Necronomicon


Necronomicon

Le Necronomicon[1] est un ouvrage fictif inventé par l'écrivain américain H.P. Lovecraft, vraisemblablement à l'occasion de la rédaction de la nouvelle « La Cité sans nom », achevée en 1921. Bien que le texte en lui-même ne donne pas le nom de Necronomicon, il présente en revanche pour la première fois l'auteur de fiction Abdul Al-Hazred, ainsi que les vers : « N'est pas mort ce qui à jamais dort, Et au cours des siècles peut mourir même la Mort ». C'est la nouvelle de 1922 « Le Molosse » (parue en 1924) qui utilise le titre pour la première fois. En 1927, Lovecraft détailla l'histoire fictive de cet ouvrage afin d'éviter les possibles futures incohérences entre ses nouvelles qui l'évoqueraient. Diverses sources ont été utilisées par l'auteur afin de créer un ouvrage crédible. En tout, le Necronomicon est évoqué dans treize nouvelles : parfois seulement le titre, une ou deux phrases ou un paragraphe complet.

Un faux Necronomicon réalisé par un admirateur de Lovecraft.

Sommaire

Histoire fictive

Après diverses références dans ses nouvelles au Necronomicon, Lovecraft décida en 1927 de mettre au clair, au moins pour lui au départ, l'histoire du livre afin d'éviter toutes incohérences futures. Il semblerait que Lovecraft se soit inspiré des histoires des grimoires évoquées par Arthur Edward Waite dans son Book of Black Magic and of Pacts de 1898. Ce texte n'eut d'abord que cette fonction de cohérence fictionnelle. Il l'envoya cependant à ses amis qui le lui demandaient. Finalement, le texte fut publié sous forme de nouvelle (« Histoire du Necronomicon ») après sa mort[2],[3].

Selon les divers textes de Lovecraft évoquant l'ouvrage, le Necronomicon, originellement nommé Kitab al Azif (littéralement « Livre du musicien ») aurait été écrit vers 730 à Damas par le poète Abdul al-Hazred, souvent surnommé « l'Arabe dément » par l'auteur. En arabe, al azif fait référence au bruit que produisent les insectes la nuit, ce qui dans cette culture se rapporte aux cris des djinns. Le manuscrit original en arabe aurait disparu[3],[4].

Théodore Philetas de Constantinople aurait par la suite traduit l'ouvrage en grec ancien vers 950, et c'est lui qui attribua à l'œuvre le titre par lequel elle est la plus connue : Necronomicon. Le patriarche de Constantinople Michel Cérulaire fit brûler toutes les copies grecques en 1050 mais quelques exemplaires auraient échappé aux flammes[2],[3].

Il aurait été traduit en espagnol par Jean de Seville.

Olaus Wormius en rédigea une traduction en latin en 1228. Les versions grecque et latine furent interdites par le pape Grégoire IX en 1232. Wormius fut mis au bûcher par la Sainte Inquisition avec tous les exemplaires. Seules quelques copies auraient subsisté, peut-être parce que l'ouvrage avait été mis à l’Index Librorum Prohibitorum selon une autre version de l'histoire par Lovecraft, notamment dans les archives secrètes du Vatican. Une version en caractères gothiques apparut en Allemagne vers 1440, et le texte grec ressurgit en Italie au cours de la première moitié du XVIe siècle, suivi d'une traduction en espagnol vers 1600. Entre temps, en 1583, John Dee et Edward Kelley, deux occultistes britanniques qui travaillaient pour le compte de l'empereur Rodolphe II, (qui auparavant avaient déjà été employés par la reine Elisabeth Ire), se seraient procuré un exemplaire du livre. John Dee en publia une version anglaise, au préalable cryptée, en 1586, dont il ne subsite que des fragments. Le dernier exemplaire de l'édition italienne du XVIe siècle aurait été brûlé à l'issue des procès de Salem en 1692[2],[3].

Sources et création du Necronomicon

Frontispice du Saducismus Triumphatus de Joseph Glanvill.

Au début de sa carrière, Lovecraft n'avait que peu de connaissances concernant la magie. En 1925, il le confessait lui-même dans une lettre à son ami Clark Ashton Smith : sa principale source d'inspiration était l'article « Magie » de l’Encyclopedia Britannica. Il demandait dans la lettre s'il existait de bonnes traductions d'ouvrages de nécromanciens médiévaux qui décriraient comment invoquer les esprits ou le Diable. Il ne connaissait alors et n'utilisa au départ que les Mille et une nuits qu'il avait beaucoup lu lorsqu'il habita chez son grand-père après la mort de son père et Vathek, un roman gothique dans un décor arabe, écrit en 1786 par William Thomas Beckford auquel il emprunta le bruit fait par les djinns (al azif). Il est certain qu'il n'avait jamais entendu parler des grimoires alors très répandus aux États-Unis et très importants dans le folklore et les croyances magiques populaires : le Sixième et Septième Livres de Moïse et le Picatrix qui pourtant aurait correspondu à ce qu'il cherchait à mettre en place. On sait cependant qu'il avait lu Le Rameau d'or de James George Frazer et The Witch-cult in Western Europe de Margaret Alice Murray mais ces ouvrages ne pouvaient constituer une source d'inspiration pour le Necronomicon. En 1936, ses connaissances s'étaient développées et il citait les ouvrages et travaux d'Arthur Edward Waite et d'Éliphas Lévi comme pouvant « constituer ce qui pourrait se trouver dans le Necronomicon »[2],[5].

Le travail de romancier de Lovecraft pour donner une véracité au Necronomicon mêlait le vrai au faux. Ainsi, dans la nouvelle « Le Festival » de 1925, son narrateur et personnage principal décrit les ouvrages se trouvant sur une table dans la maison familiale : le Marvells of Science de Morryster, le Saducismus Triumphatus de Joseph Glanvill (1681), le Daemonolatreia de Remigius (publié en 1595 à Lyon) et le « pire de tous, l'innommable Necronomicon dans sa traduction latine interdite par Olaus Wormius ». Deux de ces ouvrages existent réellement : celui de Glanvill et celui de Remigius. Leurs auteurs étaient des chasseurs de sorcières, le Necronomicon pourrait donc être un ouvrage de sorcellerie. Par contre, l'ouvrage de Morryster est fictif. Il avait été inventé par le romancier Ambrose Bierce[6],[7]. Dans son histoire mythique de l'ouvrage, si Al Azred est fictif, le Pape Grégoire IX, John Dee ou Wormius (un médecin danois du XVIIe siècle[8]) sont réels[2],[3].

Le titre et le contenu supposé du Necronomicon auraient en fait été inspirés à Lovecraft par Sonia Greene, qui fut sa femme pendant deux ans lorsqu'il vivait à New York. Sonia Greene aurait elle-même obtenu des informations d'Aleister Crowley, célèbre occultiste qui vivait aussi à New York à la même époque.

Lovecraft disait que le titre lui serait venu en rêve, comme beaucoup de ses nouvelles. Selon George T. Wetzel, le titre serait tiré du poème astronomique inachevé Astronomica (ou Astronomicon) datant du Ier siècle et attribué à Marcus Manilius. On sait que Lovecraft l'avait lu dès 1915 puisqu'il y faisait référence dans un article d'astronomie qu'il écrivit pour l’Ashville Gazette News[9],[7].

Cependant, Lovecraft lui-même hésita à créer et à publier le Necronomicon. Il considérait que l'ouvrage devrait au moins atteindre les mille pages pour contenir tout ce qui était suggéré dans les nouvelles. Surtout, il aurait passé beaucoup de temps et d'énergie à mettre en forme un livre qui n'aurait finalement pas été si terrible et impressionnant que cela. Il pensa un temps publier des « extraits » puis y renonça. Il se déclara alors opposé à ce qu'il appelait un « canular sérieux ». Il se rendit compte que cela ferait perdre du temps aux chercheurs intéressés par le folklore ou les croyances magiques[10].

Contenu

Lovecraft n'ayant jamais précisé le réel contenu ou la réelle nature de l'ouvrage, de nombreuses spéculations se sont développées. Il fut suggéré que le Necronomicon était une « histoire naturelle des autres mondes », « les textes sacrés des dieux obscènes », « un grimoire de sortilèges et d'incantations », « la clé pour ouvrir le portail qui amènerait à l'extinction finale de la race humaine ». La principale spéculation porte sur l'existence même de l'ouvrage : Lovecraft aurait possédé un exemplaire soit directement, soit ramené mentalement des archives akashiques suite à une transe[11].

Dans sa première nouvelle, Lovecraft place le Necronomicon avec des ouvrages consacrés à la sorcellerie. On peut donc alors penser qu'il serait un ouvrage de sorcellerie lui-même. Dans les nouvelles suivantes ainsi que dans L'Affaire Charles Dexter Ward, l'ouvrage apparaît comme un grimoire de magie, du genre de la Clavicule de Salomon ou l’Arbatel. Ainsi, le septième livre du Necronomicon contiendrait des incantations pour ressusciter les morts. Il y aurait aussi des incantations pour attaquer les ennemis du sorcier[12].

« L'Abomination de Dunwich », écrite après la mise au clair de l'histoire du Necronomicon fait abondamment référence à l'ouvrage. Il contiendrait une invocation de Yog-Sothoth page 751 de « l'édition complète ». Or, le personnage principal ne possède que les fragments traduits par John Dee. Il recherche alors le reste dans diverses bibliothèques : la Bibliothèque nationale de France, le British Museum, la Bibliothèque Widener d'Harvard, la bibliothèque de l'Université de Buenos Aires et de celle de la Miskatonic University d'Arkham. Il découvre que l'ouvrage contient aussi une histoire des Grands Anciens et annonce leur retour[13].

Le Necronomicon commence par ce couplet : « That is not dead which can eternal lie, And with strange aeons even death may die ». On peut la traduire par : « N'est pas mort qui peut reposer éternellement, Et par des puissances inconnues même la mort peut mourir ». Cette phrase peut être comprise d'autres façons, en effet « lie » peut vouloir dire « mentir » et « aeons » peut aussi être traduit par « des temps immémoriaux ». Une traduction plus poétique serait alors « N'est pas mort ce qui à jamais dort, et {au long des ères/au cours des siècles} peut mourir même la mort ».

Croyances et mythes populaires

Diverses rumeurs circulent qui en font un ouvrage réel, dont quelques rares exemplaires subsisteraient dans les archives secrètes du Vatican, dans les réserves secrètes du British Museum, dans la bibliothèque de la Miskatonic University d'Arkham (université américaine fictive, inventée par Lovecraft, qui la situe dans le Massachusetts), à l'Université de Lima au Pérou, à l'Université de Buenos Aires en Argentine, à la Bibliothèque Widener d'Harvard ou encore à la Bibliothèque nationale de France. L'existence d'exemplaires dans ces bibliothèques est évoquée par Lovecraft lui-même dès 1927 pour des raisons narratives[2].

À la fin de sa vie, Lovecraft écrivit à un de ses amis : « Si la légende du Necronomicon continue à grandir, les gens vont finir par croire qu'il existe vraiment ». Ainsi, dès 1936, des publicités parurent annonçant la possibilité d'acheter le livre pour 1,49 $. Lovecraft considérait que ce canular était dû à Robert Bloch[10].

Diverses éditions du Necronomicon sont parues au XXe siècle. Celle qui rencontra le plus de succès est celle dite du « Necronomicon Simon ». Il s'agirait d'une traduction grecque plus ancienne que celle de Philetas, remontant au IXe siècle. Elle aurait été apportée aux États-Unis dans les années 1970 par un évêque orthodoxe grec, Simon. Elle fut alors « traduite » du grec en anglais. Une première édition limitée fut publiée à 666 exemplaires reliés cuir. Elle connut ensuite de nombreuses rééditions et même en poche. Le « Necronomicon Simon » a été constitué par un copié-collé de divers textes mythologiques et magiques de Mésopotamie[10].

Cet ouvrage de fiction a cependant inspiré un certain nombre de légendes. Plusieurs personnes supposées avoir lu le Necronomicon seraient en outre devenues folles ou auraient simplement disparu. Il existerait, ou aurait existé, un exemplaire du Necronomicon écrit avec du sang sur de la peau humaine. Cette légende est reprise dans plusieurs œuvres de fiction postérieures aux écrits de Lovecraft, comme entre autres le film Evil Dead 3 : L'Armée des Ténèbres, qui fait du Necronomicon et de ses pouvoirs l'élément central de l'intrigue.

Le Necronomicon dans l'œuvre de Lovecraft

Le Necronomicon apparaît dans les textes suivants de Lovecraft, par ordre chronologique de rédaction :

Après la parution de « L'Appel de Cthulhu » dans Weird Tales dans le numéro de février 1928 et l'apparition des premiers pastiches lovecraftiens, le grimoire est utilisé par les amis de Lovecraft et ses continuateurs, si bien qu'on le trouve aujourd'hui cité dans une centaine de textes.

  • Dans sa lettre du 14 août 1934 à W.F. Anger, Lovecraft confesse que ni le Necronomicon, ni Abdul al-Hazred, n'ont existé.
  • Abdul al-Hazred serait en fait un surnom que Lovecraft s'était attribué dans sa prime jeunesse. Il le reprit simplement plus tard pour l'attribuer à l'auteur du Nécronomicon.
  • D'après Christophe Thill, si l'origine étymologique grecque du Necronomicon ne tient pas la route, elle semble correcte pour l'origine arabe.
  • Lovecraft cite dans « L'histoire du Necronomicon » un auteur arabe du XIIe siècle, Ibn Khallikan, bien réel lui, auquel on attribue l'écriture du Dictionnaire biographique.

Le Necronomicon dans la culture populaire

Cinéma

  • En 1963, dans La Malédiction d'Arkham de Roger Corman, Joseph Curwen utilise le Necronomicon pour ramener à la vie sa compagne Hester, mais aussi pour permettre aux Grands Anciens tels que Cthulhu ou Yog-Sothoth d'ouvrir un portail vers notre monde.
  • En 1967, le réalisateur Jesus Franco a réalisé un film érotique d’horreur allemand intitulé Pier Maria Caminnecci.
  • De 1981 à 1993, le réalisateur américain Sam Raimi a fait de l’ouvrage intitulé Necrononicon Ex Mortis un élément central de sa trilogie Evil Dead. Une édition spéciale regroupant les trois films est disponible dans un coffret en forme de Necronomicon tel que l’on peut voir dans les films. Pour les besoins des films le dessinateur américain Tom Sullivan, qui a également signé des illustrations pour le jeu de rôle L’Appel de Cthulhu, a conçu un ouvrage dont les pages regorgent de dessins inspirés des comic books américains.
  • En 1991, le Necronomicon est le thème central du film américain Détective Philip Lovecraft (Cast a Deadly Spell), réalisé par Martin Campbell.
  • En 1994, les réalisateurs Christophe Gans, Shūsuke Kaneko et Brian Yuzna ont réalisé un film composé de trois sketchs, intitulé Necronomicon. L’acteur américain Jeffrey Combs y tient le rôle de l’écrivain H.P. Lovecraft[15].
  • En 2004, dans le film La Nuit des loosers vivants de Mathias Dinter, les héros sont ramenés à la vie grâce à une potion dont la recette se trouve dans le Necronomicon. Il est dit que le livre n’est qu’un exemplaire parmi tant d’autres.

Jeu vidéo et jeu de rôle

  • Le jeu vidéo Alone in the Dark permet, à un moment, de lire le Necronomicon pour en apprendre davantage sur les évènements antérieurs à l’aventure (on peut y voir le couplet « N’est pas mort… »). Mais cela tue le héros s’il ne se tient pas à un endroit précis du niveau au moment de la lecture.
  • Un jeu vidéo sorti en 2000 porte le nom de Necronomicon, il retrace l’histoire de « L’Affaire Charles Dexter Ward » nouvelle de Lovecraft.
  • Une « réédition » du Necronomicon en français est disponible chez Belfond, sortie en 1996 (ISBN 2714434436). Il s’agit en fait d’une compilation d’extraits tirés de l’œuvre de Lovecraft, agrémentés de dessins d’artistes et présentés comme authentiques, le tout visant à laisser croire à l’existence du livre. À cause de l’apparence de sérieux de l’ouvrage, certains lecteurs se sont laissés persuader de la véracité de cette théorie et considèrent cette édition comme une source fiable.
  • Dans le RPG Tales of Symphonia, la quête des armes maudites s’achève sur une scène où l’adversaire utilise le Necronomicon pour se transformer en démon.
  • Il est possible d’équiper ses personnages du Tomegathericon dans le RPG Golden Sun : L’Âge Perdu pour les faire changer de classe. Ce nom est inspiré du Necronomicon.
  • Dans le jeu de rôle Donjons et dragons, le Draconomicon, un ouvrage entièrement consacré aux dragons, est inspiré par le Necronomicon pour son titre.
  • Dans l’univers de Warhammer existe un Liber Mortis, traité de nécromancie rédigé par Fredrick van Hal, sur la base des Neuf Livres de Nagash, et dont l’histoire et le parcours (rédigé en ancienne Nehekhara, plusieurs censures puis réapparitions, dernières copies mises au secret, etc.) sont très semblables à l’histoire romancée du Necronomicon.
  • Dans le jeu Prisonnier des Glaces, un ennemi recherche le Necronomicon, qui est en la possession du héros. L’ennemi change d’ailleurs après avoir vu le livre.
  • Un objet est appelé Necronomicon dans le mod DOTA de Warcraft III: The Frozen Throne. Il permet d’invoquer deux créatures mort-vivantes.
  • Dans le RPG Mass Effect, le personnage d’Ashley Williams dit « N’est pas mort ce qui à jamais dort etc. », lorsque le joueur décide de la choisir comme équipière sur Ilos.
  • Dans le RPG Fable 2, deux frères trouvent le Normanomicon, le livre des extrêmement morts (équivalent du Necronomicon en Albion) et invoquent 100 mort-vivants (ou hommes-creux comme désignés dans le jeu) avec celui-ci.
  • Dans le jeu Max Payne, Max trouve un livre intitulé Necronomicon sur une table avec d’autres ouvrages occultes dans le club Ragnarok.
  • Dans les opus de Castlevania sortis sur Nintendo 64, le Necronomicon se trouve dans le menu du jeu, puisqu'il en fait office. La couverture avec le titre se dévoilent lorsqu'on lance le jeu ou lance une partie.

Littérature

  • Dans le livre Les Yeux du dragon de Stephen King, Flagg, le sorcier et conseiller du roi possède un livre de chair humaine dont l’encre serait du sang. Il le lit en fait depuis plus de mille ans car il ne peut pas lire trop longtemps cet ouvrage à moins d’en perdre la raison.
  • Dans le manga Princesse Résurrection, la phrase « N’est pas mort ce qui à jamais dort… » se trouve en troisième de couverture de chaque volume.
  • Le manga Demonbane est basé sur le Necronomicon, incarné en tant que grimoire humain.
  • En 2007, les éditions Kymera publient la bande-dessinée Necronomicon de Patrice Woolley, dans laquelle un homme est littéralement avalé par l’ouvrage et cherche à en sortir.
  • Stephen King a cité ce livre dans une nouvelle, Celui qui garde le Ver, dans le recueil Danse Macabre.
  • Il existe dans Les Annales Du Disque-Monde de Terry Pratchett le Necrotelecomnicon, un ouvrage dont les caractéristiques sont inspirées du Necronomicon
  • Maxime Chattam fait référence au Necronomicon sous le nom de « grimoire Al-Azif » dans son roman L'Âme du mal.

Musique

  • Necronomicon est le titre d’une chanson du groupe de Death metal Hypocrisy, tirée de l’album Osculum Obscenum.
  • Nekronomicon est le titre d’une chanson du groupe de psychobilly Nekromantix, tirée de l’album Return Of The Loving Dead.
  • Sur la pochette du Live After Death d’Iron Maiden, on peut lire sur la tombe de laquelle Eddie sort une citation du Necronomicon tirée d’une des nouvelles de Lovecraft.
  • Necronomicon est le titre du deuxième album de Nox Arcana, paru le 10 octobre 2004.
  • Necronomicon est le titre de l’album du groupe de Hip-Hop The Devil’z Rejects, composé de Jus Allah et Bomshot, sorti en 2006.
  • Necronomicon est le titre d'une des chansons du groupe rock Espagnol Amset.

Peinture

  • Le peintre suisse H.R. Giger a publié un recueil de peintures intitulé Necronomicon. C’est après avoir pris connaissance de cet ouvrage que Ridley Scott a contacté l’artiste et lui a confié le design original des décors et de la créature extra-terrestres de son film Alien - Le huitième passager[16].

Télévision

  • Un épisode du dessin animé Ghostbusters mettait en scène le Necronomicon. Il est volé par un avatar de Cthulhu dans la bibliothèque de New York.
  • Dans l'épisode 45 de la saison 1 de la série télévisée La Quatrième Dimension de 1985, le Necronomicon est découvert sous un plancher et des courts passages sont lus.
  • En 2010, dans la série télévisée South Park, dans l'épisode 12 de la saison 14, est évoqué le Necronomicon comme ayant prédit le retour et le règne du Grand Ancien Cthulhu afin d'asservir la race humaine. Dans l'épisode, ce n'est pas l'utilisation du livre qui a provoqué le retour de la créature mais la société BP (renommée DP) en forant sur la Lune.
  • Dans l’épisode 18 de la saison 6 de Dr House, on voit apparaître un livre appelé Necronomicon.

Voir aussi

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Articles connexes

Bibliographie

Notes et références

  1. Diverses traductions sont proposées (cf. Harms et Gonce III 2003, p. 9) : « L'Image de la loi des morts », du grec nekros « cadavre », nomos « loi » et eikon « image » ; parfois « Guide de la région des morts » ; « Le Livre de l'avocat (défenseur) des morts violents ». Un spécialiste de Lovecraft, S. T. Joshi propose : « Une Étude des morts »
  2. a, b, c, d, e et f Davis 2009, p. 266
  3. a, b, c, d et e Harms et Gonce III 2003, p. 15-16
  4. Davis 2009, p. 266 citant Lovecraft en 1927 parle du début du VIIIe siècle par un yéménite Abdul al-Hazred.
  5. Harms et Gonce III 2003, p. 12-13 et 15
  6. Davis 2009, p. 265
  7. a et b Harms et Gonce III 2003, p. 9
  8. L'erreur de siècle pourrait venir d'une erreur de lecture de Lovecraft. (Harms et Gonce III 2003, p. 15)
  9. Davis 2009, p. 264
  10. a, b et c Davis 2009, p. 268
  11. Donald Tyson, « Preface », (Harms et Gonce III 2003, p. xi)
  12. Harms et Gonce III 2003, p. 12-14
  13. Harms et Gonce III 2003, p. 16-17
  14. « NECRONOMICON - GETRÄUMTE SÜNDEN », présentation du film, Monthly film bulletin, British Film Institute, Londres, vol. 40 no 468-479, 1973, p. 254.
  15. « Necronomicon », présentation du film, Sight and Sound., British Film Institute, Londres, no 4:9 (nouvelle série), septembre 1994, p. 42.
  16. « In the Picture », Sight and Sound., British Film Institute, Londres, no 48, hiver 1978-1979, p. 27.

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Necronomicon de Wikipédia en français (auteurs)

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