Rectifications orthographiques du français en 1990


Rectifications orthographiques du français en 1990

Les rectifications orthographiques du français en 1990 proposent une nouvelle orthographe pour certains mots du français afin de la rendre plus simple ou en supprimer des incohérences.

Ces rectifications ont pour origine un rapport du Conseil supérieur français de la langue française, approuvé par l'Académie française et publié dans les « Documents administratifs » du Journal officiel de la République française du 6 décembre 1990. L'orthographe issue est qualifiée de nouvelle (NO), recommandée, rectifiée (OR), révisée, modernisée ou de 1990, en opposition à l'orthographe dite traditionnelle ou ancienne. Le Conseil international de la langue française (CILF), où tous les pays francophones sont représentés, lui a donné un avis favorable. Néanmoins, l'Académie accepte les deux orthographes : « Aucune des deux graphies ne peut être tenue pour fautive » (Journal officiel). En 2010, en France, cette réforme, peu enseignée, reste largement ignorée et son application varie des professeurs et des dictionnaires[1]. Toutefois dans les faits, certaines rectifications prévues en 1990 semblent être employées par les étudiants sans même en avoir conscience et la réforme est largement enseignée et connue dans d'autres pays francophones, au premier rang desquels la Belgique et la Suisse[1].

Sommaire

Les modifications apportées

Les modifications apportées concernent :

  • le trait d'union : dans un certain nombre de mots, le trait d'union est remplacé par la soudure (exemple : « porte-monnaie » devient « portemonnaie », comme « portefeuille » ; exemple qui est souvent à l'honneur, la réforme de l'orthographe allemande ayant transformé « Portemonnaie » en « Portmonee ») ;
  • le pluriel des noms composés : les mots composés du type « pèse-lettre » suivent au pluriel la règle des mots simples (des « pèse-lettres ») ;
  • l'accent circonflexe : il n'est plus obligatoire sur les lettres « i » et « u », sauf dans les terminaisons verbales et dans quelques mots (exemple : « qu'il fût », « mûr ») ;
  • le participe passé des verbes pronominaux : il est invariable dans le cas de « laisser » suivi d'un infinitif (exemple : « elle s'est laissé mourir ») ;
  • des anomalies :
    • mots empruntés : pour l'accentuation et le pluriel, les mots empruntés suivent les règles des mots français (exemple : un « imprésario », des « imprésarios ») (dans beaucoup de cas, il s'agit non de nouvelles formes, mais de trancher des cohabitations existantes)
    • séries désaccordées : des graphies sont rendues conformes aux règles de l'écriture du français (exemple : « douçâtre » remplace « douceâtre »), ou à la cohérence d'une série précise (exemple : « boursoufler » devient « boursouffler » comme « souffler », « chariot » devient « charriot » comme « charrette »).

Ces propositions sont présentées sous forme, d'une part, de règles d'application générales et de modifications de graphies particulières destinées aux usagers et aux enseignants, et, d'autre part, sous forme de recommandations à l'usage des lexicographes et des créateurs de néologismes.

Détail

Ces rectifications touchent entre 2 000 mots (d'un dictionnaire d'usage courant qui en contient 50 000 à 60 000) et plus de 5 000 mots si on prend en compte ceux qui sont rares et techniques[2],[3],[4]. Ce qui est largement moins que certaines des rectifications orthographiques qu'a menées l'Académie française lors de la parution de chacune des neuf éditions de son dictionnaire (modification de l'orthographe d'un mot sur quatre lors de la 3e édition en 1740) mais plus que celle de 1935 (plus de 500 mots touchés)[5],[6],[7]. Celles de 1990 ont introduit 10 règles orthographiques :

Règles Exemples
orthographe traditionnelle orthographe réformée
1. Les numéraux composés sont toujours reliés par des traits d'union. trente et un
cinq cents
six millièmes
trente-et-un
cinq-cents
six-millièmes
2. Dans les noms composés de la forme verbe + nom (par exemple : pèse-personne) ou préposition + nom (par exemple : sans-papier), le second élément prend la marque du pluriel lorsque le mot est au pluriel. des après-midi des après-midis
3. Emploi de l'accent grave (au lieu de l'accent aigu) dans un certain nombre de mots ainsi qu'au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent comme céder. événement
réglementaire
je céderai, ils régleraient
évènement
règlementaire
je cèderai, ils règleraient
4. L'accent circonflexe disparaît sur i et u, mais on le maintient dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif, et en cas d'homonymie[8]. coût
entraîner,
nous entraînons
paraître, il paraît
cout
entrainer,
nous entrainons
paraitre, il parait
5. Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent comme peler ou acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Exceptions : appeler, jeter et leurs composés. j'amoncelle, amoncellement
tu époussetteras
j'amoncèle, amoncèlement
tu époussèteras
6. Les mots empruntés forment leur pluriel comme les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s'y appliquent. des sandwiches
revolver
des sandwichs
révolver
7. La soudure s'impose dans un certain nombre de mots, notamment :
  • les mots composés de contr(e)- et entr(e)-
  • les onomatopées
  • les mots d'origine étrangère
  • les mots composés avec des éléments « savants »

Il s'agit en quelque sorte d'un retour à l'orthographe d'avant le XVIIe siècle où la plupart des mots étaient soudés[9].

contre-appel
entre-temps
tic-tac
week-end
agro-alimentaire
porte-monnaie
contrappel
entretemps
tictac
weekend
agroalimentaire
portemonnaie
8. Les mots en -olle et les verbes en -otter (et leurs dérivés) s'écrivent respectivement -ole et -oter. Exceptions : colle, folle, molle et les mots de la même famille qu'un nom en -otte (comme botter, de botte). corolle
frisotter, frisottis
corole
frisoter, frisotis
9. Pour montrer la prononciation du u, le tréma est, dans les mots comportant :
  • -guë- et -guï-, déplacé sur cette lettre[10].
  • -geure-, ainsi qu'avec le verbe arguer, rajouté à cette lettre[11].
aig, ambig
ambig
gageure, arguer
aigüe, ambigüe
ambigüi
gageüre, argüer
10. Le participe passé de laisser suivi d'un infinitif est invariable (à l'image de faire).

Cette invariabilité était déjà préconisée ou permise par certains grammairiens dont Émile Littré[12].

elle s'est laissée mourir elle s'est laissé mourir

Il y a, en outre, une soixantaine de modifications orthographiques isolées (modifications sur des mots divers, par exemple charriot sur le modèle de charrue).

Exemple

La dictée de Mérimée devient dans cette orthographe (les termes modifiés ou confirmés par la nouvelle orthographe sont en gras) :

« Pour parler sans ambigüité, ce diner à Sainte-Adresse, près du Havre, malgré les effluves embaumés de la mer, malgré les vins de très bons crus, les cuisseaux de veau et les cuisseaux de chevreuil prodigués par l’amphitryon, fut un vrai guêpier.
Quelles que soient, quelque exigües qu’aient pu paraitre, à côté de la somme due, les arrhes qu’étaient censés avoir données la douairière et le marguiller, il était infâme d’en vouloir, pour cela, à ces fusiliers jumeaux et malbâtis, et de leur infliger une raclée, alors qu’ils ne songeaient qu’à prendre des rafraichissements avec leurs coreligionnaires. Quoi qu’il en soit, c’est bien à tort que la douairière, par un contresens exorbitant, s’est laissé entrainer à prendre un râteau et qu’elle s’est crue obligée de frapper l’exigeant marguiller sur son omoplate vieillie.
Deux alvéoles furent brisés ; une dysenterie se déclara suivie d’une phtisie et l’imbécilité du malheureux s’accrut.
« Par saint Martin, quelle hémorragie ! » s’écria ce bélitre.
À cet évènement, saisissant son goupillon, ridicule excédent de bagage, il la poursuivit dans l’église tout entière. »

— Prosper Mérimée

Historique

En France, une enquête est publiée dans le numéro du 28 février 1988 de l'organe hebdomadaire, L'École libératrice, du Syndicat national des instituteurs (SNI-PEGC)[13],[14],[15]. Alors qu'habituellement ce type d'enquête de la revue ne récolte pas plus de 30 à 50 réponses, les résultats définitifs, annoncés le 20 novembre, montrent que 1035 des 1150 répondants, c'est-à-dire un nombre de personnes semblable à celui utilisé lors de sondages politiques, sont pour « une simplification raisonnable et progressive de l'orthographe »[14],[13],[16]. Prié de décider par les partisans et opposants d'une rectification, le ministère de l'Éducation nationale se prononce contre[13]. Le 7 février 1989, dix éminents linguistes parisiens (Nina Catach, Bernard Cerquiglini, Jean-Claude Chevalier, Pierre Encrevé, Maurice Gross, Claude Hagège, Robert Martin, Michel Masson, Jean-Claude Milner et Bernard Quémada) font paraître un manifeste à la une du journal Le Monde, manifeste ayant pour titre Moderniser l'écriture du français et souvent nommé le « Manifeste des Dix »[13],[17],[18]. Cet appel est repris par plusieurs livres au cours de l'été ainsi que par l'ouvrage de Jacques Lecomte et Philippe Cibois, Que vive l'orthographe !, paru en septembre (préface de Michel Masson et postface de Jean-Claude Barbarant, secrétaire général du SNI-PEGC)[19],[15]. Le 30 mai 1989, le Premier ministre français socialiste de l'époque, Michel Rocard, décide la suppression d'une assemblée consultative, le Haut Comité de la langue française et d'un organisme administratif, le Commissariat général, tous deux rattachés à ses services et leur remplacement par le Conseil supérieur de la langue française (CSLF), composé de ressortissants français, québécois, belges, suisses et marocains et dont il devient le président, ainsi que par la Délégation générale à la langue française[13],[20],[21]. Le 1er juin, le Conseil des ministres vote en faveur des décrets et ceux-ci paraissent le lendemain au Journal officiel[21],[22].

Lors de la première réunion du CSLF, le 24 octobre, Rocard établit les tâches du conseil[23]. Il charge le CSLF de dresser un rapport d'« aménagements orthographiques » avec pour but de mettre fin à un certain nombre « d'anomalies et d'absurdités »[24]. Le CSLF met donc en place un groupe d'experts, présidé par le linguiste Bernard Cerquiglini et composé de ses homologues Nina Catach, André Goosse, André Martinet et Charles Müller, des lexicographes Claude Kannas (responsable des dictionnaires Larousse) et Josette Rey-Debove (responsable des dictionnaires Robert) ainsi que du chef correcteur du journal Le Monde, Jean-Pierre Colignon et de Jacques Bersani, inspecteur général de l'Éducation nationale[24],[25],[26]. Le groupe commence sa première réunion le 12 décembre 1989[27]. Au printemps 1990, le premier projet du groupe est remis au CSLF qui l'adopte après l'avoir examiné et discuté[28]. Il est ensuite présenté à l'Académie française avec qui la suite de la réflexion continue lors de débats[24],[29]. Le compromis de 400 propositions que représente le rapport final est atteint en faisant, selon les propositions initiales, une suppression du superflu ou au contraire un ajout d'exceptions[24],[30]. Présentées par le CSLF, ces rectifications ont reçu le 3 mai 1990 un avis favorable de l'Académie française à l'unanimité[31], ainsi que l'accord du Conseil supérieur de la langue française du Québec[32] et de celui en Belgique (qui, devenu en 2007 le Conseil de la langue française et de la politique linguistique, confirme sa position en sa séance plénière du 9 avril 2008[33]). Il est présenté officiellement au Premier ministre le 19 juin 1990 et parait dans les documents administratifs du Journal officiel de la République française, n° 100 du 6 décembre 1990 (JODA n° 100/90), avec comme titre « Les rectifications de l'orthographe - Conseil supérieur de la langue française »[24],[34]. Après sa publication, il connait un succès considérable en librairie et reçoit un avis favorable de la part du CILF où toute la francophonie est représentée[35],[36]. La Fédération internationale des professeurs de français et l'Association française des enseignants de français se prononcent pour les rectifications[37].

Commence alors la période surnommée la « guerre du nénufar » pendant laquelle une violente campagne de presse et quelques intellectuels parisiens s'en prennent aux rectifications[30],[38]. Ainsi, dans le Madame Figaro du 5 janvier 1991, face à une éventuelle suppression partielle de l'accent circonflexe, Bernard Pivot, Philippe Sollers, Jean d'Ormesson et Frédéric Vitoux y expriment leur opposition[39]. Ou encore, dans Le Monde du 30-31 décembre 1990, le Comité Robespierre, formé du polygraphe Roger Caratini, du professeur Schwartzenberg, de l'avocat Jacques Vergès et du dessinateur Wolinski demande « la guillotine morale du mépris contre les technocrates sans âme et sans pensée qui ont osé profaner notre langue »[40]. En réponse à ces réactions, l'Académie française en rediscute lors d'une séance le 10 janvier et d'une réunion le 17 janvier 1991 qui aboutit à un communiqué adopté par 23 voix contre 6 dans lequel les académiciens précisent les modalités d'entrée en vigueur des rectifications[41],[42],[43]. Ainsi, l'Académie française y « rappelle que le document officiel [...] ne contient aucune disposition de caractère obligatoire. L'orthographe actuelle reste d'usage [...]. Elle estime qu'il y a avantage à ce que lesdites recommandations ne soient pas mises en application par voie impérative et notamment par circulaire ministérielle[42]. »

« Le Conseil supérieur de la langue française, qui comprend des membres du Maroc, de Belgique et du Québec, a aussi consulté le Haut Conseil de la francophonie, où les Français ne sont pas les plus nombreux. Il y a donc eu consultation des autorités ou institutions spécialisées des pays francophones, conformément à la courtoisie et aux intérêts supérieurs de la langue française »[44].

Les propositions du rapport ne visent pas seulement l'orthographe du vocabulaire existant, mais aussi et surtout celle du vocabulaire à naître, en particulier dans les sciences et les techniques.

Certaines rectifications figuraient déjà dans des dictionnaires et ouvrages de référence avant leur publication au Journal officiel français[24]. D'autres étaient déjà employées, mais en étant auparavant fautives, en particulier dans les cas des accents. Ainsi, nombre de personnes n'utilisaient pas d'accents circonflexes là où les rectifications le permettent (des mots comme « boîte », « île », « il plaît »). Pour le mot « événement », par exemple, un suivi sur internet à l'aide de moteurs de recherche montre que 25 % des pages retournées emploient « évènement » (ce qui ne peut être qualifié de succès de la réforme : plus conforme à la prononciation courante, cette graphie était une faute très répandue).

L'Association pour l'information et la recherche sur les orthographes et les systèmes d'écriture (AIROÉ) pour la France, l'Association pour la nouvelle orthographe (ANO) pour la Suisse, l'Association pour l'application des rectifications orthographiques (APARO) pour la Belgique, le Groupe québécois pour la modernisation de la norme du français (GQMNF) pour le Québec, la Coalition pour l'application des rectifications orthographiques (CARO) réunis au sein du Réseau pour la nouvelle orthographe du français (RENOUVO), diffusent régulièrement sur leurs sites respectifs ou dans leurs revues des informations sur le sujet.

Ces règles n'ont aucun caractère obligatoire. La réforme de l'orthographe allemande de 1996 avait été imposée plus fermement, par exemple en donnant une date limite à la presse pour s'y conformer.

Les rectifications orthographiques ont été publiées en France dans le Journal officiel du 6 décembre 1990, dans la partie administrative, qui n'a pas de valeur contraignante.

Or, il n'existait aucune loi portant sur la réforme de la langue française, depuis que cette mission a été attribuée à l'Académie française. Autrement dit, la réforme de la langue et de l'orthographe ne fait pas partie des domaines de compétences du gouvernement.

Diffusion

Logo de conformité à la nouvelle orthographe.

Une enquête effectuée en 2002 et 2003 auprès de 306 étudiants d'universités francophones belges, françaises, québécoises et suisses a révélé que 60 % des Belges interrogés disent connaitre plus ou moins la nouvelle orthographe, il en va de même pour 53 % des Suisses, 37 % des Québécois et 10 % des Français[45],[46],[47]. Toutefois, les répondants français qui ont dit ne pas connaitre les rectifications les utilisent spontanément. Ainsi par exemple 69,23 % des étudiants français de l'enquête appliquent celles qui concernent la régularisation du pluriel des mots composés[46]. En revanche, ils ne sont plus que 3,3 % lorsqu'il s'agit de supprimer l'accent circonflexe sur le i ou aucun à écrire ognon à la place d'oignon[46].

En Belgique

En 1998, les ministres de l’Enseignement obligatoire et de l’Enseignement supérieur de l'époque, respectivement Laurette Onkelinx et William Ancion, recommandent, par circulaires ministérielles dont une du 20 août intitulée « Recommandations relatives à l'application de la nouvelle orthographe », l’application de la NO dans les écoles mais sans en imposer l'enseignement[33],[48],[49]. Leurs successeurs, respectivement Christian Dupont et Marie-Dominique Simonet, auxquels viennent s'ajouter les ministres de la Culture et de l'Audiovisuel, Fadila Laanan, et de l'Enseignement de promotion sociale, Marc Tarabella, invitent, par quatre circulaires ministérielles d'octobre 2008, les enseignants de tous niveaux à enseigner prioritairement la nouvelle orthographe dès la rentrée scolaire de la même année[48],[50],[51], afin de remédier à la confusion qu'entraîne la coexistence des deux orthographes[48].

Le mercredi 18 février 2009, les parlementaires de la Communauté française de Belgique, débattant du problème de la « fracture orthographique », sont unanimes à approuver la réforme[52].

À partir du 16 mars 2009, les quatre plus grands groupes de presse francophone belge (la plus grande partie de la presse de langue française et un peu plus de 90 % de la presse en ligne) mettent à disposition leurs articles dans les deux orthographes sur leur site web[53],[51],[54]. Ainsi, l'internaute peut, au choix, consulter une des deux versions du texte sur la page internet de La Libre Belgique, Le Soir, Sud Presse, La Dernière Heure, Actu24 et La Quinzaine grâce au logiciel Recto mis au point par le Centre de traitement automatique du langage (Cental) rattaché à la Faculté de philosophie et lettres de l'Université catholique de Louvain-la-Neuve[53],[51]. Ce logiciel est à la disposition des particuliers sur internet et donne, outre la rectification du texte encodé, la justification des modifications. Début aout, il comptait 2,5 millions de textes rectifiés[55]. En juin 2009, le magazine trimestriel, Prof, distribué gratuitement à tous les enseignants et tiré à 142 000 exemplaires, adopte la nouvelle orthographe[55],[56].

Plusieurs universités enseignent la nouvelle orthographe[57].

Certains magistrats appliquent la NO dans leurs arrêts[35].

Au Canada

Le Bureau de la traduction, organisme qui s'occupe des besoins linguistiques du Parlement, des tribunaux, des ministères et des organismes fédéraux, accepte les deux orthographes[58],[2].

Québec

Le Conseil supérieur de la langue française recommande depuis 2005 l'enseignement de la nouvelle orthographe dès le primaire[59].

L'Office québécois de la langue française donne la priorité à la nouvelle orthographe pour toutes ses publications et travaux[60]. Ainsi, les néologismes qu'elle crée ou accepte et les emprunts à des langues étrangères se trouvent sous la forme de l'orthographe rectifiée dans son grand dictionnaire terminologique (GDT)[61].

En 2005, le Bureau de normalisation du Québec (BNQ) est le premier organisme de l'administration publique québécoise et probablement du monde à adopter les rectifications pour tous ses documents[62].

Un sondage a été effectué entre le 7 et le 22 avril 2005 auprès de 500 internautes sur le site Web de l'Office au sujet de l'orthographe rectifiée[63]. Il en est ressorti que 43 % étaient pour (avec 26 % parmi eux qui disaient déjà l'appliquer), presque 40 % étaient contre et 17 % ne la connaissaient pas[63].

Le ministère de l'Éducation, du Loisir et des Sports (MELS) inclut la nouvelle orthographe dans son programme d'enseignement, l'accepte lors des épreuves uniformes de français et, depuis 2010, aussi pour les examens de fin d'année[2],[64],[1]. Plusieurs universités québécoises l'enseignent, dont l'université du Québec à Montréal ainsi que l'université Laval[65],[66]. De plus, cette dernière l'accepte pour les travaux d'étudiants et les examens de français[57],[67],[66].

Reste du Canada

Au printemps 2009, le ministère de l'Éducation de la province de la Saskatchewan a envoyé aux directions d’école un communiqué contenant un miniguide des nouvelles règles de l’orthographe et expliquant que la Direction de l’éducation française locale a adopté les rectifications et que celles-ci figureront désormais dans les programmes d’études et les évaluations provinciales[68]. Il confirme que les deux orthographes sont justes et demande de transmettre l’information aux enseignants de français[68].

Les provinces du Nouveau-Brunswick, de l'Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse, acceptent la nouvelle orthographe lors des examens ministériels[69]. Les écoles de la région de Moncton au Nouveau-Brunswick, ont également reçu la liste alphabétique des mots touchés par les rectifications, et le personnel est invité à employer les graphies rectifiées dans les documents administratifs et scolaires[68]. Le ministère de l’Éducation néobrunswickois a demandé à son équipe la création d'un matériel d’autoformation sur les rectifications qui serait en ligne et à destination des enseignants du primaire et du secondaire[68].

Depuis le 1er avril 2009, tous les documents, courriers électroniques et programmes d’études de la Direction de l’éducation française (DEF) du ministère de l’Éducation de la province de l'Alberta sont en nouvelle orthographe[68]. Le site web du ministère l'applique aussi, les enseignants ont été renseignés sur cette décision et ont reçu de la documentation au sujet des rectifications[68].

En France

Un certain nombre de documents d'organismes officiels appliquent la NO[70].

Ministère de l'Éducation nationale

Depuis 1990, les correcteurs acceptent les deux orthographes lors des examens officiels comme le bac ou le brevet[1].

Reconnaissance

Depuis le 12 avril 2007, la nouvelle orthographe est reconnue[71]. Ce qui se présente sous la note suivante à la page 81 du Bulletin officiel de l'Éducation nationale numéro 5 du 12 avril 2007 :

« On s'inscrira dans le cadre de l'orthographe rectifiée. Les rectifications définies par l'Académie française ont été publiées au Journal officiel de la République française le 6 décembre 1990, édition des Documents administratifs. Elles se situent tout à fait dans la continuité du travail entrepris par l'Académie française depuis le XVIIe siècle, dans les huit éditions précédentes de son Dictionnaire[72]. »

Référence

Depuis juin 2008, la nouvelle orthographe est la référence[71]. Ainsi dans le programme pour l'école primaire, la page 37 du Bulletin officiel de l'Éducation nationale hors-série n°3 du 19 juin 2008 pose comme principe que :

« L’orthographe révisée est la référence[73],[74]. »

En ce qui concerne le programme du collège, on trouve le passage suivant à la page 2, section « Orthographe » du Bulletin officiel de l'Éducation nationale spécial n°6 du 28 août 2008 :

« Pour l’enseignement de la langue française, le professeur tient compte des rectifications de l’orthographe proposées par le Rapport du Conseil supérieur de la langue française, approuvées par l’Académie française (Journal officiel de la République française du 6 décembre 1990)[73]. »

Assemblée nationale

Plusieurs rapports à l'Assemblée nationale française sont complètement rédigés dans la nouvelle orthographe[75].

Ministère de la Culture et de la Communication

Un des organismes ministériels, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), applique dans son intégralité les rectifications dans ses bulletins et sur son site web[76].

En Haïti

La Coalition pour l'application des rectifications orthographiques (CARO) est une association fondée le 20 mars 2006, composée d'environ 500 membres en Haïti, membre du Réseau pour la nouvelle orthographe du français (RENOUVO)[77]. Pour atteindre son objectif de « promouvoir le bon usage du français et les rectifications orthographiques approuvées et recommandées par les instances francophones compétentes »[77], elle organise, entre autres, des séminaires de formation, des ateliers et conférences mensuelles sur l'état des rectifications orthographiques et des concours de dictée[77].

En Suisse

En 1996, la Délégation à la langue française (DLF) a fait distribuer, à tous les enseignants francophones du pays, la brochure Les rectifications de l'orthographe du français. Principes, commentaires et liste des graphies rectifiées à laquelle était jointe une circulaire officielle qui énonçait :

« Comme les autres aspects de la langue, l'orthographe évolue lentement et subit périodiquement certaines accommodements. Le fait de proposer de telles rectifications s'inscrit dans l'ordre des choses. Ces rectifications n'ont cependant pas force de loi ; ce sont des recommandations. Étant donné que graphies anciennes et nouvelles coexistent déjà dans beaucoup de dictionnaires ou de grammaires de référence, aucun élève ne doit être sanctionné pour avoir utilisé l'une ou l'autre variante[78]. »

Depuis 1998, la nouvelle orthographe est acceptée dans les écoles de Romandie, la partie francophone du pays[79]. Lors de leur formation, les enseignants sont renseignés sur les rectifications[79]. Les épreuves cantonales que passent les élèves sont écrites en orthographe rectifiée[79].

En Suisse allemande, les professeurs qui enseignent le français comme langue étrangère, ayant trois à quatre leçons par semaine à leur disposition, se limitent généralement, par manque de temps, à l'orthographe que leur manuel comporte[80]. Suite à un sondage peu représentatif effectué en 2005 en Suisse alémanique, un questionnaire est envoyé aux professeurs de français comme langue étrangère des villes de Coire, Glaris, Pfäffikon, Winterthur et Zurich[80],[81]. Sur les quatorze personnes ayant répondu, sept disent que leur manuel est entièrement ou partiellement conforme à la nouvelle orthographe, une seule aucunement et six ne disent pas ce qu'il en est[80] ; deux disent ne pas appliquer les rectifications dans leur enseignement, sept le faire partiellement, et une complètement[80].

Statut dans les ouvrages de référence

Dans ses derniers volumes avant sa fin en 1994, le Trésor de la langue française fait figurer en général les rectifications[82]. Les rectifications orthographiques ont fait l'objet de circulaires concernant leur enseignement en Suisse et en Belgique[83].

Dans la neuvième et dernière édition en cours du dictionnaire de l'Académie française, 30 % des nouvelles graphies ont remplacé celles de la précédente édition de 1932-1935 tout en mentionnant les 70 % restantes à la fin de l’ouvrage[84],[85],[86]. Le Dictionnaire Hachette (depuis 2002) et le Nouveau Littré (depuis 2006) les ont complètement adoptées[87],[88],[89].

Les dictionnaires Larousse et Robert les intègrent progressivement. Ainsi, l'édition de 1993 du Petit Robert en comportait déjà autour de 1500 en 1993, principalement comme graphies alternatives[24]. Celle de 2009 a repris un grand nombre d'autres modifications. Parmi les dictionnaires de l'édition Le Robert, on constate que plus l'ouvrage s'adresse à des lecteurs avertis, plus sa préface leur situe et explique les rectifications et plus il comporte les nouvelles graphies[90]. Par exemple, celle du Grand Robert aborde son statut actuel mais celle du Petit Robert renvoie à une brochure ayant pour titre La réforme de l'orthographe au banc d'essai du Robert, indisponible en librairie mais consultable à la Bibliothèque nationale de France[90]. Dans ce document, ses auteures, Josette Rey-Debove, membre du groupe d'experts mandaté par le CSLF mais aussi lexicographe et éditrice chez Robert, et Béatrice Le Beau-Bensa, indiquent, sur une liste alphabétique des rectifications, au moyen d'un symbole, si la graphie est souhaitable, indifférente ou indésirable[90],[91]. Dans son édition 2012 (parue en 2011), le Petit Larousse intègre les graphies rectifiées[réf. nécessaire].

Le Conseil international de la langue française (CILF) a adopté, pour son dictionnaire des termes officiels, la nouvelle orthographe[92].

L'édition 2009 du Multidictionnaire de la langue française a comme première orthographe 60 % des rectifications et les autres modifications sont indiquées « sous la forme d'un commentaire en fin d'article »[93].

Dictionnaires des correcteurs informatiques

Les professionnels, dont les journalistes, favorables à l'orthographe rectifiée ont, au début, dû s'abstenir de l'utiliser car les correcteurs informatiques ne la connaissaient pas[94]. Jusqu'en 2003, aucun dictionnaire des correcteurs informatiques n'intégrait entièrement les rectifications, l'ancienne orthographe était souvent la configuration par défaut ou la seule disponible. Les correcteurs informatiques, maintenant tous à jour, participent désormais à en faire la promotion[94],[93]. Depuis 2002-2003, ProLexis, particulièrement présent auprès des maisons d'éditions et de la presse en France, permet à l'utilisateur d'employer l'une ou l'autre des deux orthographes[95],[96]. Il a, lui aussi, reçu le label de qualité pour cela[97]. Fin octobre 2003, la cinquième édition d'Antidote, Antidote Prisme, intègre l'ensemble de la nouvelle orthographe et, après vérification par des spécialistes, est donc devenu le premier logiciel à se faire remettre un label de qualité à cet effet[98],[99]. Celui-ci est accordé une fois qu'un groupe d'experts a testé le produit pour s'assurer que toutes les nouvelles graphies y figurent[97]. Suite à la parution de la 6e édition, Antidote RX, l'éditeur, Druide informatique, a adopté l'orthographe révisée pour toutes ses activités et communications[99].

Fin 2004, aucun logiciel de traitement de texte ne comporte de correcteurs informatiques reconnaissant la nouvelle orthographe[100]. Depuis, ceux-ci (Microsoft, OpenOffice) l'incorporent dans leurs mises à jour, mais en laissant le choix à l'utilisateur ou en comptant les deux orthographes comme justes. C'est également le cas des logiciels développés par Mozilla, qui proposent depuis quelques années le choix entre une base de mots conforme à la réforme et une base suivant l'ancienne orthographe. Pour être certain d'avoir la nouvelle orthographe, il est possible d'installer le Dictionnaire HunSpell en Français (réforme 1990)[101]. À l'installation d'OpenOffice il faut, pour que son correcteur orthographique fonctionne, télécharger un dictionnaire[102]. Depuis 2006, il est possible d'en obtenir, à la place de celle uniquement en orthographe traditionnelle, une version uniquement en nouvelle orthographe[102],[103].

Revues

Une soixantaine de revues françaises, belges, québécoises, notamment des sciences du langage, appliquent, plus ou moins systématiquement, les rectifications dont 9 systématiquement en Belgique[82],[35].

Édition

Les éditeurs ne suivent pour la plupart pas les rectifications de 1990. Toutefois, les éditions Soleil de minuit, Amsterdam et Perce-Neige (depuis aout 2005) publient tous leurs ouvrages en nouvelle orthographe[104],[105],[106].

Certains auteurs insistent que leur maison d'édition publie leur ouvrage en NO[104].

Oppositions

Les rectifications de 1990 sont critiquées sur deux fronts opposés. Les plus répandues rejettent tout ou partie des rectifications proposées, pour différentes raisons, préférant s'en tenir à l'orthographe traditionnelle. D'autres au contraire souhaitent une réforme beaucoup plus radicale de l'orthographe.

Oppositions intrinsèques

Les oppositions à la réforme furent très vives dans les années 1990. François Bayrou crée une association Le français libre ; Philippe de Saint Robert lance une pétition nationale et fonde l’Association pour la sauvegarde de la langue française. Avant la séance de l’Académie du 10 janvier 1991, le Figaro rapporte que 15 membres de l’Académie (laquelle avait pourtant, à l'unanimité, donné son aval aux rectifications) déclarent publiquement être opposés aux rectifications[107].

Avec le temps, ces critiques, toujours répandues, se sont faites plus discrètes. Les principaux arguments avancés par les opposants peuvent être résumés ainsi :

  • Il est possible d’être opposé par principe à toute modification de l’orthographe. Cette posture idéologique a eu cours durant les siècles passés chez les défenseurs des académismes, à l’instar de Mézeray défendant en 1673 « l’ancienne orthographe qui distingue les gens de lettres avec les ignorants et les simples femmes » [108], mais elle est restée très marginale face à la réforme de 1990.
  • Un deuxième argument est avancé par beaucoup, dont François Bayrou et Philippe de Saint Robert. Un certain nombre de rectifications seraient un choix fait entre plusieurs graphies déjà toutes admises, alors que les graphies anciennes demeurent correctes[109]. Plus généralement, l'idée des rectifications serait pour eux d'imposer des contraintes coercitives à la libre évolution de la langue, au lieu de laisser faire l'usage.
  • Remise en cause du caractère contradictoire des incohérences supposées de l’ancienne orthographe. Parmi les exemples courants, « il dégèle mais il chancelle » est présenté comme contradictoire par les partisans de la réforme alors que ses opposants n'y voient pas d’incohérence.
  • Le dernier argument est en général le plus employé, et réunit des conservateurs et des partisans de l’évolution de la langue. La réforme de 1990 est en effet beaucoup critiquée parce que ses rectifications auraient pour conséquence de complexifier l’orthographe au lieu de la simplifier, en ajoutant de nouvelles exceptions à mémoriser au lieu d’en supprimer. De nombreux exemples sont avancés, comme « un fruit mûr, mais une pomme mure », « ambigüité mais linguistique »[110], « sûr mais surement », « cachecache mais cache-cœur ».

Ceux qui la jugent insuffisante

Pour André Chervel, partisan pour sa part d'une simplification radicale de l'orthographe, c'est la timidité de cette réforme — qu'il qualifie de « divertissement de lettrés » — qui explique son échec[111]. Pour les auteurs de la réforme, cette légèreté était justement une manière d'éviter que la réforme ne choque trop, d'autant que dans certains cas elle corrige une fausse orthographe comme pour le mot « nénuphar » qui redevient nénufar[112]. Il considère aussi que « Les éditeurs n'ont pas joué le jeu »[111]. Déçus de ce qu'ils qualifient de « réformette », les partisans du mouvement Ortograf, fondé par Mario Périard en 2005, convient les usagers à (re)prendre possession de leur langue en proposant une orthographe profondément réformée.

Jugements sur l'échec relatif et postures stratégiques

Dans son livre Zéro faute - L’orthographe, une passion française, François de Closets remarque qu'à l'époque de son annonce, la nouvelle orthographe avait fait l'objet de tribunes critiques de la part d'auteurs qui y voyaient un appauvrissement de la langue française. Il avance que ce refus a pu provoquer une certaine timidité de l'Académie à faire la promotion de la réforme, timidité qui explique que la réforme ne se soit pas largement imposée. De Closets juge la réforme assez inoffensive, et a écrit la seconde moitié de son livre en orthographe réformée, précisément parce qu'il estime que cela permet au lecteur de constater qu'elle n'est que très peu choquante.

D'autres partisans des rectifications (dont le linguiste Klinkenberg) estiment eux aussi que les rectifications sont très timides, et les pratiquent dans le même esprit : pour montrer que l'orthographe n'est pas un monstre sacré, mais une simple technique de codification écrite de la langue, et qu'on peut dès lors améliorer cet outil sans que le monde s'écroule, ce qui ouvre la voie à d'autres étapes dans la modernisation de la graphie du français.

Poursuite du mouvement de rectification

Les organes officiels de gestion linguistique de la francophonie septentrionale, réunis au sein de l'Opale (Organismes francophones de politique et d’aménagement linguistiques)[113],[114] ont mis sur pied en 2006[réf. nécessaire] un Observatoire du français contemporain[réf. nécessaire], chargé d'établir les bilans nationaux de l'implantation des rectifications de 1990, mais aussi d'étudier la faisabilité scientifique d'autres rectifications portant, cette fois, sur l'orthographe grammaticale[réf. nécessaire].

Les questions ainsi à l'étude sont, par exemple, les doubles consonnes, le pluriel des noms composés et l'accord du participe passé[réf. nécessaire].

Notes et références

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  2. a, b et c Bureau de la traduction du Canada, « La nouvelle orthographe », 13 janvier 2010. Consulté le 29 janvier 2010
  3. Chantal Contant et Romain Muller, Connaitre et maitriser la nouvelle orthographe, Montréal, De Champlain, 2005, 131 p. (ISBN 2-9808720-0-8), p. 18 
  4. Chantal Contant, Grand vadémécum de l'orthographe moderne recommandée, Montréal, De Champlain, 2009 (ISBN 978-2-9808720-2-0), p. 5 
  5. Bernard Cerquiglini, Jean-Claude Chevalier, Pierre Encrevé, André Goosse, Renée Honvault, Jean-Pierre Jaffré, Jean-Marie Klinkenberg, Gilbert Lazard, Michel Masson, Bernard Quemada, Henriette Walter, Viviane Youx, « L'orthographe, un jardin à élaguer », Le Monde, 30 septembre 2009. Consulté le 12 décembre 2009
  6. Voir [1]
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  8. Dominique Dupriez, La nouvelle orthographe en pratique, Duculot, coll. « Entre guillemets », 2009, 240 p. (ISBN 978-2-8011-0029-5), p. 158 
  9. La nouvelle orthographe en pratique, op. cit., p.  54
  10. La nouvelle orthographe en pratique, op. cit., p.  164-165
  11. La nouvelle orthographe en pratique, op. cit., p.  165
  12. [PDF]André Goosse, Simple réflexion sur une « réforme », Bruxelles, Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, 1991 [lire en ligne], p. 6 
  13. a, b, c, d et e [PDF]Conseil supérieur de la langue française, « Mémoire sur l'orthographe », 22 novembre 2005, p. 4. Consulté le 12 décembre 2009
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  15. a et b Michel Arrivé, Réformer l'orthographe ?, PUF, 1993, 233 p. (ISBN 2-13-045597-2), p. 115 
  16. Réformer l'orthographe ?, op. cit., p.  113
  17. Réformer l'orthographe ?, op. cit., p.  114
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  19. Michel Masson, L'orthographe : guide pratique de la réforme, Éditions du Seuil, 1991, 184 p. (ISBN 2-02-013394-6), p. 83 
  20. L'orthographe : guide pratique de la réforme, op. cit., p.  118
  21. a et b La réforme de l'orthographe: un siècle de débats et de querelles, op. cit., p.  165
  22. Décret n° 89-403 du 2 juin 1989 instaurant le Conseil supérieur de la langue française de France (version en vigueur).
  23. La réforme de l'orthographe : un siècle de débats et de querelles, op. cit., p.  167
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  25. Réformer l'orthographe ?, op. cit., p.  127
  26. « Les « rectifications » de 1990 : aperçu historique », op. cit., p.  63
  27. Réformer l'orthographe ?, op. cit., p.  119
  28. L'orthographe : guide pratique de la réforme, op. cit., p.  84
  29. L'orthographe : guide pratique de la réforme, op. cit., p.  85
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  31. [PDF]« Les rectifications de l'orthographe », dans Journal officiel de la République française, no 100, 6 décembre 1990, p. 3 (ISSN 0242-6773) [texte intégral (page consultée le 12 septembre 2009)] 
  32. Questions fréquentes sur les rectifications de l'orthographe - Office québécois de la langue française
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  34. Marie-Madeleine Bertucci et Colette Corblin, Quel français à l'école?: Les programmes de français face à la diversité linguistique, L'Harmattan, coll. « Savoir et formation », 2004, 214 p. (ISBN 2747571815) [lire en ligne], p. 75 
  35. a, b et c Les rectifications de l'orthographe du français, op. cit., p.  8
  36. Réformer l'orthographe ?, op. cit., p.  120
  37. L'orthographe : guide pratique de la réforme, op. cit., p.  36
  38. « Les « rectifications » de 1990 : aperçu historique », op. cit., p.  64
  39. Réformer l'orthographe ?, op. cit., p.  71
  40. Réformer l'orthographe ?, op. cit., p.  74
  41. L'orthographe : guide pratique de la réforme, op. cit., p.  87
  42. a et b « La nouvelle orthographe », op. cit., p.  31-32
  43. [PDF]Jacqueline Bossé Andrieu, Abrégé des règles de grammaire et d'orthographe, Presses de l'Université du Québec, 1996 (ISBN 2-7605-0864-1) [lire en ligne], p. 93 (livre) / 1 (pdf) 
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  47. [PDF]Marinette Matthey, « Les propositions de rectifications de 1990 et l'orthographe aujourd'hui », université Stendhal - Grenoble 3, 2006, p. 4-5. Consulté le 31 décembre 2009
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    Mémoire de licence
     
  81. Les réformes de l'orthographe française. Une approche historique, contrastive et prospective, op. cit., p.  27
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  93. a et b Chantal Contant, « Les dictionnaires et la nouvelle orthographe », dans Correspondance, vol. 15, no 1, octobre 2009 [texte intégral (page consultée le 9 janvier 2009)] 
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  101. [2]
  102. a et b OpenOffice, « OpenOffice et la nouvelle orthographe française ». Consulté le 3 janvier 2010
  103. musky00, « Seize ans après la réforme de l'orthographe française, OpenOffice se met à jour », Echos du Net, 10 décembre 2006. Consulté le 3 janvier 2010
  104. a et b Daphnée Dion-Viens, « Nouvelle orthographe: timide dans la vie de tous les jours », Le Soleil, 19 avril 2009. Consulté le 29 janvier 2010
  105. Banque de dépannage linguistique, « Y a-t-il des publications écrites en orthographe rectifiée? », Office québécois de la langue française. Consulté le 9 février 2010
  106. GQMNF, « Les points chauds en 2005 ». Consulté le 25 mars 2010
  107. http://www.ciip.ch/pages/home/DLF/fichiers/memoire_myrta_giovanoli_corr_31mai07(1).pdf
  108. cité par Nina Catach, Dictionnaire historique de l'orthographe française
  109. http://www.asselaf.fr/infos/rapport_president.pdf
  110. http://www.infobourg.fr/sections/actualite/actualite.php?id=9113, http://www.asselaf.fr/infos/rapport_president.pdf
  111. a et b Pascale Krémer, « Réformer l'ortografe pour l'enseigner », Le Monde, 5 décembre 2008, p. 2. Consulté le 8 février 2010
  112. Chantal Godard, « Un livre pour simplifier l’orthographe », La Libre Belgique, 25 mars 2009. Consulté le 10 janvier 2010
  113. Le réseau Opale, consulté le 18 juillet 2011.
  114. Les organismes francophones de politique et d’aménagement linguistiques comprennent, pour le Québec le Conseil supérieur de la langue française, l’Office québécois de la langue française et le Ministère de la politique linguistique, pour la France la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, pour la Suisse romande la Délégation à la langue française, pour la Communauté française de Belgique le Service de la langue française et le Conseil de la langue française et de la politique linguistique.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie



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