Societe suisse de psychanalyse


Societe suisse de psychanalyse

Société suisse de psychanalyse

La Société suisse de psychanalise, en allemand Schweizerische Gesellschaft für Psychoanalyse ou encore SGP, est une société suisse créée en 1919 par Emil Oberholzer, sa femme et Oskar Pfister. À Genève en 1920 se constitue la Société Psychanalytique de Genève fondée par des médecins et non-médecins. Edouard Claparède l'a présidée aux côtés de Pierre Bovet, Henri Flournoy, Charles Odier, Raymond de Saussure, Jean Piaget et Sabina Spielrein. En conflit avec son premier analyste Oskar Pfister, Emil Oberholzer a en 1928 créé la Société médicale suisse de psychanalyse qui n'a pas été reconnue par l'IPA dans une réponse écrite et sous la plume d'Anna Freud; la nouvelle Société s'est rapidement dissoute d'elle-même (cf. analyse profane).

Les deux premiers psychiatres à avoir introduit les idées de Freud en Suisse et particulièrement à Zurich sont Auguste Forel et Eugen Bleuler. C'est ensuite Carl Gustav Jung, qui s'en est plus tard écarté, et des psychiatres comme Ludwig Binswanger, Alphonse Maeder, puis des étrangers qui vinrent chez Bleuler (Karl Abraham entre autres), qui renforcèrent l'intérêt pour la psychanalyse en milieu psychiatrique. La séparation de Jung et de Freud a porté un coup au mouvement dès lors divisé. Avant la guerre, Zurich, Genève et Bâle comptaient des analystes parmi lesquels, hors de ceux déjà cités, on trouve Hermann Rorschach, Hans Zulliger, John Leuba, Germaine Guex, Marguerite Sechehaye, Marcelle Spira, Michel Gressot, etc. Comme partout en Europe, la Société a grandi, le nombre des membres et candidats est devenu important et les dissensions sont apparues. Celle de Jung, celle de Binswanger plus tard, puis le mouvement de critiques sociales de Paul Parin et de Fritz Morgenthaler avec l'avènement d'une dimension d'ethnopsychanalyse. La question de l'analyse profane, celle des cures courtes initiées par Pfister, la question de l'accès à la formation et celle du remboursement des cures par les assurances sociales, ont contribué à diviser et à enrichir le mouvement psychanalytique suisse. Les divergences entre kleiniens et freudiens ont été très vives mais l'influence de Lacan est restée assez marginale dans la Société même dans sa branche Suisse Romande.

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