Sophia Antipolis


Sophia Antipolis

43° 38′ 33″ N 7° 00′ 34″ E / 43.6424, 7.0095

Sophia Antipolis
Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Bar-sur-Loup, Antibes Biot, Antibes centre, Vallauris Antibes Ouest, Mougins
Code commune néant
Code postal 06560 (Valbonne), 06410 (Biot), 06600 (Antibes), 06220 (Vallauris), 06250 (Mougins)
Maire
Mandat en cours
néant
néant
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis sauf Mougins.
Démographie
Population 10 000 hab. ()
Densité 417 hab./km²
Gentilé Sophipolitains
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 33″ Nord
       7° 00′ 34″ Est
/ 43.6424, 7.0095
Altitudes mini. 100 m — maxi. 200 m
Superficie 24,00 km2

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Sophia Antipolis est une technopole d'une superficie totale de 2 400 hectares, située sur les communes d'Antibes, Biot, Vallauris, Valbonne et Mougins, dans le département des Alpes-Maritimes[1].

Cette technopole à rayonnement mondial est bâtie au milieu d'un parc forestier composé d'essences méditerranéennes.

Outre de nombreuses zones d'activités qui ont pour particularité de ne comporter aucune industrie polluante, Sophia Antipolis comporte des zones résidentielles, commerciales, de nombreux équipements publics et leurs services (médiathèque, gare routière, centre aquatique, maternelles, collège, lycées, université, centre œcuménique).

Elle regroupe plus de 1 400 entreprises du monde entier et près de 30 000 emplois directs en recherche scientifique de pointe dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), des multimédias, sciences de la vie (médecine et biochimie), l'énergie, la gestion de l'eau, des risques, du développement durable. On y trouve également près de 5 000 étudiants et chercheurs[2].

Elle se veut une réplique à l'échelle de la France de la Silicon Valley. Une présentation retrospective de Sophia Antipolis a été réalisée à l'occasion des 40 ans de Sophia Antipolis, en 2009 [3]

Sommaire

Origine

Le concept comme le nom - une marque déposée - provient de Pierre Laffitte, à l'époque directeur de Mines ParisTech. Son épouse, prénommée Sophie, a inspiré la première partie du nom de la zone et donné son nom à une place de la zone d'activité, la place Sophie-Laffitte. La seconde partie provient du nom grec antique d'Antibes. Au départ, en 1969, simple zone d'activité puis technopôle à la fin des années 1970, Sophia Antipolis est devenue au fil de son développement une vraie technopole. La première pierre a été posée en présence de Pablo Picasso [4].

Géographie

Environnement

La technopole de Sophia Antipolis a dès l'origine été conçue comme une technopole placée dans un environnement naturel. Sur les 2400 hectares de la technopoles, 1200 sont protégés. Les forêts, clairières, garrigues constituent le cadre de travail serein des salariés. L'environnement naturel fait partie intégrante du projet de Sophia Antipolis et est un moteur de l'attractivité de la technopole. La Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis a signé profession de foi en finalisant en 2007 l'élaboration d'une Charte de l'Environnement initiée dès sa création en 2002.

relief

La technopole est située dans un espace essentiellement forestier, de type azuréen, bordé au sud/sud-ouest par le parc naturel départemental de la Valmasque et à l'est par le parc naturel départemental de la Brague, sur un plateau jurassique dont l'altitude oscille entre 120 mètres et 170 mètres. Le sol est composé dans sa partie jurassique karstique moyen de calcaires et de calcaires argileux sur le plateau, tandis que la composition des sols du vallon de la Brague est de type jurassique supérieur, de calcaires et marnes[5]. Il est évidemment recouvert d'une couche sédimentaire.

Brague-.jpg

Ce territoire vallonné, en contrebas des Préalpes de Grasse, est parcouru par trois cours d'eau de faible débit : au sud de la technopole, la rivière Valmasque (qui coule d'ouest en est), affluent d'un petit fleuve côtier, la Brague, qui traverse tout le territoire de la technopole, et coule du nord-ouest au sud-est de ce territoire. Il y a enfin une petite rivière, la Bouillide, qui coule au centre du territoire, du sud ouest vers le nord est, et qui est aussi affluent de la Brague. L'embouchure de la Brague est à Antibes.

faune

Située dans un secteur essentiellement forestier, Sophia Antipolis possède une faune particulièrement importante pour une technopole.

On relève, en ce qui concerne l'avifaune, parmi les oiseaux nicheurs sédentaires, la présence de la Chouette Hulotte, de la Fauvette à tête noire, de la mésange bleue, de la mésange huppée, de la mésange à longue queue, du rougegorge familier, du pinson, du pic vert, du coucou, de la pie, du geais, de la grive et celle assez peu commune du bruant zizi. Parmi les oiseaux estivants, on relève le Petit duc scops, le pouillot de Bonelli, ou encore le rossignol philomèle. Il y a aussi quelques oiseaux aquatiques le long de la brague : le canard, la bécasse (et plus bas dans la plaine, le héron, la poule d'eau).

La population des reptiles en zone ouverte de clairière est modeste ; on y rencontre le lézard vert, le lézard des murailles, la coronelle girondine, la tarente de Mauritanie, couleuvre de Montpellier, orvet fragile, seps tridactyle. En ce qui concerne les mammifères, ils sont variés en sous bois : sanglier, écureuil roux, mulot sylvestre, renard roux. On relève bien entendu la présence de chiroptères (chauves souris) : pipistrelle de Kuhl, pipistrelle commune, vespère de savi, Molosse de cestoni.

Pour les amphibiens, présents le long des rivières, on trouve la rainette méridionale, et le crapaud commun.

flore

La flore de Sophia Antipolis est typique de celle d'un sol siliceux ou décalcifié (absence de calcium due à la présence de roches calcaires). On relève dans les taillis forestiers des pentes et plateaux un peuplement majoritaire de chêne vert (quercus ilex) et pin d'Alep (pinus halepensis) ; on relève aussi la présence du chêne pubescent (quercus pubescens), frêne à feuille étroite (fraxinus oxyphylla) et sorbier domestique (sorbus domestica). Comme toutes les chenaies vertes provençales à sol calcaire, le cortège floristique est classique : lierre (hedera helix), salsepareille (smilax aspera), garance voyageuse (rubia peregrina), l'arum d'Italie (arum italicum), le gouet à capuchon (arisarum vulgare), l'asperge à feuilles aigues (asparagus acutifolius), le géranium de Robert (géranium robertianum), le pistachier lentisque (pistacia lentiscus), la grande coronille (hippocrepis emerus), l'églantier (rosa canina). On note dans les espaces ouverts et très éclaircis certaines espèces héliophiles, rares. Il s'agit essentiellement des orchidées (protégées), vues dans le parc de la Valmasque et le parc de la Brague, comme :

  • Ophrys bombyliflora Link
  • Ophrys Bertolonii Moretti
  • Ophrys sphégodes Miller
  • Orchis fragans Pollini
  • Serapias olbia Verguin

Dans les boisements hygrophiles suivant les cours d'eaux (vallons de la Valmasque et de la Brague), on relève la présence du chêne pubescent (quercus pubescens), du frêne à fleurs (fraxinus ornus), du peuplier noir (populus nigra), du laurier noble (laurus nobilis), du tilleul à feuilles plates (tilia plataphyllos), de l'orme champêtre (ulmus minor), du noisetier (corylus avellana), du saule pourpre (salix purpurea), du troene (ligustrum vulgare et de, l'églantier (rosa canina). On relève des colonies de laîche pendulée (carex pendula), du chanvre eupatoire (eupatorium cannabinum). La présence d'argile dans ces vallons créé les conditions d'apparitions d'espèces hydrophyles extrêmement rares, comme thalictrum morisonii mediterraneeum et phalaris aquatica. En zone rocailleuse ou débrousaillée, on relève une garrigue sclérophylle composée sur les sols très décalcifiés de bruyères (arborescente, à balai) et de myrte ; sur sols moins acides, d'oliviers (olea europaea), de cistes (blanc ou de montpellier), mais aussi d'immortelle des Maures, de jasmin ligneux, de chevrefeuille des Baléares, de grands genêts ou d'aubépines. On a aussi relevé la présence de consoude bulbeuse (symphytum bulbosum) protégée au niveau national.

qualité de l'air

La pollution atmosphérique reste très limitée sur Sophia Antipolis. Les émissions de NOx, monoxyde de carbone et autres particules proviennent essentiellement des transports routiers ; l'intense circulation dans et autour de Sophia devra être réduite pour que cette pollution retrouve des niveaux en phase avec l'objectif de développement durable de Sophia Antipolis. Les émissions de CO2 et SO2 proviennent des activités industrielles de Sophia Antipolis (qui sont des activités propres au sens commun). Elles restent très limitées : sur Valbonne, qui concentre l'essentiel de la superficie de Sophia Antipolis, les émissions en CO2 de l'industrie représentent 56% des émissions totales de CO2 sur la commune ; les émissions de SO2 de l'industrie représentent 36% des émissions totales de SO2 sur la commune[6]

qualité de l'eau

La station des Bouillides (commune de Biot) a une capacité de traitement pour 26000 habitants. Sa capacité va être portée à 52000 habitants d'ici 2012. Elle a des rendements épuratoires satisfaisants. La station sera fin 2011 la première en France a traiter les micro polluant, comme les pesticides, pour lutter contre la prolifération des algues vertes qui destructurent le milieu aquatique de la Brague. cette station est gérée par le Syndicat Intercommunal pour l'Extension et la Gestion de la Station d'épuration, qui compte pour membre les villes de Biot, valbonne et Opio.

Les eaux de la Valmasque, vestige d'aqueduc romain amenant les eaux de la Bouillide, zone des Trois Moulins, Sophia Antipolis

Existe aussi le Syndicat Intercommunal pour l'Amélioration de la Qualité des Eaux de la Brague et de ses Affluents (SIAQUEBA), créé en 1989. Les communes d'Antibes, Biot, Valbonne, Vallauris et Mougins sont membres de ce syndicat, aux côtés de Chateauneuf (source de la Brague), Grasse, Le Rouret, Mouans Sartoux et Opio. La Boullide (7 km) et la Valmasque (8 km) sont les deux principaux affluents. Des connexions souterraines (infiltrations karstiques) entre la Brague et le Loup (fleuve côtier voisin) ont été établies, et suspectées avec le Var, pertes en eaux qui peuvent représenter jusqu'à 65 % en aval de l'impluvium déjà peu étendu (70 km²) [7]. La qualité des eaux de la Brague est jugée moyenne sur les paramètres nitrates et phosphates, et mauvaise pour son état sanitaire (en 2009) après 5 années de sécheresse. La contamination bactériologique des eaux devrait diminuer, du fait des travaux en cours sur la station d'épuration des Bouillides et de la réhabilitation à venir de celle de Chateauneuf Opio. Reste la troisième station (Plascassier, commune de Grasse).

Institutions

Originalité institutionnelle

La technopole ne constitue pas une commune à part entière ; elle s'étend non pas sur une mais sur cinq communes. Loin de constituer un handicap à son développement, l'absence de reconnaissance légale a permis de faire émerger le partenariat Public/Privé comme modèle de développement à part entière.

Historique institutionnel

C'est initialement sous la houlette d'un groupement d'intérêt économique privé (GIE) - SAVALOR (Sophia Antipolis Valorisation) -, sans but lucratif, créé entre diverses associations, dont l'Association Sophia Antipolis présidée par Pierre Laffitte, qu'est né Sophia Antipolis. Au départ, 120 hectares de terrains sont aménagés et viabilisés.

Pour éviter toute spéculation sur le développement de Sophia Antipolis, l'État créé une zone d'Aménagement Différée de 2400 hectares.

À ce GIE s'est substitué en 1972 un syndicat mixte, le Syndicat Mixte pour l'aménagement du Plateau de Valbonne (SYMIVAL) réunissant les collectivités locales concernées (communes, département), pour développer et assurer la gestion de la maîtrise d'ouvrage de Sophia Antipolis au delà des 120 premiers hectares aménagés par le GIE SAVALOR ; Le SYMIVAL achète les terrains (il bénéficie d'un droit de préemption), les aménage (viabilisation) et les cède aux entreprises qui s'installent.Le SYMIVAL a accueilli en 1986 les communes de Villeneuve Loubet et Roquefort les Pins, puis en 1990 les communes d'Opio et de la COlle sur Loup. En 1997 le SYMIVAL change de nom pour s'appeler le SYMISA (Syndicat Mixte de Sophia Antipolis).

Il est épaulé par une fondation, la Fondation Sophia Antipolis pour promouvoir le projet auprès des investisseurs et entreprises, et pour assurer l'émulation scientifique, culturelle et humaniste de la technopole.

À partir de 1988, une société d'économie mixte, la Société Anonyme d'Économie Mixte de Sophia Antipolis est créée pour réaliser l'équipement et la promotion du parc, avec la chambre de commerce et d'industrie de Nice et le Conseil général des Alpes Maritimes.

La technopole a pu se développer pour atteindre aujourd'hui une masse critique assurant définitivement sa vitalité.

Acteurs institutionnels actuels

Le modèle de développement a évolué de facto avec la création de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis et la nécessité de gérer les déchets.

En effet, il faut dorénavant distinguer quatre acteurs principaux :

La Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis

Compétente en matière d'urbanisation, de développement économique, culturel et sportif, de transport et d'environnement, avec des moyens financiers puissants, la CASA a naturellement un poids institutionnel lourd pour le développement de la technopole, situation délicate pour la ville de Mougins qui n'est pas membre de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis. La CASA (qui compte 16 communes) est membre du syndicat mixte UNIVALOM (constitué avec Mougins, Mandelieu, Le Cannet et Théoule-sur-Mer). En matière de développement économique, aux côtés de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Nice Côte d'Azur et de 14 autres partenaires de 9 pays différents, la CASA est partie prenante depuis 2009 au projet européen ERMIS, sélectionné dans le cadre du Programme de Coopération Interrégionale INTERREG IVC, et bénéficiant d'un financement par le Fonds Régionnal de Développement de l'Union Européenne. Il s'agit d'identifier, échanger et favoriser les transferts de bonnes pratiques européennes pour améliorer les politiques publiques de support à l'innovation, dans une optique de développement durable[8].

Le SYMISA

Cette structure, qui a une légitimité historique, a encore une légitimité institutionnelle, car elle permet d'associer la Ville de Mougins au développement de Sophia Antipolis. Le siège du SYMISA, curieusement situé à Nice jusqu'en 2011, vient d'être installé au cœur de Sophia Antipolis. Sa présidence, jusqu'à présent assurée par le Conseil Général des Alpes Maritimes, est dorénavant placée sous la férule du président de la CASA.

La Fondation Sophia Antipolis

Créée en 1984 par Pierre Laffitte, déclarée d'utilité publique, la Fondation Sophia Antipolis remplit une mission fondamentale sur le site : l'animation scientifique et culturelle du parc. Son objectif est de faciliter échanges et réflexions prospectives, au niveau français, européen et international, dans les domaines de la science, de l'industrie et de la culture[1].

En 2004, la Fondation a le statut de Fondation de recherche abritante, c'est-à-dire qu'elle peut faciliter, pour des équipes de recherche, l'organisation en fondations de recherche abritées et l'apport de financement.

La Fondation s'attache à lancer et confronter des idées en ouvrant de nouveaux champs de réflexion via l'organisation de colloques, de séminaires, de petits-déjeuners à thème.

La Fondation Sophia Antipolis s'est positionnée solidement en Europe sur tout ce qui touche la politique des clusters, l'internationalisation des pôles de compétitivité[9].

Dirigeants successifs
Le syndicat UNIVALOM

La problématique de la gestion des déchets a justifié la création d'un syndicat, appelé UNIVALOM [12], présidé par Josette Balden. La principale réalisation de ce syndicat, grâce au travail entrepris par la CASA en matière de recyclage des déchets, est de s'être doté d'une usine d'incinération de toute dernière génération, non polluante, à proximité immédiate de Sophia Antipolis, qui est en autosuffisance électrique et revend à EDF les surplus d'électricité pour plus de 3M€ par an[13].

Découpage administratif de la technopole

Le territoire de Sophia Antipolis se situe sur les communes d'Antibes, Valbonne, Biot, Vallauris et Mougins. Ces cinq communes sont situées dans l'arrondissement de Grasse, département des Alpes-Maritimes, région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Sophia Antipolis est elle-même divisée en plusieurs espaces[14] :

  • Les Trois Moulins, commune d'Antibes ;
  • Les Templiers, commune de Biot, qui comprend le quartier de Saint-Philippe ;
  • Les Lucioles, les Bouillides qui comprend les quartiers de Garbejaïre et du Haut Sartoux, la Valmasque, commune de Valbonne (55% de la superficie de Sophia Antipolis [15]) ;
  • Saint-Bernard, Commune de Vallauris ;
  • Font de l'Orme, Commune de Mougins (18% de la superficie de Sophia Antipolis[16]).

Antibes, Valbonne, Biot et Vallauris appartiennent à la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis. La ville de Mougins, qui ne fait partie d'aucun regroupement de communes, devrait rejoindre le 1er janvier 2012 la Communauté d'Agglomération Grand-Ouest des Alpes-Maritimes créée d'autorité par l'État.

Découpage électoral

Antibes, Valbonne, Biot font partie de la 7e circonscription des Alpes Maritimes. Une partie de la Commune de Vallauris est dorénavant rattachée à la 8e circonscription (Cannes), en l'occurrence la superficie de Sophia s'étendant sur Vallauris. Mougins fait partie de la 9e circonscription.

  • Cinq Conseillers généraux sont concernés par le territoire : Eric Pauget (canton d'Antibes-Biot), Georges Roux (Canton d'Antibes Centre), Alain Gumiel (Canton de Vallauris Antibes Ouest), Françoise Gioanni (Canton de Bar sur Loup), Marie Louise Gourdon (Canton de Mougins).

La zone de Sophia Antipolis dite des "Trois Moulins", est située sur la commune d'Antibes et dans le canton d'Antibes-Centre. La partie biotoise de la technopole est dans le canton d'Antibes-Biot, la partie valbonnaise est dans le canton de Bar sur Loup, la partie vallaurienne dans le canton de Vallauris Antibes Ouest, et la partie mouginoise est bien sûr dans le canton de Mougins.

Découpage judiciaire

  • Antibes, Biot, Vallauris, Mougins et Valbonne relèvent du Tribunal de Grande Instance de Grasse.
  • Antibes, Biot et Vallauris relèvent du Tribunal d'Instance d'Antibes ;
  • Valbonne relève du Tribunal d'Instance de Grasse ; Mougins relève du Tribunal d'Instance de Cannes.
  • Antibes, Biot, Vallauris et Valbonne relèvent du Conseil de Prud'hommes de Grasse ; Mougins est du ressort du Conseil de Prud'hommes de Cannes.
  • Antibes, Biot, Vallauris relèvent du ressort du Tribunal de Commerce d'Antibes.
  • Mougins relève du ressort du Tribunal de Commerce de Cannes.
  • Valbonne relève du ressort du Tribunal de Commerce de Grasse.

Population

À l'image du puzzle institutionnel, Sophia Antipolis est un vrai melting pot, mêlant des populations de toutes origines, de toutes catégories sociales. La technopole abrite plusieurs quartiers densément habités sur son territoire : Le Haut-Sartoux et Garbejaïre à Valbonne, Saint-Philippe à Biot. Le gentilé sophipolitain s'applique moins aux habitants qu'aux entreprises (sophipolitaines). Les habitants se définissent plus volontiers comme biotois ou valbonnais.

Les caractéristiques principales de la population travaillant à Sophia Antipolis :

  • Elle compte des dizaines de nationalités différentes ; la scolarisation des enfants est donc adaptée à cette circonstance (Mougins School, Collège International de Valbonne, école bilingue Montessori à Biot), tout comme l'offre culturelle (Médiathèque communautaire de Sophia Antipolis[17] spécialisée en œuvres de langues étrangères) voire cultuelle (centre de vie œcuménique, partagé par les Protestants, anglicans de France et Catholiques).
  • Elle est particulièrement diplômée. Plus de 55% des emplois de Sophia Antipolis sont des emplois Cadres.
  • Les revenus par habitant sont très élevés.

Sophia Antipolis dispose d'une association AVF (Accueil des Villes Françaises) depuis 1981[18].

Histoire du développement urbain

Problématique d'implantation

Le choix d'implantation est logique : déjà en 1969, les terrains proches de la côte sont hors de prix. Il fallait donc choisir un espace peu onéreux, suffisamment vaste, facilement accessible par la route, pas trop éloigné de l'aéroport, et au cœur d'une conurbation. Le choix de Valbonne s'imposait.

Les pères fondateurs

L'amitié entre Pierre Lafitte et Pierre Merli, alors maire d'Antibes, qui politiquement se sont rapprochés au sein du Parti Radical Valoisien, dont est aussi issu l'actuel maire d'Antibes Jean Leonetti, permettra l'émergence d'un projet très ambitieux.

Les règles d'aménagement initiales

Le SYMIVAL a conçu des règles strictes d’aménagement (on ne parle pas encore du développement durable) protégeant un environnement de qualité. Les terrains, 4 000 hectares de pinède sont acquis dans les terres (la côte elle-même étant hors de prix).

La viabilisation (routes, électricité, gaz, eau courante), est réalisée selon une règle précise : deux tiers d'espaces verts et d'habitation pour un tiers de zones d'activités, des espaces de loisirs, tennis, golf, hôtels et des zones résidentielles.

Le financement de la zone, avec pour but de créer une synergie entre chercheurs et industriels, est, pour l’essentiel, obtenu à plus de 80% par la revente des territoires équipés.

Le centre de recherches IBM de la Gaude, ou celui de Texas Instruments de Villeneuve-Loubet ayant les mêmes préoccupations de modernité se rapprochent de l’ensemble des entreprises venant s’installer dans diverses structures mises en place par le GIE SAVALOR.

Le SCOT de la CASA

Le schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) de la Communauté d'Agglomération de Sophia antipolis, approuvé le 5 mai 2008[19] définit les grandes lignes du développement urbain de Sophia Antipolis pour les années à venir.

La nouvelle structuration urbaine appréhende de nouvelles zones d'activités (Fugueiret, Cistes, Clausonnes...), le développement de centralités autour des périmètres d'habitat (Garbejaïre, Haut Sartoux, Saint-Philippe), le développement des transports collectifs (création d'une ligne de transport en communs en site propre reliant la gare d'Antibes à Sophia Antipolis, création d'une gare routière) et alternatifs(création d'un réseau de pistes cyclables, développement du covoiturage), le développement des équipements structurants (centre aquatique et médiathèque à proximité de Garbejaïre, Centre événementiel à Saint Philippe).

À l'échelle du seul parc d'activité un exemple de développement de centralités devrait voir le jour autour de la Place Sophie Laffitte, par de la réalisation du campus du Skema Business School, illustrant la volonté de mettre l’accent sur le développement de l’offre de logement pour étudiants[20].

Après 40 ans de développement, la superficie bâtie a atteint 1 450 000 m² et la réserve foncière est encore de plus de 700 000 m².

Les équipements publics et privés structurants

Sophia Antipolis compte de nombreux équipements publics :

Autorités nationales et municipales

  • Gendarmerie dans la zone de Font de l'Orme (Mougins)
  • Antenne de Justice (Garbejaïre)
  • Mairies annexes de Valbonne (Garbejaïre) et de Biot (Saint-Philippe)
  • Polices Municipales de Valbonne (Garbejaïre) et de Biot (Saint-Philippe)

Équipements sportifs

salle du Font de l'Orme, Mougins
  • Partie Valbonnaise de Sophia Antipolis :

Dojo, Centre aquatique, mur d'escalade (Garbejaïre), piste d'athlétisme, stade, gymnase, tennis, volley et Beach volley, Basket ball;

  • Partie Biotoise de Sophia Antipolis :

Dojo, poney club, Golf, plateau d'évolution Saint Philippe, le Tennis Sophia Country Club ;

  • Partie Antiboise de Sophia Antipolis :

Tennis, Tir, future Halle Sportive Communautaire (pour le Basket ball, capacité 5000 spectateurs) avec Dojo.

  • Partie Mouginoise de Sophia Antipolis :

Salle du Font de l'Orme, Mougins.

Équipements culturels

  • Conservatoire (Garbejaïre), Mediathèque communautaire (Garbejaïre), bibliothèque municipale (Saint-Philippe), future salle événementielle polyvalente de Saint-Philippe.

Autres infrastructures

  • Assainissement Collectif

Station d'épuration des eaux "Les Bouillides" sur la partie sophipolitaine de Biot, qui traite une part mineure des effluents de Biot (la partie sophipolitaine de Biot), et une part majeure des eaux de Valbonne, Mougins, et Opio. Plus cocasse, les ruines d'un aqueduc romain (monument historique) subsistent sur la zone des trois Moulins (l'aqueduc dit des Bouillides ou des Clausonnes) qui amenait dans l'antique Antipolis (Antibes) l'eau de la petite rivière Bouillide, via un parcours tortueux, passant par les Clausonnes (commune de Valbonne) et Vallauris.

  • Traitement des déchets

déchetterie des Trois Moulins (Antibes). Centre technique Envinet (réseau urbain de ramassage des ordures de la CASA) dans la zone de Saint Bernard (vallauris).

  • Transports collectifs urbains

gare routière, Haut Sartoux (Valbonne).

  • Plateaux techniques médicaux

Centre Arnault Tzanck, site de Font de l'Orme[21]

  • Equipements cultuels

Centre œcuménique (qui est le seul immeuble de Sophia Antipolis à bénéficier du label "Patrimoine du XXième siecle" institué par le Ministère de la Culture ; la région PACA compte environ 300 immeubles labellisés. Le centre figure parmi les 34 immeubles les plus remarquables de PACA construits au XXe siècle) [22], église Saint Paul des Nations, Centre Pastoral Paul VI, Garbejaïre, Valbonne.

Les Déplacements

Les transports constituent l'un des points faibles de Sophia-Antipolis.

Routes et autoroutes

Le "quartier latin aux champs" ne pouvait être accessible qu'en voiture du fait du lieu d'implantation, par définition en dehors de toute agglomération ; personne, en 1970, ne s'en est plaint, tant la mode était au "tout automobile". La principale voie rapide d'accès est l'autoroute (A8), desservant par le sud Sophia Antipolis par la sortie 44. Le maillage existant a été renforcé mais il était si insuffisant que de nouvelles voies d'importance ont dû être créées, notamment la route des Chappes.

Transports en commun urbains

Le développement d'une politique de transports en communs urbains efficace est une gageure en raison de la topographie des lieux, du caractère diffus des entreprises au sein de la technopole, des horaires parfois très tardifs des salariés, et des lieux de résidence éloignés des salariés (dont un grand nombre habitent Nice). Rapidement, cependant, les transports en communs urbains (autobus) se sont mis à desservir Sophia Antipolis :

  • initialement la desserte était assurée par le réseau STGA, auquel a été substitué le réseau Envibus de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis. La CASA souhaite renforcer la desserte ENVIBUS en créant une ligne de TCSP (Transport en communs en site propre) sur lequel circulerait un BHNS (Bus à haut niveau de service) : c'est le projet du Bus-Tram, prévoyant de relier la Gare ferroviaire d'Antibes à Sophia Antipolis[23]. La CASA vient de créer une nouvelle gare routière à Sophia Antipolis (Haut Sartoux).
  • Le réseau TAM sur l'ensemble du département des Alpes-Maritimes.

Transports en commun ferroviaires

TGV dans la gare d'Antibes

Sophia Antipolis ne comporte aucune gare ferroviaire. Toutefois, le Plan de Déplacement Urbain de la Communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis[24] prévoit la création de deux lignes de bus en site propre : l'une en direction de la Gare d'Antibes (actuelle desserte TGV), l'autre en direction de la future gare TGV "Ouest des Alpes Maritimes" qui sera vraisemblament implantée sur la commune de Mougins lorsque le tracé de la future LGV Méditerranée aura été arrêté, actuellement débattu sur le site officiel LGV PACA[25]. Le tracé devrait passer en souterrain, sous Sophia Antipolis pour se raccorder à la ligne actuelle à hauteur de Villeneuve Loubet.

Actuellement la voie ferrée littorale entre Antibes et Cagnes-sur-Mer est en cours de triplement (Phase 1) pour un coût de 147M€ ; une autre tranche de travaux prévoit le triplement entre Cagnes-sur-Mer et Nice (Phase 2). Ces travaux doivent permettre un renforcement de l'offre de transports en commun ferroviaires, par un doublement du nombre des TER comme l'indique le site[RFF][26].

La deuxième ligne du tramway niçois doit relier le futur pôle multimodal de Saint Augustin (à construire à proximité de l'actuelle gare ferroviaire de Nice Saint Augustin) aux deux aérogares de l'aéroport Nice Cote d'Azur.

L'accessibilité de Sophia Antipolis par les transports en communs sera donc très largement améliorée à l'horizon 2016 ; il sera possible à la sortie de l'aéroport de prendre le tramway jusqu'à la gare de Saint Augustin (5 minutes), de prendre un TER (qui ambitionne d'être un véritable RER) en direction d'Antibes (15 minutes) et de prendre le bus tram jusqu'à Sophia Antipolis (15 minutes) soit un total de 35 minutes.

Actuellement, la ligne de bus 100 Express de la compagnie Envibus propose un bus semi direct entre la gare SNCF d'Antibes et la technopole de Sophia en moyenne toutes les 15 min en heures de pointe et 30 min en heures creuses.

Déplacements alternatifs

  • Chemin piétonniers et pistes cyclables

La technopole est partiellement équipée de chemins piétonniers et pistes cyclables qui sont indiqués sur cette carte collaborative du projet OpenStreetMap. Une extension du réseau de pistes cyclables est prévue pour fin 2012[27].

  • covoiturage

La Communauté d'Agglomération a créé un site dédié au covoiturage, Otto&Co.

  • Information multimodale

Le système d'information multimodale Céparou06.fr rassemble toute l'information disponible sur les transports publics des Alpes-Maritimes et vous propose un calculateur d'itinéraires.

Économie

L'économie de Sophia Antipolis représenterait plus de 30000 emplois. Elle est principalement tournée vers les technologies informatiques. Sophia Antipolis compte ainsi un pôle de compétitivité sur les 71 pôles français[28], avec pour particularité d'être un des 17 pôles à vocation mondiale. Il s'agit du pôle "Solutions Communicantes sécurisées", dans le domaine des Technologies de l'Information et de Communication.

L'emploi à Sophia Antipolis

Faute d'unité territoriale, le recensement des emplois salariés sur la technopole est complexe. Les statistiques de l'INSEE comptent, pour les deux communes sur lesquelles Sophia Antipolis s'étend principalement le nombre d'emplois salariés suivant au 31 décembre 2009 :

  • STAT BIOT[29]: 8413 emplois dont 4588 totalisés dans des structures de plus de 100 salariés ; sur 4205 actifs habitant Biot, 1208 travaillent à Biot.
  • STAT VALBONNE[30] : 16737 emplois dont 8811 totalisés dans des structures de plus de 100 salariés ; sur 5874 actifs habitant Valbonne, 3019 travaillent à Valbonne.

Le SYMISA précise que Sophia Antipolis a eu l'évolution du nombre d'emplois (tous statuts confondus) suivante :

  • 1997 : 17020
  • 1998 : 18532
  • 1999 : 20526
  • 2000 : 21530
  • 2001 : 23579
  • 2002 : 25026
  • 2003 : 25911
  • 2004 : 26635
  • 2005 : 27065
  • 2006 : 27890
  • 2007 : 28960
  • 2008 : 30044

Sophia Antipolis dispose d'une Maison de l'Emploi dynamique [31] dans la partie sophipolitaine de Valbonne ainsi que d'une Mission Locale, la Mission Locale Antipolis[32] qui dispose d'une structure d'accueil à Garbejaïre.

Le pôle de compétitivité Solutions communicantes sécurisées

Présidé par Jean Claude Nataf, ce pôle fédère 140 grandes entreprises et 108 PME, 18 centres de recherche et 16 autres partenaires. Il a pour thématiques principales d'études la traçabilité, la connectivité, l'identité et la mobilité[33]. Sur 6 projets de recherche/développement présentés sur le site de l'État relatif aux pôles de compétitivité[34], le projet "Calisson" est considéré comme abouti ; il vise à renforcer la sécurité des composants électroniques (cartes bancaires, passeports...). Les 5 autres projets présentés à titre d'exemple sont :

  • M-Pub (publicités sur les téléphones mobiles)
  • Nexsafe (système de surveillance des milieux industriels sécurisés)
  • Pad Id Textile (traçabilité des produits textiles)
  • Ratcom (système d'alerte pour les risques côtiers)
  • Tacites (lutte contre la contrefaçon)

Le pôle fédère des entreprises de toute la France[35].

L'incubateur PACA-Est

Labellisé par le Ministère de la Recherche pour les départements des Alpes Maritimes et du Var, situé à Sophia Antipolis, l'incubateur a pour objectif la valorisation des compétences et le transfert des technologies issues des laboratoires universitaires et organismes de recherche publics pour favoriser la création de start-up et d'emplois à haute valeur ajoutée. Depuis sa création en 2001, l'incubateur a soutenu plus de 100 projets[36].

Grandes entreprises de Sophia Antipolis

La première entreprise s'installe en 1974 (ARLAB FRANLAB, filiale de l'Institut Français du Pétrôle et de l'École des Mines, spécialisée dans la gestion de l'eau). Aujourd'hui Plus de 1 414 entreprises du monde entier dont plus de 900 sièges sociaux dont la plupart des enseignes restent souvent très discrètes et cachées dans la pinède.

Secteur électrique, électronique, informatique, réseaux sécurisés

Alcatel Lucent, Altran Technologies, Amadeus, Amesys, Ask, Atos Origin, Cisco Systems, Dassault Systems, France Télécom, Hewlett-Packard, IBM, Icera, Intel, Infineon, Legrand, Nortel Networks, NXP, Oracle, SAP, Schneider Electric, Siemens AG, ST Microelectronics, Symantec, Thales

Secteur chimie biochimie

Bayer, Galderma, Laboratoires Boiron, Laboratoires Genévrier, Skinpharma, Chanel Parfums, Robertet, GlaxoSmithKline[37], Dow Chemical

Secteur transport

Air France,

Secteur industrie

Centre de design EuropeToyota

Secteur conseil

Accenture, centre de formation Carrefour, Wilmotte et associés.

Laboratoires de recherche publique

CNRS, CSTB, INRA, INRIA, INSERM, I3S, LEAT, centres de recherche de Mines ParisTech (mise en forme des matériaux, énergétique, mathématiques appliquées, risques et crises)

Organismes et organisations privées

Développement durable

  • Un établissement public comme l'ADEME depuis 1981
  • L'observatoire méditerranéen de l'Energie[38] depuis 1991
  • L'office International de l'eau[39] depuis 1978
  • L'ONG "Observatoire pour l'environnement et le développement en Méditerranée" dite "Plan Bleu" [40] depuis 1979
  • La structure euro-méditerranéenne SEMIDE/EMWIS pour la gestion de l'eau en Méditerranée[41]

Constructions et bâtiments

  • Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) depuis 1981
  • Le Centre d'Animation Régional en Matériaux Avancés (CARMA) depuis 1995
  • l'Institut Français d'Ingénierie du Conservatoire National des Arts et Métiers (depuis 1985)

Technologies de l'information et de la télécommunications, Mathématiques, Sciences Physiques

  • Le siège social de la Telecom Valley.
  • Le World Wide Web Consortium (W3C) depuis 1995
  • L'institut Non Linéaire de Nice (INLN) depuis 1991
  • Centre d'enseignement et de recherche en Mathématiques et Calculs scientifiques (CERMICS) depuis 1990
  • the European Research Consortium for Informatics and Mathematics, depuis 1989

Autres

Éducation, enseignement et recherche

L'éducation sur Sophia Antipolis vise deux publics :

  • les enfants des habitants et salariés de Sophia Antipolis pour lesquels des écoles primaires, collèges et lycées ont été édifiés sur le site ;
  • les étudiants du monde entier, dans le domaine des STIC ou autres.

L'éducation des enfants de Sophia

  • dans le périmètre de sophia, deux lycées : le Centre International de Valbonne depuis 1978 et le Lycée Léonard de Vinci (Génie Civil) d'Antibes[43] depuis 1981. Un troisième lycée est à proximité (le Lycée Régional de Valbonne).
  • des collèges (le CIV de Valbonne et l'Eganaude sur Biot), des écoles bilingues privées (Montessori, Biot ; Mougins School, Mougins, avec cursus britannique) et des écoles maternelles et primaires (Olivari à Saint Philippe, école du Devens, Mougins, écoles de Garbejaïre et de Sartoux à Valbonne).

L'enseignement supérieur sur Sophia

Les structures d'enseignement supérieur actuelles

En constante évolution, les structures actuelles sont déjà nombreuses.

Université Nice Sophia Antipolis Logo.png

Les structures d'enseignement supérieur futures

  • le futur Atman Ostéopathic Campus[44]
  • le futur campus STIC (voir ci après).
Campus STIC

Cette opération vise à créer un campus de type américain, concentrant les étudiants-chercheurs de plusieurs écoles d'ingénieurs et de l'Université de Nice Sophia Antipolis, ouvert aux entreprises des sciences et technologies de l'information et de la communication (STIC). Le campus STIC comprendra : - un pôle recherche et formation de très haut niveau grâce à la réputation des écoles qu'il accueille (EURECOM/GET, Polytech', INRIA, INRA, École des Mines...)  ; - un pôle recherche d'entreprise, pour développer le pôle de compétitivité mondial des Solutions Communicantes Sécurisées et les sept autres pôles de compétitivité présents sur la technopole ;

Un comité de développement stratégique et scientifique du campus regroupera tous les acteurs et partenaires des forces académiques et entrepreneuriales.

La création de ce campus est soutenue par l'État, le conseil général des Alpes-Maritimes (qui est aussi maître d'ouvrage), et la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis.

Ce campus est en cours de construction, sur un terrain de 14 hectares, autour de l'IUT de l'Université de Nice Sophia Antipolis (site de Biot). Les nouveaux bâtiments représentent plus de 10 000 mètres carrés supplémentaires et formeront un ensemble architecturalement cohérent autour du bâti déjà existant de l'INRIA, de l'IUT et du restaurant universitaire.

Les nouveaux bâtiments, dont la maquette virtuelle a été réalisée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB)[45], seront intégrés au mieux dans le site, avec des toits plats, certains étant engazonnés et accessibles pour les piétons. Un soin particulier sera porté à la végétalisation, le campus étant relié par une grande allée piétonne au carrefour de Saint-Philippe et à la route des Lucioles.

C'est le cabinet d'architecture Jean-Michel Wilmotte qui a été chargé d'imaginer les nouveaux bâtiments pour Polytech'Nice-Sophia et pour l'Institut Eurécom ainsi que le pôle d'accueil central abritant un amphithéâtre, une cafétéria et un centre de vie.

Le futur nouveau campus STIC devrait voir le jour à la rentrée 2012 </gallery>

Ce très gros projet, en gestation depuis une décennie, a paradoxalement été sorti de l'ornière grâce à la crise financière et économique. Alors que l'argent manquait au financement de ce projet pharaonique dont le coût prévisionnel, réévalué d'années en années du fait des exigences techniques et technologiques, atteint désormais 72 millions d'euros, c'est le plan de relance gouvernemental de 2009 qui a sauvé le campus : l'État a apporté 10 M€ supplémentaires (10 M€ initialement), le conseil général et la communauté d'agglomération Casa participant pour plus de 40 M€, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur apportant 10 M€.

Phase opérationnelle

La construction du campus est en cours[46]., la première pierre était posée le 14 décembre 2009[47].

Autour du campus, des logements étudiants sont en cours de construction.

Les installations sportives autour du campus seront nombreuses (golf, tennis, halle sportive en construction, centre aquatique en construction...)

Dès 2016, le Campus STIC sera relié au centre ville d'Antibes (gare d'Antibes) grâce au Bus à Haut Niveau de Service qui va être ainsi implanté sur les villes d'Antibes et Biot (fréquence 6 minutes en heure de pointe, service jusqu'à minuit). En attendant, le site est desservi par les bus classiques.

Sophi@STIC

Les acteurs du campus STIC ont défini un programme scientifique à même d'assurer la dynamique de ce campus. Le document de référence [8] a été signé le 24 avril 2008. Ce document concerne aussi bien la formation, la recherche, le développement technologique que le transfert de connaissance et de technologie visant à l’excellence et fondant son succès sur l'attractivité internationale du territoire.

Il a été ainsi défini trois axes scientifiques qui s’articulent autour du développement des technologies de l’information et de la communication :

  • systèmes et réseaux ubiquitaires (communication, calcul et logiciel omniprésents) ;
  • santé et biologie computationnelles ;
  • modélisation, simulation et technologies pour l’environnement et le développement durable (énergie, eau, aménagement des territoires).

Sophi@STIC souhaite se doter de programmes communs et de plates-formes technologiques partagées destinés à assurer sa visibilité internationale et surtout à attirer un partenariat original avec les acteurs du monde économique. Cette synergie est nécessaire pour assurer le développement et la reconnaissance internationale de l’excellence des activités développées sur le site de Sophia.

La mise en œuvre de cette vision passe par le déploiement de différentes activités qui s’organisent autour de quatre grandes thématiques :

Recherche 
Fondée sur l’excellence des équipes de recherche déjà présentes, le pôle a la capacité de regrouper sur des projets identifiés des forces issues des différents partenaires afin de permettre de constituer un ensemble cohérent et évolutif sur une combinaison de thématiques scientifiques et techniques originales à l’échelle européenne.
Transfert 
Le transfert doit être compris dans son acception la plus large : du transfert des connaissances jusqu’au transfert technologique. Par sa capacité à développer les technologies innovantes issues de la meilleure recherche, le pôle a un rôle important à jouer sur la formation des formateurs. Par sa capacité à fédérer les différentes équipes des partenaires, le pôle peut proposer une assistance unique et taillée sur mesure pour les besoins de partenaires industriels intéressés par le développement de nouveaux produits issus des résultats de la recherche. Une attention particulière sera exercée pour attirer les PME innovantes et leur mise en réseau.
Enseignement 
Fondé sur l’excellence de ses thématiques de recherche et nourri par ses interactions issues du transfert, le pôle a la capacité de maîtriser au plus haut niveau les méthodes du travail universitaire afin de construire et d’harmoniser des formations pour le développement de cursus internationaux basés sur l’innovation pédagogique au niveau master, ingénieur et doctorat, autour d’une approche multidisciplinaire et en relation avec les meilleures structures de formation au niveau international. Les acteurs du site se positionnent dans la logique de la déclaration de Lisbonne et la construction de l’économie de la connaissance la plus compétitive à l’échelle mondiale. Les formations offertes sur le campus ont vocation à accueillir des participants et des intervenants au meilleur niveau international en raison de leurs innovations tant sur le volet multidisciplinaire, que sur l’originalité des approches développées et des méthodes pédagogiques.
Animation 
Accueil et organisation de manifestations scientifiques et techniques de niveau international. Le site de Sophia Antipolis et plus généralement celui de la Côte d’Azur, possède un pouvoir d’attraction qui doit être utilisé et valorisé afin de permettre le développement de rendez-vous scientifiques et techniques périodiques dans l’agenda des principales conférences internationales. De même, un soin tout particulier doit être porté sur l’organisation d’une communication à destination du grand public afin d’associer la vie du site à son environnement immédiat notamment à travers une activité explicite de culture scientifique. Enfin, l’ambition est aussi d’offrir un espace permanent de contact et d’exposition pour favoriser l’insertion professionnelle des étudiants et la mise en relation avec les entreprises

Autres technopoles

France

Sophia Antipolis est la plus importante technopole de France. Une expérience similaire est réalisée, à moindre échelle, à Inovallée dans la vallée du Grésivaudan à l'est de Grenoble, à Villeneuve-d'Ascq, à Nancy Brabois, Nantes, Rennes, Château Gombert dans le 13e arrondissement de Marseille, Les Ulis en Île-de-France.

Monde

D'autres expériences peuvent être constatées à Leopold (Bruxelles)[48], Airport District (Genève), Saint Laurent (Montréal), Kista (Stockholm), 22@ (Barcelone).

Article détaillé : Technopole.

Notes et références

  1. a et b Sophia Antipolis et sa Fondation, Site web officiel
  2. Œuvre collective, « Sophia Antipolis : 40 ans », numéro spécial Nice-Matin, 16 novembre 2009
  3. plaquette officielle Fondation Sophia Antipolis pour les 40 ans de la technopole [1]
  4. in Pierre Cosson, "Guide historique et touristique d'Antibes Juan les Pins Biot Vallauris", éd. Gismondi-Cypris, 1989
  5. sources : PLU Ville de Biot
  6. fiche Valbonne d'Atmopaca
  7. site officiel SIAQUEBA
  8. site officiel
  9. « La Fondation Sophia Antipolis en pole position dans la politique des clusters », WebTime Media, 23 septembre 2008, en ligne sur www.webtimemedias.com
  10. Jean-Pierre Largillet, « Roselyne Koskas quitte la Fondation Sophia Antipolis », dans WebTimeMedia, 8 janvier 2010, en ligne www.webtimemedias.com
  11. Jean-Pierre Largillet, « Fondation Sophia Antipolis : la communauté sophipolitaine a salué Roselyne Koskas », dans WebTimeMedia, 15 janvier 2010, en ligne www.webtimemedias.com
  12. http://www.univalom.fr/
  13. source site officiel UNIVALOM
  14. [2]
  15. site de la ville de Valbonne
  16. voir lien wiki Mougins
  17. portail général des médiathèques communautaires
  18. site AVF Sophia [3] (place Sophie Lafitte, Les Lucioles)
  19. SCOT CASA
  20. Emmanuel Maumon, « Aménagement de Sophia : l’interview de Jacques Masboungi », WebTime Media, 15 septembre 2008, interview sonore en ligne sur www.webtimemedias.com
  21. site officiel
  22. Fiche de la DRAC PACA
  23. Bus Tram Antibes Sophia en un coup d'œil[PDF]
  24. PDU CASA
  25. site officiel LGV PACA
  26. [ http://www.rff.fr/fr/le-reseau/pres-de-chez-vous/provence-alpes-cote-d-azur-41/les-projets-en-provence-alpes-cote]
  27. Schéma du réseau de pistes cyclables de Sophia Antipolis à fin 2012
  28. [carte des pôles de compétitivité [4]
  29. chiffres clé Biot site INSEE
  30. chiffres clé Valbonne site INSEE
  31. site officiel MDE CASA
  32. site officiel
  33. site officiel du [pôle de compétitivité solutions communicantes sécurisées [5]
  34. page du site officiel de l'État consacrée au [pôle solutions communicantes sécurisées [6]
  35. statistiques de la DATAR sur le pôle de compétitivité [solutions communicantes sécurisées [7]
  36. site officiel incubateur PACA Est
  37. site officiel
  38. site officiel
  39. site officiel de l'office international de l'eau
  40. site officiel Plan bleu
  41. site officiel SEMIDE/EMWIS
  42. site officiel
  43. site du lycée Léonard de Vinci
  44. webtimeMedias Riviera
  45. Guy Lebègue, « Du spatial aux travaux publics : les maquettes virtuelles - Le futur campus STIC de Sophia-Antipolis », avec la collaboration d’Éric Lebègue, CSTB et Laurent Lebègue, CNES, Lettre AAAF Cannes, spécial mars 2007, publiée sur archive-host.com, reprise dans La Lettre AAAF N°6 de juin 2007, (ISSN 1767-0675).
  46. J.-M. Chevalier, « Campus Stic à Sophia : le début des travaux prévu à l'automne », dans Nice-Matin, 21 février 2009, en ligne sur www.cannes.maville.com
  47. Emmanuel Maumon, « Première pierre pour le Campus STIC qui lorgne sur le Grand emprunt », dans WebTimesMedia, le 15 décembre 2009, en ligne www.webtimemedias.com
  48. [contrat de quartier Leopold http://www.bruxelles.be/4954]

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens et documents externes


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