce propos la comparaison avec la statuaire classique, et l'opposition entre jambe d'appuis et jambe fléchie dans le contrapposto. L'énergie qui émane du caractère calligraphié doit être concentrée et animée pour qu'elle paraisse belle. on apprécie aussi le bonheur des solutions apportées par le calligraphe aux questions de proportions et d'équilibre qui structurent les caractères.

Usages

L'on peut ensuite distinguer la pratique calligraphique mettant l'accent sur la maitrise, la solidité des traits, l'élégance de l'ensemble avec de grands maitres tels Yan Zhenqing, et l'Art calligraphique mettant de plus en plus l'accent sur la création, elle doit surprendre et est souvent le cœur d'un ensemble décoré. La calligraphie accompagne la peinture chinoise, soit comme une production écrite de l’auteur de la peinture soit un commentaire apposé par la suite. Dans quelques rares exemples le peintre et le calligraphe ont travaillés de concert. C’est le cas de Shen Zhou et Wang Ao dans un album réalisé en commun en 1506-1509.

Instruments du calligraphe

Le papier, l' encre noire, le pinceau calligraphique, et la pierre à encre sont les instrument essentiels pour la pratique de la calligraphie extrême-orientale. Ces instrument sont connu sous le nom de Quatre trésors du studio (ch. trad. : 文房四寶 ; ch. simp. : 文房四宝) en Chine, et comme les Quatre compagnons du studio (문방사우 / 文房四友) en Corée ; pour plus de clarté, il est coutume de dire Quatre trésors du lettré. Le dessous de table en feutre noir, le presse papier, le porte pinceaux, le sceau et sa pâte à encre, entre autres, accompagnent cette liste d'instruments.

Le papier

Article détaillé : L'invention du papier en Chine.
Article détaillé : Papier de Chine.

En Chine, le ch. trad. : 宣紙), spécialité de la province de l'Anhui, est le papier favori, fait à partir du Tartar wingceltis (Pteroceltis tartarianovii) ainsi qu'avec d'autres matériaux que sont la paille du riz, le mûrier à papier (Broussonetia papyrifera), le bambou, le chanvre, etc.

Au Japon, le washi est fait à partir de kozo (mûrier à papier), Ganpi (Wikstroemia sikokiana), et mitsumata (Edgeworthia papyrifera), ainsi qu'avec du bambou, du chanvre et du blé.

L'encre : le bâtonnet et la pierre à encre

Article détaillé : Pierre à encre.
Article détaillé : Encre de Chine.
Le bâtonnet d'encre

L'encre de chine est faite à partir de suie noire et d'un liant, afin d'être transformée en bâtonnet solide, qui doit être usé sur la pierre à encre légèrement imbibée d'eau. Le bâtonnet, tenu à la verticale, est frotté circulairement jusqu'à obtention de la bonne densité. Les encres liquides prêtes à l'emploi sont déconseillées : elles empêchent le débutant de comprendre la nature de la calligraphie et leurs ingrédients n'offrent pas la qualité nécessaire à la fixation de l'œuvre pendant le marouflage.

La pierre à encre

La pierre à encre est communément faite en schiste. De couleur le plus souvent noire, elle sert à la fois de récipient pour l'eau, de râpe pour le bâtonnet d'encre, de surface permettant de lisser et réorganiser les poils du pinceau et finalement de récipient pour l'encre liquide ainsi produite. Il existe de nombreuses sortes de pierres, certaines peuvent atteindre des prix considérables.

Le pinceau

Article détaillé : Pinceau de calligraphie.

Le pinceau chinois/japonais est un outil d'écriture très particulier, qui préfigure le stylo : seule sa pointe est utilisée alors que l'arrière de la touffe sert de réservoir. Tous les poils d'animaux sans exception servent ou ont servi à fabriquer cette touffe, dont la flexibilité permet des mouvements extrêmement libres, d'où la richesse calligraphique.

L'utilisation de pinceaux synthétiques contenant de l'encre permet seulement de pratiquer lorsqu'on est loin de sa table de travail.

Notes et références

Voir aussi

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Articles connexes

Lien externe

Bibliographie

Bibliographie générale

  1. Jean François Billeter, Essai sur l'art chinois de l'écriture et ses fondements, Paris, Allia, 2010, 413 p. (ISBN 978-2-84485-331-8) .
  2. Fan Di'an, LaoZhu (Zhu Quingsheng), Fu Hongzhan, Yan Yingshi, André Kneib, Jean-Marie Simonet, Nancy Berliner, Françoise Bottéro, Wang Yuanjun, Ren Ping, Le Pavillon des Orchidées. L'art de l'écriture en Chine, Bruxelles, Fonds Mercator, 2009, 235 p. (ISBN 978-90-6153-890-5) .
  3. Yolaine Escande (traduit et commenté par), Traités chinois de peinture et de calligraphie. Tome 1 : les textes fondateurs (des Han aux Sui), Paris, Klincksieck. L'esprit des formes, 2003, 436 p. (ISBN 2-252-03450-5) .
  4. Yolaine Escande (traduit et commenté par), Traités chinois de peinture et de calligraphie. Tome 2 : les textes fondateurs (Les Tang et les Cinq Dynasties), Paris, Klincksieck. L'esprit des formes, 2010, 1240 p. (ISBN 978-2-252-03574-0) .
  5. Nathalie Monnet, Chine: l'Empire du trait : calligraphies et dessins du Ve au XIXe siècle, Paris, Bibliothèque Nationale de France, 2004, 255 p. (ISBN 2717722858) 
  6. Fabienne Verdier, L'unique trait de pinceau. Calligraphie, peinture et pensée chinoise, Paris, Albin Michel, 2001, 290 p. (ISBN 2226119582) 
  7. Lucien-X Polastron, Le trésor des lettrés, Paris, Imprimerie nationale, 2010, 223 p. (ISBN 9782742788880) .
  8. Yang Xin, Richard M. Barnhart, Nie Chonghzeng, James Cahill, Lang Shaojun, Wu Hung, Trois mille ans de peinture chinoise, Arles, Philippe Piquier, 2003, 402 p. (ISBN 2877306674) .

Initiation

  1. Lucien X. Polastron, Calligraphie chinoise, initiation, Paris, Fleurus, 1995, 79 p. (ISBN 2215021543) 
  2. Lucien X. Polastron, Calligraphie chinoise en trois styles, Paris, Dessain et Tolra, 2004, 63 p. (ISBN 2047200881) 



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