Sodome


Sodome
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31° 12′ N 35° 30′ E / 31.2, 35.5

Sodome et Gomorrhe de John Martin, 1832

Sodome est une ville biblique localisée par la tradition biblique au sud de la mer Morte[1], dans l'actuel Israël, au sud de la forteresse de Massada, citée par le Livre de la Genèse aux chapitres 18 et 19.

Sodome est célèbre pour avoir été, avec Gomorrhe, selon la Bible, détruite par le soufre et le feu, victime de la colère divine et l'épisode a été instrumentalisé comme prétexte de la répression de l'homosexualité pendant des siècles depuis l'empereur Justinien en 543, suivant une interprétation déjà présente chez plusieurs penseurs chrétiens comme Augustin d'Hippone, mais qui s'écarte de la lecture du texte, lequel évoque la répression à l'encontre de cités viles vis-à-vis des étrangers (non-respect des lois de l'hospitalité) et des pauvres (non-respect des lois de la charité).

Sommaire

Description

La destruction de Sodome,
Bible française du XVIIe siècle

La Torah (les cinq premiers livres de l'Ancien testament pour les chrétiens) décrit ses crimes et son châtiment : Dieu, alerté par « le cri contre Sodome », dont le « péché est énorme », est résolu à détruire la ville pour punir ses habitants (Genèse 18:20-21). Il envoie alors deux anges vérifier si le « péché » est avéré. Ces anges arrivent à Sodome et Loth, le neveu d'Abraham, les invite à loger chez lui. Tous les hommes de la ville entourent la maison de Loth en demandant qu'il leur livre les deux étrangers pour qu'ils les « connaissent » (Genèse 19:5). Dans ce passage, les habitants de Sodome disent à Loth : « Où sont les hommes qui sont venus chez vous cette nuit ? Amenez-les nous pour que nous les connaissions. » (yada’ en hébreu). Loth propose de donner ses deux filles en échange mais les habitants de la ville refusent l'échange.

Convaincu de leur crime, Dieu détruit la ville par « le soufre et le feu » en même temps que la cité voisine de Gomorrhe qui apparait dans le texte sans autre précision dans un sort que connaissent en définitive la plupart des villes aux alentours de la mer Morte[2] :

« Le soleil se levait sur la terre quand Lot entra dans le Tsoar. Alors l'Éternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre et de feu ; ce fut l'Éternel lui-même qui envoya du ciel ce fléau. Il détruisit ces villes et toute la plaine, et tous les habitants de ces villes. La femme de Loth regarda en arrière, et elle devint une statue de sel. Abraham se leva de bon matin et se rendit à l'endroit où il s'était tenu en présence de l'Éternel. De là, il tourna ses regards du côté de Sodome et de Gomorrhe et vers toute l'étendue de la plaine ; et il vit monter de la terre une fumée, semblable à la fumée d'une fournaise. »

D'autres passages ainsi que des sources non bibliques évoquent la destruction, en plus de Sodome et Gomorrhe, des cités pécheresses d'Admah et Zéboïm. Seule la cinquième ville de la vallée de Siddim, Zoar, est épargnée. Ces cinq cités sont communément désignées dans la Bible sous le terme des « villes de la Plaine ». Une guerre est mentionnée (Genèse, 14) au cours de laquelle les rois des cinq villes de la vallée de Siddim sont alliés, et font face aux quatre rois d'Elam, de Goyim, de Shinéar et d'Ellasar.

Dans le Coran

Dans le Coran, on trouve l'épisode où les hommes de Sodome entourent la maison de Loth et refusent Ses filles et les femmes de sa tribu qu'il leur propose en mariage. Allah lui ordonne alors de quitter la ville, et de ne pas se retourner quoi qu'il arrive. Dieu fait renverser la ville en envoyant Djibril (l'ange Gabriel), et parmi ceux qui sont punis se trouve la femme de Loth, qui s'est retournée en entendant les cris des habitants.

La description du châtiment est la suivante :

« Et, lorsque vint Notre ordre, Nous renversâmes [la cité] de fond en comble, et fîmes pleuvoir sur elle en masse, des pierres d'argile succédant les unes aux autres, portant une marque connue de ton Seigneur. Et elles (ces pierres) ne sont pas loin des injustes. »

— Sourate Hud (n°11, versets 82,83)

Ailleurs dans le Coran les cités de Lot sont appelées « Les cités renversées », et certains scientifiques avancent la chute de météorites comme cause de la destruction, ce qui concorde - à peu près - avec les versets cités au-dessus.

La lecture concernant l'homosexualité

Chronique de Nuremberg, Loth fuit Sodome, gravure sur bois, 1432

L'objet initial du texte est avant tout de condamner la transgression des traditions de l'hospitalité antiques, dont elle est un des piliers civilisationnels[3]. L'idée de la punition de toute une ville par un déluge est un thème de la mythologie antique attesté, par exemple dans les Métamorphose d'Ovide[4] dans lequel Zeus et Hermès se présentent déguisés dans une ville où les citoyens les rejettent : la ville est punie à l'exception de Philémon et Baucis qui les ont accueillis[3]. On trouve également un épisode semblable dans le Livre des Juges, 19-20[5]. C'est également de transgression des lois de l'hospitalité qu'il est question lorsque Sodome est mentionnée dans l'évangile selon Luc où Jésus évoque les villes qui n'accueilleraient pas les missionnaires[6].

Le texte de Genèse 19 a été l'objet de nombreuses discussions sur le sens de la demande des habitants de Sodome, les textes prophétiques donnent d'ailleurs de nombreuses explications qui ne concernent nullement l'homosexualité, ainsi qu'on le constate dans le Livre d'Ézéchiel (« orgueilleuse, repue, tranquillement insouciante »)[7] ou dans d'autres documents qui positionnent le reproche du non-respect du droit. C'est plus tardivement que la demande des habitants sera interprétée comme une demande de rapports homosexuels[3].

Cette lecture semble apparaître à partir des IIIe et IIe siècles av. J.‑C. dans des textes possiblement motivés par la rencontre de la culture juive et de la civilisation grecque porteuse de coutumes pouvant choquer comme le culte des éphèbes et de la nudité, ou la pédérastie. Les premières lectures en ce sens du passage figurent dans le Livre des jubilés et le Testaments des douze patriarches, le testament de Nephtali[8] ou le Testament de Lévi[9] même si les allusions restent discrètes[10]. La première indication claire d'une assimilation du crime de Sodome à l'homosexualité apparait ainsi vers 50 avant notre ère[11].

Dans un premier temps, c'est avant tout un problème de rôle : c'est surtout l'homosexualité passive qui est visée et condamnée, étant considérée dans l'antiquité comme une faiblesse, la passivité étant un apanage féminin. Plus que dégradante, elle peut être vécue comme humiliante dans la société antique où, par exemple, le viol des prisonniers constitue une des pires humiliations. C'est cette confusion de rôle qui est frappée comme un interdit dans un texte tel que le Lévitique[12].

La fuite de Loth, gravure de Wenceslas Hollar, vers 1650

Le terme traduit par le mot connaître en français a pour racine yada’ qui signifie connaitre, savoir. Il constitue parfois un euphémisme pour rapport sexuel mais cela concerne généralement les rapports hétérosexuels. Dans le cas d'un rapport homosexuel, d'autres occurrences bibliques[13] utilisent le verbe sakan qui signifie coucher[3]. Certains exégètes expliquent donc que le terme yada’ signifie faire connaissance avec dans le sens d'une demande de l'identité de voyageurs qui, arrivés le soir chez un étranger habitant en ville, n'aurait pas été vérifiée à l'entrée de la ville[14]. Néanmoins, la réaction de Loth, qui subit la demande de manière choquée, laisse penser qu'il s'agit d'une demande d'ordre sexuel mais qui n'implique pas nécessairement l'homosexualité. Celui-ci répond à la demande des habitants de la ville - dont font partie les gendres de Loth - par la proposition de leur offrir ses propres filles - dans un passage auquel répond un passage ultérieur où ce sont les filles qui utiliseront leur père dans un récit incestueux - ce qui remet en question cette supposée homosexualité de la même manière qu'il est douteux que tous les habitants de la ville, y compris les gendres de Loth, aient pu être homosexuels. Le crime des habitants de Loth semble donc s'apparenter au crime grave pour l'antiquité du déni des lois de l'hospitalité à travers l'agression sexuelle motivée par l'agressivité, l'orgueil et l'inhospitalité de Sodome[3].

Au Ier siècle, dans le texte De Ebrietate, le philosophe juif Philon d'Alexandrie applique la notion grecque d'aplestia, le désir insatiable, à Sodome dont le nom est traduit par stérilité - rappelant le châtiment de Sodome, feu sel et stérilité - et aveuglement qui évoque la cécité dont sont frappés les habitants qui veulent forcer la porte de Loth dans un contexte où Philon parle du vice gloutonnerie et des vices d'insensibilité et d'insatiable désir qu'engendre l'ébriété[15].

La lecture s'est progressivement imposée, principalement dans le christianisme, comme un traité anti-homosexuel, particulièrement à partir d'Augustin d'Hippone qui utilise Genèse 19 pour faire de l'homosexualité un crime contre nature[16]. C'est une lecture qui va avoir un impact majeur dans la législation et la civilisation judéo-chrétienne. Si la condamnation de l'homosexualité est déjà réprouvée au Concile d'Ancyre en 314[17], à partir du règne de l'empereur Théodose Ier, à la fin du IVe siècle, l'homosexuel sera condamné au bûcher[12], dans une loi du 6 août 390 promulguée par Théodose, Valentinien II et Arcadius[18]. Ces lois ne semblent pas avoir été appliquées avec rigueur et sont renforcées par Justinien dans ses novellae de 538 dans une liaison implicite avec l'épisode biblique de Sodome, probablement motivée par la crainte des tremblements de terre et des épidémies[19], alors qu'une série de catastrophes naturelles ont détruit plusieurs cités d'Asie mineure[20] et d'Europe[21]. En 543, une épidémie de peste ravage Constantinople et Justinien réitère la condamnation dans une novella qui nomme explicitement Sodome :

« Car, instruits par les Saintes Écritures, nous savons que Dieu a prononcé un jugement mérité contre les hommes de Sodome à cause de la folie de leurs rapports, si bien qu'à ce jour leur terre brûle d'un feu interminable. Par ces choses, Dieu nous a instruit pour que, le sachant, nous puissions éviter un tel sort (...). par conséquent, il appartient à tous ceux qui désirent craindre Dieu de s'abstenir d'une conduite si vile et si criminelle qu'on ne la rencontre même pas chez les bêtes sauvages »

— Code Justinien, nov. 141[22].

Cette novella influencera durablement les législations civiles postérieure durant plusieurs siècles.

Influence du récit

Mosaïque byzantine de Monreale

Dans la tradition chrétienne, ces passages bibliques sont invoqués comme fondements de la condamnation de la sodomie et de l'homosexualité. L'interprétation chrétienne est utilisé par les traités d'éthique chrétienne qui fondent sur cette lecture particulière du passage Genèse 19 et inspire la plupart des traités de droit criminel condamnant l'homosexualité jusqu'au XVIIIe siècle avec une rigueur inouïe[3].

Le texte biblique et la tradition qui s'y attache paraissent en effet présenter les habitants de ces cités comme vivant une vie aux mœurs condamnées par la morale religieuse.

Genèse 19:4 et 5 : « Ils n’étaient pas encore couchés que les hommes de la ville, les hommes de Sodome, entourèrent la maison, depuis le garçon jusqu’au vieillard, tout le peuple en masse. Et ils criaient vers Lot et lui disaient : “ Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous pour que nous ayons des relations avec eux. »

Il est à noter que cette lecture généralement admise du texte biblique dans la société chrétienne a entretenu et continue sans-doute d'entretenir une confusion entre homosexualité masculine et sodomie alors même que ces deux questions ne sont pas nécessairement reliées.

Dans la tradition juive, l'accent est d'avantage mis sur le caractère « égoïste » des Sodomites, et leur rejet de l'hospitalité : selon un midrash aggadique sur le sujet, la « clameur » est celle d'une jeune fille condamnée à être dévorée par les corbeaux pour avoir offert l'hospitalité à un étranger de passage[23].

C'est en ce sens aussi qu'il faut comprendre l'aphorisme du Traité des Pères (mishna 5:13) : « Ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est à toi. C'est la voie de l'homme moyen, et certains disent : c'est la voie de Sodome. »

En français

Du nom de cette ville dérivent les termes « sodomie », « sodomisme », « sodomiste », « sodomiser »[24] et « sodomite »[24]. Appliqué au texte biblique de la genèse, le terme homosexualité est évidemment anachronique puisque le terme moderne, inventé au XIXe siècle s'accorde difficilement avec des textes aussi anciens. Dans l'usage contemporain, le mot sodomie est d'ailleurs reçu de manière différente en français et en anglais, où il décrit le rapport sexuel entre deux hommes alors qu'en allemand[12], il décrit un rapport sexuel avec les animaux[25].

En français, depuis l’époque moderne, le terme désigne métonymiquement soit l’amour masculin, soit encore le milieu homosexuel masculin. Ainsi et par exemple, on trouve le passage suivant dans les Mémoires du Marquis de Sourches : « Le commencement du mois de juin [1682] fut signalé par l’exil d’un grand nombre de personnes considérables accusées de débauches ultramontaines. Tous ces jeunes gens avaient poussé leurs débauches dans des excès horribles, et la Cour était devenue une petite Sodome » ; dans les Mémoires du duc de Saint-Simon, en 1706, : « Le Roi […] plein d’une juste, mais d’une singulière horreur pour tous les habitants de Sodome, et jusqu’au moindre soupçon de ce vice ».

Le nom de Sodome fut repris par Marcel Proust comme titre de parties de son roman À la recherche du temps perdu, parties publiées en 1922 et 1923 : Sodome et Gomorrhe, où il est justement question de l'homosexualité de Charlus et d'Albertine.

Localisation et hypothèses historiques

Vestige d'un mur de brique sur le site archéologique de Bab edh-Dhra

On ignore où étaient situées les villes de Sodome et Gomorrhe. Le texte biblique situe les deux villes à proximité d'une plaine ou d'une mer de sel - qui suggère évidemment la mer Morte - dans une région alors florissante. Plusieurs sites ont été proposés pour situer la ville mais rien ne permet actuellement d'arrêter une localisation définitive.

Les archéologues s'accordent pour dire qu'il semble y avoir eu un phénomène de régression de la civilisation urbaine en Palestine vers le milieu du troisième millénaire avant notre ère, les villes étant abandonnées et leurs habitants se tournant alors vers un mode de vie pastoral, nomade ou villageois. On a notamment proposé la localisation de Sodome sur le site archéologique de Bab edh-Dhra, en Jordanie, découvert dans les années 1920 dans la péninsule d’El Lisan et qui laisse apparaître dans la région les vestiges d'une cité forteresse très ancienne, habitée de 3200 à 1900 avant notre ère. La poursuite des fouilles dans la région a permis de découvrir les vestiges de quatre autres villes, près du plateau jordanien, occupées vers la même époque et dont certaines, Numeira et Bab edh-Dhra, portent les traces d'une destruction brutale due à un tremblement de terre accompagné d'un incendie. Les archéologues W. Rast et R.T. Schaub ainsi que d’autres chercheurs ont pensé identifier Bab ed-Dhra avec Sodome et Numeira avec Gomorrhe mais cette théorie demeure encore largement discutée[26].

S'il est exact que Sodome a été effectivement anéantie, diverses hypothèses ont été avancées pour expliquer sa destruction.

Selon l'une des dernières hypothèses énoncées, elle serait située sur les rivages de l'ancien lac salé entourant l'un des volcans submergé par la montée brutale de la mer Noire lors de l'effondrement du barrage du Bosphore il y a environ 9 000 ans, en donnant naissance aux récits repris dans la fameuse épopée de Gilgamesh, ayant elle-même inspiré le récit de Noé dans la Bible hébraïque. Certains chercheurs estiment cependant que Sodome aurait été détruite par un tremblement de terre et que le sol de la région étant riche en hydrocarbures, du bitume contenu en sous-sol aurait jailli pendant le séisme et se serait enflammé[27]. Marie-Agnès Courty, géologue du CNRS, avance l'hypothèse que la chute d'un bolide serait à l'origine de ce cataclysme.

Dans les arts plastiques

Le thème de la destruction de Sodome et de la fuite de Loth ont souvent été utilisés dans la culture populaire et ont inspiré de nombreux artistes dans leurs créations, à l'instar de Pierre-Paul Rubens, Jan Bruegel l'Ancien, Véronèse, ...

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Notes et références

  1. Thomas Römer, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, éd. Labor et Fides, 2005, p.50, extrait en ligne
  2. cf. Gen 19. 24.28-29
  3. a, b, c, d, e et f Thomas Römer, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, éd. Labor et Fides, 2005, pp.50, extrait en ligne
  4. Ovide, Métamorphoses, Livre VIII, 611-784, passage en ligne
  5. Ju 19-20, cité par Thomas Römer
  6. cf. Lc 10. 11-13
  7. Ez 16. 49
  8. Ouvrage écrit vers 109-106 ; cf. Mina Martens in mélanges André Arbel, vol. 3, éd. Brill, 1974, p. 153, article en ligne
  9. Ces ouvrages sont accessibles dans La Bible. Écrits intertestamentaires, éd. Gallimard/la Pleïade, 1985
  10. Cf. texto in John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel : un plaidoyer, éd. Labor et Fides, 1982, pp. 70-80, passage en ligne
  11. John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel, op. cit, p 72
  12. a, b et c Thomas Römer, Le cycle d'Abraham : alliances, guerres et sacrifice scandaleux, cours d'Histoire biblique au Collège de France, 4 février 2010, cours en ligne
  13. par exemple Lév 18. 22 Lév 20. 13
  14. Randall C. Bailey, « They're Nothing but Incestuous Bastards : The Polemical Use of Sex and Sexuality in Hebrew Canon Narratives», in Fernando F. Segovia et Mary Ann Tolbert, Reading from this Place: Social location and biblical interpretation in the United States, vol 1, éd. Forteress Press, 1995, pp. 121-138, article en ligne, cité par Thomas Rômer
  15. Cf. Philon d'Alexandrie, De Ebrietate, 220-224, cité par Jacques Cazeaux, La trame et la chaine : Le cycle de Noé dans Philon d'Alexandrie, éd. Brill, 1989, pp. 229-238, extraits en ligne
  16. Maurice Lever, Les bûchers de Sodome, éd. Fayard, 1985, cité par Thomas Römer
  17. John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel : un plaidoyer, éd. Labor et Fides, 1982, p.79 passage en ligne
  18. Code de Théodose, IX. 7
  19. Randall C. Bailey cité par John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel, op. cit, p.77-78 passage en ligne
  20. Édesse, Anazarba, Pompeiopolis
  21. Corinthe et Dyrrachium
  22. passage cité par John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel, op. cit, p.78 passage en ligne
  23. Bereshit Rabba 49:6, qui s'inspire d'Ézéchiel 16:49 (traduction LSG 1910 : « Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux et de l’indigent »)
  24. a et b Voir TLFI, article en ligne
  25. Sens qui a existé en français mais qui est inusité désormais, cf. Voir TLFI, article en ligne
  26. David Neev et Kenneth Orris Emery, The destruction of Sodom, Gomorrah, and Jericho: geological, climatological, and archaeological background, éd. Oxford University Press, 1995, extraits en ligne
  27. cf. théorie de Graham Harris et Anthony Beardowin, « The destruction of Sodom and Gomorrah: a geotechnical perspective », in Quarterly Journal of Engineering, novembre 1995, vol. 28, no4, pp. 349-362, recension en ligne

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Derrick Sherwin Bailey, Homosexuality and the Western Christian tradition, éd. Longmans, Green, 1955
  • John J. McNeill, Michel Demaison et Éric Fuchs, L'Église et l'homosexuel : un plaidoyer, éd. Labor et Fides, 1982
  • Maurice Lever, Les bûchers de Sodome, éd. Fayard, 1985
  • (en) Randall C. Bailey, « They're Nothing but Incestuous Bastards : The Polemical Use of Sex and Sexuality in Hebrew Canon Narratives», in Fernando F. Segovia et Mary Ann Tolbert, Reading from this Place: Social location and biblical interpretation in the United States, vol 1, éd. Forteress Press, 1995, p. 121-138, article en ligne
  • (en) David Neev et Kenneth Orris Emery, The destruction of Sodom, Gomorrah, and Jericho: geological, climatological, and archaeological background, éd. Oxford University Press, 1995, extraits en ligne
  • Thomas Römer, L'homosexualité dans le Proche-Orient ancien et la Bible, éd. Labor et Fides, 2005

Articles connexes

Liens externes

  • Thomas Römer, Le cycle d'Abraham : alliances, guerres et sacrifice scandaleux, cours d'Histoire biblique au Collège de France, 4 février 2010, cours en ligne

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